<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>T&#233;moignages</title>
	<link>https://www.temoignages.re/</link>
	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.temoignages.re/spip.php?id_auteur=302&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>T&#233;moignages</title>
		<url>https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L144xH28/siteon0-61897.png?1787054945</url>
		<link>https://www.temoignages.re/</link>
		<height>28</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Fin du logement social &#8220;&#224; vie&#8221; &#224; La R&#233;union : une fausse bonne id&#233;e qui met en p&#233;ril des milliers de familles</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/fin-du-logement-social-a-vie-a-la-reunion-une-fausse-bonne-idee-qui-met-en-peril-des-milliers-de-familles</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/fin-du-logement-social-a-vie-a-la-reunion-une-fausse-bonne-idee-qui-met-en-peril-des-milliers-de-familles</guid>
		<dc:date>2025-11-17T20:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La R&#233;union est aujourd'hui confront&#233;e &#224; une crise de logement d'une intensit&#233; rare : pr&#232;s de 50 000 m&#233;nages attendent un logement social sur l'&#238;le. Pour beaucoup d'ultramarins, et pour les R&#233;unionnais les plus pr&#233;caires, ce droit fondamental &#8212; celui d'acc&#233;der &#224; un logement digne &#8212; reste un objectif hors de port&#233;e. Dans ce contexte, remettre en cause le principe du bail social &#8220;&#224; vie&#8221; n'a rien d'une solution. Ce n'est pas un privil&#232;ge abusif : c'est une garantie essentielle de stabilit&#233; pour (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;union est aujourd'hui confront&#233;e &#224; une crise de logement d'une intensit&#233; rare : pr&#232;s de 50 000 m&#233;nages attendent un logement social sur l'&#238;le. Pour beaucoup d'ultramarins, et pour les R&#233;unionnais les plus pr&#233;caires, ce droit fondamental &#8212; celui d'acc&#233;der &#224; un logement digne &#8212; reste un objectif hors de port&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, remettre en cause le principe du bail social &#8220;&#224; vie&#8221; n'a rien d'une solution. Ce n'est pas un privil&#232;ge abusif : c'est une garantie essentielle de stabilit&#233; pour des familles qui vivent d&#233;j&#224; dans des conditions difficiles. Oui : l'application de cette loi fragiliserait encore davantage les familles r&#233;unionnaises, et le droit au logement &#8212; qui devrait &#234;tre un pilier de la R&#233;publique &#8212; serait une fois de plus bafou&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les chiffres parlent d'eux-m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
7 % des demandeurs invoquent un logement insalubre, r&#233;v&#233;lant une r&#233;alit&#233; encore trop fr&#233;quente.&lt;br class='autobr' /&gt;
88 % des m&#233;nages demandeurs disposent de revenus inf&#233;rieurs aux plafonds LLTS, et pr&#232;s des deux tiers vivent avec moins de la moiti&#233; du plafond, soit moins de 7 385 euros annuels pour une personne seule en 2023.&lt;br class='autobr' /&gt;
La pr&#233;carit&#233; est massive et structurelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le profil des demandeurs confirme cette fragilit&#233; :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; 43 % des m&#233;nages en attente sont des personnes seules ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; 39 % des demandes proviennent de familles monoparentales ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; 28 % des titulaires de la demande sont au ch&#244;mage, et 28 % sont salari&#233;s du priv&#233; ou agents publics ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; 38 % des demandeurs sont h&#233;berg&#233;s chez un tiers, faute de solution digne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ces conditions, pr&#233;tendre &#8220;fluidifier&#8221; le parc en imposant un bail &#8220;trois-six-neuf&#8221; revient &#224; s'attaquer aux m&#233;nages les plus modestes, alors que moins de 1 % seulement des locataires d&#233;passent les plafonds de ressources. Le probl&#232;me n'est donc pas l'occupation des logements, mais l'insuffisance chronique de construction, aggrav&#233;e ann&#233;e apr&#232;s ann&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce d&#233;bat est un faux-sujet. Il d&#233;tourne l'attention des v&#233;ritables priorit&#233;s : financer le logement social, r&#233;habiliter les logements anciens, combattre l'insalubrit&#233;, soutenir les familles monoparentales et les personnes isol&#233;es, et offrir enfin des solutions dignes &#224; ceux qui vivent chez un proche faute d'alternative.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#201;tat doit arr&#234;ter de construire des politiques de punition qui p&#232;sent toujours sur les m&#234;mes. Il doit agir l&#224; o&#249; se trouvent les solutions : dans l'investissement, la production, la r&#233;novation, et la justice sociale.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant qu'&#233;lue, je m'oppose clairement &#224; cette r&#233;forme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons construire, pas expulser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prot&#233;ger, pas pr&#233;cariser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les familles r&#233;unionnaises ont besoin de s&#233;curit&#233;, pas d'incertitude.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Orph&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re d&#233;partementale de La R&#233;union&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection de l'enfance : l'indignation ne suffit plus. Pour des actions concert&#233;es et efficaces</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/protection-de-l-enfance-l-indignation-ne-suffit-plus-pour-des-actions-concertees-et-efficaces</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/protection-de-l-enfance-l-indignation-ne-suffit-plus-pour-des-actions-concertees-et-efficaces</guid>
		<dc:date>2025-09-24T20:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Des chiffres qui frappent au c&#339;ur &lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; La R&#233;union, en 2024, 995 enfants ont &#233;t&#233; victimes d'atteintes sexuelles, dont 382 dans le cadre familial, et 158 viols, en hausse de 23 % par rapport &#224; 2023. Ces chiffres, d&#233;voil&#233;s par la gendarmerie et l'ODPE, confirment ceux r&#233;v&#233;l&#233;s il y a quelques semaines par l'Observatoire d&#233;partemental de la protection de l'enfance, o&#249; 7 400 informations pr&#233;occupantes ont &#233;t&#233; signal&#233;es, contre 5 380 en 2022 (+38 %). Derri&#232;re ces chiffres se cachent des visages et (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des chiffres qui frappent au c&#339;ur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; La R&#233;union, en 2024, 995 enfants ont &#233;t&#233; victimes d'atteintes sexuelles, dont 382 dans le cadre familial, et 158 viols, en hausse de 23 % par rapport &#224; 2023. Ces chiffres, d&#233;voil&#233;s par la gendarmerie et l'ODPE, confirment ceux r&#233;v&#233;l&#233;s il y a quelques semaines par l'Observatoire d&#233;partemental de la protection de l'enfance, o&#249; 7 400 informations pr&#233;occupantes ont &#233;t&#233; signal&#233;es, contre 5 380 en 2022 (+38 %). Derri&#232;re ces chiffres se cachent des visages et des enfances bris&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Briser le silence : une parole &#224; cr&#233;dibiliser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;60 % des agressions sexuelles subies par des mineurs proviennent du cadre familial. L'inceste, comme d'autres violences sexuelles, d&#233;truit l'intimit&#233; et la confiance des enfants. Le fait que 45 % des informations pr&#233;occupantes d&#233;bouchent sur un classement sans suite interroge. Il est n&#233;cessaire que la parole de l'enfant soit mieux accueillie, sans pour autant remettre en cause l'autorit&#233; parentale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mieux anticiper et mieux prot&#233;ger les violences sexuelles&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le plan national 2023-2027 pr&#233;voit 22 actions pour renforcer la pr&#233;vention et la prise en charge. &#192; La R&#233;union, le plan d&#233;partemental 2024-2028 repose sur cinq axes cl&#233;s : rep&#233;rage pr&#233;coce, prise en charge globale et gouvernance partag&#233;e. Mais les moyens humains et financiers ne sont pas &#224; la hauteur du d&#233;fi &#224; relever : il est urgent de les renforcer pour infl&#233;chir durablement ces violences.&lt;br class='autobr' /&gt;
Amplifier les actions suivantes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Renforcer l'accueil et la mise &#224; l'abri des victimes : il est urgent d'augmenter les lieux d'accueil et de mieux accompagner les familles d'accueil. Le rep&#233;rage est primordial : d&#232;s la premi&#232;re alerte, les victimes doivent &#234;tre mises en s&#233;curit&#233; et accompagn&#233;es, encore faut-il se donner les moyens d'une v&#233;ritable mise &#224; l'abri de l'enfant.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Garantir un soutien psychologique imm&#233;diat et durable : les enfants ne peuvent &#234;tre simplement renvoy&#233;s &#224; leur &#171; r&#233;silience &#187;. Les unit&#233;s sp&#233;cialis&#233;es (UAPED, centres psychotraumatiques) et la CRIP974 doivent &#234;tre accessibles partout, avec davantage de psychologues et p&#233;dopsychiatres pour une prise en charge de qualit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Former tous les acteurs de premi&#232;re ligne afin de rep&#233;rer rapidement les signaux d'alerte.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Acc&#233;l&#233;rer le traitement judiciaire, avec des sanctions rapides et un accompagnement juridique.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Faire preuve de fermet&#233; dans les sanctions inflig&#233;es aux auteurs, avec suspension de l'autorit&#233; parentale si les faits sont av&#233;r&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un devoir collectif&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Chaque enfant doit pouvoir vivre sa vie d'enfant dans un milieu apais&#233;. Aucun ne doit grandir dans la peur, la honte ou la souffrance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Prot&#233;ger nos enfants n'est pas une option : c'est un devoir moral, social et humain. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Orph&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re d&#233;partementale de La R&#233;union&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Protection de l'enfance : assez de chiffres de plus en plus pr&#233;occupants, place &#224; des actions plus concert&#233;es</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/protection-de-l-enfance-assez-de-chiffres-de-plus-en-plus-preoccupants-place-a-des-actions-plus-concertees</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/protection-de-l-enfance-assez-de-chiffres-de-plus-en-plus-preoccupants-place-a-des-actions-plus-concertees</guid>
		<dc:date>2025-09-14T20:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Monique Orph&#233; regrette une situation qui se d&#233;grade malgr&#233; les moyens engag&#233;s Lors de la s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re de l'Observatoire d&#233;partemental de la protection de l'enfance, Monique Orph&#233;, conseill&#232;re d&#233;partementale, s'est inqui&#233;t&#233;e des chiffres d&#233;voil&#233;s concernant le signalement d'enfants en danger. Une explosion des signalements, mais 40 % class&#233;s sans suite En 2024, plus de 7 400 informations pr&#233;occupantes (IP) ont &#233;t&#233; recens&#233;es sur notre &#238;le, contre 5 380 en 2022 &#8212; soit une hausse de 38 % en (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monique Orph&#233; regrette une situation qui se d&#233;grade malgr&#233; les moyens engag&#233;s Lors de la s&#233;ance pl&#233;ni&#232;re de l'Observatoire d&#233;partemental de la protection de l'enfance, Monique Orph&#233;, conseill&#232;re d&#233;partementale, s'est inqui&#233;t&#233;e des chiffres d&#233;voil&#233;s concernant le signalement d'enfants en danger. Une explosion des signalements, mais 40 % class&#233;s sans suite En 2024, plus de 7 400 informations pr&#233;occupantes (IP) ont &#233;t&#233; recens&#233;es sur notre &#238;le, contre 5 380 en 2022 &#8212; soit une hausse de 38 % en deux ans. En 2025, plus de 4 000 demandes ont d&#233;j&#224; &#233;t&#233; recens&#233;es alors que nous ne sommes qu'&#224; la moiti&#233; de l'ann&#233;e. 40 % de ces situations sont class&#233;es sans suite apr&#232;s &#233;valuation, ce qui suscite des interrogations, voire de l'inqui&#233;tude, notamment quand on sait que certains de ces signalements suppos&#233;s r&#233;gl&#233;s ont eu des cons&#233;quences dramatiques, comme ce drame qui s'est d&#233;roul&#233; &#224; la Montagne, o&#249; une petite fille, replac&#233;e dans son milieu familial, est d&#233;c&#233;d&#233;e peu apr&#232;s. &#171; Derri&#232;re chaque statistique, il y a un enfant, une vie. &#187; Trop d'enfants d&#233;p&#233;rissent dans le silence, faute d'un suivi r&#233;el et continu. Le d&#233;faitisme ne peut laisser place &#224; l'inaction face aux troubles du comportement constat&#233;s tr&#232;s t&#244;t chez les tr&#232;s jeunes enfants (4/5 ans).&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'&#233;cole en premi&#232;re ligne, mais sans soutien suffisant&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'&#201;ducation nationale est au premier rang du rep&#233;rage, avec pr&#232;s de 1 800 IP transmises chaque ann&#233;e, dont 50 % issues des &#233;tablissements scolaires, mais les enseignants se sentent encore trop seuls face au d&#233;pistage des &#233;l&#232;ves en souffrance. Les moyens d&#233;ploy&#233;s ne sont pas au rendez-vous. G&#233;rer une classe de 25 &#233;l&#232;ves dont certains vivent des traumatismes lourds est un d&#233;fi impossible sans psychologues, infirmiers, &#233;ducateurs ou assistants sociaux pr&#233;sents dans les &#233;tablissements.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Une r&#233;alit&#233; de terrain qui ne doit pas &#234;tre sous-estim&#233;e.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pas de d&#233;fausse sur les associations : l'&#201;tat et la collectivit&#233; doivent assumer Alors que les services ASE ont multipli&#233; les exp&#233;rimentations (comme la SCOPAD pour &#233;valuer les IP &#171; &#224; risque &#187;), Monique Orph&#233; craint un transfert de comp&#233;tences vers le tissu associatif, qui n'a malheureusement pas les moyens de faire face &#224; ce d&#233;fi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une tendance dangereuse &#224; d&#233;l&#233;guer ce qui rel&#232;ve de la responsabilit&#233; publique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle rappelle que des moyens existent (pr&#232;s de +30 % d'effectifs ASE depuis 2020, mobilisation de 18 travailleurs sociaux de pr&#233;vention, contrats d'engagement r&#233;ciproques avec les parents) mais ils ne sont pas fl&#233;ch&#233;s au bon endroit. Les efforts doivent &#234;tre concentr&#233;s sur le suivi r&#233;el, la pr&#233;vention et la s&#233;curisation des parcours.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un mot sur la sant&#233; mentale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Monique Orph&#233; souligne &#233;galement que pr&#232;s de 40 % des jeunes ultramarins souffrent de troubles psychiques, un facteur aggravant de d&#233;scolarisation et de marginalisation. Cette urgence de sant&#233; publique doit &#234;tre int&#233;gr&#233;e pleinement dans les politiques &#233;ducatives et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un appel clair : prot&#233;ger avec rigueur et humanit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Nous devons &#234;tre le premier rempart contre leur d&#233;tresse, la barri&#232;re de leur souffrance, pas les t&#233;moins de leur chute. Chacun &#224; sa place doit agir de fa&#231;on concert&#233;e, comme le martelaient ce matin tous les partenaires autour de la table. &#187; Monique Orph&#233; appelle &#224; un vrai suivi, des moyens cibl&#233;s et une coordination effective entre l'&#201;tat, l'&#201;ducation nationale, l'ARS, la justice et le D&#233;partement, pour que plus aucun enfant ne soit laiss&#233; sur le bord du chemin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Orph&#233; Conseill&#232;re d&#233;partementale de La R&#233;union&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La fraude sociale &#224; La R&#233;union : oui &#224; la justice, non au soup&#231;on g&#233;n&#233;ralis&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/la-fraude-sociale-a-la-reunion-oui-a-la-justice-non-au-soupcon-generalise</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/la-fraude-sociale-a-la-reunion-oui-a-la-justice-non-au-soupcon-generalise</guid>
		<dc:date>2025-08-06T20:03:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>RSA - RSTA</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La lutte contre la fraude sociale est une n&#233;cessit&#233;. Elle l'est pour pr&#233;server notre syst&#232;me de solidarit&#233;, pour garantir que chaque euro public parvienne &#224; celles et ceux qui en ont besoin. Mais cette lutte doit &#234;tre juste, &#233;quilibr&#233;e, proportionn&#233;e. Elle ne peut pas devenir un pr&#233;texte &#224; la suspicion syst&#233;matique, ni &#224; la stigmatisation des plus vuln&#233;rables. &lt;br class='autobr' /&gt; Alors que le gouvernement annonce un projet de loi pour lutter contre la fraude sociale, estim&#233;e &#224; 13 milliards d'euros par an (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/rsa-rsta" rel="tag"&gt;RSA - RSTA&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La lutte contre la fraude sociale est une n&#233;cessit&#233;. Elle l'est pour pr&#233;server notre syst&#232;me de solidarit&#233;, pour garantir que chaque euro public parvienne &#224; celles et ceux qui en ont besoin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais cette lutte doit &#234;tre juste, &#233;quilibr&#233;e, proportionn&#233;e. Elle ne peut pas devenir un pr&#233;texte &#224; la suspicion syst&#233;matique, ni &#224; la stigmatisation des plus vuln&#233;rables.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Alors que le gouvernement annonce un projet de loi pour lutter contre la fraude sociale, estim&#233;e &#224; 13 milliards d'euros par an selon le rapport command&#233; par &#201;lisabeth Borne, il est essentiel de comprendre ce dont on parle, et ce que cela implique pour notre population.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La R&#233;union : une soci&#233;t&#233; fragile, pas une soci&#233;t&#233; de fraudeurs&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Sur notre &#238;le, plus d'un tiers de la population vit sous le seuil de pauvret&#233;. Le RSA, les allocations familiales, la Compl&#233;mentaire Sant&#233; Solidaire&#8230; ce ne sont pas des &#8220;rentes&#8221;, ce sont des droits, des aides vitales pour tenir le mois, nourrir ses enfants, payer son loyer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Quand on annonce que l'on pourra bloquer les comptes bancaires, r&#233;cup&#233;rer directement les aides vers&#233;es ou refuser une prestation parce qu'un b&#233;n&#233;ficiaire a 10 000 &#8364; sur un livret A, on oublie une chose essentielle :
&lt;br /&gt;- Avoir un petit patrimoine ne signifie pas &#234;tre riche.
&lt;br /&gt;- Toucher une aide sociale ne signifie pas &#234;tre malhonn&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il est injuste de traiter ceux qui peinent &#224; joindre les deux bouts comme des fraudeurs en puissance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Clarifier les termes : fraude sociale &#8800; fraude fiscale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La fraude sociale, c'est obtenir volontairement une aide &#224; laquelle on n'a pas droit.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais l'erreur, c'est autre chose. D&#233;clarer un revenu mal compris, ignorer un changement de situation&#8230; cela arrive, surtout avec des r&#232;gles complexes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons faire la diff&#233;rence entre une intention frauduleuse et une erreur de bonne foi.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est d'ailleurs ce que rappelle la loi ESSOC de 2018. &#192; La R&#233;union, les d&#233;marches administratives sont souvent difficiles, les fractures num&#233;riques r&#233;elles, et la pr&#233;carit&#233; rend la gestion quotidienne extr&#234;mement tendue.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Contr&#244;le ne doit pas rimer avec flicage&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet de loi pr&#233;voit :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; d'acc&#233;der &#224; l'ensemble du patrimoine des allocataires,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; de r&#233;cup&#233;rer les aides par d&#233;bit bancaire en cas de fraude,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; d'interdire le versement de l'allocation ch&#244;mage hors UE,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; de sanctionner les arr&#234;ts maladie jug&#233;s abusifs,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; de croiser les fichiers, utiliser l'intelligence artificielle et la g&#233;olocalisation.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces mesures peuvent sembler efficaces sur le papier. Mais elles inqui&#232;tent. Car elles risquent de :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; cr&#233;er un climat de m&#233;fiance g&#233;n&#233;ralis&#233;,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; exclure des personnes dans le besoin pour des raisons techniques ou administratives,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; accentuer le sentiment d'injustice entre ceux que l'on contr&#244;le, et ceux que l'on ne voit pas.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ne pas oublier : qui fraude vraiment ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le rapport officiel le montre : sur les 13 milliards de fraude sociale estim&#233;s, un tiers seulement est imputable aux allocataires. Le reste concerne :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; des entreprises, avec du travail dissimul&#233;, des micro-entreprises fictives,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; des professionnels de sant&#233; surfacturant des actes,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; des organismes de formation ou de transport sanitaire peu scrupuleux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors pourquoi concentrer l'essentiel des contr&#244;les sur ceux qui touchent 500 ou 600 &#8364; de RSA par mois ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi faire peser le poids du soup&#231;on sur les plus fragiles alors que la fraude la plus rentable se cache ailleurs ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce que je d&#233;fends pour La R&#233;union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je ne suis pas contre la lutte contre la fraude. Je suis contre la stigmatisation des pauvres, contre le tout-contr&#244;le qui dissuade de demander son droit, contre la r&#233;pression aveugle qui frappe sans discernement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je d&#233;fends :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Une pr&#233;vention intelligente, fond&#233;e sur l'accompagnement, la p&#233;dagogie, la simplification ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Des outils de d&#233;tection cibl&#233;s, respectueux de la vie priv&#233;e ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Des contr&#244;les proportionn&#233;s, pas des sanctions automatiques ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Un droit &#224; l'erreur, renforc&#233; et respect&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une lutte n&#233;cessaire, une m&#233;thode &#224; repenser. &#192; La R&#233;union, nous avons trop besoin de solidarit&#233; pour la laisser &#234;tre fragilis&#233;e par une vision punitive. La fraude doit &#234;tre combattue, mais pas au prix de la confiance, pas au prix de l'humanit&#233;, pas au prix de l'&#233;quit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Oui &#224; des contr&#244;les justes.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8211; Non &#224; une stigmatisation des plus vuln&#233;rables.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;Monique Orph&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re d&#233;partementale de La R&#233;union&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'acc&#232;s &#224; l'IVG, une avanc&#233;e historique depuis 50 ans</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/l-acces-a-l-ivg-une-avancee-historique-depuis-50-ans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/l-acces-a-l-ivg-une-avancee-historique-depuis-50-ans</guid>
		<dc:date>2025-01-16T20:12:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Le 17 janvier 1975, la loi sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) &#233;tait promulgu&#233;e pour une p&#233;riode de cinq ans, marquant ainsi la fin de la p&#233;nalisation de l'avortement en France. Cette victoire fut le fruit d'un long combat port&#233; par la mobilisation et la d&#233;termination des militant(e)s pour les droits des femmes. Malgr&#233; des d&#233;bats houleux, un climat de tension et des pressions intenses, Simone Veil parvint &#224; faire adopter la loi gr&#226;ce au soutien des d&#233;put&#233;s progressistes de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 17 janvier 1975, la loi sur l'Interruption Volontaire de Grossesse (IVG) &#233;tait promulgu&#233;e pour une p&#233;riode de cinq ans, marquant ainsi la fin de la p&#233;nalisation de l'avortement en France. Cette victoire fut le fruit d'un long combat port&#233; par la mobilisation et la d&#233;termination des militant(e)s pour les droits des femmes. Malgr&#233; des d&#233;bats houleux, un climat de tension et des pressions intenses, Simone Veil parvint &#224; faire adopter la loi gr&#226;ce au soutien des d&#233;put&#233;s progressistes de gauche et du centre. Seuls les d&#233;put&#233;s de droite s'y oppos&#232;rent, refusant ce droit fondamental aux femmes. Apr&#232;s l'obtention du droit de vote en 1944, les femmes durent attendre plusieurs d&#233;cennies pour acqu&#233;rir le droit de disposer librement de leur corps, d&#233;finitivement consacr&#233; en 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette avanc&#233;e historique mit fin aux avortements clandestins, qui mettaient souvent la vie des femmes et des jeunes filles en danger. Alors que certains pays, comme les &#201;tats-Unis, ont r&#233;cemment remis en cause ce droit, la France a franchi une &#233;tape symbolique en inscrivant l'IVG dans sa Constitution le 8 mars 2024, devenant ainsi le premier pays au monde &#224; le faire. Cette comm&#233;moration doit nous inciter &#224; une prise de conscience collective.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si les femmes peuvent se r&#233;jouir de vivre dans un pays o&#249; le droit &#224; contr&#244;ler leur maternit&#233; est mieux garanti, notamment gr&#226;ce &#224; l'acc&#232;s &#224; la contraception, le chemin vers l'&#233;galit&#233; reste long. D'autres droits fondamentaux, comme celui de vivre une relation conjugale apais&#233;e sans mettre sa vie en p&#233;ril, sont encore loin d'&#234;tre une r&#233;alit&#233;. Les violences faites aux femmes demeurent un fl&#233;au qui ronge notre soci&#233;t&#233; et doivent &#234;tre combattues sans rel&#226;che pour que l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes prenne tout son sens. Il est &#233;galement essentiel de poursuivre les efforts pour garantir l'acc&#232;s &#224; l'emploi, un revenu digne pour les familles monoparentales, et l'&#233;galit&#233; salariale &#224; comp&#233;tence &#233;gale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 12 janvier 2025, lors de la Conf&#233;rence internationale sur l'&#233;ducation des filles dans les communaut&#233;s musulmanes, Malala Yousafzai, prix Nobel de la paix en 2014 et survivante d'une attaque des talibans pakistanais en 2012, a rappel&#233; que le combat pour les droits des femmes est loin d'&#234;tre gagn&#233; &#224; l'&#233;chelle mondiale. Son discours nous invite &#224; marquer notre solidarit&#233; avec les femmes dont les droits sont bafou&#233;s, notamment dans les pays en proie &#224; des conflits arm&#233;s ou sous le joug de r&#233;gimes extr&#233;mistes, comme l'Afghanistan, la Syrie ou le Y&#233;men.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'engagement et la vigilance restent donc de mise, tant dans notre environnement proche qu'&#224; l'&#233;chelle mondiale, face &#224; la mont&#233;e des mouvements populistes et nationalistes qui menacent les acquis en mati&#232;re de droits des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Orph&#233; &lt;br class='autobr' /&gt;
Ancienne parlementaire &lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re d&#233;partementale de La R&#233;union&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>5 conseillers d&#233;partementaux interpellent les autorit&#233;s apr&#232;s un nouveau f&#233;minicide &#224; La R&#233;union</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/5-conseillers-departementaux-interpellent-les-autorites-apres-un-nouveau-feminicide-a-la-reunion</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/social/droits-humains/5-conseillers-departementaux-interpellent-les-autorites-apres-un-nouveau-feminicide-a-la-reunion</guid>
		<dc:date>2024-10-24T20:15:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Fabiola Lagourde, Gilles Hubert, Isabelle Erudel, Monique Orph&#233;, Ren&#233; Sotaca</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Chlo&#233;, jeune m&#232;re de famille, d&#233;c&#233;d&#233;e dans la nuit du 19 au 20 octobre&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/hommage-10-24-86df9.jpg?1787893092' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Isabelle Erudel, conseill&#232;re d&#233;partementale du Port, Fabiola Lagourde et Gilles Hubert conseillers d&#233;partementaux de La Possession, Monique Orph&#233;, conseill&#232;re d&#233;partementale de Saint-Denis, et Ren&#233; Sotaca, conseiller d&#233;partemental de Sainte-Suzanne, ont publi&#233; un communiqu&#233; commun suite au crime dont a &#233;t&#233; victime une jeune m&#232;re de famille du Port dans la nuit du 19 au 20 octobre dernier. &#171; Doit-on rester &#224; attendre la prochaine victime en esp&#233;rant que ce ne soit pas notre m&#232;re, notre s&#339;ur, notre fille ? &#187; interrogent les &#233;lus.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Dans la nuit de samedi 19 au dimanche 20 octobre, Chlo&#233;, une jeune m&#232;re de famille, a perdu la vie au Port.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous adressons nos sinc&#232;res condol&#233;ances &#224; la famille, avec une pens&#233;e toute particuli&#232;re pour ses deux enfants qui ont subi la perte brutale de leur m&#232;re, leur pilier. Vous avez tout notre soutien dans cette &#233;preuve immense et injuste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un f&#233;minicide de plus vient s'ajouter &#224; une liste d&#233;j&#224; trop lourde de victimes tomb&#233;es sous les coups d'un conjoint, d'un ex ou d'un proche.&lt;br class='autobr' /&gt;
En France, au 17 octobre 2024, on d&#233;nombrait 107 f&#233;minicides depuis le d&#233;but de l'ann&#233;e. &#192; La R&#233;union, nous sommes le troisi&#232;me d&#233;partement le plus touch&#233; par ce fl&#233;au.&lt;br class='autobr' /&gt;
Simone de Beauvoir a dit &#171; On ne na&#238;t pas femme, on le devient. &#187; Aujourd'hui il est imp&#233;ratif d'&#233;viter que &#171; ON NE NA&#206;T PAS FEMME, MAIS ON EN MEURT &#187;. Doit-on rester &#224; attendre la prochaine victime en esp&#233;rant que ce ne soit pas notre m&#232;re, notre s&#339;ur, notre fille ? &#192; se demander : &#224; qui le tour ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons agir, car nous ne pouvons plus accepter l'atrocit&#233;, l'intol&#233;rable. Il s'agit d'un enjeu de soci&#233;t&#233; prioritaire. Certes, de nombreuses propositions ont &#233;t&#233; faites, notamment le Pack Nouveau D&#233;part d&#233;ploy&#233; sur le territoire en 2023, dont nous sommes le deuxi&#232;me territoire pilote. Mais la question n'est pas de trouver un coupable ou d'accuser une institution plus qu'une autre pour n'avoir pas pu agir efficacement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La solution r&#233;side dans une action conjointe. Agissons ensemble, Nout' tout' ansanm'. Il est temps de d&#233;passer le fatalisme ambiant en offrant une v&#233;ritable &#233;coute aux femmes. Elles doivent &#234;tre entendues, soutenues et accompagn&#233;es. Les structures existent d&#233;j&#224;, notamment les logements d'urgence pour les familles ou les femmes opprim&#233;es. Il est essentiel de les mobiliser pleinement et de faciliter leur acc&#232;s &#224; celles qui en ont besoin.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme l'a d&#233;clar&#233; le Secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU, Ant&#243;nio Guterres : &#171; Construisons un monde qui refuse de tol&#233;rer la violence &#224; l'&#233;gard des femmes, o&#249; que ce soit et sous quelque forme que ce soit, une fois pour toutes. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Alon Agir Nout' tout' ansanm'.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Isabelle Erudel, conseill&#232;re d&#233;partementale du Port&lt;br class='autobr' /&gt;
Fabiola Lagourde et Gilles Hubert conseillers d&#233;partementaux de La Possession&lt;br class='autobr' /&gt;
Monique Orph&#233;, conseill&#232;re d&#233;partementale de Saint-Denis&lt;br class='autobr' /&gt;
Ren&#233; Sotaca, conseiller d&#233;partemental de Sainte-Suzanne&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Cit&#233; des Arts : Monique Orph&#233; r&#233;pond &#224; Jean-Paul Virapoull&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/article/cite-des-arts-monique-orphe-repond-a-jean-paul-virapoulle,110024</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/article/cite-des-arts-monique-orphe-repond-a-jean-paul-virapoulle,110024</guid>
		<dc:date>2024-03-19T01:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>


		<dc:subject>CINOR</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le 15 mars, Monsieur Virapoull&#233; c&#233;l&#233;brait son 80e anniversaire. En guise de cadeau, je souhaite lui offrir un abonnement de 6 mois &#224; la Cit&#233; des Arts (pendant une saison culturelle) afin de lui faire prendre conscience des avantages d'un tel &#233;tablissement. Effectivement, lors d'une longue interview accord&#233;e aux journalistes, j'ai &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e de lire que cet homme politique (qui a certainement jou&#233; un r&#244;le dans le d&#233;veloppement de la R&#233;union) se questionnait sur l'importance des institutions (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/cinor" rel="tag"&gt;CINOR&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/cite-arts-2-07e69.jpg?1787893092' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 15 mars, Monsieur Virapoull&#233; c&#233;l&#233;brait son 80e anniversaire. En guise de cadeau, je souhaite lui offrir un abonnement de 6 mois &#224; la Cit&#233; des Arts (pendant une saison culturelle) afin de lui faire prendre conscience des avantages d'un tel &#233;tablissement. Effectivement, lors d'une longue interview accord&#233;e aux journalistes, j'ai &#233;t&#233; &#233;tonn&#233;e de lire que cet homme politique (qui a certainement jou&#233; un r&#244;le dans le d&#233;veloppement de la R&#233;union) se questionnait sur l'importance des institutions culturelles, en particulier celle de la Cit&#233; des arts. Selon ses dires, cette derni&#232;re serait inutile. Comment est-il possible qu'on puisse parler de la vision d'une soci&#233;t&#233; en occultant sa dimension culturelle ? Selon moi, l'&#233;conomie et le social ne peuvent pas &#234;tre consid&#233;r&#233;s comme l'alpha et l'om&#233;ga du d&#233;veloppement d'un territoire. Prendre en compte une soci&#233;t&#233; sans int&#233;grer la culture signifie la d&#233;nuer de son essence, de son identit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
En fait, cela s'est manifest&#233; dans la politique men&#233;e par la droite de M. Virapoull&#233; pendant de nombreuses ann&#233;es. Une approche assimilationniste fond&#233;e sur la sup&#233;riorit&#233; d'une culture sur une autre. Cette approche a impliqu&#233; de fournir du pain et des jeux aux R&#233;unionnais plut&#244;t que de stimuler leur intelligence et leur imaginaire. La colonisation et par la suite la d&#233;partementalisation, ont priv&#233; de nombreux R&#233;unionnais de leur pass&#233;, de leur histoire, de leur musique et de leur langue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Heureusement, certains artistes ont r&#233;sist&#233; et d&#233;fendu la culture et l'identit&#233; r&#233;unionnaises. Des personnalit&#233;s telles que Ziskakan, Daniel Waro, Vollard, Boris Gamaleya, Daniel Honor&#233; et bien d'autres ont jou&#233; un r&#244;le dans le r&#233;veil des consciences. Cependant, il a &#233;t&#233; n&#233;cessaire d'attendre l'arriv&#233;e de Mitterrand en 1981 et Jacques Lang pour que le domaine culturel connaisse un v&#233;ritable changement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les R&#233;unionnais ont ainsi pu b&#233;n&#233;ficier de la libert&#233; d'expression gr&#226;ce aux radios libres, f&#234;ter l'abolition de l'esclavage, obtenir la reconnaissance du Maloya comme un patrimoine culturel de l'Humanit&#233; et enfin commencer leur &#233;mancipation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'acc&#232;s &#224; la culture constitue un droit essentiel. En cons&#233;quence, il incombe aux &#233;lus de prendre en consid&#233;ration cela dans leurs politiques publiques. De nombreuses institutions culturelles ont pu &#233;merger gr&#226;ce &#224; cette implication politique forte. Cependant, cet acc&#232;s &#224; la culture me semble encore trop in&#233;galitaire, dans la zone Est de fa&#231;on g&#233;n&#233;rale, et Saint Andr&#233; en particulier. La population m&#233;riterait des infrastructures culturelles de grande envergure, comme on peut le constater dans d'autres r&#233;gions. Encore faut-il en &#234;tre persuad&#233; et l'int&#233;grer dans un vrai projet de territoire comme ce fut le cas pour la Cit&#233; des arts. Cette derni&#232;re s'est install&#233;e dans le paysage culturel et est devenue incontournable pour le monde culturel. Aujourd'hui, elle offre un vrai soutien aux artistes r&#233;unionnais dans leur d&#233;marche de cr&#233;ation. C'est un espace d'&#233;veil, d'&#233;ducation et de formation pour les jeunes et les publics emp&#234;ch&#233;s. Je souhaite que l'acc&#232;s aux arts ne soit plus r&#233;serv&#233; &#224; une &#233;lite, mais bien &#224; tout un chacun. Je souhaite que ce soit un espace o&#249; la diversit&#233; culturelle s'exprime. Et derri&#232;re cette vie culturelle, elle contribue &#224; faire vivre un secteur &#233;conomique longtemps n&#233;glig&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Persuad&#233;e de l'impact de la culture sur l'&#233;panouissement humain et avec le soutien de l'intercommunalit&#233; Nord et la ville de Saint-Denis, je continuerai &#224; m'engager pour permettre aux R&#233;unionnais d'avoir acc&#232;s aux arts dans toute leur diversit&#233; et leur port&#233;e. Et surtout, je continuerai &#224; faire en sorte que les arts irriguent nos Cit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Orph&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
PDG de la Cit&#233; des arts et de Ch&#226;teau Morange&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Ce nouveau f&#233;minicide ne doit pas laisser place &#224; la fatalit&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/ce-nouveau-feminicide-ne-doit-pas-laisser-place-a-la-fatalite,109585</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/ce-nouveau-feminicide-ne-doit-pas-laisser-place-a-la-fatalite,109585</guid>
		<dc:date>2024-02-02T02:25:46Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Monique Orph&#233;</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2024 s'annonce d&#233;j&#224; comme une ann&#233;e noire en mati&#232;re des violences faites aux femmes. Cinq jours apr&#232;s l'odieux crime de Saint-Beno&#238;t, j'apprends avec effroi qu'un f&#233;minicide a &#233;t&#233; commis &#224; Saint Paul envers une jeune maman &#226;g&#233;e seulement de 19 ans. &lt;br class='autobr' /&gt;
Un crime odieux, perp&#233;tr&#233; par son compagnon de 23 ans qui laisse deux familles dans la douleur et qui provoque &#224; nouveau l'incompr&#233;hension et la tristesse dans nos foyers. Ces deux actes de violence successifs envers les femmes, que je (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH98/di-sak-na-pou-di-10-45-4fbe3.jpg?1787893092' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'ann&#233;e 2024 s'annonce d&#233;j&#224; comme une ann&#233;e noire en mati&#232;re des violences faites aux femmes. Cinq jours apr&#232;s l'odieux crime de Saint-Beno&#238;t, j'apprends avec effroi qu'un f&#233;minicide a &#233;t&#233; commis &#224; Saint Paul envers une jeune maman &#226;g&#233;e seulement de 19 ans.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un crime odieux, perp&#233;tr&#233; par son compagnon de 23 ans qui laisse deux familles dans la douleur et qui provoque &#224; nouveau l'incompr&#233;hension et la tristesse dans nos foyers. Ces deux actes de violence successifs envers les femmes, que je condamne fermement et sans ambigu&#239;t&#233;, ne doivent pas &#234;tre v&#233;cus comme une fatalit&#233; dans notre inconscient. Le risque z&#233;ro n'existe pas et nous ne devons pas renoncer &#224; mettre fin &#224; ce fl&#233;au que sont les violences intra-familiales.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, j'appelle les autorit&#233;s comp&#233;tences &#224; &#234;tre plus r&#233;actives et plus &#224; l'&#233;coute des femmes victimes qui courageusement brisent le silence parfois au p&#233;ril de leur vie. Plus que jamais, j'appelle les femmes et notamment les plus jeunes &#224; rester vigilantes et ne pas rester silencieux face aux premiers gestes de violence.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus que jamais, des structures d'accueil et de soins pour les auteurs de violence doivent de fa&#231;on urgente voir le jour afin que la loi sur l'&#233;viction du conjoint violent puisse s'appliquer Tous les moyens juridiques existants doivent &#234;tre appliqu&#233;s pour que les auteurs de violences ne se sentent plus impunis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mes condol&#233;ances les plus sinc&#232;res accompagnent la famille et les proches de la jeune femme d&#233;c&#233;d&#233;e, ainsi que toutes les personnes &#233;prouv&#233;es par ces &#233;v&#233;nements tragiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Monique Orph&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Conseill&#232;re d&#233;partementale&lt;br class='autobr' /&gt;
Ancienne vice-Pr&#233;sidenet de la d&#233;l&#233;gation des Droits aux femmes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
