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René Sotaca et Julie Aroubani : priorité au rassemblement pour l’intérêt de la population

Elections départementales : conférence de presse de « L’Humain au coeur de nos actions » en présence de Maurice Gironcel et Michèle Caniguy

Manuel Marchal / 3 mai 2021

Les candidats soutenus par le PCR aux élections départementales dans le canton 4 de Sainte-Suzanne/Cambuston/Petit-Bazar ont tenu hier leur première conférence de presse à Quartier-Français. Maurice Gironcel et Michèle Caniguy étaient aux côtés de René Sotaca, conseiller départemental sortant, et Julie Aroubani, candidats titulaires, et de leurs remplaçants Bernard Batou et Nityakali Canevy.

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René Sotaca a tout d’abord rappelé le symbole du lieu. Quartier Français est une porte d’entrée entre Sainte-Suzanne et Saint-André, il a marqué l’histoire du peuplement de La Réunion avec l’arrivée des 12 mutins au début du peuplement.
Il rappelle la lutte extraordinaire menée par Paul Vergès en 1955 pour sauver l’usine sucrière. C’est là aussi que fut créé le Syndicat des haleurs de pioche.
Agé de 41 ans, militant aux côtés de Maurice Gironcel à la Section communiste de Sainte-Suzanne, René Sotaca rappelle son engagement de toujours pour la justice sociale, contre les inégalités. Impliqué dans la vie associative, il mène de nombreux projets.

L’importance de se rassembler

Réitérant sa solidarité avec les victimes des dernières intempéries, il rappelle l’importance de se rassembler compte tenu du contexte de crise actuel. Le combat pour la recentralisation du RSA en est un exemple. Cela a permis de dégager 60 millions d’euros pour abonder le Pacte de solidarité territoriale.
René Sotaca revient sur plusieurs dossiers défendus au Conseil départemental, notamment
un nouvel accès routier à Deux-Rives pour désengorger Quartier-Français. Il est également question de la nouvelle caserne des pompiers de Sainte-Suzanne et de la réhabilitation de l’édifice actuel.
Le conseiller départemental évoque un sujet qui tient particulièrement à coeur : la difficulté d’obtenir un certificat lors d’un décès à domicile un week-end ou un jour férié. Une motion a été votée à l’unanimité pour la mise en place d’une astreinte.
« Nous avons misé sur une équipe très dynamique avec des personnes engagées dans la vie citoyenne, soucieuses de l’épanouissement de la population. Depuis l’année dernière, nous rencontrons beaucoup de citoyens, associations, entreprises », conclut-il, insistant sur une campagne très active tout en respectant les protocoles sanitaires.

Mieux accompagner les associations

Julie Aroubani, 38 ans, travaille dans le milieu de l’assurance. Elle est issue de parents très engagés par la lutte. Tout comme René Sotaca, elle a connu les galets qui volaient sur la case. Ses parents « luttaient pour un monde meilleur. Il appartient donc aux générations actuelle de faire leur part dans ce combat pour la justice sociale », indique-t-elle.
« L’élection départementale colle à cet objectif de mettre en place des projets sociaux. Comment faire pour réduire les écarts ? Comment faire pour sauver et accompagner définitivement ? Il ne sufit pas de donner des subventions à une association, mais l’accompagner pendant plusieurs années afin qu’elle soit capable de plus dépendre uniquement des subventions », souligne la candidate, « créer une Maison des services qui accompagne ces associations est un de nos projets ». Le bien commun doit être placé au centre de nos actions, telle est sa définition de la stratégie politique.

Valoriser nos aînés

Originaire de Petit-Bazar et de Cambuston, Nityakali Canevy est enseignante, issue de la société civile. Son éducation a été bercée par l’entraide et la solidarité. Elle a postulée pour être enseignante en réseau d’éducation prioritaire, là où se trouvent les familles qui subissent le plus de difficultés sociales et économiques.
Lors du confinement, elle fut mise face à une réalité : de nombreuses familles ont perdu des revenus, elles ont dû subir des coupures d’internet ce qui empêchait les enfants de suivre les cours.
Sa rencontre avec René Sotaca remonte à une conseil d’administration du collège de Cambuston. « René Sotaca a été le seul élu à faire part de son indignation devant l’état du bâtiment. Il nous a aidé dans nos démarches au Département. C’est ce que j’attends d’un responsable politique, de la proximité. Il est un homme de parole, je vais travailler avec lui », souligne-t-elle.
Elle affiche également sa préoccupation face à la situation de solitude et d’abandon qui est subie par de nombreux aînés. Beaucoup de choses restent à faire, souligne-t-elle, pour qu’ils regagnent de l’autonomie, de l’indépendance et de la dignité. D’où la proposition de Maisons d’accueil de jour destinées à sortir de l’isolement des personnes âgées, avec un espace où elles pourraient être en contact avec des jeunes afin de transmettre leurs savoirs.

Le patrimoine créateur d’emplois

Bernard Batou est très investi à Saint-André et à Sainte-Suzanne dans les domaines culturel et social. Il a été séduit par l’idée de porter le projet culturel. Car la culture y est traitée au même rang que les questions sociales ou économiques.
Bernard Batou évoque plusieurs réalisations auxquelles il a contribué dans le canton : le phare classé monument historique, la reconnaissance d’Edmond Albius au plus haut niveau, la création de la Maison du Patrimoine, travail de mémoire sur les kalbanons. A cela s’ajoute le patrimoine immatériel, comme le maloya ou le sega. « Nous travaillons sur le thème de la mer, nous rencontrons tous les anciens de Quartier-Français dans la perspective de la création du Centre culturel », ajoute-t-il tout en insistant : « il faut absolument créer un lieu pour le maloya, patrimoine de l’humanité ». Il rappelle l’importance d’ « affirmer notre identité », de rééquilibrer notre territoire, de travailler avec les associations. « Et surtout la mise en valeur de notre patrimoine culturel réunionnais. C’est créateur d’emploi, porteur de cohésion sociale, c’est un grand défi et nous avons besoin de la municipalité, de la CINOR, du Département, de la Région et de l’État ». Bernard Batou conclut sur son engagement « pour une vraie culture populaire, dans les quartiers, une culture de paix, notre force c’est notre unité ».

M.M.