APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
23 avril, par

Ce qui se déroule aujourd’hui à Gaza et au sud du Liban ne peut pas être analysé comme une simple intensification des opérations militaires. Il s’agit d’une mutation de la guerre : le passage de la conquête territoriale à la production méthodique de l’invivable.
À Gaza, la destruction cible les infrastructures vitales : réseaux d’eau, énergie, habitat. Au sud du Liban, l’atteinte aux terres agricoles du Litani produit des effets de même nature. Ces faits ne sont pas isolés, ils sont cohérents.
Dans l’histoire, la destruction était un moyen. Face à Napoléon, la Russie pratiquait la terre brûlée pour épuiser l’adversaire avant de reconquérir. Ce que l’on observe aujourd’hui s’en distingue : il n’y a pas de perspective de reprise, ni de reconstruction annoncée.
Comme le soulignait Paul Vergès lors de ses analyses sur les déséquilibres mondiaux :
« Le monde est confronté à une remise en cause de la dignité humaine par la domination technique et militaire. »
Ici, la technique est mise au service de l’effacement. On ne neutralise plus une armée, on modifie durablement un espace pour qu’il cesse d’être un territoire politique.
Un territoire où les ressources sont altérées et la population déplacée devient un « espace tampon ». L’argument sécuritaire, soutenu par Washington, ne suffit pas à expliquer ces effets. Il s’agit de produire une réalité où la présence humaine est fragmentée.
Dans une région où l’eau est rare, altérer cet équilibre, c’est agir sur la capacité même d’un peuple à se maintenir. On retrouve ici l’avertissement de Frantz Fanon dans « Les Damnés de la Terre » :
« Le colonialisme n’est pas une machine à penser, n’est pas un corps doué de raison. Il est la violence à l’état de nature et ne peut s’incliner que devant une plus grande violence. »
Aujourd’hui, cette violence ne cherche plus seulement à soumettre, mais à rendre la résistance physiquement impossible par la destruction de l’écosystème de vie.
Le droit international est censé encadrer ces situations : protection des civils, interdiction des déplacements forcés. Mais son effectivité dépend des rapports de force. La Cour pénale internationale qualifie les faits, mais sans relais politique, elle reste impuissante.
Les États-Unis privilégient une lecture stratégique. Sous Donald Trump comme sous ses successeurs, la constante demeure : la stabilité géopolitique de l’Empire prime sur l’application du droit. Pour un journal comme le nôtre, fidèle aux luttes anticoloniales, il faut prendre acte de cette évolution : les conflits contemporains visent à produire des transformations irréversibles des espaces.
Lorsqu’un territoire n’est ni annexé, ni administré, mais rendu inhabitable, il ne disparaît pas juridiquement. Mais il cesse, concrètement, d’exister comme espace de projet.
C’est le défi lancé à tous les peuples qui luttent pour leur souveraineté. Car, comme nous le rappelons souvent dans ces colonnes, citer la pensée de Jean Albany prend ici tout son sens :
« Les îles ne sont pas des bouts du monde. Ce sont des points d’appui pour regarder plus loin. »
Regarder plus loin aujourd’hui, c’est refuser que l’inhabilité devienne la norme de gestion.
David Gauvin
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
Mézami mi rapèl lo tan nou téi koné fé gran-gran lopérassion : kissoi bann miltiplikassion plizyèr shif, kissoi bann divizion, kissoi mèm lo (…)
L’ouverture aux services de l’Accord de partenariat économique (APE) entre l’Union européenne, les Comores, Madagascar, Maurice et les Seychelles (…)
In kozman pou la rout
Communiqué officiel du 40e Conseil des ministres de la COI
Qui a dit que le peuple réunionnais était condamné à subir les schémas descendants de la mondialisation marchande et à n’être que le spectateur (…)
Au lieu de reproduire la France, les Réunionnais devraient s’inspirer de Madagascar
Retour sur le séminaire organisé par la Section PCR de Saint-Denis
Conséquence de la crise et de la pénurie de logements sociaux
Condoléances du Parti Communiste Réunionnais
Face aux difficultés de trésorerie à cause des retards de paiement
À la veille de la manifestation organisée par des élus devant la préfecture