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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Comprendre la crise &#233;nerg&#233;tique en Afrique du Sud</title>
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		<dc:date>2023-03-21T04:11:33Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>NJ Ayuk</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tribune de NJ Ayuk, le pr&#233;sident ex&#233;cutif de la Chambre africaine de l'&#233;nergie&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/eskom-a4dcf.jpg?1780845004' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les coupures de courant fr&#233;quentes et prolong&#233;es font que les entreprises du pays le plus industrialis&#233; d'Afrique ont du mal &#224; fonctionner. Voici des explications avanc&#233;es par NJ Ayuk, pr&#233;sident ex&#233;cutif de la Chambre africaine de l'&#233;nergie (www. EnergyChamber.org) et auteur de &#171; Une transition juste : R&#233;sorber la pauvret&#233; &#233;nerg&#233;tique gr&#226;ce au mix &#233;nerg&#233;tique &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il est extr&#234;mement d&#233;courageant de constater les effets consid&#233;rables des coupures d'&#233;lectricit&#233; incessantes en Afrique du Sud.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coupures de courant fr&#233;quentes et prolong&#233;es font que les entreprises du pays le plus industrialis&#233; d'Afrique ont du mal &#224; fonctionner. L'industrie manufacturi&#232;re souffre. L'&#233;conomie nationale est touch&#233;e. L'obscurit&#233; prolong&#233;e enhardit les voleurs et fait grimper le taux de criminalit&#233;. L'entreprise publique Eskom d&#233;pense de plus en plus d'argent pour tenter, en vain, de r&#233;soudre le probl&#232;me, et ses co&#251;ts d'exploitation augmentent. Ces co&#251;ts sont r&#233;percut&#233;s sur les consommateurs et les entreprises sous la forme de hausses des prix de l'&#233;lectricit&#233;, ce qui leur impose des charges suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je ne pense pas que le pr&#233;sident Cyril Ramaphosa ait r&#233;agi de mani&#232;re excessive le mois dernier lorsque, en r&#233;ponse aux pannes &#8212; qui laissaient alors les gens dans le noir six &#224; dix heures par jour &#8212;, il a d&#233;clar&#233; l'&#233;tat de catastrophe nationale. Cette d&#233;claration a permis de d&#233;bloquer des fonds d'urgence et de donner au gouvernement des pouvoirs suppl&#233;mentaires, notamment en rationalisant les proc&#233;dures de passation de march&#233;s. Je partage les graves inqui&#233;tudes qu'il a exprim&#233;es lors de son discours sur l'&#233;tat de la nation en f&#233;vrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous sommes en proie &#224; une profonde crise &#233;nerg&#233;tique &#187;, a d&#233;clar&#233; M. Ramaphosa. &#171; Cette crise a progressivement &#233;volu&#233; pour toucher tous les secteurs de la soci&#233;t&#233;. Nous devons agir pour r&#233;duire l'impact de la crise sur les agriculteurs, les petites entreprises, nos infrastructures hydrauliques et notre r&#233;seau de transport. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette crise, &#233;tudi&#233;e en profondeur dans notre rapport, The State of South African Energy, qui sera bient&#244;t publi&#233;, n'est pas un probl&#232;me nouveau. Mais la fr&#233;quence et la dur&#233;e alarmantes des p&#233;riodes sans &#233;lectricit&#233; en Afrique du Sud ont cr&#233;&#233; une situation intenable qui, comme l'a dit le pr&#233;sident, met en p&#233;ril le bien-&#234;tre du pays.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une situation sombre&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'origine de la crise &#233;nerg&#233;tique en Afrique du Sud se trouvent les centrales &#233;lectriques au charbon, qui produisent environ 95 % de l'&#233;lectricit&#233; du pays. Ces installations sont anciennes, surutilis&#233;es et constamment en panne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour s'assurer que les centrales en difficult&#233; du pays ne sont pas submerg&#233;es au point de d&#233;clencher un arr&#234;t total du r&#233;seau, Eskom a pris l'habitude de proc&#233;der plusieurs fois par jour &#224; des coupures de courant d&#233;lib&#233;r&#233;es, &#233;galement connues sous le nom de &#171; rolling blackouts &#187; ou de &#171; load shedding &#187; (d&#233;lestage de charge).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les coupures de courant en Afrique du Sud ont atteint des records au cours des trois derni&#232;res ann&#233;es. En 2020, elles ont atteint un nouveau record de 859 heures. Ce chiffre est pass&#233; &#224; 1 169 heures en 2021. Mais le record de 2022 a d&#233;pass&#233; de loin tout ce qui avait &#233;t&#233; observ&#233; jusqu'alors : 205 jours de coupures continues.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En octobre dernier, le Pan South African Language Board (PanSALB) a fait du &#171; load shedding &#187; le mot sud-africain de l'ann&#233;e 2022.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Il ne devrait pas surprendre de nombreux Sud-Africains que le load shedding ait &#233;t&#233; le mot/terme le plus utilis&#233; en Afrique du Sud, car les redoutables coupures d'&#233;lectricit&#233; tournantes institu&#233;es par Eskom ont largement d&#233;fini notre exp&#233;rience v&#233;cue en 2022 &#187;, avait alors d&#233;clar&#233; Lance Schultz, directeur g&#233;n&#233;ral du PanSALB.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des solutions qui &#233;chouent&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La saga co&#251;teuse et infructueuse des tentatives de r&#233;solution de ce probl&#232;me est &#233;galement frustrante. Il y a une quinzaine d'ann&#233;es, l'Afrique du Sud a entam&#233; la construction de deux centrales au charbon, Medupi et Kusile, afin d'augmenter la capacit&#233; de production d'&#233;lectricit&#233; du pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'a pas fonctionn&#233; comme pr&#233;vu. Aujourd'hui, les centrales ne fonctionnent qu'&#224; la moiti&#233; de leur capacit&#233; totale de 9 600 m&#233;gawatts (MW) en raison de pannes, de d&#233;fauts techniques, de retards dans l'ach&#232;vement des travaux et d'accidents. Et malgr&#233; l'inop&#233;rabilit&#233; des centrales, les co&#251;ts du projet ont &#233;t&#233; &#233;normes, atteignant un total combin&#233; de 300 milliards de rands d'ici 2019.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;M&#234;me avec les fortes augmentations de tarifs impos&#233;es aux clients, l'entreprise a du mal &#224; faire face &#224; ses co&#251;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En septembre dernier, M. Ramaphosa a annonc&#233; que l'ach&#232;vement des deux centrales &#233;lectriques co&#251;terait 33 milliards de rands suppl&#233;mentaires.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des r&#233;percussions d&#233;sastreuses&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a ensuite le co&#251;t des luttes de pouvoir qui se poursuivent en Afrique du Sud. J'ai mentionn&#233; certaines des r&#233;percussions n&#233;gatives sur les entreprises, la criminalit&#233; et les tarifs de l'&#233;lectricit&#233;. Mais ce n'est qu'une partie de l'histoire : Chaque panne a un effet d'entra&#238;nement d&#233;vastateur qui met les gens en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Afrique du Sud, les pannes font pourrir les aliments et augmentent le risque d'ins&#233;curit&#233; alimentaire g&#233;n&#233;ralis&#233;e. Chaque jour, les d&#233;lestages emp&#234;chent les agriculteurs d'arroser leurs cultures (les stations de pompage qui d&#233;pendent de l'&#233;lectricit&#233; ne fonctionnent pas) et de nourrir leur b&#233;tail (une ferme, par exemple, a perdu 50 000 poulets de chair &#224; la suite d'une panne du syst&#232;me de ventilation).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les pannes ont un impact sur les h&#244;pitaux et les soins de sant&#233; pour les personnes handicap&#233;es et &#226;g&#233;es. Les personnes qui d&#233;pendent de l'&#233;lectricit&#233; pour leur &#233;quipement m&#233;dical, comme les machines &#224; oxyg&#232;ne, se retrouvent dans des situations qui mettent leur vie en danger.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Notre rapport fournit un autre d&#233;tail troublant : l'effet cumulatif des pannes sur ce que l'Afrique du Sud aurait pu r&#233;aliser. Depuis 2007, le load shedding a co&#251;t&#233; &#224; l'Afrique du Sud la somme astronomique de 1,5 milliard de rands, soit 2,4 milliards de rands par jour. R&#233;sultat : Chaque ann&#233;e depuis 2007, 1 &#224; 1,3 % du PIB du pays a &#233;t&#233; amput&#233;. Cela signifie que sans le load shedding, l'&#233;conomie sud-africaine aurait pu &#234;tre environ 17 % plus importante qu'elle ne l'est aujourd'hui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Je sais qu'il n'y a pas grand-chose &#224; faire sur ce qui aurait pu &#234;tre, mais j'esp&#232;re que le fait d'affronter ces douloureuses v&#233;rit&#233;s galvanisera les dirigeants sud-africains pour qu'ils placent le pays sur une nouvelle voie, une voie o&#249; le pays commencera &#224; r&#233;aliser son plein potentiel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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