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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Madagascar : 5000000 tonnes de riz &#224; vendre dans la r&#233;gion d'Alaotra-Mangoro</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Madagascar</dc:subject>
		<dc:subject>Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial</dc:subject>
		<dc:subject>Responsabilit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Lutter contre la vie ch&#232;re</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Riz : les stocks malgaches posent la question de la s&#233;curit&#233; alimentaire de La R&#233;union et du co-d&#233;veloppement&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/politique/co-developpement/" rel="directory"&gt;Co-d&#233;veloppement &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.temoignages.re/responsabilite" rel="tag"&gt;Responsabilit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/lutter-contre-la-vie-chere" rel="tag"&gt;Lutter contre la vie ch&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/riz-5-7288e.jpg?1789675582' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon &#171; Midi Madagasikara &#187; du 17 septembre 2026, 500 000 tonnes de riz restent en stock dans la r&#233;gion d'Alaotra-Mangoro &#224; Madagascar, faute de d&#233;bouch&#233;s, alors que le pays importe du riz pour satisfaire sa consommation. Cette situation doit interpeller La R&#233;union, totalement d&#233;pendante de lointaines importations pour son aliment de base. Acheter une partie de cette production et investir dans la riziculture malgache ouvrirait la voie &#224; une coop&#233;ration gagnant-gagnant : s&#233;curiser l'approvisionnement r&#233;unionnais tout en renfor&#231;ant la souverainet&#233; alimentaire de Madagascar et am&#233;liorer l'image des R&#233;unionnais &#224; Madagascar, image ternie par les comportements inacceptables de compatriotes disposant chez nos voisins d'un pouvoir d'achat artificiellement &#233;lev&#233; gr&#226;ce &#224; l'argent de la France.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Madagascar, la situation de la fili&#232;re rizicole interpelle. Selon &#171; Midi Madagasikara &#187; du 17 septembre 2026, de nombreux producteurs de la r&#233;gion Alaotra-Mangoro peinent &#224; &#233;couler leur r&#233;colte, alors m&#234;me que le pays doit recourir aux importations pour r&#233;pondre &#224; la demande de sa population. La concurrence du riz import&#233; dans les grandes villes contribue &#224; cette situation.&lt;br class='autobr' /&gt;
La campagne de collecte a d&#233;but&#233; le 4 mai 2026. Pourtant, moins de 10 % de la production d'Alaotra-Mangoro auraient &#233;t&#233; commercialis&#233;s vers les autres r&#233;gions. Il resterait environ 500 000 tonnes de paddy, correspondant &#224; pr&#232;s de 300 000 tonnes de riz blanc, &#224; &#233;vacuer. Pour les producteurs, l'&#201;tat devrait proposer 1500 ariary le kilo, soit environ un euro, comme prix incitatif pour vendre &#224; la soci&#233;t&#233; d'&#201;tat SPM (State Procurement of Madagascar) qui pourrait acheter le stock.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Plusieurs fois la consommation annuelle des R&#233;unionnais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Logiquement, cette situation devrait susciter une r&#233;flexion &#224; La R&#233;union. Ces 300 000 tonnes de riz blanc repr&#233;sentent plusieurs ann&#233;es de consommation r&#233;unionnaise et montrent surtout l'existence, &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de notre pays, d'une importante capacit&#233; de production agricole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or La R&#233;union est aujourd'hui totalement d&#233;pendante des importations pour son aliment de base. Le riz consomm&#233; dans notre pays vient principalement d'Asie, notamment de Tha&#239;lande et du Pakistan, mais aussi d'Europe. Il parcourt des milliers de kilom&#232;tres avant d'arriver dans les rayons de la grande distribution.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;pendance caus&#233;e par la mentalit&#233; du colonis&#233; r&#233;unionnais&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;pendance n'a rien de naturel. Le riz a progressivement remplac&#233; le manioc et le ma&#239;s comme aliment de base des R&#233;unionnais. Ces deux cultures peuvent pourtant &#234;tre produites localement. Dans la soci&#233;t&#233; coloniale, le riz &#233;tait associ&#233; &#224; l'alimentation de la classe dominante, tandis que le manioc et le ma&#239;s constituaient une part importante de l'alimentation des classes domin&#233;es, les pauvres. Les descendants des esclaves et des petits blancs d&#233;class&#233;s par l'abolition de l'esclavage ont adopt&#233; l'alimentation de la classe dominante, Manioc et ma&#239;s dont devenus marginaux alors qu'&#224; la diff&#233;rence du riz, ils sont cultiv&#233;s &#224; La R&#233;union. Pousser le pauvre &#224; imiter le riche est un des piliers de la colonisation. L'&#233;volution des habitudes alimentaires d&#233;coule de la mentalit&#233; impos&#233;e par la colonisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Anticiper le risque d'une rupture de l'approvisionnement de La R&#233;union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, cette &#233;volution a une cons&#233;quence &#233;conomique majeure : La R&#233;union importe son aliment de base depuis l'autre bout du monde alors que Madagascar, &#224; quelques centaines de kilom&#232;tres, dispose de stocks consid&#233;rables.&lt;br class='autobr' /&gt;
La situation internationale rappelle l'absurdit&#233; de ce syst&#232;me. Les tensions et les conflits au Moyen-Orient caus&#233;s par Isra&#235;l et les USA perturbent les routes maritimes et peuvent rench&#233;rir les co&#251;ts du transport. L'histoire de La R&#233;union a d&#233;j&#224; montr&#233; les cons&#233;quences dramatiques d'un isolement des routes commerciales. Comme pendant la 2e guerre mondiale quand la bourgeoisie cr&#233;ole choisit de se rallier &#224; l'extr&#234;me droite au pouvoir en France, causant un blocus de La R&#233;union par les forces anti-fascistes et provoquant la famine dans notre pays touchant les pauvres, la majorit&#233; de la population. De nombreux morts &#224; cause du soutien d'une riche minorit&#233; d'autochtones &#224; l'extr&#234;me droite fran&#231;aise qui &#233;tait et est toujours raciste et contre toute &#233;galit&#233; sociale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les R&#233;unionnais doivent s'organiser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les 500 000 tonnes de paddy stock&#233;es &#224; Alaotra-Mangoro posent donc une question concr&#232;te : pourquoi des acteurs r&#233;unionnais ne chercheraient-ils pas &#224; organiser l'achat d'une partie de cette production ? Ils pourraient proposer aux producteurs un prix sup&#233;rieur &#224; un euro le kilo, tout en construisant une relation commerciale durable.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Changement des mentalit&#233;s et co-d&#233;veloppement&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une telle d&#233;marche pourrait d&#233;passer le simple commerce. La R&#233;union pourrait contribuer, avec des partenaires malgaches, &#224; d&#233;velopper les rendements, les infrastructures de stockage, la transformation et les transports. Madagascar renforcerait ainsi sa production et ses revenus agricoles, tandis que La R&#233;union s&#233;curiserait une partie de son approvisionnement.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'objectif ne serait pas de vider Madagascar de sa production pour satisfaire les besoins r&#233;unionnais, mais de construire un partenariat de co-d&#233;veloppement : Madagascar d'abord autosuffisant pour son alimentation, puis capable d'exporter une partie de ses surplus vers les pays voisins.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une telle coop&#233;ration contribuerait aussi &#224; changer les rapports entre les deux peuples. Elle permettrait aux R&#233;unionnais de ne plus avoir principalement l'image d'&#233;trangers disposant d'un pouvoir d'achat artificiellement &#233;lev&#233; gr&#226;ce &#224; l'argent de la France, mais de devenir des partenaires &#233;conomiques contribuant directement au d&#233;veloppement de leur environnement r&#233;gional.&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;curiser l'alimentation de La R&#233;union tout en renfor&#231;ant la souverainet&#233; alimentaire de Madagascar : le riz pourrait &#234;tre l'un des premiers terrains d'une v&#233;ritable co-d&#233;veloppement entre nos deux pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>UAFL arrive &#224; Toamasina : nouvel avertissement pour Port R&#233;union</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/madagascar-grande-ile/uafl-arrive-a-toamasina-nouvel-avertissement-pour-port-reunion</link>
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		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Madagascar</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Une nouvelle ligne maritime cons&#233;quence de la modernisation du plus grand port de Madagascar&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/madagascar-grande-ile/" rel="directory"&gt;Madagascar-Grande Ile&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/mondialisation" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/uafl-express-b46bb.jpg?1789675399' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'arriv&#233;e, le 16 septembre, du UAFL EXPRESS au port de Toamasina n'est pas une simple nouvelle escale. Elle illustre concr&#232;tement les cons&#233;quences de la modernisation du principal port malgache et constitue un signal pour Port R&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : arriv&#233;e de l' UAFL EXPRESS &#224; Toamasina (photo Soci&#233;t&#233; du port autonome de Toamasina)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Bas&#233;e &#224; Duba&#239;, United Africa Feeder Line (UAFL) d&#233;veloppe depuis plus de 25 ans un r&#233;seau maritime reliant l'oc&#233;an Indien, l'Afrique de l'Est, le Moyen-Orient, le sous-continent indien et l'Asie. En choisissant d&#233;sormais Toamasina comme nouvelle escale, la compagnie offre aux op&#233;rateurs malgaches un acc&#232;s direct suppl&#233;mentaire &#224; plusieurs grands march&#233;s internationaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour La R&#233;union, l'enjeu est tout autre. Chaque nouvelle liaison ouverte &#224; Toamasina peut d&#233;tourner une partie des flux qui transitaient auparavant par d'autres ports de la r&#233;gion, notamment lorsque les infrastructures malgaches deviennent capables d'accueillir des navires plus importants et de proposer des op&#233;rations de transbordement plus performantes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir de l'illusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La cons&#233;quence est simple : la modernisation de Toamasina &#233;largit progressivement son rayon d'attraction. Apr&#232;s les nouvelles infrastructures du quai C4 et l'arriv&#233;e des portiques Super Post-Panamax, l'entr&#233;e d'UAFL montre que cette transformation commence &#233;galement &#224; se traduire par l'arriv&#233;e de nouveaux op&#233;rateurs.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour Port R&#233;union, cette &#233;volution pose une question strat&#233;gique. Les investissements consid&#233;rables r&#233;alis&#233;s pour renforcer ses capacit&#233;s ne garantissent pas &#224; eux seuls que l'&#238;le conservera la m&#234;me position dans les &#233;changes maritimes r&#233;gionaux. Un port n'est pas un hub simplement parce que c'est l'argument publicitaire de CMA-CGM. Il doit attirer les compagnies, les lignes, les marchandises et les activit&#233;s logistiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Impact in&#233;vitable&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Si des compagnies trouvent &#224; Toamasina des conditions permettant de d&#233;velopper de nouvelles liaisons, la concurrence r&#233;gionale change de nature. La R&#233;union risque alors de voir certains trafics se d&#233;placer progressivement vers Madagascar, tandis que Toamasina captera une part croissante des flux entre l'Afrique, l'Asie et l'oc&#233;an Indien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette situation doit conduire &#224; regarder autrement la relation entre les deux ports. Port R&#233;union ne peut pas ignorer la mont&#233;e en puissance de Toamasina. Il doit s'adapter &#224; cette nouvelle donne, am&#233;liorer son efficacit&#233; et surtout rechercher des compl&#233;mentarit&#233;s avec le port malgache.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'avenir maritime de La R&#233;union ne se construira pas n&#233;cessairement contre Toamasina. Il peut aussi se construire avec lui, en organisant les compl&#233;mentarit&#233;s entre les deux ports et en faisant de leur proximit&#233; un atout pour toute notre r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'arriv&#233;e du UAFL EXPRESS constitue ainsi un avertissement : dans le transport maritime mondial, les flux suivent les infrastructures et les opportunit&#233;s. Lorsque les rapports de force changent, les marchandises changent aussi de route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>2025 : fleuves et rivi&#232;res ont continu&#233; de s'ass&#233;cher</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/crise-climatique/2025-fleuves-et-rivieres-ont-continue-de-s-assecher</link>
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		<dc:date>2026-09-17T20:01:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;cheresse</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ressources mondiales en eau&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/crise-climatique/" rel="directory"&gt;Crise climatique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/secheresse" rel="tag"&gt;S&#233;cheresse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/rhin-sec-3-a5aff.jpg?1789675301' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Selon le dernier rapport de l'Organisation m&#233;t&#233;orologique mondiale (OMM) sur l'&#233;tat des ressources mondiales en eau, 2025 a &#233;t&#233; l'une des ann&#233;es les plus s&#232;ches pour les d&#233;bits des cours d'eau depuis 35 ans. Les &#233;coulements ont &#233;t&#233; inf&#233;rieurs aux normales sur 36 % des bassins fluviaux mondiaux. Surtout, c'est la septi&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive que les cours d'eau pr&#233;sentant des d&#233;bits consid&#233;r&#233;s comme normaux sont devenus minoritaires.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour Celeste Saulo, secr&#233;taire g&#233;n&#233;rale de l'OMM, il ne s'agit plus d'une mauvaise ann&#233;e isol&#233;e, mais d'un signal persistant depuis une d&#233;cennie. Le cycle de l'eau devient plus irr&#233;gulier et plus difficile &#224; pr&#233;voir.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; Les r&#233;serves d'eau se vident&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Nappes phr&#233;atiques, glaciers, neige, humidit&#233; des sols et lacs constituent une v&#233;ritable &#171; &#233;pargne &#187; d'eau douce. Ces r&#233;serves permettent normalement d'amortir les p&#233;riodes s&#232;ches. Mais cette &#233;pargne diminue. Depuis 2014-2016, les stocks d'eau pr&#233;sents sur les continents sont en baisse. En 2025, pr&#232;s des deux tiers des puits souterrains suivis se trouvaient en dehors de leur niveau habituel, avec une &#233;volution davantage orient&#233;e vers le d&#233;ficit que vers la reconstitution.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le recul des glaciers constitue un autre avertissement. Pour la quatri&#232;me ann&#233;e cons&#233;cutive, toutes les grandes r&#233;gions glaciaires ont perdu de la glace. En 2025, la perte mondiale a atteint environ 408 gigatonnes. Sur trois ans, pr&#232;s de 1 400 gigatonnes ont disparu, soit l'&#233;quivalent d'environ un tiers de l'eau douce pr&#233;lev&#233;e par l'humanit&#233; en une ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lorsque certains glaciers auront d&#233;pass&#233; leur &#171; pic d'eau &#187;, ils fourniront de moins en moins d'eau de fonte. Les populations situ&#233;es en aval seront alors directement confront&#233;es &#224; cette nouvelle r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; La R&#233;union directement concern&#233;e&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;volution mondiale r&#233;sonne fortement &#224; La R&#233;union. L'&#238;le conna&#238;t elle aussi des p&#233;riodes de s&#233;cheresse plus longues et des pr&#233;cipitations devenues plus irr&#233;guli&#232;res. Les difficult&#233;s rencontr&#233;es dans l'Est et le Sud sauvage montrent que les anciennes r&#233;f&#233;rences hydrologiques ne peuvent plus &#234;tre consid&#233;r&#233;es comme acquises.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enjeu est donc de pr&#233;parer d&#232;s maintenant un mod&#232;le adapt&#233; &#224; cette nouvelle situation : r&#233;duire les fuites des r&#233;seaux, prot&#233;ger les nappes et les captages, &#233;conomiser l'eau potable et mieux stocker les ressources disponibles. Cela suppose &#233;galement de revoir les usages les plus consommateurs, notamment lorsque l'eau potable est utilis&#233;e pour des besoins qui pourraient &#234;tre couverts autrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'OMM appelle les &#201;tats &#224; accepter ces &#171; nouvelles lignes de r&#233;f&#233;rence &#187; climatiques. Pour La R&#233;union, cela signifie ne plus g&#233;rer l'eau &#224; partir du climat d'hier, mais organiser la soci&#233;t&#233; en fonction de celui qui est d&#233;j&#224; l&#224; et de celui qui arrive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La R&#233;union : anticiper la relocalisation face aux risques climatiques</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/crise-climatique/la-reunion-anticiper-la-relocalisation-face-aux-risques-climatiques</link>
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		<dc:date>2026-09-16T20:07:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Inondation</dc:subject>
		<dc:subject>Cyclones et ouragans</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En Am&#233;rique, les habitants de Miquelon d&#233;plac&#233;s vers l'int&#233;rieur des terres&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/crise-climatique/" rel="directory"&gt;Crise climatique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/inondation" rel="tag"&gt;Inondation&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/cyclones-et-ouragans" rel="tag"&gt;Cyclones et ouragans&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/2024-12-14-saint-denis-urbanisme-flamboyant_19_-b8afb.jpg?1789589224' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; Miquelon, la mont&#233;e du niveau de la mer conduit &#224; d&#233;placer progressivement un village vers une zone moins expos&#233;e. Une d&#233;marche qui peut inspirer La R&#233;union, o&#249; des milliers d'habitants vivent sur un littoral menac&#233; par l'&#233;rosion, la submersion et les cyclones. Plut&#244;t que reconstruire ind&#233;finiment apr&#232;s chaque catastrophe, il faut anticiper : identifier les secteurs vuln&#233;rables, stopper les nouvelles constructions &#224; risque et pr&#233;parer la relocalisation des habitants.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'exemple de Miquelon montre qu'adapter un territoire au changement climatique peut aller jusqu'&#224; d&#233;placer des habitations et reconstruire ailleurs un village menac&#233;. Cette exp&#233;rience concerne directement La R&#233;union, o&#249; des milliers d'habitants vivent sur un littoral expos&#233; &#224; la mont&#233;e du niveau de la mer, &#224; l'&#233;rosion et aux cyclones.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Miquelon, la relocalisation n'est pas une r&#233;ponse &#224; une catastrophe d&#233;j&#224; survenue. Elle constitue une anticipation. Face &#224; l'aggravation des risques littoraux, la collectivit&#233; pr&#233;pare un nouveau site permettant aux habitants de rester sur leur territoire tout en r&#233;duisant leur exposition au danger. Cette d&#233;marche pose une question qui devient &#233;galement incontournable &#224; La R&#233;union : faut-il continuer &#224; construire et investir dans des secteurs dont la vuln&#233;rabilit&#233; va augmenter au cours des prochaines d&#233;cennies ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vuln&#233;rabilit&#233; du littoral de La R&#233;union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#238;le compte une population largement concentr&#233;e sur les espaces c&#244;tiers. Routes, logements, activit&#233;s &#233;conomiques, &#233;quipements publics et r&#233;seaux se trouvent souvent &#224; proximit&#233; imm&#233;diate de la mer. Or la hausse du niveau marin renforce les effets des submersions et de l'&#233;rosion. Les cyclones ajoutent un risque suppl&#233;mentaire : houle, fortes pluies, vents violents et mont&#233;e temporaire du niveau de la mer peuvent se conjuguer et menacer directement les populations.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exp&#233;rience de Miquelon ouvre ainsi une piste de r&#233;flexion pour La R&#233;union : organiser d&#232;s maintenant la mise &#224; l'abri des habitants des secteurs littoraux les plus vuln&#233;rables, plut&#244;t que d'attendre une catastrophe majeure pour agir. Cela pourrait passer par un inventaire pr&#233;cis des logements et &#233;quipements menac&#233;s, l'interdiction de nouvelles constructions dans les secteurs les plus expos&#233;s, mais aussi la cr&#233;ation progressive de zones d'accueil permettant aux familles concern&#233;es de se reloger &#224; proximit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Construire des villes nouvelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Une telle politique n&#233;cessite des moyens publics importants et une concertation avec les habitants. Elle doit &#233;galement &#233;viter que l'adaptation climatique ne se traduise par une nouvelle pr&#233;carisation des m&#233;nages modestes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; Miquelon, la mont&#233;e des eaux a conduit &#224; concevoir un nouveau village. &#192; La R&#233;union, le changement climatique impose de r&#233;fl&#233;chir d&#232;s aujourd'hui &#224; l'avenir des villes du littoral. Anticiper la relocalisation de la population pourrait devenir une politique de s&#233;curit&#233; publique aussi essentielle que la reconstruction des infrastructures apr&#232;s les cyclones.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les migrants soutiennent leur pays : quel r&#244;le pour la diaspora r&#233;unionnaise ?</title>
		<link>https://www.temoignages.re/economie/les-migrants-soutiennent-leur-pays-quel-role-pour-la-diaspora-reunionnaise</link>
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		<dc:date>2026-09-16T20:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Les transferts d'argent ont doubl&#233; en 10 ans&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/economie/" rel="directory"&gt;Economie&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/mobile-banking-transfert-cash-point-4-2ab97.jpg?1789588938' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'argent envoy&#233; par les migrants &#224; leur famille rest&#233;e dans leur pays d'origine a presque doubl&#233; en dix ans. Entre 2016 et 2025, ces transferts ont augment&#233; de 94 %, alors que le nombre de migrants originaires des pays concern&#233;s n'a progress&#233; que de 28 %. Les chiffres publi&#233;s par le Fonds international de d&#233;veloppement agricole (FIDA) montrent l'importance croissante des diasporas dans l'&#233;conomie mondiale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Environ 220 millions de migrants et de membres des diasporas soutiennent aujourd'hui quelque 1,1 milliard de proches. Derri&#232;re ces montants consid&#233;rables se cachent souvent des sommes modestes, de 300 &#224; 400 dollars, envoy&#233;es neuf ou dix fois par an. Au total, les fonds transf&#233;r&#233;s par les migrants d&#233;passent d&#233;sormais largement l'aide publique mondiale au d&#233;veloppement et les investissements directs &#233;trangers vers les pays &#224; revenu faible ou interm&#233;diaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Trois quarts de cet argent servent aux besoins imm&#233;diats : alimentation, logement, eau, &#233;lectricit&#233;. Le reste finance l'&#233;ducation, la sant&#233;, le logement, l'&#233;pargne ou la cr&#233;ation d'activit&#233;s. Plus de 180 milliards de dollars par an seraient ainsi consacr&#233;s &#224; des d&#233;penses permettant aux familles de pr&#233;parer l'avenir. Les transferts jouent &#233;galement un r&#244;le croissant apr&#232;s les catastrophes climatiques, en permettant de compenser une perte de revenus ou de reconstruire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Et les migrants r&#233;unionnais ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'exemple des diasporas du Sud pose une question &#224; La R&#233;union. Combien de R&#233;unionnais vivent aujourd'hui en France ou dans d'autres pays ? Quelle est leur contribution au d&#233;veloppement de leur pays d'origine ? La migration r&#233;unionnaise a longtemps &#233;t&#233; encourag&#233;e pour faire face &#224; la croissance d&#233;mographique, aux besoins de la France, et &#224; la croissance du PCR, sans aucun rapport avec le d&#233;veloppement du pays.&lt;br class='autobr' /&gt;
Or La R&#233;union conna&#238;t toujours un ch&#244;mage massif, une pauvret&#233; qui touche une part consid&#233;rable de la population et une forte d&#233;pendance aux importations. Dans ces conditions, la mobilisation des R&#233;unionnais vivant &#224; l'ext&#233;rieur pourrait-elle devenir un &#233;l&#233;ment d'une strat&#233;gie de d&#233;veloppement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il ne s'agirait pas de demander aux migrants de remplacer l'&#201;tat ou les investissements publics. Le FIDA rappelle d'ailleurs que les fonds envoy&#233;s aux familles restent des ressources priv&#233;es et ne peuvent se substituer aux politiques publiques. Mais une diaspora peut apporter bien davantage que de l'argent : comp&#233;tences, r&#233;seaux professionnels, investissements, d&#233;bouch&#233;s commerciaux, &#233;changes universitaires et coop&#233;ration avec les pays voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question m&#233;rite donc d'&#234;tre pos&#233;e : comment organiser la mobilisation des R&#233;unionnais vivant hors de leur pays pour participer, s'ils le souhaitent, &#224; son d&#233;veloppement ? Alors que les diasporas constituent dans de nombreuses r&#233;gions du monde une force &#233;conomique majeure, La R&#233;union gagnerait &#224; mieux conna&#238;tre ses migrants et &#224; ouvrir avec eux un d&#233;bat sur leur place dans la construction d'un pays d&#233;velopp&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M.M.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>IA : derri&#232;re l'appel au ralentissement, la peur de l'effondrement des USA</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/ia-derriere-l-appel-au-ralentissement-la-peur-de-l-effondrement-des-usa</link>
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		<dc:date>2026-09-16T20:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Un pays lourdement endett&#233; au bord de la faillite continue de faire la guerre&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/monde/" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/mondialisation" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/serveurs-6-f5b56.jpg?1789588865' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pourquoi des milliardaires qui ont construit leur fortune sur l'intelligence artificielle appellent-ils d&#233;sormais &#224; ralentir son d&#233;veloppement ? Le discours officiel met en avant les risques li&#233;s &#224; des syst&#232;mes toujours plus puissants : s&#233;curit&#233;, emploi, d&#233;sinformation ou perte de contr&#244;le. Mais une autre explication m&#233;rite d'&#234;tre examin&#233;e : le co&#251;t financier gigantesque de la course &#224; l'IA et la rivalit&#233; avec la Chine. Cette course risque de faire exploser les USA, pr&#233;lude &#224; leur effondrement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'IA ne se d&#233;veloppe pas seulement avec des logiciels. Elle exige des milliards de dollars pour construire des centres de donn&#233;es, acheter des semi-conducteurs, renforcer les r&#233;seaux &#233;lectriques et assurer le refroidissement des machines. Les grandes entreprises technologiques investissent &#224; une &#233;chelle in&#233;dite, en mobilisant non seulement leurs b&#233;n&#233;fices mais aussi les march&#233;s financiers, les obligations et l'endettement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt; &#201;tats-Unis : d&#233;j&#224; 40000 milliards de dollars de dette publique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette dynamique se d&#233;roule dans une &#233;conomie am&#233;ricaine elle-m&#234;me lourdement endett&#233;e. La dette publique des &#201;tats-Unis d&#233;passe d&#233;sormais 40000 milliards de dollars. L'&#201;tat doit parall&#232;lement soutenir la production de puces, les infrastructures num&#233;riques et &#233;nerg&#233;tiques n&#233;cessaires &#224; cette nouvelle industrie. Cette course risque de faire exploser les USA, pr&#233;lude &#224; son effondrement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Chine constitue un autre &#233;l&#233;ment d&#233;terminant. Les &#201;tats-Unis consid&#232;rent l'IA comme une technologie strat&#233;gique et redoutent qu'un ralentissement am&#233;ricain permette &#224; P&#233;kin de r&#233;duire son retard ou de prendre l'avantage. Un ralentissement unilat&#233;ral est donc difficilement envisageable.&lt;br class='autobr' /&gt;
D'o&#249; le paradoxe des appels &#224; la prudence. Il ne s'agit pas n&#233;cessairement de renoncer &#224; l'IA, mais de tenter de ma&#238;triser une course devenue extr&#234;mement co&#251;teuse et risqu&#233;e pour les USA. L'IA n'est donc pas seulement une r&#233;volution technologique. C'est aussi une gigantesque op&#233;ration d'investissement, aliment&#233;e par le cr&#233;dit aux USA.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Canne &#224; sucre : la CGPER r&#233;clame une refonte du prix pay&#233; aux planteurs</title>
		<link>https://www.temoignages.re/politique/canne-a-sucre/canne-a-sucre-la-cgper-reclame-une-refonte-du-prix-paye-aux-planteurs</link>
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		<dc:date>2026-09-15T20:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Fili&#232;re canne-sucre-alcools-&#233;nergie</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes pour l'emploi</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Quelle valeur cr&#233;e une tonne de cannes et comment cette valeur est-elle r&#233;partie ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/politique/canne-a-sucre/" rel="directory"&gt;Canne &#224; sucre &lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/filiere-canne" rel="tag"&gt;Fili&#232;re canne-sucre-alcools-&#233;nergie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/luttes-pour-l-emploi" rel="tag"&gt;Luttes pour l'emploi&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/ag-cgper_4_-13-843cc.jpg?1789502592' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#192; la veille de la visite d'une mission d'expertise du minist&#232;re de l'Agriculture, la CGPER appelle &#224; d&#233;passer les d&#233;bats techniques sur le fonctionnement du CTICS et les m&#233;thodes de mesure de la richesse de la canne pour s'attaquer &#224; la question essentielle : le revenu r&#233;ellement garanti aux planteurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Pour la CGPER, l'avenir de la fili&#232;re canne-sucre-rhum d&#233;pend d'une r&#233;vision en profondeur du syst&#232;me de r&#233;mun&#233;ration. La formule actuelle de paiement, mise en place en 1984, serait devenue inadapt&#233;e aux r&#233;alit&#233;s &#233;conomiques et agricoles de 2026.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plus de quarante ans, les conditions de production ont profond&#233;ment chang&#233;. Les prix des intrants, les co&#251;ts de m&#233;canisation, de l'eau et de la main-d'&#339;uvre ont fortement augment&#233;. &#192; cela s'ajoutent les cons&#233;quences du changement climatique, qui fragilisent les rendements et r&#233;duisent les capacit&#233;s d'investissement des exploitations. Dans ce contexte, la question n'est plus seulement de savoir combien produit une tonne de canne, mais quelle valeur elle cr&#233;e et comment cette valeur est r&#233;partie.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Expertiser l'ensemble des produits issus de la canne&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La CGPER demande ainsi que l'expertise minist&#233;rielle porte sur l'ensemble des produits issus de la canne. Le sucre n'est en effet qu'une partie de la valorisation de la plante. La bagasse contribue &#224; la production d'&#233;lectricit&#233;, tandis que la m&#233;lasse et le rhum repr&#233;sentent &#233;galement des sources de revenus pour la fili&#232;re. Pour le syndicat, la valeur &#233;conomique globale d'une tonne de canne doit &#234;tre &#233;tablie avec pr&#233;cision afin de d&#233;terminer une r&#233;partition plus &#233;quitable entre agriculteurs et industriels.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question de la fibre appara&#238;t &#233;galement centrale. Une forte teneur en fibre peut aujourd'hui entra&#238;ner une p&#233;nalisation du planteur lors du paiement, alors que cette m&#234;me fibre constitue une mati&#232;re premi&#232;re pour la production &#233;nerg&#233;tique de La R&#233;union. Pourquoi le producteur devrait-il &#234;tre p&#233;nalis&#233; pour une caract&#233;ristique de sa canne qui contribue par ailleurs &#224; la valorisation industrielle de la plante ?, interroge en substance la CGPER.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;De nouvelles bases pour sortir de la crise structurelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le syndicat rappelle que la crise de la canne est structurelle, et non plus seulement li&#233;e aux al&#233;as climatiques. Sans exploitations agricoles capables de d&#233;gager un revenu suffisant, aucun appareil industriel ne pourra durablement fonctionner.&lt;br class='autobr' /&gt;
La mission du minist&#232;re est donc appel&#233;e &#224; d&#233;passer le simple constat. Pour la CGPER, elle doit constituer un &#171; moment de v&#233;rit&#233; &#187; permettant de pr&#233;parer la prochaine convention canne sur de nouvelles bases, avec comme priorit&#233; la viabilit&#233; &#233;conomique des planteurs et un partage plus juste de la richesse produite par la fili&#232;re.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; Ce n'est pas 1945 &#187; : le pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU pour une r&#233;forme de la gouvernance mondiale</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/ce-n-est-pas-1945-le-president-de-l-assemblee-generale-de-l-onu-pour-une-reforme-de-la-gouvernance-mondiale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/international/monde/ce-n-est-pas-1945-le-president-de-l-assemblee-generale-de-l-onu-pour-une-reforme-de-la-gouvernance-mondiale</guid>
		<dc:date>2026-09-15T20:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'ONU veut restaurer la confiance dans un monde qui a chang&#233;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/monde/" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/mondialisation" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/image1170x530cropped-2-9de95.jpg?1789502561' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La 81e session de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU s'ouvre dans un monde marqu&#233; par les guerres, les in&#233;galit&#233;s et le d&#233;r&#232;glement climatique. Son nouveau pr&#233;sident, le Bangladais Khalilur Rahman, appelle &#224; restaurer la confiance dans le multilat&#233;ralisme. &#171; Ce n'est pas 1945 &#187;, souligne-t-il : l'ONU doit &#233;voluer avec les nouveaux rapports de forces. R&#233;forme de la gouvernance mondiale, paix, climat, d&#233;veloppement durable, droits humains et intelligence artificielle figurent parmi ses priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : Ant&#243;nio Guterres, Khalilur Rahman,nouveau pr&#233;sident de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale de l'ONU, et Annalena Baerbock, pr&#233;sidente sortante. (UN Photo/Manuel El&#237;as)&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La 81e session de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale des Nations unies s'est ouverte le 8 septembre &#224; New York dans un contexte marqu&#233; par les guerres, les crises humanitaires, les in&#233;galit&#233;s et l'aggravation du d&#233;r&#232;glement climatique. &#192; la t&#234;te de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale pour un an, le diplomate bangladais Khalilur Rahman a plac&#233; la restauration de la confiance au c&#339;ur de son mandat.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Nous devons rendre les Nations unies aptes &#224; relever les d&#233;fis du futur &#187;, a-t-il d&#233;clar&#233; en recevant le c&#233;l&#232;bre marteau de bois symbolisant la pr&#233;sidence de l'Assembl&#233;e g&#233;n&#233;rale. Son mot d'ordre r&#233;sume l'ambition : &#171; Restaurer la confiance, g&#233;rer les transformations : une ONU qui agit pour tous &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; Le monde a chang&#233;. L'Organisation doit changer &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour le nouveau pr&#233;sident, le constat est clair : &#171; Ce n'est pas 1945. C'est la 81e session. Le monde a chang&#233;. L'Organisation doit changer &#187;. Cr&#233;&#233;e au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'ONU doit d&#233;sormais prendre en compte de nouveaux rapports de forces, les aspirations des pays &#233;mergents et la mont&#233;e en puissance de la soci&#233;t&#233; civile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ses priorit&#233;s couvrent les principaux d&#233;fis mondiaux : faire taire les armes et renforcer la justice, acc&#233;l&#233;rer les Objectifs de d&#233;veloppement durable, r&#233;pondre &#224; l'urgence climatique, d&#233;fendre les droits humains et les r&#233;fugi&#233;s, mais aussi encadrer les transformations num&#233;riques et l'intelligence artificielle. Il appelle &#233;galement &#224; renouveler le multilat&#233;ralisme et &#224; r&#233;former la gouvernance mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un syst&#232;me international en crise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral Ant&#243;nio Guterres a soulign&#233; l'ampleur de la t&#226;che. Guerres, divisions g&#233;opolitiques, risque nucl&#233;aire, pauvret&#233;, in&#233;galit&#233;s et crise climatique mettent &#224; rude &#233;preuve les institutions internationales. Du Conseil de s&#233;curit&#233; au syst&#232;me financier mondial, le multilat&#233;ralisme peine &#224; r&#233;pondre aux r&#233;alit&#233;s actuelles.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Reconstruire la confiance dans le syst&#232;me multilat&#233;ral est le d&#233;fi d&#233;terminant de notre &#233;poque &#187;, a-t-il affirm&#233;. Le droit international et les droits humains sont trop souvent bafou&#233;s sans cons&#233;quences, tandis que les rivalit&#233;s entre puissances emp&#234;chent des r&#233;ponses collectives.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'ONU reste, selon lui, le lieu o&#249; les probl&#232;mes les plus graves de l'humanit&#233; peuvent &#234;tre discut&#233;s par le dialogue, la diplomatie et la coop&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;sidente sortante, Annalena Baerbock, a elle aussi d&#233;fendu l'organisation : malgr&#233; ses faiblesses, aucun pays ne serait mieux loti sans l'ONU. Un message d'autant plus important &#224; l'heure o&#249; la d&#233;fiance progresse et o&#249; les discours de haine de l'extr&#234;me droite b&#233;n&#233;ficient d'une visibilit&#233; accrue.&lt;br class='autobr' /&gt;
La 81e session devra ainsi r&#233;pondre &#224; une question essentielle : comment adapter le multilat&#233;ralisme &#224; un monde profond&#233;ment transform&#233;, tout en pr&#233;servant l'objectif de coop&#233;ration entre les peuples ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>210 km/h sur la demi route en mer : le n&#233;ocolonialisme sur nos routes</title>
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		<dc:date>2026-09-15T20:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Record de vitesse entre Saint-Denis et la Grande Chaloupe&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/" rel="directory"&gt;Mobilit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/impasse-du-modele" rel="tag"&gt;Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/808929631_1613606377195644_3632945225835266332_n-60b8e.jpg?1789502503' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Contr&#244;l&#233; &#224; 210 km/h sur la demi route en mer dite nouvelle route du littoral, un conducteur circulait avec un permis suspendu, sous l'emprise de l'alcool et apr&#232;s consommation de coca&#239;ne. Au-del&#224; de cette conduite irresponsable, l'affaire interroge le mod&#232;le automobile impos&#233; &#224; La R&#233;union : pourquoi y commercialiser des v&#233;hicules capables de d&#233;passer tr&#232;s largement les vitesses autoris&#233;es ? Dans une ancienne colonie, la voiture puissante et ch&#232;re reste un marqueur de r&#233;ussite, au b&#233;n&#233;fice d'un syst&#232;me n&#233;ocolonial qui exploite la mentalit&#233; du colonis&#233; et peut privil&#233;gier le profit &#224; la s&#233;curit&#233;. La limitation technique des v&#233;hicules doit &#234;tre d&#233;battue. A La R&#233;union, la vitesse maximale autoris&#233;e est de 110 km/h. Aucun v&#233;hicule circulant &#224; La R&#233;union ne doit, par construction, d&#233;passer cette vitesse. Les autorit&#233;s doivent cesser d'autoriser l'importation dans notre pays de v&#233;hicules capables de d&#233;passer cette vitesse, le massacre des R&#233;unionnais sur les routes doit cesser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo : le jouet cher et dangereux a &#233;t&#233; confisqu&#233;. Seul le conducteur sera sanctionn&#233;, l'importateur et le vendeur b&#233;n&#233;ficient de l'impunit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;210 km/h sur la Nouvelle route du Littoral, avec un permis suspendu, de l'alcool et de la coca&#239;ne : l'affaire contr&#244;l&#233;e lundi soir illustre jusqu'&#224; la caricature les dangers du mod&#232;le automobile impos&#233; &#224; La R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
Lundi soir, la Brigade motoris&#233;e de nuit a intercept&#233; un v&#233;hicule roulant &#224; 210 km/h sur la demi route en mer dite &#171; Nouvelle route du Littoral &#187;, alors que la vitesse maximale autoris&#233;e y est de 90 km/h. Le conducteur avait un permis suspendu. Le d&#233;pistage d'alcool &#233;tait positif, tout comme celui aux stup&#233;fiants, r&#233;v&#233;lant la pr&#233;sence de coca&#239;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plac&#233; en garde &#224; vue, il devra r&#233;pondre de ses actes devant le tribunal judiciaire. Son v&#233;hicule a &#233;t&#233; plac&#233; en fourri&#232;re. Pour les policiers, l'association de la vitesse, de l'alcool, de la coca&#239;ne et de la conduite malgr&#233; une suspension constitue un &#171; cocktail extr&#234;mement dangereux &#187; pour les autres usagers.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais derri&#232;re ce comportement individuel se pose une question collective : pourquoi autorise-t-on la vente &#224; La R&#233;union de v&#233;hicules capables de rouler &#224; des vitesses totalement incompatibles avec nos routes et notre r&#233;glementation ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une question de domination &#233;conomique et culturelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans notre pays, la vitesse maximale autoris&#233;e ne d&#233;passe pas 110 km/h. Pourtant, le march&#233; fran&#231;ais propose des v&#233;hicules capables d'atteindre deux, voire trois fois cette vitesse. Ces voitures sont homologu&#233;es selon des normes pens&#233;es &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne et pour des infrastructures qui n'ont rien &#224; voir avec celles de La R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'abord une question de domination &#233;conomique et culturelle. Dans une ancienne colonie fran&#231;aise int&#233;gr&#233;e &#224; la R&#233;publique, la consommation de produits import&#233;s est souvent pr&#233;sent&#233;e comme un signe de r&#233;ussite. Poss&#233;der une voiture puissante et co&#251;teuse devient ainsi un marqueur social, le colonis&#233; a l'illusion d'&#234;tre riche. Les profits restent du c&#244;t&#233; des constructeurs, importateurs et distributeurs, tandis que la collectivit&#233; r&#233;unionnaise supporte les cons&#233;quences d'un mod&#232;le fond&#233; sur l'automobile, les embouteillages, les accidents et les &#233;missions polluantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le probl&#232;me n'est donc pas seulement le conducteur arr&#234;t&#233; lundi soir. C'est surtout le syst&#232;me n&#233;ocolonial qui met &#224; sa disposition un objet dont les performances d&#233;passent largement ce que la loi autorise et les capacit&#233;s &#224; conduire en s&#233;curit&#233; un tel objet de consommation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pourquoi ne pas brider tous les v&#233;hicules import&#233;s &#224; 110 km/h ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La s&#233;curit&#233; routi&#232;re ne peut se limiter &#224; multiplier les radars et les sanctions apr&#232;s les infractions. Elle doit aussi agir en amont. &#192; La R&#233;union, pourquoi ne pas imposer que les v&#233;hicules import&#233;s soient techniquement limit&#233;s &#224; la vitesse maximale autoris&#233;e ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le droit &#224; la mobilit&#233; ne signifie pas le droit d'importer n'importe quel v&#233;hicule. Le droit des R&#233;unionnais &#224; vivre et circuler en s&#233;curit&#233; doit passer avant les profits du lobby n&#233;ocolonial du tout automobile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Apr&#232;s tant de vies bris&#233;es sur les routes, il est temps de poser cette question : combien de morts faudra-t-il encore avant de remettre en cause ce syst&#232;me ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Climat : le record mondial d'ao&#251;t, nouvel avertissement pour La R&#233;union</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/crise-climatique/climat-le-record-mondial-d-aout-nouvel-avertissement-pour-la-reunion</link>
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		<dc:date>2026-09-14T20:05:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>S&#233;cheresse</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Record mondial de chaleur&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/crise-climatique/" rel="directory"&gt;Crise climatique&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/secheresse" rel="tag"&gt;S&#233;cheresse&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/eau-alerte-2-e2204.jpg?1789416305' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ao&#251;t 2026 a &#233;gal&#233; le record mondial de chaleur &#233;tabli en juillet 2023. La temp&#233;rature moyenne de la plan&#232;te a atteint 1,65 degr&#233; au-dessus du niveau pr&#233;industriel et celle des oc&#233;ans un nouveau sommet. &#192; La R&#233;union, d&#233;j&#224; confront&#233;e &#224; une s&#233;cheresse persistante, ces &#233;volutions rappellent l'urgence d'adapter notre l'&#238;le &#224; cette r&#233;alit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le record climatique enregistr&#233; en ao&#251;t 2026 n'est pas une donn&#233;e lointaine pour La R&#233;union. L'&#238;le est directement expos&#233;e aux cons&#233;quences du r&#233;chauffement de l'oc&#233;an Indien et aux modifications du r&#233;gime des pr&#233;cipitations. Apr&#232;s plusieurs mois de d&#233;ficit pluviom&#233;trique, la ressource en eau est d&#233;j&#224; sous tension dans plusieurs communes. La succession de s&#233;cheresses, de fortes chaleurs et de ph&#233;nom&#232;nes cycloniques intenses constitue d&#233;sormais une r&#233;alit&#233; &#224; laquelle il faut adapter les politiques publiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mois le plus chaud depuis 1850&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Selon les donn&#233;es du service europ&#233;en Copernicus, ao&#251;t 2026 a &#233;t&#233; &#224; &#233;galit&#233; avec juillet 2023 le mois le plus chaud jamais enregistr&#233; &#224; l'&#233;chelle mondiale. La temp&#233;rature moyenne de l'air en surface a atteint 1,65 &#176;C au-dessus du niveau pr&#233;industriel. La NOAA confirme le caract&#232;re exceptionnel du mois : il s'agit de l'ao&#251;t le plus chaud depuis le d&#233;but de ses relev&#233;s en 1850.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'&#233;l&#233;ment particuli&#232;rement important pour une &#238;le comme La R&#233;union est le comportement des oc&#233;ans. La temp&#233;rature de surface des mers hors r&#233;gions polaires a atteint un nouveau record quotidien, &#224; 21,11 &#176;C. Or l'oc&#233;an joue un r&#244;le d&#233;terminant dans le fonctionnement du climat tropical et dans la formation des ph&#233;nom&#232;nes m&#233;t&#233;orologiques qui affectent notre r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Menace sur l'eau&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le ph&#233;nom&#232;ne El Ni&#241;o constitue un facteur suppl&#233;mentaire d'instabilit&#233;. L'Organisation m&#233;t&#233;orologique mondiale indique qu'il est d&#233;sormais bien &#233;tabli et qu'il devrait encore s'intensifier dans les prochains mois. Ses effets sur les temp&#233;ratures et les pr&#233;cipitations pourraient se prolonger jusqu'en 2027.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; La R&#233;union, cette perspective prend une dimension particuli&#232;re alors que la s&#233;cheresse a d&#233;j&#224; provoqu&#233; des restrictions d'usage et des coupures d'eau dans certaines communes. Les pluies insuffisantes accumul&#233;es depuis plusieurs mois ont r&#233;duit les d&#233;bits de plusieurs cours d'eau et fragilis&#233; certaines nappes souterraines.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le changement climatique oblige ainsi &#224; consid&#233;rer l'eau comme une ressource strat&#233;gique. Les &#233;pisodes de s&#233;cheresse risquent de devenir plus fr&#233;quents ou plus s&#233;v&#232;res, tandis que les &#233;pisodes de pluies intenses peuvent accro&#238;tre le ruissellement et les d&#233;g&#226;ts sans pour autant permettre une recharge suffisante des r&#233;serves.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Adapter La R&#233;union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;r&#232;glement climatique pose donc une question centrale : comment adapter notre &#238;le &#224; un climat qui change plus rapidement que les infrastructures ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ponse ne peut pas se limiter &#224; des mesures d'urgence prises lors des s&#233;cheresses ou apr&#232;s les cyclones. Elle implique de r&#233;duire les pertes dans les r&#233;seaux d'eau, d&#233;velopper la r&#233;cup&#233;ration des eaux de pluie, favoriser la r&#233;utilisation des eaux us&#233;es lorsque cela est possible et revoir les usages de l'eau potable. Les infrastructures doivent &#233;galement &#234;tre con&#231;ues en tenant compte de l'augmentation des temp&#233;ratures et de l'intensification possible des ph&#233;nom&#232;nes extr&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question concerne aussi l'agriculture, l'&#233;nergie, l'am&#233;nagement et les transports. La d&#233;pendance de La R&#233;union aux importations et &#224; des ressources ext&#233;rieures renforce sa vuln&#233;rabilit&#233; face aux crises climatiques mondiales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le record de chaleur d'ao&#251;t 2026 constitue donc un avertissement suppl&#233;mentaire. Pour La R&#233;union, l'enjeu n'est plus seulement de limiter les cons&#233;quences du d&#233;r&#232;glement climatique : il est de construire d&#232;s maintenant une organisation du pays capable d'y faire face, tout en garantissant l'acc&#232;s de la population aux ressources essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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