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	<title>T&#233;moignages</title>
	<link>https://www.temoignages.re/</link>
	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Du Groenland &#224; La R&#233;union : quand les femmes ont &#233;t&#233; priv&#233;es du droit de disposer de leur corps</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/du-groenland-a-la-reunion-quand-les-femmes-ont-ete-privees-du-droit-de-disposer-de-leur-corps</link>
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		<dc:date>2026-08-31T20:01:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Union des femmes r&#233;unionnaises</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'Union des Femmes R&#233;unionnaises salue la d&#233;cision historique prise par le Danemark de reconna&#238;tre et de r&#233;parer les violences subies par des femmes groenlandaises auxquelles des st&#233;rilisations ont &#233;t&#233; impos&#233;es sans leur consentement. &lt;br class='autobr' /&gt; Cette d&#233;cision constitue un acte important de reconnaissance. Elle rappelle qu'une politique de contr&#244;le des naissances ne peut jamais justifier que l'on dispose du corps des femmes sans leur accord. Cette d&#233;cision r&#233;sonne douloureusement avec notre propre (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Union des Femmes R&#233;unionnaises salue la d&#233;cision historique prise par le Danemark de reconna&#238;tre et de r&#233;parer les violences subies par des femmes groenlandaises auxquelles des st&#233;rilisations ont &#233;t&#233; impos&#233;es sans leur consentement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Cette d&#233;cision constitue un acte important de reconnaissance. Elle rappelle qu'une politique de contr&#244;le des naissances ne peut jamais justifier que l'on dispose du corps des femmes sans leur accord.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;cision r&#233;sonne douloureusement avec notre propre histoire.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; La R&#233;union, dans les ann&#233;es 1960 et 1970, des femmes r&#233;unionnaises ont elles aussi &#233;t&#233; victimes de pratiques m&#233;dicales et de politiques de contr&#244;le des naissances exerc&#233;es sans leur consentement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des avortements ont &#233;t&#233; pratiqu&#233;s sur des femmes qui ne les avaient pas librement choisis et certaines ont subi des st&#233;rilisations sans avoir donn&#233; leur accord.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 1970, trente femmes ont eu le courage de porter plainte et de t&#233;moigner publiquement de ce qu'elles avaient subi.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces femmes &#233;taient pour beaucoup issues des classes populaires et se trouvaient dans une situation de grande vuln&#233;rabilit&#233; face &#224; l'institution m&#233;dicale et aux pouvoirs publics.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il ne s'agit pas de pr&#233;tendre que l'histoire du Groenland et celle de La R&#233;union sont en tous points identiques. Elles ne le sont pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais elles posent une m&#234;me question fondamentale :&lt;br class='autobr' /&gt;
Que se passe-t-il lorsque le pouvoir politique, administratif ou m&#233;dical consid&#232;re que le corps des femmes peut devenir un instrument de politique d&#233;mographique ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Au Groenland comme &#224; La R&#233;union, des femmes ont &#233;t&#233; confront&#233;es &#224; des pratiques qui ont port&#233; atteinte &#224; leur int&#233;grit&#233; physique et &#224; leur droit fondamental de d&#233;cider librement de leur maternit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les deux cas, le corps des femmes a &#233;t&#233; plac&#233; au c&#339;ur de politiques qui les d&#233;passaient et auxquelles elles n'avaient pas librement consenti.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi la d&#233;cision danoise doit aussi nous conduire &#224; regarder notre propre histoire en face. Le Danemark reconna&#238;t aujourd'hui le pr&#233;judice subi par les femmes groenlandaises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et les femmes r&#233;unionnaises ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Que leur doit la R&#233;publique ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis des ann&#233;es, des associations, des historiennes, des militantes f&#233;ministes et des femmes r&#233;unionnaises demandent que toute la lumi&#232;re soit faite sur ces pratiques, sur leurs responsabilit&#233;s et sur le nombre de femmes concern&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
En 2018, le d&#233;put&#233; r&#233;unionnais Jean-Hugues Ratenon avait d&#233;pos&#233; &#224; l'Assembl&#233;e nationale une proposition de r&#233;solution pour faire la lumi&#232;re sur les avortements et st&#233;rilisations forc&#233;s &#224; La R&#233;union. Plus r&#233;cemment, Karine Lebon a elle aussi contribu&#233; &#224; remettre cette histoire au c&#339;ur du d&#233;bat parlementaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais ces d&#233;marches sont, &#224; ce jour, rest&#233;es sans r&#233;ponse &#224; la hauteur des faits et de la souffrance des victimes.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union des Femmes R&#233;unionnaises demande donc que la France regarde enfin cette page de son histoire avec la m&#234;me exigence qu'elle attend des autres &#201;tats.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous demandons la reconnaissance pleine et enti&#232;re des violences reproductives subies par les femmes r&#233;unionnaises, un v&#233;ritable travail historique et institutionnel permettant d'&#233;tablir les faits et d'identifier les responsabilit&#233;s, la pr&#233;servation des archives permettant de faire toute la lumi&#232;re sur cette histoire, la mise en place d'un dispositif public de reconnaissance et de r&#233;paration pour les femmes victimes de st&#233;rilisations ou d'avortements pratiqu&#233;s sans leur consentement et la reconnaissance de la dimension sociale, politique et historique dans laquelle ces pratiques ont &#233;t&#233; rendues possibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union des Femmes R&#233;unionnaises veut aujourd'hui rendre hommage aux femmes r&#233;unionnaises qui, il y a plus d'un demi-si&#232;cle, ont subi dans leur chair des violences dont elles n'avaient pas choisi le destin. L'UFR s'est battue &#224; leurs c&#244;t&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Leur histoire doit &#234;tre reconnue.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et leur m&#233;moire doit &#234;tre r&#233;par&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire des femmes groenlandaises nous rappelle une v&#233;rit&#233; universelle :&lt;br class='autobr' /&gt;
Aucune politique d&#233;mographique, aucune politique sociale, aucune institution m&#233;dicale ne peut justifier que l'on dispose du corps d'une femme sans son consentement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette v&#233;rit&#233; vaut au Groenland.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle vaut &#224; La R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle vaut partout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union des Femmes R&#233;unionnaises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Hommage de l'UFR &#224; Michel Folio : &#171; Nous n'avons pas eu peur de l'arm&#233;e fran&#231;aise &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/hommage/hommage-de-l-ufr-a-michel-folio-nous-n-avons-pas-eu-peur-de-l-armee-francaise</link>
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		<dc:date>2026-08-25T20:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Union des femmes r&#233;unionnaises</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Hommage &#224; un avocat qui d&#233;fendit une R&#233;unionnaise viol&#233;e par des parachutistes fran&#231;ais&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/culture/hommage/" rel="directory"&gt;Hommage&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/michel_folio_au_tribunal_-c920e.jpg?1787688382' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'UFR rend hommage &#224; Michel Folio, avocat engag&#233;, homme de conviction et de courage, qui a choisi, dans des moments o&#249; il fallait beaucoup de force pour le faire, de mettre son talent et sa parole au service de femmes r&#233;unionnaises confront&#233;es &#224; la violence, &#224; l'injustice et au silence.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette phrase &#8212; &#171; Nous n'avons pas eu peur de l'arm&#233;e fran&#231;aise &#187; &#8212; r&#233;sume &#224; elle seule l'esprit d'un combat qui appartient d&#233;sormais &#224; l'histoire de l'UFR et &#224; l'histoire des luttes des femmes &#224; La R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1980, les violences sexuelles &#233;taient encore largement entour&#233;es de silence. La parole des victimes &#233;tait mise en doute, leur comportement scrut&#233;, leur r&#233;putation attaqu&#233;e. Les rapports de pouvoir &#8212; professionnels, sociaux, institutionnels &#8212; pesaient lourdement sur celles qui osaient porter plainte. C'est dans ce contexte que l'UFR s'est engag&#233;e dans des combats qui ont marqu&#233; durablement notre histoire.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marie-Claire Angama : nou la pa peur l'arm&#233;e fran&#231;aise !&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Marie-Claire Angama, victime d'un viol commis &#224; Saint-Pierre par plusieurs parachutistes, L'UFR, Huguette Bello, les avocats, Folio et Dambreville ont affront&#233; un rapport de force institutionnel consid&#233;rable.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; la gravit&#233; des faits et &#224; la puissance de l'institution militaire, l'UFR refusa le silence. Elle soutint Marie-Claire Angama, l'accompagna dans son combat judiciaire et se constitua partie civile.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce choix &#233;tait consid&#233;rable. Il signifiait qu'aucune institution, aussi puissante soit-elle, ne pouvait &#234;tre plac&#233;e au-dessus de la justice.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'UFR ne s'est pas content&#233;e de d&#233;noncer. Elle a accompagn&#233; la victime, assum&#233; publiquement sa solidarit&#233; et port&#233; le combat jusque devant la justice. &#171; Sur le banc des accus&#233;s, le Colonel, venu soutenir ses hommes incrimin&#233;s, assis aupr&#232;s d'eux, nous regardait de haut komsi nou lav&#233; f&#233; in crime de l&#232;se-majest&#233;s ! &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Et dans ce combat, Michel Folio fut aux c&#244;t&#233;s des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Myl&#232;ne Velna : trois ann&#233;es pour briser le silence&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le 29 novembre 1983, alors qu'elle travaillait dans un restaurant, elle fut confront&#233;e aux agissements sexuels de son patron. Pour y &#233;chapper, elle sauta du premier &#233;tage de l'&#233;tablissement.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; cette &#233;poque, le harc&#232;lement sexuel n'&#233;tait pas encore reconnu comme une infraction sp&#233;cifique. La parole d'une femme victime pouvait facilement &#234;tre retourn&#233;e contre elle.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'UFR choisit pourtant de soutenir Myl&#232;ne Velna sans faillir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant pr&#232;s de trois ans, l'organisation l'accompagna dans son combat judiciaire. Lorsque la justice pronon&#231;a une relaxe en premi&#232;re instance, en ao&#251;t 1985, le combat continua.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le 17 avril 1986, l'affaire revint devant la cour d'appel de Saint-Denis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les militantes de l'UFR, qui n'avaient pu assister &#224; l'audience parce que celle-ci avait &#233;t&#233; avanc&#233;e au matin, sortirent du palais de justice et se dirig&#232;rent vers le Jardin de l'&#201;tat en criant :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Violeurs en prison ! &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 15 mai 1986, elles furent &#224; nouveau pr&#233;sentes. 400 &#224; 500 femmes se rassembl&#232;rent pour soutenir Myl&#232;ne Velna et attendre le verdict.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette fois, la justice condamna son agresseur &#224; un an d'emprisonnement avec sursis et 30 000 francs d'amende.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette affaire fut l'un des combats qui contribu&#232;rent &#224; faire entrer dans le d&#233;bat public une r&#233;alit&#233; que la loi ne reconnaissait pas encore pleinement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Michel Folio, un avocat qui a choisi son camp&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est dans cette histoire que l'UFR veut inscrire la m&#233;moire de Michel Folio.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car dans ces affaires, &#234;tre avocat ne signifiait pas seulement exercer une profession. C'&#233;tait accepter de prendre place dans un rapport de force.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; l'arm&#233;e dans l'affaire de Marie-Claire Angama.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face au pouvoir professionnel et social dans l'affaire de Myl&#232;ne Velna.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face aux pr&#233;jug&#233;s, au silence et &#224; ceux qui pr&#233;f&#233;raient que les femmes se taisent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Michel Folio a choisi de d&#233;fendre celles qui parlaient.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il savait que le droit ne pouvait &#234;tre s&#233;par&#233; de l'exigence de justice. Que d&#233;fendre une victime, c'&#233;tait aussi d&#233;fendre un principe. Et que, parfois, le courage consistait &#224; se tenir aux c&#244;t&#233;s de celles et ceux qui n'avaient pas le pouvoir.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'UFR salue aujourd'hui cet engagement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle rend hommage &#224; Marie-Claire Angama et &#224; Myl&#232;ne Velna, qui ont eu le courage de parler &#224; une &#233;poque o&#249; la parole des femmes &#233;tait encore trop souvent mise en doute.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle rend hommage aux militantes qui les ont accompagn&#233;es, qui ont manifest&#233;, qui ont occup&#233; l'espace public et qui ont compris avant beaucoup d'autres que les violences faites aux femmes sont une question politique, sociale et collective.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et elle rend hommage &#224; Michel Folio, parce qu'il a accept&#233; de prendre sa part dans ces combats et &#224; Ma&#238;tre Jean Pierre Dambreville connu sous le nom d'artiste, Rieul Debars qui &#233;tait &#224; ses c&#244;t&#233;s pour plaider.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons nous souvenir de cette &#233;poque.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons nous souvenir que le harc&#232;lement sexuel n'&#233;tait pas encore reconnu par la loi. L'affaire Myl&#232;ne Velna a largement d&#233;pass&#233; le cadre d'un proc&#232;s. En soutenant cette jeune femme, l'UFR a contribu&#233; &#224; faire entrer pour la premi&#232;re fois avec une telle force la question du harc&#232;lement sexuel dans le d&#233;bat public &#224; La R&#233;union. Son combat a suscit&#233; la venue dans notre &#238;le d'Yvette Roudy, premi&#232;re ministre des Droits des femmes, qui s'est saisie de cette affaire embl&#233;matique. Quelques ann&#233;es plus tard, en 1992, le harc&#232;lement sexuel &#233;tait enfin reconnu comme un d&#233;lit par la loi fran&#231;aise.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'UFR avait donc &#233;t&#233; pionni&#232;re : pionni&#232;re dans la d&#233;nonciation du droit de cuissage, pionni&#232;re dans l'accompagnement des victimes, pionni&#232;re dans la mobilisation collective et pionni&#232;re dans le combat pour faire &#233;voluer la loi. L'affaire Velna montre que les droits des femmes sont souvent conquis avant m&#234;me que la loi ne les reconnaisse, par des femmes qui refusent le silence et par celles et ceux qui choisissent de les soutenir.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons nous souvenir que les victimes &#233;taient souvent suspect&#233;es avant m&#234;me que les faits soient pleinement examin&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous devons nous souvenir qu'il fallait du courage pour affronter une institution comme l'arm&#233;e et un restaurateur bourgeois notable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et nous devons nous souvenir de cette phrase : &#171; Nous n'avons pas eu peur de l'arm&#233;e fran&#231;aise. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle appartient &#224; l'histoire de l'UFR.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle dit la d&#233;termination de femmes qui ont refus&#233; de courber la t&#234;te.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle dit le courage de celles qui ont pris la parole.&lt;br class='autobr' /&gt;
Elle dit aussi le courage de celles et ceux qui, comme Michel Folio, ont accept&#233; de les d&#233;fendre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les droits des femmes ne sont jamais tomb&#233;s du ciel. Ils ont &#233;t&#233; conquis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par des femmes qui ont parl&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par des militantes qui ont refus&#233; de reculer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par des avocats qui ont accept&#233; de mettre le droit au service de la justice et des femmes&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est aussi cette histoire que nous voulons transmettre en rendant hommage &#224; Michel Folio.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; sa famille, &#224; ses proches et &#224; toutes celles et tous ceux qui ont partag&#233; ses combats, l'Union des Femmes R&#233;unionnaises adresse ses condol&#233;ances les plus sinc&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que sa m&#233;moire demeure associ&#233;e &#224; celles qui ont refus&#233; le silence et &#224; celles et ceux qui ont eu le courage de se tenir &#224; leurs c&#244;t&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union des Femmes R&#233;unionnaises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Union des Femmes R&#233;unionnaises rend hommage &#224; Yvette Roudy, grande figure du combat pour les droits des femmes, d&#233;c&#233;d&#233;e ce mardi 18 ao&#251;t 2026 &#224; l'&#226;ge de 97 ans</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/hommage/l-union-des-femmes-reunionnaises-rend-hommage-a-yvette-roudy-grande-figure-du-combat-pour-les-droits-des-femmes-decedee-ce-mardi-18-aout-2026-a-l-age-de-97-ans</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Union des femmes r&#233;unionnaises</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La disparition d'Yvette Roudy est celle d'une femme qui aura profond&#233;ment marqu&#233; l'histoire des droits des femmes en France. Mais son histoire ne s'arr&#234;te pas aux fronti&#232;res de l'Hexagone. Elle croise directement celle de l'Union des Femmes R&#233;unionnaises. Dans les ann&#233;es 1980, alors que l'UFR soutenait une R&#233;unionnaise qui avait eu le courage de porter devant la justice une affaire de corruption harc&#232;lement sexuel de la part de son employeur, un restaurateur de Saint Pierre, cette (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/culture/hommage/" rel="directory"&gt;Hommage&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La disparition d'Yvette Roudy est celle d'une femme qui aura profond&#233;ment marqu&#233; l'histoire des droits des femmes en France. Mais son histoire ne s'arr&#234;te pas aux fronti&#232;res de l'Hexagone. Elle croise directement celle de l'Union des Femmes R&#233;unionnaises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans les ann&#233;es 1980, alors que l'UFR soutenait une R&#233;unionnaise qui avait eu le courage de porter devant la justice une affaire de corruption harc&#232;lement sexuel de la part de son employeur, un restaurateur de Saint Pierre, cette mobilisation contribua &#224; provoquer la venue &#224; La R&#233;union d'Yvette Roudy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette venue &#224; constitu&#233; un &#233;pisode important de l'histoire des combats f&#233;ministes &#224; La R&#233;union. Elle t&#233;moigne de la capacit&#233; des femmes r&#233;unionnaises &#224; faire entendre leurs revendications et &#224; inscrire leurs combats dans le mouvement plus large de conqu&#234;te des droits des femmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette rencontre dit beaucoup de la continuit&#233; entre les combats port&#233;s au niveau national et ceux men&#233;s ici par les femmes r&#233;unionnaises. Elle rappelle surtout que les droits ne progressent que lorsque des femmes se l&#232;vent, t&#233;moignent, s'organisent et refusent de se taire.&lt;br class='autobr' /&gt;
De 1981 &#224; 1986, Yvette Roudy fut la premi&#232;re et la seule ministre de plein exercice des Droits de la femme de la Ve R&#233;publique. Durant cette p&#233;riode, des avanc&#233;es majeures ont &#233;t&#233; obtenues : le remboursement de l'interruption volontaire de grossesse par la S&#233;curit&#233; sociale, la premi&#232;re loi sur l'&#233;galit&#233; professionnelle entre les femmes et les hommes en 1983, ainsi que des campagnes d'&#233;ducation &#224; la sexualit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi de 1983 sur l'&#233;galit&#233; professionnelle constitue notamment une avanc&#233;e historique. Elle affirmait que l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes devait trouver sa traduction concr&#232;te dans le monde du travail, dans l'acc&#232;s &#224; l'emploi, aux responsabilit&#233;s et aux droits. Mais le combat pour l'&#233;galit&#233; ne s'est pas arr&#234;t&#233; l&#224;. L'UFR a continu&#233; &#224; porter de nouvelles revendications, notamment celle de la repr&#233;sentation &#233;quilibr&#233;e des femmes et des hommes dans la vie politique.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en 1993 que, pour la premi&#232;re fois, &#224; l'UFR, nous avons pris position sur ce sujet, soit sept ans avant que la parit&#233; ne soit inscrite dans la loi de juin 2000.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette chronologie dit quelque chose de l'engagement de l'UFR : les militantes r&#233;unionnaises ont souvent port&#233; les revendications avant m&#234;me qu'elles ne deviennent des obligations l&#233;gales. La parit&#233; n'est donc pas apparue soudainement dans le d&#233;bat public avec la loi de 2000 ; elle est le fruit de d&#233;cennies de mobilisations f&#233;ministes et d'une &#233;volution profonde de la soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Yvette Roudy aura &#233;galement contribu&#233; &#224; faire du 8 mars une date pleinement institutionnalis&#233;e et politique en France, donnant une visibilit&#233; nouvelle aux combats pour les droits des femmes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette avanc&#233;e faisait &#233;cho &#224; un combat d&#233;j&#224; port&#233; &#224; La R&#233;union. L'UFR s'&#233;tait mobilis&#233;e d&#232;s les ann&#233;es 1970 pour la reconnaissance de la Journ&#233;e internationale des femmes du 8 mars, inscrivant tr&#232;s t&#244;t cette journ&#233;e dans l'histoire des luttes f&#233;ministes r&#233;unionnaises.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ainsi, les combats nationaux d'Yvette Roudy et ceux de l'UFR se sont nourris d'une m&#234;me conviction : l'&#233;galit&#233; entre les femmes et les hommes ne peut &#234;tre une simple d&#233;claration de principe. Elle doit se traduire par des droits, des lois, des politiques publiques et des transformations profondes de la soci&#233;t&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son engagement reste d'une grande actualit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Car les droits conquis ne sont jamais d&#233;finitivement acquis. L'&#233;galit&#233; professionnelle demeure inachev&#233;e. Les violences faites aux femmes continuent de toucher massivement notre soci&#233;t&#233;. Les in&#233;galit&#233;s &#233;conomiques et sociales persistent. Et le droit des femmes &#224; disposer librement de leur corps fait encore l'objet de remises en cause.&lt;br class='autobr' /&gt;
&#192; La R&#233;union, l'UFR poursuit ce combat avec la m&#234;me d&#233;termination. Rendre hommage &#224; Yvette Roudy, ce n'est donc pas seulement regarder une page importante de notre histoire. C'est rappeler que les conqu&#234;tes sociales sont le fruit de femmes qui ont os&#233; se lever, parler, s'organiser et agir.&lt;br class='autobr' /&gt;
De la mobilisation d'une femme r&#233;unionnaise confront&#233;e au harc&#232;lement sexuel &#224; la venue d'Yvette Roudy &#224; La R&#233;union, des combats pour l'&#233;galit&#233; professionnelle &#224; ceux pour la parit&#233;, des revendications de l'UFR aux grandes lois nationales, une m&#234;me histoire se dessine : celle de femmes qui refusent de se taire et qui transforment leurs luttes en droits.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Union des Femmes R&#233;unionnaises salue avec respect et &#233;motion la m&#233;moire d'Yvette Roudy.&lt;br class='autobr' /&gt;
Son combat a contribu&#233; &#224; changer la vie des femmes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le 18 ao&#251;t 2026.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;L'Union des Femmes R&#233;unionnaises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'extr&#234;me droite RN veut rouvrir les maisons closes : &#171; proposition r&#233;trograde et ind&#233;cente &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/l-extreme-droite-rn-veut-rouvrir-les-maisons-closes-proposition-retrograde-et-indecente</link>
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		<dc:date>2025-12-12T20:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Union des femmes r&#233;unionnaises</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Et voici que, port&#233;e par le Rassemblement National revient la proposition de rouvrir les maisons closes, lieux de prostitution.
&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une proposition r&#233;trograde et ind&#233;cente qui nous r&#233;volte. &lt;br class='autobr' /&gt;
Les arguments de l'extr&#234;me droite pour La d&#233;fense des maisons closes :
&lt;br class='autobr' /&gt;
l&#233;galisation, encadrement, hygi&#232;ne, s&#233;curit&#233;&#8230; ne trompent personne.
&lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re, il y a toujours la m&#234;me logique : normaliser l'id&#233;e qu'une soci&#233;t&#233; peut institutionnellement organiser la mise &#224; disposition du corps des femmes et (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Et voici que, port&#233;e par le Rassemblement National revient la proposition de rouvrir les maisons closes, lieux de prostitution.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est une proposition r&#233;trograde et ind&#233;cente qui nous r&#233;volte.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les arguments de l'extr&#234;me droite pour La d&#233;fense des maisons closes :&lt;br class='autobr' /&gt;
l&#233;galisation, encadrement, hygi&#232;ne, s&#233;curit&#233;&#8230; ne trompent personne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Derri&#232;re, il y a toujours la m&#234;me logique : normaliser l'id&#233;e qu'une soci&#233;t&#233; peut institutionnellement organiser la mise &#224; disposition du corps des femmes et r&#233;gulariser l'exploitation des femmes plut&#244;t que la combattre. Cette proposition n'est pas seulement un recul. C'est une capitulation.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est l'aveu cynique qu'au lieu de relever le niveau d'&#233;mancipation des femmes, on pr&#233;f&#232;re organiser l'exploitation dans des murs propres, avec des certificats sur les portes.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est vouloir rendre respectable en institutionnalisant ce qui ne devrait jamais l'&#234;tre.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est oublier la dignit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est organiser la domination des femmes et le commerce des corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et &#231;a, non seulement ce n'est pas du progr&#232;s, c'est une honte, un recul barbare, une abomination que l'UFR ne laissera pas infliger aux femmes&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'Union des Femmes R&#233;unionnaises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>25 novembre &#8212; Journ&#233;e internationale pour l'&#233;limination des violences faites aux femmes</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/25-novembre-journee-internationale-pour-l-elimination-des-violences-faites-aux-femmes</link>
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		<dc:date>2025-11-25T20:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Union des femmes r&#233;unionnaises</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;En cette journ&#233;e du 25 novembre, l'Union des Femmes R&#233;unionnaises rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes reste un combat quotidien, un combat vital, et un combat politique. &#192; La R&#233;union comme ailleurs, les violences sexistes et sexuelles continuent d'endeuiller des familles, de briser des trajectoires de vie et de mettre en danger des milliers de femmes et d'enfants. Si des avanc&#233;es importantes ont &#233;t&#233; obtenues ces derni&#232;res d&#233;cennies &#8212; criminalisation du viol en 1980, (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cette journ&#233;e du 25 novembre, l'Union des Femmes R&#233;unionnaises rappelle que la lutte contre les violences faites aux femmes reste un combat quotidien, un combat vital, et un combat politique. &#192; La R&#233;union comme ailleurs, les violences sexistes et sexuelles continuent d'endeuiller des familles, de briser des trajectoires de vie et de mettre en danger des milliers de femmes et d'enfants. Si des avanc&#233;es importantes ont &#233;t&#233; obtenues ces derni&#232;res d&#233;cennies &#8212; criminalisation du viol en 1980, reconnaissance du harc&#232;lement sexuel en 1992, lois de 2006 et 2010 renfor&#231;ant la lutte contre les violences conjugales &#8212; ces progr&#232;s demeurent fragment&#233;s et insuffisants. Les textes relatifs aux violences faites aux femmes sont dispers&#233;s entre plusieurs codes juridiques, ce qui emp&#234;che une r&#233;ponse globale, coh&#233;rente et efficace. Pourtant, la r&#233;alit&#233; est connue depuis longtemps. L'enqu&#234;te Enveff r&#233;v&#233;lait d&#232;s 2002 qu'une femme sur dix &#233;tait victime de violences conjugales et que 48 000 femmes avaient &#233;t&#233; viol&#233;es en une seule ann&#233;e. Ces chiffres, terrifiants, ont provoqu&#233; un &#233;lectrochoc national. &lt;br class='autobr' /&gt;
Mais vingt ans plus tard, les r&#233;ponses institutionnelles restent encore inadapt&#233;es &#224; l'ampleur du ph&#233;nom&#232;ne. C'est pourquoi l'UFR continue de r&#233;clamer une loi-cadre contre les violences faites aux femmes, une proposition d&#233;pos&#233;e d&#232;s le 20 d&#233;cembre 2007 par Huguette Bello. Un dispositif-cadre a &#233;t&#233; adopt&#233; en 2010, mais il demeure insuffisant. L'UFR d&#233;fend une loi-cadre ambitieuse, capable de couvrir l'ensemble des volets : pr&#233;vention, &#233;ducation, accompagnement social, assistance juridique, protection judiciaire, sanctions civiles et p&#233;nales, organisation des dispositifs institutionnels. Une loi-cadre, c'est un changement de culture : l'outil politique n&#233;cessaire pour pr&#233;venir, sanctionner et &#233;radiquer ces violences. Cette loi r&#233;pondrait aux recommandations internationales &#8212; de la Convention CEDAW aux r&#233;solutions des Nations unies et de l'OMS &#8212; et offrirait enfin une protection int&#233;grale aux femmes et aux enfants victimes. &lt;br class='autobr' /&gt;
Car la lutte contre les violences n'est pas seulement une affaire de s&#233;curit&#233; ou de justice : c'est un enjeu de soci&#233;t&#233;, un enjeu de dignit&#233;, un enjeu de civilisation. Dans tous les pays, sous toutes les latitudes et dans tous les contextes sociaux, les premi&#232;res victimes de discriminations, d'injustices et de violences restent les femmes. La moiti&#233; de l'humanit&#233; vit encore sous la domination de l'autre moiti&#233;. Cela doit cesser. En ce 25 novembre, l'UFR appelle les femmes &#224; se mobiliser, &#224; faire entendre leur voix, &#224; investir l'espace public et politique pour exiger des pouvoirs publics des moyens &#224; la hauteur, des engagements fermes et une loi-cadre v&#233;ritablement protectrice. Nous continuerons, sans rel&#226;che, &#224; porter ce combat jusqu'&#224; ce que chaque femme puisse vivre libre, en s&#233;curit&#233;, et pleinement ma&#238;tresse de son destin. Fanm dobout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Union des femmes r&#233;unionnaises&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>



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