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Après la condamnation de Paul Girot de Langlade
3 juillet 2010, par ,

Hier, un ancien préfet a été condamné pour injures racistes. Avant cela, il a été santionné par son administration en étant mis à la retraite d’office. Qu’attendent donc la justice et le rectorat pour sanctionner l’enseignant qui a déclaré ceci pour expliquer une agression à caractère sexuel sur des Réunionnaises dont il est l’auteur : « Je suis blanc et, de toute façon, ici c’est des nègres et toutes des p... et c’est comme cela qu’il faut faire ».
Trois jours après avoir été traduit en Correctionnelles pour avoir déclaré le 2 juillet dernier « On se croirait en Afrique, ici ! », l’ancien préfet Paul Girot de Langlade a été condamné pour injures racistes.
Depuis le 2 juillet, outre la procédure judiciaire qui a suivi son cours à la suite d’une plainte, la hiérarchie du préfet l’a démis de ses fonctions. En septembre dernier, le ministère de l’Intérieur a ordonné la mise à la retraite d’office d’un préfet qui était encore un prévenu.
À La Réunion, un enseignant, lui aussi fonctionnaire d’État, a été poursuivi pour agressé de jeunes Réunionnaises. Pour expliquer son geste délictueux, le fonctionnaire a déclaré ceci : « Je suis blanc et, de toute façon, ici c’est des nègres et toutes des p... et c’est comme cela qu’il faut faire ». Ce sont des propos d’une violence bien plus grandes de ceux qui ont été tenus par l’ancien préfet. Et pourtant…
À ce jour, plaintes ont été déposées par le Collectif contre les injures racistes et l’UFR mais toujours pas de signes évoquant une procédure judiciaire. Quant au Rectorat, il n’a pas donné sa position sur l’attitude indigne de ce fonctionnaire.
Après la condamnation d’un préfet pour injures racistes, qu’attendent donc la justice et le rectorat pour agir ?
M.M.
L’ex-préfet Langlade condamné pour injures racistes
Paul Girot de Langlade a été condamné vendredi 2 juillet à 1.500 euros d’amende pour avoir déclaré lors d’un contrôle à l’aéroport d’Orly, le 31 juillet : « On se croirait en Afrique, ici ! ». Après cet incident, Brice Hortefeux, ministre de l’intérieur, l’avait mis à la retraite d’office. Mais l’ancien préfet a annoncé qu’il allait faire appel de la décision.
Le magistrat a indiqué au tribunal correctionnel de Créteil que la phrase « avait d’autant plus de portée qu’elle a été prononcée par un préfet tenu à une obligation de réserve et de sang-froid, qui n’a pas tenu compte du fait que les agents de sécurité présents lors du contrôle étaient pour partie des personnes de couleur », indique "Libération".
C.T.
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