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Le Port : le PCR rempart de la population victime de la gestion d’Olivier Hoarau

Conférence de presse de la Section communiste du Port

Manuel Marchal / 19 septembre 2018

Hier matin, la Section communiste du Port, représentée par Sabine Le Toullec, Simone Biedinger, Patricia Filmar, Firose Gador et Norbert Vincent a tenu une conférence de presse au sujet des dérives de plus en plus prononcées de la gestion de la municipalité, marquée par une opacité sur d’importants dossiers engageant des fonds publics, et sur une surprenante constitution de partie civile de la part de la Mairie dans une affaire de bagarre de bandes rivales.

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Sabine Le Toullec, Simone Biedinger, Patricia Filmar, Firose Gador et Norbert Vincent.

Manifestement, le changement, argument de campagne d’Olivier Hoarau pour se faire élire maire, se résume à une inquiétante régression de la démocratie au Port, et à la reprise sous d’autres noms de projets initiés par l’ancienne municipalité communiste qui étaient alors vivement critiqués par le suppléant de la députée Mouvement Pour La Réunion Huguette Bello.
En effet, souligne Firose Gador, « est-il normal que des proches du maires soient inquiétés par la justice ? Comment expliquer que la Mairie se porte partie civile dans une affaire de bagarre de bandes rivales impliquant des proches du maires et des employés municipaux dont le chauffeur et M. Voltigeant, « responsable de la sécurité » du maire du Port ? » Ces questions, l’élue communiste de l’opposition les a posées au maire en Conseil municipal. Olivier Hoarau a promis une réponse écrite qui n’est toujours pas parvenue à Firose Gador. L’avocat de la partie civile a pourtant avoué sa surprise de voir l’implication de la mairie dans ce procès.

Opacité

Firose Gador souligne également une opacité sur les affaires courantes, les interpellations en conseil municipal ne donnent lieu à aucune réponse, les commissions ne rendent aucun avis. Ce n’est pas un fonctionnement démocratique. Ainsi, une cession de terrain à Petite Pointe s’est faite dans des conditions très obscures, à une société bien mystérieuse, dans un but assez curieux : construire une maison d’accueil pour personnes âgées alors qu’un tel projet était prévu dans Ville et Port, afin justement de rapprocher nos aînés du principal lieu d’activité de la commune.
Ces faits s’accompagnent d’une chape de plomb.
De plus, la majorité n’arrive pas à se faire entendre au TCO, alors qu’elle amène au budget de l’intercommunalité une part importante de son budget.
Cette majorité a d’ailleurs bien du mal à tenir ses promesses. En effet, l’ensemble des projets sortis depuis les élections de 2014 ont été initiés par l’ancienne municipalité de direction communiste et étaient alors abondamment critiqués par Olivier Hoarau quand il était opposant. Ces projets ressortent aujourd’hui sous d’autres noms : Ville et Port devient Porte de l’océan, le projet de marché couvert est le même que celui porté par Jean-Yves Langenier. Pour tromper la population, Olivier Hoarau va même jusqu’à prétendre qu’il va lancer les premières rencontres de l’Association internationale des villes portuaires de l’océan Indien. Or, la rencontre fondatrice de l’AIVP a eu lieu en 2003.
Fait encore plus grave souligné par Firose Gador : quand il était membre de l’ancienne majorité avant de trahir, Olivier Hoarau a bénéficié de mission dans le cadre de l’AIVP, et « il ose dire qu’il n’y avait rien dans la coopération décentralisée avant 2014 ».
Simone Biedinger rappelle que le projet de Jean-Yves Langenier, l’EPHAD Fabien Lanave, va bientôt être fonctionnel, et est repris par la municipalité qui veut faire oublier qu’elle n’est pour rien dans ce projet.
D’où le résumé de la ligne de cette municipalité : « Dire que rien n’a été fait et reprendre tous les projets ».

Sentiment d’insécurité et vieilles méthodes

Olivier Hoarau est ancré dans des méthodes d’autres temps, explique l’élue communiste. Firose Gador invite la population à assister aux Conseils municipaux, « pour constater le mépris avec lequel est traité l’opposition ».
Ces vieilles méthodes ne passent pas inaperçue. La population montre sa déception vis-à-vis des comportements de la majorité municipale. En effet, le renouveau tant prôné tombe à l’eau. Deux sentiments dominent : l’insécurité et celui de ne pas être pris en compte.
La rentrée scolaire a vu le retour de la semaine de 4 jours. La commune du Port n’offre plus d’activité périscolaire. « Les agents en service depuis de nombreuses années ne sont pas reconnus dans leur mission », ajoute Firose Gador. Ils avouent qu’ils occupent un double emploi : animation-garderie puis entretien des classes. « Il ne faut pas mélanger les choses et respecter les agents ».
Le maire tente de rattraper les choses en allant rencontrer la population, or les numéros mis sur Facebook ne répondent pas, souligne-t-elle.
Patricia Filmar précise qu’une des caractéristiques de la Section communiste du Port, c’est d’être en contact avec la population en permanence. Ce lien lui permet de diffuser les informations que la municipalité voudrait faire passer sous silence. Grâce aux communistes, la chape de plomb est brisée.
« La population ne se laissera pas tromper », conclut Firose Gador, qui indique que le Parti communiste réunionnais sera présent lors de la prochaine élection municipale en 2020.

M.M.