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« Le projet de carrière à Bois Blanc illustre l’inconscience face aux dangers du changement climatique »

Après l’avis favorable du commissaire enquêteur, réaction de Gilles Leperlier et Jessie Caro

Témoignages.re / 7 septembre 2018

Dans un communiqué diffusé hier à la suite de l’avis favorable sans réserve donnée par le commissaire enquêteur au sujet de l’ouverture d’une carrière à Bois-Blanc, Gilles Leperlier et Jessie Caro réitèrent leur opposition à ce projet, car il va à l’encontre d’une priorité : la protection de la population face aux dangers du changement climatique.

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Jessie Caro et Gilles Leperlier.

La Commission d’enquête sur le projet de carrière à Bois Blanc a émis un avis favorable sans réserve à son exploitation. Cet avis qui ne prend nullement en compte les intérêts de notre planète, de l’humanité et les préoccupations de la population, n’est pas acceptable.

Comme indiqué récemment, nous disons évidemment non à la carrière de Bois Blanc et non au mépris de la population. Nous prônons, pour l’achèvement de la NRL, la solution tout viaduc avec la mise en place si nécessaire, d’un fonds de compensation pour les transporteurs.

Au-delà de la carrière de Bois Blanc, cet avis illustre l’inconscience face aux dangers climatiques qui nous guettent. Météo France nous apprend que ce mois d’août 2018 est le plus sec qu’est connu La Réunion depuis 47 ans. Ce nouveau record s’ajoute aux autres phénomènes climatiques extrêmes que nous connaissons depuis maintenant quelques années ici à La Réunion et ailleurs dans le monde, comme au Japon qui a connu ces jours-ci, son plus violent typhon depuis 25 ans.

Ces phénomènes extrêmes, qui ont des conséquences sociales, économiques et environnementales ne sont pas le fruit du hasard mais bien la conséquence du réchauffement climatique dont les causes sont essentiellement humaines.
Pour rappel, il s’agit du pillage de nos ressources, de la surconsommation, de l’agriculture et de l’élevage industriels intensifs, de l’utilisation massive des produits chimiques polluants ou encore l’extraction des énergies fossiles.

C’est notre propre existence qui est menacée par nos modes de vie. Paul Vergès, alors président de l’ONERC, n’a eu de cesse de nous alerter. Afin de changer cette situation, notre responsabilité à tous, est énorme. Candidat aux élections législatives avec comme suppléante Jessie Caro nous défendons dix grandes propositions pour le développement durable de La Réunion, parmi lesquelles, il est aussi indiqué l’urgence de négocier avec l’Europe et l’État les moyens nécessaires à la lutte contre le risque naturel, les dangers du réchauffement climatique, le risque requin, l’errance animale et le traitement de l’eau potable. Il est urgent de mettre en place une loi d’adaptation et de précaution pour protéger notre population face aux dangers du réchauffement climatique.