<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>T&#233;moignages</title>
	<link>https://www.temoignages.re/</link>
	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.temoignages.re/spip.php?id_auteur=278&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>T&#233;moignages</title>
		<url>https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L144xH28/siteon0-61897.png?1780745084</url>
		<link>https://www.temoignages.re/</link>
		<height>28</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Les Mozambicains pleurent &#8220;Azagaia&#8221; !</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/hommage/les-mozambicains-pleurent-azagaia,106716</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/culture/hommage/les-mozambicains-pleurent-azagaia,106716</guid>
		<dc:date>2023-03-18T05:24:59Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Messias Uarreno</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Il a donn&#233; son c&#339;ur et sa voix aux Mozambicains, aux Angolais, aux Br&#233;siliens, aux Portugais et au monde entier avec un seul objectif : voir le peuple au pouvoir&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/culture/hommage/" rel="directory"&gt;Hommage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/azagaia-80d09.jpg?1781177980' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Comment ne pas pleurer avec mon peuple ? Comment ne pas me joindre &#224; mes fr&#232;res et s&#339;urs Mozambicains pour honorer et rendre hommage &#224; l'un des meilleurs rappeurs que le Mozambique n'ait jamais vu na&#238;tre ? Le jour noir pour le peuple mozambicain a certainement &#233;t&#233; le jeudi 9 mars 2023, lorsque la triste nouvelle de la mort d'Edson da Luz, sous le pseudonyme d'Azagaia, s'est rapidement r&#233;pandue. Le terme azagaia d&#233;signe une lance courte et fine utilis&#233;e comme &#233;pieu par les chasseurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lorsque j'ai re&#231;u la triste nouvelle qu'une crise d'&#233;pilepsie nous avait arrach&#233; Azagaia, &#224; seulement 38 ans, je n'arrivais pas &#224; y croire. Mes yeux se sont rapidement inond&#233;s de larmes lorsque j'ai vu les statuts WhatsApp, Facebook et Instagram couverts de messages, de photos et d'une partie des paroles de la chanson de celui qui est certainement l'un des meilleurs rappeurs et si ce n'est le plus aim&#233; et applaudi par notre g&#233;n&#233;ration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Qui criera pour nous &#224; la porte de la ville ? Le peuple au pouvoir !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Azagaia &#233;tait un musicien mozambicain au traitement simple, il parlait et, avec beaucoup d'audace, il discutait de sujets tels que la corruption, les in&#233;galit&#233;s sociales, les guerres, le ch&#244;mage et la libert&#233; d'expression. C'est un homme qui a donn&#233; son c&#339;ur et sa voix aux Mozambicains, aux Angolais, aux Br&#233;siliens, aux Portugais et au monde entier avec un seul objectif : voir le peuple au pouvoir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Azagaia ne donnait pas de spectacles, il donnait des rassemblements. Je me souviens qu'&#224; l'&#226;ge de 19 ans, j'&#233;coutais d&#233;j&#224; la musique d'Azagaia, qui a commenc&#233; sa carri&#232;re musicale &#224; l'&#226;ge de 13 ans, au sein du groupe Dinastia Bantu, avec MC Escudo, avec qui il a sorti l'album &#8220;Siavuma&#8221; en 2005. Cependant, son nom s'est fait conna&#238;tre en 2007 lorsqu'il a publi&#233; sa premi&#232;re &#339;uvre solo, &#8220;Babalaze&#8221; (qui signifie &#171; gueule de bois &#187;), sur Cotonete Records. Cet album, qui a battu des records de vente, t&#233;moigne d'une voix expressive, d'une rigueur esth&#233;tique et d'une approche coh&#233;rente. Dans l'une de ses chansons, &#171; As mentiras da verdade &#187; en fran&#231;ais (Les mensonges de la v&#233;rit&#233;), met &#224; nu les graves probl&#232;mes de justice, parle de la richesse du pays contrastant avec la pauvret&#233; de son peuple. Il remet &#233;galement en question la libert&#233; d'expression, d&#233;nonce le n&#233;potisme, le n&#233;ocolonialisme et la corruption. En 2013, il sort l'album &#8220;Kubaliwa&#8221; qui ne fait que r&#233;it&#233;rer sa grandeur. Mais la ma&#238;trise se transcende dans &#171; C&#227;es de Ra&#231;a &#187; en fran&#231;ais (Chiens de race). Sans crainte, la chanson nous entra&#238;ne dans un d&#233;bat sur la question de savoir si les Mozambicains sont moins ou plus nationaux, s'ils sont ou non d'origine africaine. Mais Azagaia ne s'arr&#234;te pas l&#224;. Il parle des Mozambicains pauvres et noirs, de l'asservissement de leur religion, celle d'origine africaine&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Azagaia a d&#233;clar&#233; un jour dans l'&#233;mission &#171; 2 Contra 1 &#187; en Angola &#171; Je ne suis plus important, parce que ce que je devais faire, je l'ai d&#233;j&#224; fait (&#8230;) le travail, ce que j'ai fait (&#8230;) c'est ce qui est important&#8230; &#187;. Il a d&#233;clar&#233; qu'en tant qu'artiste, il &#233;tait un &#233;claireur pour la soci&#233;t&#233;, un conseiller, et qu'il le faisait par le biais de la musique. La date de la mort de ce musicien marque le d&#233;but d'un ph&#233;nom&#232;ne social appel&#233; &#8220;Azagaia&#8221;. Comme on peut le constater, le 14 mars, de mani&#232;re spontan&#233;e, la Place de l'ind&#233;pendance a &#233;t&#233; inond&#233;e d'admirateurs du musicien &#8220;rappeur&#8221; et activiste social. Alors que ses fun&#233;railles se d&#233;roulaient &#224; l'int&#233;rieur du b&#226;timent du Conseil municipal de Maputo, les gens scandaient le refrain de certaines chansons d'Azagaia, en particulier : Le peuple au pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une l&#233;gende ne meurt pas. Azagaia, l'&#233;ternel vainqueur des causes perdues, vit en chacun de nous.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Messias Uarreno&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;Messias Uarreno est Mozambicain, titulaire d'un master en sciences politiques : gouvernance et relations internationales de l'Universit&#233; catholique portugaise. Il est &#233;tudiant en master d'information et de communication &#224; l'Universit&#233; de La R&#233;union.&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
