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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>R&#233;aliser la vision de l'Afrique : pourquoi les universit&#233;s doivent revenir au service de la soci&#233;t&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/education-formation/nouvelle-traduction-realiser-la-vision-de-l-afrique-pourquoi-les-universites-doivent-revenir-au-service-de-la-societe</link>
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		<dc:date>2025-08-02T00:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Prof Ushotanefe Useh</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;North-West University (NWU)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/education-formation/" rel="directory"&gt;Education-Formation&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/useh.23-story_1_-3-beafc.jpg?1781387221' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Alors que le continent se tourne vers l'Agenda 2063, le plan d'action de l'Union africaine (UA) pour une Afrique prosp&#232;re, int&#233;gr&#233;e et pacifique, et vers les objectifs de d&#233;veloppement durable (ODD) des Nations unies (ONU), il est imp&#233;ratif que les &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur r&#233;fl&#233;chissent de mani&#232;re critique &#224; leur raison d'&#234;tre. Dans leur forme actuelle, trop de nos universit&#233;s semblent d&#233;connect&#233;es des r&#233;alit&#233;s qui les entourent. Le foss&#233; entre les connaissances acad&#233;miques et leur application pratique continue de se creuser, et il est urgent de rem&#233;dier &#224; cette situation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;fi de l'Afrique n'est pas un manque d'intelligence ou d'ambition. Il s'agit d'un &#233;chec des syst&#232;mes, qui produisent des dipl&#244;m&#233;s sans leur donner les comp&#233;tences n&#233;cessaires pour s'adapter &#224; un monde en mutation rapide et exigeant. Dans un rapport publi&#233; en 2016, la Banque africaine de d&#233;veloppement a &#233;voqu&#233; une crise du ch&#244;mage et de la migration des jeunes. Ces tendances sont &#233;troitement li&#233;es &#224; l'incapacit&#233; de nos syst&#232;mes &#233;ducatifs &#224; pr&#233;parer les &#233;tudiants au monde du travail ou &#224; l'entrepreneuriat. En tant qu'&#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur, nous devons assumer une part de responsabilit&#233; dans cette lacune.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les universit&#233;s doivent devenir des moteurs de l'impact soci&#233;tal.&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mission traditionnelle d'une universit&#233;, &#224; savoir enseigner, mener des recherches et servir la soci&#233;t&#233;, reste d'actualit&#233;. Cependant, le troisi&#232;me &#233;l&#233;ment, le service &#224; la soci&#233;t&#233;, est souvent le plus faible. L'impact acad&#233;mique, mesur&#233; par les citations dans les revues scientifiques et les classements mondiaux, occupe d&#233;sormais le devant de la sc&#232;ne, tandis que l'impact sur la communaut&#233; est souvent consid&#233;r&#233; comme secondaire, voire totalement oubli&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette culture universitaire, guid&#233;e par le mantra &#171; publier ou p&#233;rir &#187;, a cr&#233;&#233; un syst&#232;me dans lequel la recherche aboutit souvent dans des revues internationales, sans grande pertinence pour les communaut&#233;s d'o&#249; proviennent les probl&#232;mes &#224; l'origine. Nous devons nous poser la question suivante : quelle est la valeur d'une recherche qui ne peut &#234;tre ressentie, vue ou appliqu&#233;e pour am&#233;liorer la vie des personnes qui nous entourent ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Une soci&#233;t&#233; aussi jeune et dynamique que celle de l'Afrique a besoin d'une recherche ax&#233;e sur les solutions, d'une recherche qui s'attaque aux d&#233;fis locaux en mati&#232;re de sant&#233;, d'agriculture, d'&#233;nergie, d'acc&#232;s &#224; l'eau et de lutte contre la pauvret&#233;. La recherche doit &#234;tre ressentie dans les rues, et pas seulement dans les salles de s&#233;minaire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Repenser programmes scolaires et approches p&#233;dagogiques&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il est urgent de revoir nos programmes d'&#233;tudes. Les universit&#233;s africaines doivent repenser leurs programmes acad&#233;miques afin de refl&#233;ter les exigences du XXIe si&#232;cle et les aspirations inscrites dans l'Agenda 2063 et les ODD. Les dipl&#244;mes ne doivent pas seulement conf&#233;rer un prestige, ils doivent se traduire par des comp&#233;tences, une pertinence et une innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nos m&#233;thodes d'enseignement doivent &#233;voluer. L'apprentissage par probl&#232;mes, l'&#233;ducation ax&#233;e sur les d&#233;fis et l'&#233;ducation au d&#233;veloppement doivent devenir des approches fondamentales. Ces p&#233;dagogies ne se contentent pas de transmettre des connaissances ; elles d&#233;veloppent le caract&#232;re, approfondissent la compr&#233;hension et permettent aux &#233;tudiants de penser de mani&#232;re critique et d'agir avec d&#233;termination.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De plus, la recherche interdisciplinaire, impliquant les facult&#233;s de sciences, d'ing&#233;nierie, de sant&#233;, de commerce et de lettres, doit devenir la norme. La complexit&#233; des probl&#232;mes de l'Afrique exige une collaboration entre les disciplines. Le changement climatique, l'ins&#233;curit&#233; alimentaire et la sant&#233; publique ne peuvent &#234;tre abord&#233;s de mani&#232;re isol&#233;e. Aucune facult&#233; ne peut pr&#233;tendre d&#233;tenir &#224; elle seule les solutions &#224; ces probl&#232;mes. L'action commune n'est pas facultative, elle est essentielle.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La place de l'Agenda 2063 dans la recherche universitaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'Agenda 2063 fournit un cadre solide pour le d&#233;veloppement de l'Afrique. Ses 12 grands objectifs, qui vont de l'&#233;radication de la pauvret&#233; et des soins de sant&#233; &#224; la bonne gouvernance, la s&#233;curit&#233; et l'innovation, ne sont pas seulement des aspirations, mais des objectifs mesurables. Les universit&#233;s ont un r&#244;le essentiel &#224; jouer dans la r&#233;alisation de ces objectifs. Les recherches men&#233;es par nos &#233;tablissements d'enseignement sup&#233;rieur doivent s'aligner d&#233;lib&#233;r&#233;ment sur ces objectifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la pratique, cela signifie orienter la recherche universitaire vers les besoins de la soci&#233;t&#233;, en particulier ceux li&#233;s aux programmes de d&#233;veloppement de l'UA et des Nations unies. Les th&#232;ses et les m&#233;moires doivent aller au-del&#224; de l'exploration th&#233;orique pour offrir des applications concr&#232;tes. Et, dans la mesure du possible, les r&#233;sultats de la recherche doivent &#234;tre communiqu&#233;s non seulement dans un langage acad&#233;mique, mais aussi dans des formats et des langues locales accessibles aux communaut&#233;s et aux d&#233;cideurs politiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est temps de combler le foss&#233; entre la ville et l'universit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Vers une nouvelle mesure du succ&#232;s&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant des d&#233;cennies, l'impact des universitaires africains a &#233;t&#233; mesur&#233; en fonction du nombre de leurs publications et du facteur d'impact des revues dans lesquelles elles paraissent. Si cette forme d'&#233;valuation a sa place, elle ne doit plus &#234;tre le seul crit&#232;re ni le plus important.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous devons plut&#244;t commencer &#224; nous poser les questions suivantes : en quoi ces recherches ont-elles am&#233;lior&#233; la vie des gens ordinaires ? Ont-elles conduit &#224; des changements politiques ? A-t-elle inspir&#233; l'innovation ? A-t-elle cr&#233;&#233; des emplois ou am&#233;lior&#233; les moyens de subsistance ? Si nous ne pouvons pas r&#233;pondre positivement &#224; ces questions, nous devons alors repenser nos priorit&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'impact soci&#233;tal de la recherche n'est pas impossible &#224; mesurer. Il n&#233;cessite un changement de mentalit&#233; et de culture universitaire, un changement qui accorde autant d'importance au service &#224; la communaut&#233; qu'&#224; la recherche universitaire. Il ne s'agit pas de minimiser la valeur d'une recherche rigoureuse et &#233;valu&#233;e par des pairs, mais de la replacer dans le contexte des besoins de notre continent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un appel &#224; l'action&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'avenir de l'Afrique ne sera pas assur&#233; par les seules politiques, mais par l'engagement r&#233;solu de ses institutions, en particulier de ses universit&#233;s. Si les universit&#233;s africaines veulent mener la charge vers l'Afrique que nous souhaitons, elles doivent se repositionner non seulement comme des centres d'apprentissage, mais aussi comme des moteurs actifs du d&#233;veloppement national et continental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela implique d'adopter une r&#233;forme des programmes d'&#233;tudes, de favoriser les partenariats interdisciplinaires, d'aligner la recherche sur les objectifs de d&#233;veloppement et de mesurer le succ&#232;s &#224; l'aune de son impact, et non pas seulement &#224; celle des citations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les d&#233;fis auxquels l'Afrique est confront&#233;e sont immenses, mais son potentiel l'est tout autant. Avec un leadership, une vision et un engagement appropri&#233;s, nos universit&#233;s peuvent devenir de puissants agents de transformation. Nous devons cesser d'exporter nos meilleurs cerveaux et commencer &#224; exporter des solutions locales. Le travail commence d&#232;s maintenant, dans les salles de classe, les laboratoires et, surtout, dans les communaut&#233;s qui se tournent vers nous pour trouver espoir et progr&#232;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est qu'alors que nous pourrons dire que nos universit&#233;s sont v&#233;ritablement adapt&#233;es &#224; leur objectif sur un continent en qu&#234;te de changement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prof Ushotanefe Useh&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title> Achieving Africa's vision: why universities must return to serving society </title>
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		<dc:language>en</dc:language>
		<dc:creator>Prof Ushotanefe Useh</dc:creator>



		<description>&lt;p&gt;North-West University (NWU)&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/education-formation/" rel="directory"&gt;Education&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/useh.23-story_1_-cfeee.jpg?1781387221' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;As the continent looks to Agenda 2063, the blueprint of the African Union (AU) for a prosperous, integrated and peaceful Africa, and the United Nations (UN) Sustainable Development Goals (SDGs), it is imperative that higher-education institutions reflect critically on their purpose. In their current form, too many of our universities appear disconnected from the realities around them. The disconnect between academic knowledge and its practical application continues to widen, and this failure must be addressed with urgency.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Africa's challenge is not a lack of intelligence or ambition. It is a failure of systems &#8211; systems that produce graduates without equipping them with skills for a fast-changing, demanding world. In a 2016 report the African Development Bank cited a crisis of youth unemployment and migration. These trends are deeply linked to the inability of our educational systems to prepare students for work or entrepreneurship. As institutions of higher learning, we must accept some responsibility for this shortfall.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Universities must become engines of societal impact&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;The traditional mission of a university &#8211; namely to teach, conduct research and serve society, remains relevant. However, the third element, societal service, is often the weakest. Academic impact, measured by journal citations and global rankings, has taken centre stage, while community impact is often treated as peripheral, if not forgotten entirely.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This academic culture, driven by the mantra &#034;publish or perish&#034;, has created a system where research often ends up in international journals, with little to no relevance for the communities from which the problems originally arose. We must ask ourselves: of what value is research that cannot be felt, seen or applied to improve the lives of the people around us?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A society as young and dynamic as that of Africa requires research that is solution-driven, research that addresses local challenges in health, agriculture, energy, water access and poverty alleviation. Research must be felt in the streets, not just in seminar halls.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Rethinking curriculum and learning approaches&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;There is an urgent need to revisit our curricula. African universities must redesign their academic programmes to reflect the demands of the 21st century and the aspirations embedded in Agenda 2063 and the SDGs. Degrees must not merely confer prestige; they must translate into competence, relevance and innovation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Our teaching methods must evolve. Problem-based learning, challenge-driven education and development education should become core approaches. These&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;pedagogies do not just impart knowledge; they develop character, deepen understanding and empower students to think critically and act decisively.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Moreover, interdisciplinary research, involving faculties of science, engineering, health, commerce and the humanities, must become the norm. The complexity of Africa's problems demands collaboration across disciplines. Climate change, food insecurity and public health cannot be tackled in silos. No single faculty can claim ownership of solutions to these issues. Joint action is not optional; it is essential.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;The place of Agenda 2063 in university research&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Agenda 2063 provides a powerful framework for African development. Its 12 broad goals, ranging from poverty eradication and health care to good governance, security and innovation, are not just aspirations; they are measurable targets. Universities have a vital role to play in achieving these objectives. The research emerging from our postgraduate institutions should align deliberately with these goals.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;In practice, this means directing graduate research towards societal needs, particularly those related to the AU and UN development agendas. Theses and dissertations must go beyond theoretical exploration to provide real-world applications. And, where possible, research findings should be communicated not only in academic language but also in formats and local languages that are accessible to communities and policy makers alike.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;It is time to bridge the gap between town and gown.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Towards a new measure of success&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;For decades, the impact of African academics has been measured by the number of their publications and the impact factor of the journals in which they appear. While this form of assessment has its place, it must no longer be the only or most important metric.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Instead, we must begin to ask: How has this research improved the lives of ordinary people? Has it led to policy change? Has it inspired innovation? Has it created jobs or improved livelihoods? If we cannot answer these questions positively, then we must rethink our priorities.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The societal impact of research is not impossible to measure. It requires a shift in thinking and in academic culture, a shift that places value on service to community as much as it does on scholarship. This is not to diminish the value of rigorous, peer-reviewed research, but to contextualise it within the needs of our continent.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;A call to action&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;The future of Africa will not be secured by policies alone, but by the purposeful engagement of its institutions, especially its universities. If African universities are to lead the charge towards the Africa we want, then they must reposition themselves not only as centres of learning, but as active engines of national and continental development.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;This means embracing curriculum reform, fostering cross-disciplinary partnerships, aligning research with development goals and measuring success through impact, not just citations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;The challenges for Africa are vast, but so too is its potential. With the right leadership, vision and commitment, our universities can become powerful agents of transformation. We must stop exporting our best minds and start exporting homegrown solutions. The work begins now &#8211; in the classrooms, the laboratories and, most importantly, in the communities that look to us for hope and progress.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Only then can we say that our universities are truly fit for purpose in a continent yearning for change.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Prof Ushotanefe Useh&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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