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Julie Pontalba : candidature de l’espoir pour la jeunesse réunionnaise

Elections législatives : le Comité d’actions dionysiennes propose à une militante du PCR de mener le combat dans la 1ere circonscription

Manuel Marchal / 5 mai 2017

Proposée par le Comité d’actions dionysiennes, la candidature de Julie Pontalba apporte le renouveau face à celle d’Ericka Bareigts, ministre des Outre-mer. Elle permettra aussi de porter le projet du PCR, la responsabilité pour les Réunionnais. « La moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, ce n’est plus possible d’accepter cela », souligne Julie Pontalba, « ensemble, nous serons assez forts pour faire entendre la voix de tous ».

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Julie Pontalba avec plusieurs membres du Comité d’actions dionysiennes.

La création du Comité d’actions dionysiennes (CADI) a eu lieu suite à l’annonce de la candidature d’Ericka Bareigts aux législatives 2017 dans la 1ere circonscription de La Réunion, à Saint-Denis, indique Georges Gauvin. Cette nouvelle a suscité des réactions négatives dans les quartiers concernés. Membre du Parti socialiste, Ericka Bareigts a été élue conseillère municipale en 2008, députée en 2012. Elle est depuis l’an dernier ministre des Outre-mer.

Mais elle ne reçoit pas l’adhésion de la population dionysienne. Elle a été battue aux élections départementales de 2015. Lors de l’élection présidentielle, son candidat était Benoît Hamon. Ce dernier a obtenu moins de 7 % des suffrages au premier tour à Saint-Denis. Le CADI note la position ambiguë d’Ericka Bareigts lors de la campagne. En effet, elle n’a pas dénoncé les agissements des socialistes de Saint-Denis qui ont œuvré pour saborder Benoît Hamon. Elle porte donc une responsabilité dans l’absence d’un candidat de gauche au second tour de l’élection présidentielle.

L’échec d’Ericka Bareigts

Georges Gauvin souligne que l’addition des voix de Jean-Luc Mélenchon et de Benoît Hamon représente 26 % des suffrages, et 32 % à La Réunion. L’absence de la gauche au second tour ne relève donc pas de la fatalité, précise-t-il. Pour le CADI, « Ericka Bareigts doit se retirer, sinon ceux qui ont voté pour Jean-Luc Mélenchon et Benoît Hamon doivent la sanctionner ». Le CADI appelle à en finir avec « les élus bling-bling qui ne règlent pas les problèmes ». 30 ministres sont venus visiter La Réunion au cours des 5 dernières années sans que la situation s’améliore pour la population qui est abandonnée, « nous avons même été gratifiés d’une ministre en permanence ». La population n’a donc aucun intérêt à avoir un député de ce style.

« À partir de ce constat, le CADI propose à la population de la 1ere circonscription la candidature de Julie Pontalba, professeur, militante politique, syndicale et associative », conclut Georges Gauvin, « nous faisons le choix de la simplicité, de la disponibilité et de la jeunesse ».

Le choix de la jeunesse

Nadine Camalon retrace ensuite le parcours de Julie Pontalba, habitante des Camélias. Née dans une famille modeste à Saint-Leu, Julie Pontalba a poursuivi ces études à Saint-Denis où elle a obtenu une maîtrise en mathématiques. Elle est aujourd’hui enseignante en SEGPA au collège des Alysés.

Agée de 40 ans, Julie Pontalba est « une femme engagée politiquement qui a su rester fidèle à ses convictions et aux idées de son parti, le PCR. Elle a effectué toutes les tâches d’une militante du collage d’affiches à la responsabilité d’une candidature ». Aux législatives de 2012, elle était remplaçante du candidat du PCR dans la 7e circonscription. Pour à peine 1 %, ils avaient manqué la qualification pour le second tour.

« La candidature de Julie sonne comme un renouveau, un espoir, un exemple pour les femmes et la jeunesse réunionnaise », poursuit Nadine Camalon qui précise que cela correspond également à l’attente de l’opinion « qui attend l’émergence de nouveaux visages dans le paysage politique ». « Julie incarne par sa simplicité, sa générosité, sa capacité d’écoute ces femmes réunionnaises qui sont le pilier de notre société », ajoute-t-elle. Et de conclure : « Julie ne fait pas mystère de son engagement au PCR qui est pour elle le parti vraiment réunionnais qui n’attend pas des ordres venus de Paris ».

La responsabilité aux Réunionnais

Julie Pontalba a ensuite expliqué sa décision d’accepter la proposition du Comité d’actions dyonisiennes. « Les citoyens sont sacrifiés par les « grands » partis, ils sont oubliés par les députés qui ont préféré défendre les intérêts du gouvernement plutôt que ceux de la population ». Elle participe donc à la lutte des citoyens « qui montent au créneau et disent ce qu’ils pensent ».

« Nous sommes à un tournant de l’histoire, les deux grands partis sont exclus du second tour de la présidentielle, un parti qui demande la 6e République a frôlé la qualification ». Elle constate aussi que « le score du FN est un indicateur. Notre système est arrivé à bout. Il faut un vrai projet réunionnais tel que le propose le PCR ».

Julie Pontalba note une similitude entre la situation actuelle et celle de 1945, quand La Réunion était plongée dans la misère au lendemain de la Seconde guerre mondiale. À ce moment, des personnes se sont réunies dans un Comité d’action et ont proposé autre chose. Ils demandaient un changement de statut pour obtenir les avancées sociales appliquées en France, et aussi de l’argent pour développer le pays. En octobre 1945, lors des premières élections législatives où les femmes pouvaient voter, les Réunionnais ont élu Raymond Vergès et Léon de Lépervanche comme députés. Quelques mois plus tard, ils ont obtenu l’unanimité de l’Assemblée pour le vote de la loi du 19 mars 1946. « Le PCR connaît le combat qu’il a fallu mener pour appliquer cette loi ». Julie Pontalba rappelle la démission des deux députés Paul Vergès et Elie Hoarau pour que les Réunionnais bénéficient enfin de l’égalité sociale.

« La loi de 1946 est arrivée au bout de ses effets », dit en substance Julie Pontalba, « nous au PCR, nous proposons la responsabilité aux Réunionnais ». Elle ajoute que le monde a changé, « les mentalités aussi » ainsi que les défis. « Nous sommes prêts à porter ce projet devant un gouvernement, c’est un projet global qui se déclinera à Saint-Denis, la circonscription la plus riche ».

« La moitié de la population vit en dessous du seuil de pauvreté, ce n’est plus possible d’accepter cela », conclut-elle, « ensemble, nous serons assez forts pour faire entendre la voix de tous ».

M.M.



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  • Bien que les citoyens restent maitre des urnes ,nous ne pourrions en aucun nous contenter le retour des forces réactionnaires par un mauvais calcul des personnes de gauche, la Gauche doit dépasser les clivages stériles qui risquent de décourager toutes les personnes qui sont en luttes permanentes contre les oppresseurs. Evidemment, cela n’enlève rien aux grandes qualités de la candidate présentie par le cadi dans la première circonscription, pour mener le combat. Je dis seulement ne nous trompons pas d’adversaire.l’heure est au rassemblement de toutes personnes de bonne volonbté pour mener ou ramener la RÉunion sur la voie de l’hUMANISME, DU PROGRÈS, DE LÉGALITÉ DES CHANCES.

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