Réponse à Guy Ratane Dufour, Secrétaire général du MGER

16 novembre 2006

Qui aurait l’idée, lorsque la maison brûle, de mettre la faute sur les pompiers, sur ceux qui, depuis toujours, partent à l’assaut des flammes ?
De même, tandis que l’histoire humaine tourne court, alors que les évènements se précipitent et que nous sommes de plus en plus nombreux à prendre conscience des conséquences désastreuses de l’activité humaine planétaire, allons-nous, nous écologistes, nous rejeter mutuellement et inlassablement nos erreurs passées ?

Dans son film “Une Vérité qui dérange”, Al Gore n’hésite pas à se remettre en question, il a été battu aux élections certes, mais qu’a-t-il fait de son temps ? Comment a-t-il utilisé ses 10 dernières années ? Il a réalisé ce film qui, touchant un public plus large, va permettre une immense prise de conscience.

Ceux qui se battent au quotidien pour participer à la sauvegarde de la Terre le font pour une cause qui semble perdue, pour une cause qui ne leur rapporte rien. Ce n’est pas payant de dire la Vérité, les électeurs préfèrent entendre un discours plus caressant, un discours auquel plus aucun élu ne croit... Mais... un discours que l’on boit par les oreilles.
Je connais de la politique la malveillance, la calomnie, le harcèlement moral, il fallait m’abattre. Selon Nelson Mandela, « un individu conscient et debout est plus dangereux pour l’ordre établi que 10.000 personnes inconscientes ».

Aujourd’hui, je suis plus déterminée que jamais, car je ne serai pas la grenouille qui va attendre dans son bain tiède que l’eau devienne bouillante. J’avais 4 ans lorsque le petit bois dans lequel les oiseaux berçaient mes rêves d’enfant a été massacré. C’est là qu’est née ma conscience écologiste, elle n’a jamais dévié.

Comment pouvons-nous œuvrer à la défense de notre bien le plus précieux, la Terre ?
En ajoutant bout à bout des actions quotidiennes, en comprenant que c’est à chacun d’entre nous d’agir, en devenant non pas des citoyens aigris, mais des acteurs constructifs et solidaires au chevet de l’écologie. En nous donnant la main pour un objectif exaltant : la survie de l’humanité.

L’heure n’est plus au règlement de compte, mon ami, nous n’avons plus le temps...
L’écologiste et Conseillère régionale Verte que je suis a décidé de faire de la politique autrement. J’avancerai mes idées sans combat ni calomnie, je ne serai pas celle qui brandira le trophée de la victoire se sentant grandie de la défaite de l’autre. Non ! Si un autre monde est possible, c’est en changeant nos comportements que nous le construirons.

Aujourd’hui plus qu’hier, nous devons nous tourner vers la Paix, la Sobriété heureuse, en renonçant au toujours plus. Nous devons apprendre comme nous l’a enseigné Gandhi à « Vivre simplement pour que, simplement, d’autres puissent vivre ». C’est en nous engageant en conscience sous l’inspiration d’un humanisme écologiste actif, en contribuant au respect de toute forme de vie et au bien-être, et à l’accomplissement de tous les êtres humains que l’humanité survivra aux défis qui l’attendent. Et c’est ensemble que nous réussirons !

Véronique Dénès,
Conseillère régionale Verte


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