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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Pour une int&#233;gration r&#233;ussie, l'Afrique a besoin d'une mise &#224; jour de son logiciel</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/pour-une-integration-reussie-l-afrique-a-besoin-d-une-mise-a-jour-de-son-logiciel</link>
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		<dc:date>2025-02-20T20:10:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Amadou Hott</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vers la plus grande zone de libre-&#233;change au monde sur notre continent&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/monde/" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/mondialisation" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/mombasa-kenya-ports-2-c2b41.jpg?1778865378' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au-del&#224; des infrastructures physiques, l'int&#233;gration africaine n&#233;cessite aussi une mise &#224; jour de son logiciel, son &#171; software &#187;, avec la mise en &#339;uvre de solutions destin&#233;es &#224; moderniser l'exp&#233;rience du commerce transfrontalier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les r&#233;cits de voyage sur le continent africain appartiennent souvent au registre de l'&#233;pique : la chert&#233; des billets, les itin&#233;raires complexes et les horaires impr&#233;visibles rendent difficiles les trajets les plus simples. Ces p&#233;rip&#233;ties fr&#233;quentes soulignent l'immense opportunit&#233; de renforcer davantage l'int&#233;gration africaine et de permettre ainsi une circulation plus fluide des biens et des personnes &#224; travers le continent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La promesse de l'int&#233;gration r&#233;gionale est d&#233;j&#224; connue : Selon la Banque mondiale, la Zone de libre-&#233;change continentale africaine (ZLECAf) pourrait devenir la plus grande zone de libre-&#233;change au monde, regroupant 1,4 milliard de personnes et un PIB combin&#233; de 3400 milliards de dollars. La Banque africaine de d&#233;veloppement (BAD) estime quant &#224; elle que la ZLECAf permettrait de doubler le niveau du commerce intra-africain en une d&#233;cennie. Le niveau actuel, estim&#233; &#224; 15 % est modeste compar&#233; aux 60 % de l'Asie et aux 65 % de l'Europe. Malgr&#233; les avanc&#233;es dans la mise en &#339;uvre de la ZLECAf port&#233;es notamment par les communaut&#233;s &#233;conomiques r&#233;gionales, il nous faut poursuivre nos efforts pour faire de cette promesse une r&#233;alit&#233;. Pour cela, notre continent pr&#233;sente un besoin certain d'un tissu d'infrastructures physiques et robustes mais aussi d'un changement de &#171; logiciel &#187; capable de moderniser nos institutions et de favoriser un &#233;cosyst&#232;me de bien et services &#171; made in Africa &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; L'Afrique doit prendre la responsabilit&#233; d'investir dans ses propres infrastructures &#187;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;fi de l'int&#233;gration africaine peut ainsi &#234;tre compar&#233; au d&#233;veloppement d'un syst&#232;me informatique de pointe. Pour r&#233;ussir, il faut d'abord un mat&#233;riel informatique puissant, le &#171; hardware &#187; : l'infrastructure physique qui constitue l'&#233;pine dorsale du syst&#232;me. Actuellement, le continent est confront&#233; &#224; un d&#233;ficit annuel de financement des infrastructures compris entre 130 et 170 milliards de dollars pour r&#233;pondre aux besoins essentiels d'industries telles que le transport, l'&#233;nergie et le num&#233;rique. Bien que nos partenaires internationaux aient historiquement jou&#233; un r&#244;le crucial &#224; cet &#233;gard, le paysage g&#233;opolitique actuel exige un changement de paradigme. L'Afrique doit prendre la responsabilit&#233; d'investir dans ses propres infrastructures.&lt;br class='autobr' /&gt;
La solution repose d'abord sur la mobilisation des capitaux publics et priv&#233;s africains, afin de renforcer la confiance des partenaires et investisseurs internationaux. &#192; cet effet, nous pouvons faire appel aux fonds souverains, fonds de pension et fonds priv&#233;s pr&#233;sents sur le continent. Les institutions de financement du d&#233;veloppement telles que la Banque africaine de d&#233;veloppement doivent &#233;galement jouer un r&#244;le de transformation en mettant &#224; profit leur expertise et leur notation de cr&#233;dit pour canaliser ces capitaux locaux vers le d&#233;veloppement de l'Afrique. L'Alliance pour l'infrastructure verte en Afrique (AGIA), lanc&#233;e par la Banque africaine de d&#233;veloppement en partenariat avec Africa50 et l'Union Africaine, illustre cette approche en mobilisant des capitaux mixtes pour les phases de pr&#233;paration et de d&#233;veloppement de projets. Son action vise &#224; constituer un portefeuille de 10 milliards de dollars de projets d'infrastructures vertes avec la participation du secteur priv&#233; africain et international. L'int&#233;gration r&#233;gionale de l'&#233;nergie, comme le souligne la Mission 300 lanc&#233;e r&#233;cemment en Tanzanie, est tout aussi importante.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les NTIC pour r&#233;duire le co&#251;t du commerce transfrontalier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; des infrastructures physiques, l'int&#233;gration africaine n&#233;cessite aussi une mise &#224; jour de son logiciel, son &#171; software &#187;, avec la mise en &#339;uvre de solutions destin&#233;es &#224; moderniser l'exp&#233;rience du commerce transfrontalier. &#192; cet effet, l'innovation technologique constitue un important pilier pour am&#233;liorer et favoriser les op&#233;rations commerciales intra-africaines. Le d&#233;bat sur l'int&#233;gration r&#233;gionale tend &#224; se focaliser sur les insuffisances des infrastructures physiques, mais il est essentiel de mettre l'accent sur les d&#233;marches administratives obsol&#232;tes qui r&#233;duisent leur efficacit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Syst&#232;me panafricain de paiement et de r&#232;glement (PAPSS) illustre cette transformation, promettant d'&#233;conomiser 5 milliards de dollars par an en rendant les paiements transfrontaliers plus simples et plus transparents. Par ailleurs, des essais pilotes en Afrique de l'Est ont montr&#233; que l'application de technologie blockchain pour num&#233;riser les cha&#238;nes de valeur pourrait conduire &#224; une r&#233;duction de 20 % de r&#233;duction des co&#251;ts commerciaux, une meilleure protection contre la fraude et un acc&#232;s &#233;largi &#224; de nouveaux march&#233;s pour les entreprises &#224; travers le continent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Passer du statut d'exportateur de mati&#232;res premi&#232;res &#224; celui d'une puissance industrielle et agricole&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'approche du prochain sommet de l'UA &#224; Addis-Abeba, l'heure est &#224; l'action : la finalisation du protocole sur le commerce num&#233;rique dans le cadre de la ZLECAf est un premier pas vers la transformation ambitieuse qu'il nous faut op&#233;rer. L'&#233;quipement en infrastructures et l'int&#233;gration technologique dans nos &#233;changes commerciaux font partie des &#233;tapes cl&#233;s pour permettre au continent africain de passer du statut d'exportateur de mati&#232;res premi&#232;res &#224; celui d'une puissance industrielle et agricole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de la fabrication de produits transform&#233;s et de la cr&#233;ation de valeur ajout&#233;e, la fluidit&#233; de nos &#233;changes commerciaux d&#233;pendra aussi de notre capacit&#233; &#224; mettre l'accent sur l'int&#233;gration des services essentiels : services financiers, transport et logistique, &#233;ducation et soins de sant&#233;. En pla&#231;ant la transformation &#233;conomique au c&#339;ur de notre strat&#233;gie d'int&#233;gration, l'Afrique peut faire &#233;voluer sa position au sein des cha&#238;nes de valeur et cr&#233;er de la richesse ainsi que des opportunit&#233;s &#233;conomiques pour tous les Africains, en particulier les jeunes et les femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Doublement du nombre de jeunes d'ici 2050&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Avec une population jeune qui devrait doubler d'ici 2050, l'urgence de cette transformation ne peut &#234;tre sous-estim&#233;e. En mobilisant d'abord efficacement nos propres ressources, en stimulant la transformation &#233;conomique et en d&#233;veloppant simultan&#233;ment les logiciels et les infrastructures n&#233;cessaires, nous serons en mesure de garantir une int&#233;gration r&#233;ussie de l'Afrique. Le moment est venu pour l'Afrique de ne plus &#234;tre la plus grande zone de libre-&#233;change du monde en puissance, mais de devenir en acte la puissance &#233;conomique la plus dynamique et la plus innovante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Amadou Hott&lt;br class='autobr' /&gt;
Ancien ministre de l'&#201;conomie et du Plan, du S&#233;n&#233;gal&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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