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La Réunion, « un incapable majeur »

Colloque « 70 ans de la départementalisation : quels enseignements pour l’avenir »

Manuel Marchal / 6 octobre 2016

Après les deux exposés d’Yvan Combeau et Mario Serviable sur le thème de la gouvernance, la parole a été donnée à des responsables politiques.

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Jean-Paul Virapoullé (à droite) a tenté de justifier une de ses décisions qui fait de La Réunion « une incapable majeure ».

Nassimah Dindar, présidente du Département est intervenue en vidéo. Elle a insisté sur le fait que le modèle s’essouffle. L’acte 2 de la décentralisation est raté, dit-elle, car elle n’est qu’une refonte de l’administration.

Jean-Paul Virapoullé a défendu son amendement constitutionnel, qui est devenu l’alinéa 5 de l’article 73. Il a aussi dénoncé le contrôle de légalité qui serait selon lui apparenté à un contrôle d’opportunité.

Ferdinand Melin Soucramanien a souligné qu’un pouvoir législatif délégué produit des effets en Martinique dans le transport et l’énergie. Il a ajouté que La Réunion est vue ailleurs comme « un incapable majeur » à cause de l’alinéa 5 de l’article 73, « l’application de l’intégralité de l’article 73 ne conduit pas au chaos, et donne des leviers politiques utiles ».

Albert Ramassamy a fait une courte intervention. Il a lu un extrait d’un article du 10 mars 1936 publié dans le Progrès qui décrit l’éducation à La Réunion à l’époque coloniale. La comparaison avec la situation actuelle montre tout le chemin parcouru.