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« Le triptyque institutionnel du sénateur Paul Vergès »

Conférence mardi à l’Université de La Réunion

Témoignages.re / 5 avril 2018

Le professeur André Oraison tiendra mardi une conférence programmée par l’Université de La Réunion à l’occasion des « Assises des Outre-mer ». Suivie d’un débat contradictoire, cette conférence aura lieu dans l’amphithéâtre Élie de la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines le mardi 10 avril 2018, à 17 h 30, sous le titre : « Le triptyque institutionnel du sénateur Paul Vergès ». Voici le résumé de cette conférence.

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« Après la disparition de Paul Verges, le 12 novembre 2016, une question surgit. Qui poursuivra son œuvre ?

La réponse à cette problématique est entre les mains de ceux qui, dans les différentes palettes de la gauche réunionnaise, aujourd’hui éclatée, revendiquent une part de son héritage. Une réponse doit être donnée en priorité dans le domaine des réformes institutionnelles, compte tenu de la crise économique, sociale et culturelle sans précédent que connaît La Réunion.

À cet égard, le sénateur communiste a en quelque sorte fixé la « feuille de route » pour ceux qui veulent lui être fidèle et lui emboîter le pas. C’est dire qu’il appartient à une nouvelle gauche prospective, humaniste et solidaire de continuer le dernier grand combat de Paul Vergès. Pour le transcender auprès de ses concitoyens, le chef historique du PCR n’hésitait pas à rappeler que La Réunion a déjà connu deux étapes majeures pour l’épanouissement du peuple réunionnais : l’étape de la liberté qui résulte de l’abolition de l’esclavage le 20 décembre 1848 et celle de l’égalité obtenue par la suppression du régime colonial le 19 mars 1946.

Pour Paul Verges, l’accès à la responsabilité des Réunionnais implique aujourd’hui trois réformes, au demeurant indissociables : la création du congrès des élus départementaux et régionaux en tant qu’organe compétent pour proposer les réformes structurelles jugées utiles pour La Réunion, la suppression de l’alinéa 5 de l’article 73 de la Constitution qui empêche La Réunion de disposer d’un pouvoir normatif autonome sur habilitation, selon le cas, du Parlement ou du Gouvernement et la fusion du département et de la région de La Réunion, une réforme désormais autorisée par la loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République. »