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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Trois-Ravines : s&#233;curiser, oui &#8212; mais selon quelles r&#232;gles ?</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/trois-ravines-securiser-oui-mais-selon-quelles-regles</link>
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		<dc:date>2026-07-22T20:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Collectif ARTERE</dc:creator>


		<dc:subject>Inondation</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Tribune libre du collectif ARTERE&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/" rel="directory"&gt;Di sak na pou di&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/inondation" rel="tag"&gt;Inondation&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les 20 et 21 juillet, une vingtaine d'arboristes professionnels ont manifest&#233; symboliquement en haut et autour d'un arbre &#224; abattre &#224; Saint-Louis. Notre collectif citoyen et associatif salue leur mobilisation courageuse et les en remercie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;En cause : un chantier de s&#233;curisation des radiers du Gol, de Maison Rouge et des Goyaves, submerg&#233;s &#224; chaque grosse pluie. La Mairie a refus&#233; de discuter tant que l'arbre &#233;tait occup&#233;. Ce blocage cache un vrai d&#233;bat, qui d&#233;passe ce seul chantier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Personne ne conteste l'urgence s&#233;curitaire d'adaptation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les radiers submersibles mettent des vies en danger &#224; chaque &#233;pisode pluvieux, un risque amen&#233; &#224; s'aggraver avec le changement climatique. S&#233;curiser ce secteur est n&#233;cessaire, et m&#234;me les arboristes mobilis&#233;s disent ne pas s'opposer &#224; l'am&#233;nagement en tant que tel.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Mairie rappelle aussi des &#233;l&#233;ments s&#233;rieux : un projet &#224; 25 millions d'euros attendu depuis des d&#233;cennies, 20 arbres abattus contre pr&#232;s de 2 000 replant&#233;s, et un manguier centenaire pr&#233;serv&#233; en d&#233;viant le trac&#233;. Ce ne sont pas de faux arguments.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mais le dossier date d'avant les nouvelles r&#232;gles et la connaissance du +2 degr&#233;s en 2050&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le probl&#232;me, c'est le calendrier. Ce projet a &#233;t&#233; con&#231;u avant mars 2025, date &#224; laquelle la France a adopt&#233; un nouveau plan climat (le PNACC3). Ce plan actant la sortie des objectifs de l'Accord de Paris, et bien qu'insuffisant pour les territoires dits d'outre-mer change la donne : il demande d&#233;sormais de traiter &#224; &#233;galit&#233; la s&#233;curit&#233; des habitants, la protection de la nature, les solutions &#8220;naturelles&#8221; (replanter, laisser l'eau s'&#233;taler, restaurer les berges plut&#244;t que b&#233;tonner), et la consultation des citoyens.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un chantier qui d&#233;marre en 2026 devrait donc, en th&#233;orie, &#234;tre repass&#233; au crible de cette nouvelle doctrine &#8212; m&#234;me s'il a &#233;t&#233; valid&#233; avant. A-t-on r&#233;&#233;valu&#233; les choix et des alternatives &#224; la lumi&#232;re de ces nouvelles r&#232;gles ? Rien n'indique que oui, faisant courir le risque &#224; la population d'une solution temporaire et mal adapt&#233;e sur le long terme.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un probl&#232;me plus large que les Trois-Ravines&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce n'est pas un cas isol&#233;. D&#232;s juin 2025, notre collectif de 30 associations r&#233;unionnaises avaient &#233;crit &#224; tous les maires de l'&#238;le pour demander deux choses : que les nouvelles donn&#233;es climatiques (TRACC) soient int&#233;gr&#233;es aux futurs am&#233;nagements de La R&#233;union, et qu'un moratoire soit pos&#233; sur les projets mena&#231;ant la nature, le temps d'appliquer ces nouvelles r&#232;gles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les Trois-Ravines, c'est exactement ce que nous annoncions : un projet ancien, probablement mal adapt&#233;, ex&#233;cut&#233; malgr&#233; une doctrine plus r&#233;cente sans qu'on sache si elle a &#233;t&#233; appliqu&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un vrai point de friction : le refus de dialoguer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le PNACC3 insiste particuli&#232;rement sur un point : la concertation avec les habitants doit avoir lieu, et sinc&#232;rement. Or la Mairie de Saint-Louis y oppose une condition invers&#233;e : pas de r&#233;ponse &#224; la demande ouverte de rencontre en juin 2025, et pour les &#233;lagueurs pas de discussion tant qu'ils restent dans les arbres. Le rapport de force vient avant le dialogue, alors que la soci&#233;t&#233; civile n'en demande pas plus et que la nouvelle doctrine climatique demande l'inverse.&lt;br class='autobr' /&gt;
La Mairie r&#233;pond que des r&#233;unions publiques ont d&#233;j&#224; eu lieu, sans opposition &#224; l'&#233;poque. C'est vrai, mais c'est pr&#233;cis&#233;ment ce que critiquait d&#233;j&#224; notre collectif : les r&#233;unions publiques classiques ne suffisent plus, il faudrait des dispositifs plus pouss&#233;s (revue publique des choix d'am&#233;nagement, consultation citoyenne renforc&#233;e). Autre indice qu'une autre voie est possible : &#224; Saint-Leu, la municipalit&#233; aurait choisi de suspendre les abattages le temps d'en discuter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Ce qui serait coh&#233;rent avec la doctrine actuelle&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Personne ne demande d'arr&#234;ter le chantier ni de nier l'effort de replantation. La demande citoyenne est plus pr&#233;cise :&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Rendre publique la fa&#231;on dont et quand les recommandations environnementales (avis de la MRAe et PNACC3) ont &#233;t&#233; prises en compte ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; R&#233;&#233;valuer d'autres solutions naturelles &#224; la lumi&#232;re du PNACC3, et expliquer pourquoi elles ont, ou non, &#233;t&#233; retenues ;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#8226; Rouvrir le dialogue, sans attendre que l'arbre soit coup&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'enjeu n'est donc pas s&#233;curit&#233; contre nature, mais bien de faire en sorte qu'un chantier con&#231;u en 2024, lanc&#233; en 2026 respecte vraiment tous les besoins urgents d'adaptation fix&#233;s en 2025 &#8212; &#224; Saint-Louis, comme partout ailleurs dans l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;collectif ARTERE&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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