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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Les rivi&#232;res pour produire de l'&#233;lectricit&#233;</title>
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		<dc:creator>2R2D : R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable - Oc&#233;an Indien</dc:creator>


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Madagascar</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Madagascar mise sur les &#233;nergies renouvelables&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/economie/" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/madagascar-madagasikara" rel="tag"&gt;Madagascar&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton91940-fed14.jpg?1780199054' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les villages, le gouvernement malgache et des op&#233;rateurs priv&#233;s, aid&#233;s par la Commission de l'oc&#233;an Indien et l'Europe, construisent des mini-centrales hydro-&#233;lectriques. Des projets attendus avec impatience par les habitants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_58087 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;80&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/4-barrage3.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/4-barrage3-bc3ff.jpg?1780199054' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le potentiel hydro-&#233;lectrique de Madagascar suffirait &#224; &#233;clairer tout le pays.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Dans une explosion sonore et un nuage noir, Olivier allume son engin fonctionnant au diesel : un d&#233;cortiqueur, qui permet de s&#233;parer les balles des grains de riz. Derri&#232;re la cabane en bois, les poules picorent, pas g&#234;n&#233;es par le bruit et la fum&#233;e. L'ouvrier, lui, attend avec impatience l'arriv&#233;e de l'&#233;lectricit&#233; dans son village d'Ampasimbe, &#224; 5 heures de route &#224; l'Est de Tana, la capitale de la Grande &#206;le. La petite entreprise pourra alors s'&#233;quiper d'un moteur plus &#233;conome et moins polluant. Comme 94 % des Malgaches vivant &#224; la campagne &#8211; la tr&#232;s grande majorit&#233; des 26 millions d'habitants - Olivier n'a pas acc&#232;s au r&#233;seau de la Jirama, l'&#233;quivalent &#224; Madagascar d'EDF en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour cuisiner, il faut recourir au charbon de bois et d&#233;truire les for&#234;ts d'eucalyptus. Pour s'&#233;clairer, les habitants qui en ont les moyens peuvent acheter de petits panneaux photovolta&#239;ques ou des groupes &#233;lectrog&#232;nes. Mais difficile, voire impossible avec ces moyens du bord d'alimenter tous les &#233;quipements n&#233;cessaires &#224; la vie quotidienne. &#192; Amboasoary, autre village &#224; 200 kilom&#232;tres &#224; l'Est de Tana, Florentine tient un hotely, modeste restaurant o&#249; elle sert du riz et du ti-lapia, un poisson d'eau douce, aux voyageurs. &#171; &#199;a va pour les ampoules, mais je ne peux pas faire fonctionner le cong&#233;lateur &#187;, regrette la matrone, qui dispose d'une petite installation solaire sur son toit en t&#244;le. Le coca-cola est donc servi ti&#232;de aux clients et les aliments conserv&#233;s tant bien que mal.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Cascades et barrages&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Comment sortir de cette p&#233;nurie de watts ? L'Agence pour le d&#233;veloppement de l'&#233;lectricit&#233; rurale, une &#233;manation du gouvernement, mise sur les &#233;nergies renouvelables, notamment l'hydro-&#233;lectricit&#233;. Le potentiel des rivi&#232;res serait suffisant pour alimenter tout le pays, selon, Milson Ratsaraefadahy, le directeur technique. Le fluet bonhomme sillonne le pays pour d&#233;nicher les cours d'eau dont le d&#233;bit serait assez soutenu pour alimenter une turbine. &#171; Je cherche, parfois &#224; quatre pattes &#187;, sourit-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous descendons avec lui dans des gorges serpentant &#224; travers des collines autrefois bois&#233;es, &#224; quelques kilom&#232;tres d'Ampasimbe. Une superbe cascade tombe en escaliers sur des dalles beiges et ocres ; c'est l&#224; qu'un barrage va &#234;tre dress&#233;, pour &#233;lectrifier quatre villages. L'Union europ&#233;enne et la Commission de l'oc&#233;an Indien, qui milite pour le d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables dans des &#238;les aujourd'hui d&#233;pendantes des combustibles fossiles, ont vers&#233; 500 000 euros sur le 1,3 million n&#233;cessaire au chantier. Le solde sera pourvu par des op&#233;rateurs priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Les m&#234;mes droits que les citadins &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement malgache esp&#232;re desservir 70 % des m&#233;nages en 2030, en grande partie gr&#226;ce &#224; cette ressource en eau. Dix sites ont d'ores et d&#233;j&#224; &#233;t&#233; identifi&#233;s dans le pays. Un objectif ambitieux&#8230; et compliqu&#233;. Quand les mini-centrales ne sont pas la proie des voleurs (les c&#226;bles d'aluminium sont convoit&#233;s, car ils servent &#224; fabriquer des marmites), elles sont parfois victimes des al&#233;as naturels. C'est ce qui s'est pass&#233; non loin d'Amboasoary, o&#249; une installation a &#233;t&#233; d&#233;truite par une coul&#233;e de boue, qui a en outre caus&#233; la mort de deux personnes, en 2014. Le barrage a lui tenu, mais derri&#232;re la paroi en ciment, en lieu et place de la retenue d'eau, des agriculteurs entretiennent maintenant des rizi&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Paul Rakotondralambo, le patron de l'entreprise BETC qui a obtenu les droits d'exploitation de la centrale, ne s'est pas d&#233;courag&#233;. &#192; 71 ans, le retrait&#233; de la Jirama, l'op&#233;rateur national, multiplie les chantiers de cette nature, dans l'espoir de &#171; donner aux gens des campagnes les m&#234;mes droits que les citadins &#187;. Il a d&#233;pos&#233; &#224; son tour un projet aupr&#232;s de la COI et de l'Europe et obtenu une aide de 330 000 euros, pour reconstruire une conduite forc&#233;e et installer une turbine plus puissante. La centrale produira 70 Kw et pourra subvenir aux besoins primaires de quelque 700 m&#233;nages environnants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Turbines malgaches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le pays ne pourrait consentir ces investissements sans le partenariat avec le priv&#233; &#8211; le secteur a &#233;t&#233; lib&#233;ralis&#233; en l'an 2000- et les aides internationales. C'est justement pour r&#233;duire les co&#251;ts que l'association Patmad, dans la banlieue de Tana, fabrique elle-m&#234;me des turbines hydrauliques. Les premi&#232;res ne produisaient que 300 watts et n'alimentaient que les ampoules de cinq ou six m&#233;nages. &#171; Les autres villageois &#233;taient jaloux, on a arr&#234;t&#233; &#187;, regrette Bako Andrianirinah, la directrice ex&#233;cutive. Depuis, les 15 salari&#233;s, aid&#233;s par des ing&#233;nieurs suisses, se sont attel&#233;s &#224; des machines un peu plus performantes &lt;a id=&#034;_GoBack&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
dont une turbine &#171; Banki &#187; de 100 Kilowatts. Dans le cadre de ce projet, l&#224; encore soutenu par la COI, un &#171; socio-organisateur &#187; aidera les villageois &#224; profiter de la f&#233;e &#233;lectricit&#233; pour lancer des activit&#233;s g&#233;n&#233;ratrices de revenus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2R2D R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable Oc&#233;an Indien&lt;br class='autobr' /&gt;
Nazir Abderemane Daoud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Energies renouvelables : &#171; &#199;a marche de jour comme de nuit &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/economie/energies-renouvelables-ca-marche-de-jour-comme-de-nuit,91928</link>
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		<dc:creator>2R2D : R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable - Oc&#233;an Indien</dc:creator>


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les Comores misent sur les &#233;nergies renouvelables&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton91928-ae468.jpg?1780199055' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le soleil, l'eau, les d&#233;chets et m&#234;me le volcan&#8230; Les Comores, soutenues par la Commission de l'oc&#233;an Indien, veulent r&#233;duire leur d&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique au diesel. Le pays favorise notamment les projets de production d'&#233;lectricit&#233; photovolta&#239;que.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_58082 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;88&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/1-ecolesud.panneaux.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/1-ecolesud.panneaux-c04ce.jpg?1780199055' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Les Comores esp&#232;rent produire 55% de leur &#233;lectricit&#233; avec les &#233;nergies renouvelables.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Un groupe &#233;lectrog&#232;ne pour produire de l'&#233;lectricit&#233; lorsque la Ma-Mwe, l'EDF des Comores, proc&#233;dait &#224; des d&#233;lestages ; et des bougies lorsque l'installation thermique se montrait elle-m&#234;me d&#233;faillante. L'h&#244;pital de Mitsamiouli, &#224; une quarantaine de kilom&#232;tres au Nord de Moroni, la capitale de l'archipel, devait faire avec les bouts de chandelle pour soigner les patients de ses 87 lits. Non sans cons&#233;quence. &#171; On a perdu des b&#233;b&#233;s qui avaient besoin de respirateur et de r&#233;animation, inutilisables sans &#233;lectricit&#233; &#187;, d&#233;plore La&#239;la Himidi, la chef du service de maternit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Panneaux et batteries&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le drame ne peut &#234;tre oubli&#233;, mais il rel&#232;ve aujourd'hui du pass&#233;. L'&#233;tablissement s'est dot&#233; il y a six mois de 72 panneaux photovolta&#239;ques et de 24 batteries solaires, gr&#226;ce &#224; l'aide de l'Agence fran&#231;aise pour le d&#233;veloppement. &#171; Depuis, &#231;a marche tr&#232;s bien, de jour comme de nuit &#187;, se f&#233;licite Bacar Azadinou. Le visage du directeur de l'h&#244;pital s'&#233;claire encore lorsqu'il &#233;voque les &#233;conomies r&#233;alis&#233;es : plus besoin de d&#233;penser 80 euros de diesel par jour pour le groupe &#233;lectrog&#232;ne. Mais la machine doit encore alimenter les &#233;quipements de radiologie et de st&#233;rilisation, trop gros consommateurs pour la petite centrale solaire pos&#233;e sur les toits des b&#226;timents longilignes. Autre ombre au tableau : l'arriv&#233;e du photovolta&#239;que a conduit le personnel &#224; prendre &#171; des mesures draconiennes &#187;. Les familles des patients ne peuvent pas profiter de l'&#233;lectricit&#233; de l'h&#244;pital pour repasser discr&#232;tement leur linge. Les fers feraient sauter l'installation&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_58083 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;90&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/2-eleves.comore.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/2-eleves.comore-3a08f.jpg?1780199055' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Les panneaux photovolta&#239;ques permettent d'avoir de la lumi&#232;re dans les salles de classe.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ecole &#233;quip&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cela &#233;tant, en ville aussi, le solaire a point&#233; ses rayons. Cette fois gr&#226;ce &#224; la diaspora comorienne de France. Une vingtaine de poteaux surmont&#233;s d'un petit panneau solaire ont &#233;t&#233; plant&#233;s sur la rue anim&#233;e qui borde une longue plage de sable fin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les habitants de cette ville autrefois touristique retrouvent le sourire. Pour Rasmata Soudjaly, &#233;l&#233;gante dans son boubou rose, &#171; le quartier a gagn&#233; en s&#233;curit&#233;, les gens peuvent sortir et vendre des brochettes la nuit &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En face, dans l'&#233;cole primaire, d&#233;sormais couverte de cellules photovolta&#239;ques, les enfants se l&#232;vent d'un seul &#233;lan lorsque le journaliste entre dans la classe. Appliqu&#233;s &#224; recopier une le&#231;on inscrite sur le tableau, ils disposent d&#233;sormais de la lumi&#232;re dans la salle. &#171; On utilise m&#234;me une t&#233;l&#233;vision et un vid&#233;oprojecteur pour les cours &#187;, s'enthousiasme Ali Mchinda, le directeur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Biogaz, hydro-&#233;lectricit&#233; et solaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ces projets, qui fleurissent un peu partout sur les trois &#238;les des Comores, confortent le gouvernement, dans sa volont&#233; de d&#233;velopper les &#233;nergies renouvelables. &#171; Elles ne repr&#233;sentent aujourd'hui que 1% de la production &#233;lectrique du pays, reconna&#238;t Farida Ahmed Karim, la jeune directrice des &#233;nergies renouvelables du gouvernement. Mais on esp&#232;re parvenir &#224; 55% en 2030 &#187;. Les Comores fondent de grands espoirs sur la g&#233;othermie et le volcan Karthala qui domine l'&#238;le principale. En attendant, les efforts se portent sur le biogaz, l'hydro-&#233;lectricit&#233; et le solaire pour tenter de r&#233;duire la d&#233;pendance aux co&#251;teuses &#233;nergies fossiles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est le cas d'Ouzioini, nich&#233; au sud de la Grande-Comore. Les notables du village, kofias jaunes brod&#233;s de fil blanc sur la t&#234;te, en boubou resplendissant, sont fiers de montrer la nouvelle &#233;cole.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le pr&#233;au est enti&#232;rement recouvert de panneaux solaires, dont le financement a &#233;t&#233; assur&#233; par le Rotary et l'Ioid, une association de Comoriens de La R&#233;union. La Banque mondiale a, elle, permis d'acheter une dizaine d'ordinateurs dont se servent les 300 &#233;l&#232;ves, mais aussi des &#233;tudiants, le soir venu.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Energies renouvelables moins ch&#232;res&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; quelques centaines de m&#232;tres, le centre de sant&#233; du district fait, lui, grise mine. La micro-centrale solaire, install&#233;e en 2008, est en rade. Les batteries ne fonctionnent plus que trois &#224; quatre heures par jour. Comble de malheur, le transformateur de la Ma-Mw&#233; qui alimente le quartier est &#233;galement hors service, tout comme le groupe &#233;lectrog&#232;ne de l'h&#244;pital ! &#171; Nous sommes dans l'obscurit&#233; totale, se d&#233;sole Mohamed Youssouf Abdulwahabi, le m&#233;decin chef. Les patients ne sont pas &#224; l'aise, les soins ne sont pas bien faits, les produits pharmaceutiques et de laboratoire ne sont pas bien conserv&#233;s, ce n'est pas honorable &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais la situation devrait s'am&#233;liorer. La centrale thermique de la Ma-Mw&#233; a &#233;t&#233; renforc&#233;e et doit s'&#233;quiper l'an prochain d'une unit&#233; de production au fuel lourd, moins cher que le diesel. Une &#233;lectricit&#233; plus r&#233;guli&#232;re&#8230; &#224; d&#233;faut d'&#234;tre verte. &#171; On doit faire face aux urgences du quotidien, justifie Farida Ahmed Karim. On n'oublie pas pour autant les &#233;nergies renouvelables, plus propres et moins ch&#232;res &#187;. Le gouvernement comorien pr&#233;voit d'ailleurs des aides pour les particuliers, afin de les inciter &#224; s'&#233;quiper en panneaux solaires. Et pour la premi&#232;re fois, il installe deux centrales photovolta&#239;ques &#224; Moh&#233;li, la plus petite &#238;le de l'archipel, o&#249; viennent pondre des milliers de tortues marines. Le soleil permettra de fournir de l'&#233;lectricit&#233; &#224; six villages qui en &#233;taient jusque-l&#224; totalement priv&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2R2D R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable Oc&#233;an Indien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nazir Abderemane Daoud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bouses et d&#233;chets pour le biogaz</title>
		<link>https://www.temoignages.re/economie/bouses-et-dechets-pour-le-biogaz,91926</link>
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		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est l'un des projets financ&#233;s par la Commission de l'oc&#233;an Indien et l'Union Europ&#233;enne aux Comores : produire de l'&#233;lectricit&#233; &#224; partir de d&#233;chets. &lt;br class='autobr' /&gt;
Et les d&#233;chets, il n'en manque pas dans les rues pentues de Moroni. Le bureau g&#233;ologique des Comores (BGC) a r&#233;pertori&#233; une cinquantaine de d&#233;p&#244;ts sauvages dans la seule capitale. &#171; L'id&#233;e, raconte l'&#233;nerg&#233;ticien Isma&#235;l Mohamed Hassani, est de r&#233;duire cette pollution tout en favorisant les &#233;nergies renouvelables &#187;. Le BGC va donc inciter les (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/economie/" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton91926-10879.jpg?1780199055' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est l'un des projets financ&#233;s par la Commission de l'oc&#233;an Indien et l'Union Europ&#233;enne aux Comores : produire de l'&#233;lectricit&#233; &#224; partir de d&#233;chets.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_58081 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;57&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/4-biogaz1.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/4-biogaz1-5dfe7.jpg?1780199055' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Avec le biogaz, les d&#233;chets se transforment en &#233;nergie.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Et les d&#233;chets, il n'en manque pas dans les rues pentues de Moroni. Le bureau g&#233;ologique des Comores (BGC) a r&#233;pertori&#233; une cinquantaine de d&#233;p&#244;ts sauvages dans la seule capitale. &#171; L'id&#233;e, raconte l'&#233;nerg&#233;ticien Isma&#235;l Mohamed Hassani, est de r&#233;duire cette pollution tout en favorisant les &#233;nergies renouvelables &#187;. Le BGC va donc inciter les habitants &#224; trier leurs ordures, pour ne jeter dans des containers install&#233;s &#224; cet effet que les d&#233;chets organiques. &#201;pluchures, fruits ab&#238;m&#233;s, restes des repas, v&#233;g&#233;taux&#8230; seront alors collect&#233;s et enferm&#233;s, &#224; l'abri de l'oxyg&#232;ne, dans des biodigesteurs et biofermentateurs. Dans ces cuves, ils vont fermenter et d&#233;gager du m&#233;thane. Le biogaz sera ensuite stock&#233; dans une esp&#232;ce de carlingue de fus&#233;e &#233;tincelante, couch&#233;e &#224; m&#234;me le sol sur le site de l'ancienne a&#233;rogare de Moroni. Le gaz servira de combustible &#224; des groupes &#233;lectrog&#232;nes qui produiront in fine de l'&#233;lectricit&#233;. Le minist&#232;re de l'&#201;nergie, situ&#233; non loin, sera totalement aliment&#233; par cette source originale d'&#233;nergie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'abord incr&#233;dule, Fahari Athoumani, &#233;tudiant en troisi&#232;me ann&#233;e d'administration et &#233;conomie, est finalement conquis par le projet : &#171; Nous, on a besoin d'&#233;lectricit&#233; pour mieux vivre, sinon, il n'y a pas d'activit&#233;, c'est chaud. Alors pourquoi pas les d&#233;chets ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque jour, la centrale de biogaz avalera 1,5 tonnes d'ordures qui donneront 150 &#224; 200 m&#232;tres cubes de m&#233;thane. Le bureau g&#233;ologique collecte actuellement de la bouse de vache pour remplir les biodigesteurs et enclencher le processus de fermentation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2R2D R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable Oc&#233;an Indien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nazir Abderemane Daoud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La promesse du Khartala</title>
		<link>https://www.temoignages.re/economie/la-promesse-du-khartala,91925</link>
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		<dc:date>2017-12-26T06:50:43Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>2R2D : R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable - Oc&#233;an Indien</dc:creator>


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Energies renouvelables dans les Comores&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton91925-f7493.jpg?1780199055' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le volcan qui domine de ses 2361 m&#232;tres d'altitude l'&#238;le de Grande-Comore pourrait r&#233;volutionner la vie des habitants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_58080 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/karthala.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/karthala-7b66a.jpg?1780199055' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Selon une &#233;tude men&#233;e par des chercheurs n&#233;o-z&#233;landais, la temp&#233;rature des eaux contenues dans le sous-sol du massif, dont le crat&#232;re est l'un des plus larges au monde, approcherait les 300 degr&#233;s. Suffisant pour envisager de construire l&#224;-haut une centrale g&#233;othermique. Les eaux chaudes produiraient de la vapeur qui alimenterait une turbine &#233;lectrique. Selon les projections, le potentiel du chaudron de feu serait de 40 m&#233;gawatts, alors m&#234;me que la consommation actuelle de l'&#238;le avoisine les 13 m&#233;gawatts. Cela en serait fini des d&#233;lestages et coupures de la Ma-Mwe, l'entreprise publique qui d&#233;tient &#224; ce jour le monopole de la production et de la distribution &#233;lectrique aux Comores. L'&#201;tat r&#233;aliserait en outre d'importantes &#233;conomies, puisque l'eau volcanique serait gratuite, contrairement au diesel import&#233; &#224; grands frais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais avant d'en arriver l&#224;, il faut consentir d'&#233;normes investissements. Pour creuser des forages, de 1600 &#224; 1900 m&#232;tres de profondeur, valider les &#233;tudes et atteindre les nappes phr&#233;atiques, 47 millions de dollars seront n&#233;cessaires. L'Uni&lt;a id=&#034;_GoBack&#034;&gt;&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
on Africaine, la Nouvelle-Z&#233;lande et les ONG ont promis 21 millions, assure Mohamed Chaheire, le directeur technique du Bureau g&#233;ologique des Comores. &#171; C'est la phase &#224; risque du projet, car on doit mobiliser les fonds publics &#187;, conc&#232;de-t-il. Le sp&#233;cialiste se montre en revanche optimiste pour la construction de la centrale en elle-m&#234;me, une fois les tests valid&#233;s. Le ticket d'entr&#233;e avant de pouvoir vendre des kilowatts volcaniques, sera tout de m&#234;me de 73 millions de dollars&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2R2D R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable Oc&#233;an Indien&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nazir Abderemane Daoud&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Des bouses de z&#233;bus pour cuire les repas</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/environnement/des-bouses-de-zebus-pour-cuire-les-repas,91907</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/environnement/des-bouses-de-zebus-pour-cuire-les-repas,91907</guid>
		<dc:date>2017-12-23T06:16:36Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>2R2D : R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable - Oc&#233;an Indien</dc:creator>


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Madagascar</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Madagascar&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/madagascar-madagasikara" rel="tag"&gt;Madagascar&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton91907-cd82c.jpg?1780199055' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour ne plus utiliser de bois et mettre un frein &#224; la d&#233;forestation, les villageois sans acc&#232;s au r&#233;seau &#233;lectrique sont invit&#233;s &#224; se servir du biogaz.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_58073 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;95&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/4a-biodigesteur.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/4a-biodigesteur-cc91d.jpg?1780199055' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;&#171; Cet agriculteur utilise les bouses de ses trois z&#233;bus pour produire du m&#233;thane &#187;.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Jour de mariage au village de Mahabo, &#224; deux heures de route et de piste de Tana, la capitale malgache. Jaona Herimanga Randriampenosoa n'est pas de la f&#234;te, mais se fait une joie de montrer son &#171; biodigesteur &#187;. Le secr&#233;taire comptable de la commune explique le fonctionnement de la cuve en b&#233;ton, enfouie sous le sol de lat&#233;rite pile devant son pas de porte. Tous les trois jours, il soul&#232;ve le couvercle, sur lequel ont pris l'habitude de jouer les plus petits de ses cinq enfants, y d&#233;verse de l'eau et trois seaux de bouse des ses z&#233;bus. Et il attend.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Source d'&#233;conomies&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il attend que les mati&#232;res organiques fermentent et d&#233;gagent, sans mauvaise odeur, du m&#233;thane. Ce biogaz alimente, au premier &#233;tage de sa maisonnette en briques rouge orang&#233;, le r&#233;chaud de sa cuisini&#232;re, un rice-cooker et un lumogaz. Un luxe dans cette r&#233;gion de riziculture. En &#171; brousse &#187;, seulement 6 % des Malgaches ont acc&#232;s &#224; l'&#233;lectricit&#233;, ils ne sont que 15 % en milieu urbain.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors, pour cuire le romazava ou le ravitoto, les habitants br&#251;lent du bois ou du charbon de bois, qu'il faut acheter &#224; des vendeurs au bord des routes d&#233;fonc&#233;es. &#171; J'ai r&#233;alis&#233; des &#233;conomies, se f&#233;licite Jaona sous son chapeau de paille. Gr&#226;ce au biogaz, j'ai pu investir dans mes cultures et payer les frais de scolarit&#233; des enfants &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce genre de biodigesteurs, il en existe seulement 400 sur l'ensemble de ce pays de 26 millions d'habitants. Maud Ferrer, chef de projet &#224; l'association ETC Terra, qui lutte contre la d&#233;forestation depuis 2012 &#224; Madagascar, ne d&#233;sesp&#232;re pas. La volontaire en solidarit&#233; internationale est intarissable sur les bienfaits de cette &#233;co-solution : &#171; Tous les ans, 1 % de la for&#234;t malgache, soit 40 000 hectares, part en fum&#233;e ; alors si on peut &#233;viter de couper les arbres pour cuisiner&#8230; &#187; Les habitants perdent moins de temps &#224; collecter les bouses qu'&#224; sillonner les bois, ne souffrent plus de la fum&#233;e, et, cerise sur le g&#226;teau, utilisent le &#171; digestat &#187; - les r&#233;sidus de la fermentation - comme engrais pour leurs cultures.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Investissement partag&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Mais un biodigesteur co&#251;te entre 700 et 1200 euros, selon la taille, somme que les Malgaches ne peuvent d&#233;bourser - le revenu mensuel moyen est en-dessous de 40 euros. Aussi, si ETC Terra leur demande de fournir une partie des mat&#233;riaux et d'acheter le r&#233;chaud &#224; gaz, elle prend en charge ciment, ferraille, livraison et main d'&#339;uvre. L'association, financ&#233;e pour ce projet par la Commission de l'Oc&#233;an Indien, l'Union Europ&#233;enne et la fondation Aga Khan, compte installer 120 biodigesteurs dans le nord de la Grande &#206;le. Une zone encore &#233;pargn&#233;e par les dahalos, les redoutables voleurs de z&#233;bus, qui menacent ailleurs dans le pays l'acc&#232;s &#224; la ressource que sont les pr&#233;cieuses bouses.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;2R2D : R&#233;seau des Reporters en D&#233;veloppement Durable -&lt;br class='autobr' /&gt;
Oc&#233;an Indien&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



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