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Le combat pour la libération du peuple réunionnais continue

Commémoration du 28 novembre 1942

Correspondant Témoignages / 27 novembre 2017

Ce dimanche 26 novembre, la Section communiste du Port a organisé la traditionnelle cérémonie d’hommage aux combattants réunionnais de la liberté pour célébrer le 75e anniversaire de la libération de La Réunion du fascisme. Cela s’est passé au cimetière marin du Port à partir de 10 heures sous la présidence de Firose Gador, qui a salué chaleureusement le public présent, en rappelant notamment que cette libération a eu lieu le 28 novembre 1942 par les Forces Françaises Libres arrivées à bord du contre-torpilleur ‘’Léopard’’.



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Des gerbes ont été déposées sur les tombes des victimes (ici Mme Diamouni Rebela) et de Léon de Lépervanche.

Firose Gador a aussi souligné l’importance de cette date dans notre histoire et du combat mené en particulier par Léon de Lépervanche, qui deviendra le maire du Port le 1er juin 1945. Ensuite, elle a donné la parole à Eugène Rousse, « nout zarboutan nout listwar », qui a évoqué de manière très intéressante le contexte et les circonstances de « cet événement majeur de notre histoire ».

Nous citerons par exemple trois éléments rappelés à ce sujet par Eugène Rousse : la gravité de la Seconde Guerre mondiale provoquée par la politique fasciste et qui a fait environ 50 millions de morts ; la gravité des souffrances de la population à la Réunion comme en France et ailleurs à cause des collaborateurs des fascistes ; enfin, le rôle important accompli par Léon de Lépervanche et ses camarades en tant que résistants au fascisme pour libérer leur pays.

« En référence à Paul Vergès »

Après avoir remercié Eugène Rousse pour cette précieuse évocation historique, Firose Gador a déclaré : « Cela nous appelle à avoir un devoir de mémoire et à l’impérieuse nécessité de la transmettre aux jeunes générations. Au nom de la Section communiste du Port, je veux saluer ici le courage de ces Réunionnais, de ces Portois qui ont su désobéir et s’opposer à un régime fasciste ; ils ont puisé dans leurs propres forces pour réaliser cet idéal de liberté et pour préserver leur dignité.

75 ans après, nous nous devons de tirer des leçons de cette époque car l’histoire nous montre que la liberté est un long chemin. Et aujourd’hui, peut-on dire qu’il y a liberté sans responsabilité ? Qu’il y a liberté sans vision, sans développement ?

Le contexte dans lequel nous évoluons aujourd’hui nous rappelle que cet idéal de liberté reste encore à atteindre. Et c’est à nous, tout particulièrement la jeune génération, de reprendre le relai de cette lutte, en référence à Paul Vergès, qui a été sur le théâtre de la guerre avec son frère Jacques pour défendre cet idéal de liberté qui a inspiré son action tout au long de sa vie ».

« Non à la résignation »

Ensuite, avec l’artiste Philippe Paviel, le public a chanté le célèbre ‘’Chant des partisans’’, l’hymne de la Résistance française durant l’occupation par l’Allemagne nazie, et ‘’Le chiffon rouge (de la liberté)’’, créé par Michel Fugain en 1977. Enfin, Firose Gador a invité le public à se rendre dans le cimetière pour « honorer la mémoire de ceux qui se sont illustrés aux côtés de Léon de Lépervanche le 28 novembre 1942 ainsi que les 3 victimes tombées ce jour-là : Diamouni Bickni épouse Rebela ; Maria Rozoumbo épouse Boïna ; et le cheminot Maurice Odon ».

Des dépôts de gerbes, avec des minutes de silence, animés par Virgil Rustan, ont eu lieu devant ces quatre tombes, avec la contribution de plusieurs proches de ces victimes. Et pour Virgil Rustan, « nous devons suivre l’exemple de ces combattants réunionnais de la liberté, en disant non à la résignation ». Firose Gador a remercié toutes les personnes qui ont contribué à l’organisation de cette commémoration ainsi que le public présent, vraiment convaincu que le combat pour la libération du peuple réunionnais continue.

Correspondant