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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>La guerre au Moyen-Orient annonce-t-elle un nouveau choc p&#233;trolier plus grave que ceux des ann&#233;es 70 ?</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/la-guerre-au-moyen-orient-annonce-t-elle-un-nouveau-choc-petrolier-plus-grave-que-ceux-des-annees-70</link>
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		<dc:date>2026-04-10T20:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Julien Baddour</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Mondialisation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Libre opinion de Julien Baddour, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; de la R&#233;union, sp&#233;cialiste de l'&#233;nergie et de l'environnement&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/mondialisation" rel="tag"&gt;Mondialisation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/6b-tx-prix-carburant-118-2-2-10-86783.jpg?1781115536' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis le d&#233;clenchement du conflit au Moyen-Orient le 28 f&#233;vrier 2026, les march&#233;s mondiaux du p&#233;trole et du gaz sont plong&#233;s dans une instabilit&#233; et une incertitude presque totale. Contrairement aux pr&#233;visions initiales des strat&#232;ges de ce conflit, le conflit semble s'enliser et &#233;volue rapidement vers une grave crise &#233;nerg&#233;tique.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;a fermeture rapide du d&#233;troit d'Ormuz par l'Iran &#8212; axe vital pour l'approvisionnement mondial en hydrocarbures &#8212;, conjugu&#233;e d&#233;sormais au risque de blocage du d&#233;troit de Bab el-Mandeb apr&#232;s l'entr&#233;e en guerre des Houthis du Y&#233;men le 28 mars 2026, ainsi qu'&#224; l'intensification des frappes visant les infrastructures p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res sur les deux rives du Golfe persique, accentuent fortement les tensions sur les march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques internationaux. Ces perturbations ont d&#233;j&#224; entra&#238;n&#233; une r&#233;duction de l'offre mondiale de plusieurs millions de barils, ravivant le spectre d'un choc p&#233;trolier comparable &#224; ceux des ann&#233;es 1970.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans ce contexte, une question centrale s'impose : le conflit au Moyen-Orient est-il de nature &#224; engendrer un choc p&#233;trolier d'une ampleur comparable, voire plus grave, que ceux des ann&#233;es 1970 ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;I. Des anticipations formul&#233;es par certains experts contredites par le d&#233;roulement du conflit&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite des premi&#232;res frappes men&#233;es par les forces isra&#233;lo-am&#233;ricaines contre l'Iran le 28 f&#233;vrier 2026, les analystes ont rapidement diverg&#233; quant aux cons&#233;quences du conflit sur les prix du p&#233;trole. Certains experts estimaient que l'affrontement serait bref et ma&#238;tris&#233; &#8212; &#224; l'image d'autres crises r&#233;centes comme celle du Venezuela &#8212; et qu'il n'aurait, au final, qu'un impact limit&#233; sur les march&#233;s p&#233;troliers. D'autres consid&#233;raient que, m&#234;me en cas de tensions prolong&#233;es, les effets resteraient mod&#233;r&#233;s, en raison notamment de la diversification des sources d'approvisionnement des &#233;conomies d&#233;velopp&#233;es et de la baisse significative de l'intensit&#233; &#233;nerg&#233;tique de leur croissance.&lt;br class='autobr' /&gt;
Toutefois, l'&#233;volution du conflit a rapidement d&#233;menti ces pr&#233;visions. En l'espace de quelques jours, les prix du p&#233;trole et du gaz ont fortement augment&#233;, franchissant le seuil des 100 dollars le baril et atteignant ponctuellement des niveaux proches de 120 dollars avant de se stabiliser depuis &#224; un niveau sup&#233;rieur &#224; 100 dollars.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;II. Une conjoncture p&#233;troli&#232;re propice &#224; un choc p&#233;trolier majeur&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le blocage du d&#233;troit d'Ormuz par les forces iraniennes semble avoir pris de court non seulement les responsables politiques &#224; l'origine des hostilit&#233;s, mais &#233;galement les analystes des march&#233;s financiers et &#233;nerg&#233;tiques. Comme l'a soulign&#233; Fatih Birol, directeur ex&#233;cutif de l'Agence internationale de l'&#233;nergie (AIE), la fermeture de ce passage strat&#233;gique constitue l'une des plus graves menaces jamais pes&#233; sur la s&#233;curit&#233; &#233;nerg&#233;tique mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avant le d&#233;clenchement du conflit, pr&#232;s de 20 millions de barils de p&#233;trole et de gaz transitaient quotidiennement par le d&#233;troit d'Ormuz. Sa fermeture, combin&#233;e aux r&#233;ductions de production et d'exportations des pays du Golfe arabo-persique, a d&#233;j&#224; entra&#238;n&#233; une contraction de l'offre mondiale d'environ 11 millions de barils par jour, incluant le brut et les produits raffin&#233;s. Selon Fatih Birol, cette perte d&#233;passe m&#234;me celles observ&#233;es lors des deux chocs p&#233;troliers des ann&#233;es 1970 r&#233;unis, o&#249; les diminutions s'&#233;levaient &#224; environ 5 millions de barils par jour en 1973 et en 1979.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au total, un mois apr&#232;s le lancement de l'offensive am&#233;ricano-isra&#233;lienne contre l'Iran, les prix du p&#233;trole ont bondi d'environ de 55 %, tandis que ceux du gaz ont progress&#233; de 70 % par rapport &#224; leur niveau d'avant-guerre. Dans ce contexte, qualifier la situation de simple flamb&#233;e des prix appara&#238;t d&#233;sormais largement insuffisant.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, le Premier ministre S&#233;bastien Lecornu et son ministre de l'&#201;conomie Roland Lescure ont &#233;voqu&#233;, le 24 mars, devant les d&#233;put&#233;s des perspectives particuli&#232;rement inqui&#233;tantes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Non seulement le conflit ne montre aucun signe d'apaisement, mais les destructions d&#233;j&#224; constat&#233;es sont consid&#233;rables. La reconstruction de certaines infrastructures p&#233;troli&#232;res et gazi&#232;res, notamment au Qatar, pourrait n&#233;cessiter plusieurs ann&#233;es. Dans ces conditions, la r&#233;duction durable de l'offre laisse pr&#233;sager un maintien prolong&#233; de prix &#233;lev&#233;s. Et si la guerre devait se prolonger, le risque d'une crise syst&#233;mique, potentiellement bien plus grave que celle actuellement observ&#233;e, ne peut &#234;tre exclu, a gliss&#233; le Premier ministre.&lt;br class='autobr' /&gt;
A noter enfin que le gouvernement Lecornu a propos&#233; un plan le vendre 27 mars d'un co&#251;t total de 70 millions d'euros en avril destin&#233; &#224; all&#233;ger la facture pour les agriculteurs, les p&#234;cheurs, et certains transporteurs routiers.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;III. Des transformations structurelles limitant l'ampleur du choc&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cependant, plusieurs &#233;volutions majeures distinguent le contexte actuel de celui des ann&#233;es 1970. D'une part, la constitution de r&#233;serves strat&#233;giques permet aux &#201;tats de faire face &#224; des interruptions temporaires de l'approvisionnement. D'autre part, la baisse de l'intensit&#233; &#233;nerg&#233;tique des &#233;conomies d&#233;velopp&#233;es r&#233;duit leur vuln&#233;rabilit&#233; aux fluctuations des prix du p&#233;trole.&lt;br class='autobr' /&gt;
En outre, la diversification des sources d'&#233;nergie et des zones de production, ainsi que l'int&#233;gration des march&#233;s, offrent des marges d'ajustement plus importantes. Th&#233;oriquement ces &#233;l&#233;ments doivent contribuent &#224; att&#233;nuer l'impact imm&#233;diat d'un choc &#233;nerg&#233;tique, m&#234;me s'ils ne suffisent pas &#224; en neutraliser totalement les effets.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;IV. La crise p&#233;troli&#232;re actuelle est une crise syst&#233;mique d'une complexit&#233; et d'une gravit&#233; singuli&#232;re&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La sp&#233;cificit&#233; de la crise actuelle se manifeste &#224; travers deux aspects :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;A. Une intensification des interd&#233;pendances et de la vuln&#233;rabilit&#233; globale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique contemporain se caract&#233;rise par un degr&#233; &#233;lev&#233; d'interconnexion des march&#233;s mondiaux. Les march&#233;s du p&#233;trole et du gaz sont int&#233;gr&#233;s dans des cha&#238;nes d'approvisionnement mondialis&#233;es et hautement sensibles. Par cons&#233;quent, toute perturbation locale, m&#234;me limit&#233;e, est susceptible d'avoir des r&#233;percussions imm&#233;diates sur les prix &#224; l'&#233;chelle mondiale, contrairement &#224; la situation des ann&#233;es 1970 o&#249; les march&#233;s &#233;taient moins interd&#233;pendants. Cette interd&#233;pendance amplifie les effets du choc, tant sur les prix que sur les &#233;conomies nationales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, malgr&#233; les efforts de diversification des sources d'&#233;nergie, le Moyen-Orient demeure un pivot incontournable du syst&#232;me &#233;nerg&#233;tique mondial, tant en raison de son niveau de production que de son r&#244;le strat&#233;gique en tant que zone de transit, notamment via le d&#233;troit d'Ormuz et le d&#233;troit de Bab-al mandab Ainsi, toute perturbation dans cette r&#233;gion affecte directement les grandes &#233;conomies d'Europe et d'Asie, et indirectement celle des &#201;tats-Unis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;B. Une crise multidimensionnelle dans un contexte &#233;conomique fragilis&#233;&lt;/strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement aux crises des ann&#233;es 1970, la situation actuelle ne se limite pas &#224; un choc d'offre ponctuel. Elle s'inscrit dans un environnement marqu&#233; par la multiplication des tensions g&#233;opolitiques, le ciblage des infrastructures &#233;nerg&#233;tiques et la menace permanente d'une extension du conflit. Cette configuration renforce consid&#233;rablement l'incertitude sur les march&#233;s p&#233;troliers internationaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
En outre, les voies de transport de l'&#233;nergie sont aujourd'hui expos&#233;es &#224; des menaces accrues, qu'il s'agisse des navires p&#233;troliers ou des infrastructures de transport telles que les ol&#233;oducs. Toute interruption de ces flux pourrait entra&#238;ner une r&#233;duction significative de l'offre mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
De plus, les march&#233;s &#233;nerg&#233;tiques et financiers contemporains se distinguent par leur rapidit&#233; de r&#233;action et leur forte sensibilit&#233; au moindre choc. Les prix r&#233;agissent en temps quasi r&#233;el aux &#233;volutions g&#233;opolitiques, ce qui entra&#238;ne une transmission rapide des hausses des co&#251;ts &#233;nerg&#233;tiques vers l'inflation, puis vers un ralentissement de la croissance &#233;conomique mondiale.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, cette situation s'inscrit dans un contexte &#233;conomique global d&#233;j&#224; fragilis&#233;, marqu&#233; par une inflation relativement &#233;lev&#233;e, un endettement important, contrainte budg&#233;taire et une croissance ralentie. Dans ces conditions, tout choc &#233;nerg&#233;tique est susceptible d'avoir des effets plus prononc&#233;s que par le pass&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;V. L'impact du conflit au Moyen-Orient sur l'&#233;conomie r&#233;unionnaise&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le d&#233;clenchement du conflit au Moyen-Orient constitue un choc exog&#232;ne majeur pour l'&#233;conomie mondiale, dont les r&#233;percussions se font particuli&#232;rement sentir dans les territoires fortement d&#233;pendants des importations &#233;nerg&#233;tiques et des marchandises comme celui de la R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet le premier impact de la hausse des prix du p&#233;trole est une augmentation rapide et marqu&#233;e des prix de l'&#233;nergie. Si La R&#233;union a &#233;t&#233; temporairement pr&#233;serv&#233;e de ces hausses au mois de mars gr&#226;ce au syst&#232;me de fixation administr&#233;e des prix, cette situation &#233;volue d&#232;s le mois d'avril. &#192; compter du 1er avril, le prix du supercarburant augmente de 27,27 %, passant de 1,54 euro &#224; 1,96 euro par litre, tandis que le gazole enregistre une hausse de 41,60 %, passant de 1,25 euro &#224; 1,77 euro par litre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette hausse des carburants entra&#238;ne une inflation g&#233;n&#233;ralis&#233;e. En effet, le rench&#233;rissement des co&#251;ts de transport &#8212; qu'il s'agisse du transport routier, maritime ou a&#233;rien &#8212; se r&#233;percute sur l'ensemble des biens de consommation, notamment alimentaires et manufactur&#233;s. Il en r&#233;sulte une hausse de l'inflation, une d&#233;gradation du pouvoir d'achat des m&#233;nages et un ralentissement de la demande, susceptible de peser sur la croissance &#233;conomique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Par ailleurs, les caract&#233;ristiques structurelles de l'&#233;conomie r&#233;unionnaise &#8212; insularit&#233;, &#233;loignement g&#233;ographique et faible diversification productive &#8212; accentuent sa sensibilit&#233; &#224; ce type de choc externe. Plusieurs secteurs cl&#233;s, tels que le transport, le tourisme, l'agriculture et le commerce, sont particuli&#232;rement expos&#233;s &#224; l'augmentation des co&#251;ts &#233;nerg&#233;tiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, si le conflit venait &#224; se prolonger, le risque d'un ralentissement &#233;conomique durable, voire d'une situation de stagflation, ne peut &#234;tre &#233;cart&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette conjoncture souligne la n&#233;cessit&#233; de renforcer la r&#233;silience de l'&#233;conomie r&#233;unionnaise, notamment en r&#233;duisant sa d&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique et en acc&#233;l&#233;rant la transition vers un mod&#232;le &#233;conomique plus durable et d&#233;carbon&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;En conclusion&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La reprise des combats par les Houthis au Y&#233;men, le samedi 28 mars, illustre l'absence de tout signe d'apaisement du conflit. Par ailleurs, le fait que le pr&#233;sident am&#233;ricain Donald Trump n'exclue pas le recours &#224; des forces terrestres pour prendre le contr&#244;le de l'&#238;le de Kharg confirme que la guerre est appel&#233;e &#224; se prolonger.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, selon une enqu&#234;te men&#233;e par Reuters aupr&#232;s de treize analystes, les prix du p&#233;trole devraient demeurer &#233;lev&#233;s dans les diff&#233;rents sc&#233;narios envisag&#233;s, pouvant m&#234;me atteindre 200 dollars le baril dans un avenir proche.&lt;br class='autobr' /&gt;
En somme, l'ensemble de ces &#233;l&#233;ments laisse malheureusement penser que le conflit au Moyen-Orient se poursuivra dans les semaines et les mois &#224; venir.&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Julien Baddour, ma&#238;tre de conf&#233;rences &#224; l'universit&#233; de la R&#233;union,&lt;br class='autobr' /&gt;
sp&#233;cialiste de l'&#233;nergie et de l'environnement&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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