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Pour une réunion d’urgence des forces vives : élus, syndicats, associations et manifestants

Après les premières manifestations

Témoignages.re / 19 novembre 2018

Des milliers de personnes dans les rues ont tout bloqué samedi mais le cadre actuel ne permet pas de trouver des solutions. Ce large mouvement se poursuit et montre que la priorité est d’écouter les manifestants ainsi que ceux qui ne se sont pas exprimés. Ceci renforce la proposition du PCR d’une réunion d’urgence impliquant toutes les forces vives de La Réunion, cadre pour que les revendications des manifestants soient entendues.

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Les manifestations qui ont commencé samedi et se sont poursuivies hier ne pourront pas trouver une solution dans le cadre actuel. Rappelons que des milliers de personnes ont bloqué partout et des jeunes ont participé à des émeutes. La crise est si grave qu’elle impose une nouvelle méthode.

La Réunion compte plus de 180.000 demandeurs d’emploi, plus de 40 % de la population vivant sous le seuil de pauvreté et un coût de la vie extrêmement élevé. C’est une situation de crise aiguë qui impose une réunion d’urgence, comme le rappelait le PCR dans un communiqué publié vendredi : « le PCR est disponible pour discuter sérieusement entre Réunionnais, sans exclure aucun acteur, pour élaborer la solution de sortie de crise. C’est la méthode responsable si l’on veut aller au-devant des mécontentements légitimes qui s’exprimeront de multiples façons ce 17 novembre. C’est la seule méthode pour redresser les coups partis et s’attaquer résolument aux contradictions de notre société ».

La succession des événements depuis samedi souligne qu’il s’agit pour les élus, syndicats, associations et autres forces vives organisées de créer les conditions pour que les manifestants puissent faire entendre leurs revendications, et de donner les moyens à ceux qui ne se sont pas exprimés depuis samedi de le faire, car La Réunion a besoin de toutes les bonnes volontés pour sortir de la crise.

Ceci impose aussi de changer de méthode. Celle de rencontrer un fonctionnaire qui prend note et fait remonter les propositions à Paris a montré ses limites. Ceci doit être dépassé par un nouveau dialogue : c’est aux Réunionnais de prendre leurs responsabilités et de défendre eux-mêmes leurs revendications dans une négociation avec Paris.