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Tereos doit partager l’information

Conférence de presse du PCR

Témoignages.re / 10 août 2018

Lors de sa conférence de presse appelant à dire la vérité aux planteurs de canne à sucre, le PCR a souligné que dans une économie mondialisée, celui qui détient l’information a le pouvoir. Il demande donc à Tereos, l’industriel à qui tous les planteurs de La Réunion vendent leurs canne, partage l’information.

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Johnny Lagrange Backary constate que l’état de désespérance est présent, il est accentué par ce qui se passe à l’usine de Bois-Rouge. Sur 21 jours de réception, elle n’a fonctionné que 13 jours, elle a traité 80.000 tonnes sur les 150.000 prévues. Les cannes qui restent au champ perdent en poids et en richesse. Cela pénalise l’agriculteur. « La porte est fermée aux indemnisations des planteurs, alors que cet état de fait est la conséquence d’une panne de l’usine », ajoute-t-il.

« En interne, il se dit que l’on achète plus de pièces neuves, comment faire fonctionner une usine qui doit traiter 900.000 tonnes de cannes avec ce rafistolage ? Dans les usines, les compétences commerciales prennent le pas sur les compétences techniques », déplore Johnny Lagrange Backary.
L’horizon est sombre. Comment un acheteur de coupeuse-péi pourra-t-il rembourser ? Le système de défiscalisation a alimenté une tendance au suréquipement et au surrendettement.

Dans l’économie mondialisée, celui qui détient l’information détient le pouvoir. Tereos a l’information, mais ne la partage pas. Tereos a-t-il voulu seulement mettre la main sur R’Canne et préparer la transition vers le raffinage ? Tereos veut-il attendre pour acheter les terrains et faire de l’immobilier ? N’est-ce pas le prémisse d’une stratégie de changement global pour La Réunion ?
Le PCR appelle aussi à la circulation de l’information partout. Si elle ne se réveille pas, la filière va mourir dans l’indifférence générale avec à la clé un chaos social et environnemental.



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  • Je constate que "la filière canne" est un serpent de mer qui lie finance, technologie, politique, pollution car elle n’est pas vraiment bio, historique, énergétique, culturelle même, comme ailleurs (Martinique, Guadeloupe, Cuba etc...) Comme on ne connait pas son devenir, à cause de la baisse des subventions européennes, et au lieu de se retrouver au pied du mur, face aux responsabilités, ne pourrait-on pas, en toute intelligence, avec la participation de toute la population, donc plus entre gens de bonne compagnie dans des salons feutrés, climatisés et hors de portée des citoyens ordinaires mais électeurs quand même. Pour quoi faire ? Réfléchir, proposer une, des solutions réalistes, qui tiennent compte des problémtiques actuelles pour les générations futures.
    A mon humble niveau, je trouve plus courageux de réagir en proposant que l’on change de production pour créer plus de valeur ajoutée, ex : retour au café (Bourbon pointu, arabica, ou autre nouveau, rare, donc recherché ?), idem pour le chocolat, avec le redéveloppement du fameux "créola", lui déjà recherché par les plus grands patissiers, un produit de luxe que tout le monde, parmi les amateurs recherches et sont prèts à mettre le prix. Ensuite, développer le maraichage, bio en particulier, puis installer dans les terrains pentus des panneaux photovoltaiques car ils seraient alors mieux orientés vers le soleil, et yplanter entre les rangées, des légumes, aromates, fleurs pour les parfums, la santé...
    Consommer bio c’est bien, en plus, étant plus chers, on en achète moins, on consomme moins, on lutte contre l’obésité et l’ingestion de produits chimiques comme hélas trop souvent dans l’agriculture chimique, intensive dite "conventionnelle" !

    Acheter des légumes bio qui ont navigués ou volés des milliers de Km fait qu’au final, le bilan carbone n’est pas vraiment positif, non ? Enfin, c’est mon idéé. J’aimerai bien que des responsables de la Confédération paysanne puissent apporter leur point de vue, bon WE, Arthur qui se soucie de nous, pas vous ?

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  • J’approuve totalement ce que vous dites Arthur ; l’agriculture de la Réunion intéresse tous les réunionnais et ils doivent avoir la possibilité de s’exprimer sur ce sujet .La monoculture industrielle de la canne subventionnée par la France et par l’Europe nous a fait oublier que nous vivons sous les tropiques à une latitude et avec un climat qui nous permettent de produire tout ce que nous voulons .

    Vous pensez au café bourbon pointu et au cacao c’est bien mais il y aussi d’autres plantes qui étaient encore cultivées il y a quelques années notamment le vétiver et le géranium et peut être que ces plantes pourraient redevenir rentables si on leur consacrait une partie des terres affectées la canne et que l’on utilisait des techniques de cultures modernes qui amélioreraient les rendements. Il ne faut pas oublier le potentiel que nous pourrions développer dans le domaine des plantes médicinales ou dans celui des plantes utilisées pour leurs fibres dans la fabrication des tissus . Et bien entendu il y a l’énorme potentiel dans les domaines de l’élevage et de la pisciculture qui pourrait rendre la Réunion autonome mais aussi exportatrice que ce soit en produits frais ou déjà travaillés .

    Enfin il ne faut pas oublier que nous faisons partie intégrante de l’Union européenne et qu’ à ce titre nous pouvons aussi bénéficier de la protection offerte par L’Union pour des produits agricoles autres que le sucre .Il y a des secteurs qui sont encore fortement subventionnés et même si les réunionnais doivent tenir compte de la concurrence internationale ils pourraient trouver leur compte s’ils bénéficiaient des subventions européennes et/ ou nationales qui sont offertes aux agriculteurs européens. Je pense notamment la production de viande et de lait ,à la pêche ,aux céréales telles que le Maïs et le blé au miel ….

    On pourrait établir une liste de toutes les production agricoles qui sont subventionnées par la France et par l’Europe ou qui bénéficieraient de quotas de production à un prix garanti, et voir quelles productions pourraient offrir aux agriculteurs réunionnais un revenu décent et une capacité d’évolution favorable .Cela veut dire aussi que nos partenaires européens et nationaux doivent être associés à nos réflexions et invités à participer à nos débats à chaque fois que cela est possible .

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