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Mélissa Cousin, Sala Nana Ibrahim et Germain Thomas : construisons ensemble La Réunion de demain

Gala des 60 ans du Parti communiste réunionnais

Manuel Marchal / 6 juillet 2019

La deuxième séquence du gala organisé dans le cadre du 60e anniversaire du PCR, Mélissa Cousin (Les Verts), Sala Nana Ibrahim (Parti socialiste) et Germain Thomas (porte-parole de l’Appel de l’Ermitage) sont intervenus.

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Germain Thomas, Sala Nana Ibrahim et Mélissa Cousin.

Melissa Cousin rappela le combat du PCR pour l’égalité, « en grande partie gagné » selon elle. Car ne subsistent que quelques retards structurels. Maintenir le sentiment d’oppression de l’extérieur est contre-productif car cela favorise le misérabilisme, affirme-t-elle.
« S’il y a un colonialisme, c’est le capitalisme. C’est un combat à mener ensemble ». Melissa Cousin reconnaît que « Paul Vergès avait compris que l’enjeu politique de notre époque, c’est la transition écologique ».

« S’adresser à l’ensemble des travailleurs »

L’intervention de Salah Nana Ibrahim a d’abord porté sur une critique du capitalisme. « Il s’agit de définir des solutions appropriées, car il est absurde de continuer dans cette voie économique ».
« Notre devoir fondamental est de nous adresser à l’ensemble des travailleurs à commencer par les travailleurs pauvres sans oublier les plus grandes victimes, les aider pour franchir cette étape historique ».
« La gauche est une réalité quand elle est rassemblée », poursuit-il, car « l’union de la gauche doit continuer, renforcée, enrichie par un projet fait pourquoi pas par la Conférence territoriale ».

Fondation Réunion 2030

Germain Thomas a tout d’abord rappelé que tous les 10 ans, La Réunion est secouée par une crise sociale : 1998 le Chaudron, 2009 le COSPAR, 2018 les gilets jaunes, avec notamment comme cause le pouvoir d’achat.
Il évoqua ensuite les propositions de l’Appel de l’Ermitage pour l’éradication de la grande pauvreté publié en 2012 : l’abolition de l’extrême pauvreté, le respect par la France du premier Objectif de développement durable de l’ONU qui demande la fin de la grande pauvreté, et enfin, que « les pauvres prennent le pouvoir ».
Il présenta ensuite les Objectifs de développement durable adoptés par l’ONU en 2015 et qui fixent une feuille de route jusqu’en 2030. La prise en compte de ces ODD dans les politiques publiques pourrait permettre d’anticiper la prochaine crise sociale qui pourrait survenir d’ici 10 ans. Et de proposer que si ce projet était faisable, travaillons ensemble.
L’Appel de l’Ermitage devient la Fondation Réunion 2030. En septembre, une proposition sera formulée : souhaitez-vous adhérer à cette vision de La Réunion 2030 ?