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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Une vie de lutte contre les in&#233;galit&#233;s et les injustices</title>
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		<dc:date>2004-07-05T20:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

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&lt;p&gt;Pour ce dernier volet de la s&#233;rie d'articles consacr&#233;e &#224; Roland Jamin, Eug&#232;ne Rousse raconte les derni&#232;res &#233;tapes de la vie de l'ancien maire et conseiller g&#233;n&#233;ral de La Possession, jusqu'&#224; son dernier souffle. Nous remercions M. Rousse pour nous avoir fait plonger dans la vie de ce &#171; gros propri&#233;taire mort dans le d&#233;nuement, apr&#232;s une vie consacr&#233;e &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s et les injustices &#187;. &lt;br class='autobr' /&gt; Au lendemain du hold-up dont il est victime ainsi que ses concitoyens, Roland Jamin est (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/" rel="directory"&gt;Culture et identit&#233;&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/roland-jamin" rel="tag"&gt;Roland Jamin&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour ce dernier volet de la s&#233;rie d'articles consacr&#233;e &#224; Roland Jamin, Eug&#232;ne Rousse raconte les derni&#232;res &#233;tapes de la vie de l'ancien maire et conseiller g&#233;n&#233;ral de La Possession, jusqu'&#224; son dernier souffle. Nous remercions M. Rousse pour nous avoir fait plonger dans la vie de ce &#171; gros propri&#233;taire mort dans le d&#233;nuement, apr&#232;s une vie consacr&#233;e &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s et les injustices &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au lendemain du hold-up dont il est victime ainsi que ses concitoyens, Roland Jamin est confront&#233; au probl&#232;me que lui pose son avenir.&lt;br&gt;
Il lui est impossible de garder la maison du centre-ville de La Possession dont il ne peut plus payer le loyer. Il doit &#233;galement abandonner toute id&#233;e de retour &#224; La Ravine &#224; Malheur o&#249; ses proches ne paraissent pas vouloir faire l'effort de lui accorder une hospitalit&#233; m&#234;me provisoire. Il accepte donc la proposition du maire du Port, L&#233;on de L&#233;pervanche, qui lui offre un poste d'employ&#233; communal dans la cit&#233; maritime. &lt;br&gt;
La p&#233;nurie de logements le place toutefois dans l'obligation d'habiter momentan&#233;ment chez des amis. Lorsqu'il peut enfin trouver une case &#224; louer, son &#233;pouse Suzanne consent &#224; le rejoindre. &lt;br&gt;
Mais la discorde s'installe vite dans le foyer, o&#249; Roland Jamin est rarement pr&#233;sent ; son temps se partageant entre sa nouvelle profession de gardien d'&#233;cole d'abord, de chauffeur de camion ensuite et sa vie militante. La rupture devient in&#233;vitable. Suzanne retourne dans sa famille &#224; La Possession, demande le divorce, se remarie et s'installe en France m&#233;tropolitaine.&lt;br&gt;
Apr&#232;s la dislocation du couple, Roland Jamin, tr&#232;s marqu&#233; par les &#233;preuves qui s'abattent sur lui, a cependant la chance d'&#234;tre h&#233;berg&#233; par un proche parent de Suzanne qui r&#233;side au Port, tout pr&#232;s de l'actuel rond-point des danseuses.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Retour &#224; La Possession&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Disposant enfin d'un logement assez spacieux et relativement confortable, entour&#233; de personnes au c&#339;ur g&#233;n&#233;reux, il retrouve la joie de vivre. Mais cette joie ne sera que de courte dur&#233;e. Car la d&#233;claration relative &#224; son &#233;tat de sant&#233; faite devant son Conseil municipal par L&#233;on de L&#233;pervanche le 12 janvier 1960 fait craindre le pire &#224; l'ex-maire de La Possession. &lt;br&gt;
L'&#233;ventuelle disparition du maire du Port signifierait pour Roland Jamin non seulement la perte d'un pr&#233;cieux compagnon de lutte mais aussi la perte de son emploi. La chasse aux communistes entreprise par le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier ne visant pas que les seuls &#233;lus municipaux.&lt;br&gt;
Aussi, lorsqu'en octobre 1961, il se confirme que L&#233;on de L&#233;pervanche n'a aucune chance de vaincre le mal qui le ronge, Roland Jamin - visiblement angoiss&#233; - fait partie de ceux qui, chaque soir, se rendent au domicile de l'ancien d&#233;put&#233; de La R&#233;union pour y veiller silencieusement durant une bonne partie de la nuit.&lt;br&gt;
Apr&#232;s le d&#233;c&#232;s du maire du Port survenu le 14 novembre 1961, suivi de la dissolution de la municipalit&#233; portoise et son remplacement par une &#233;quipe qui ne peut rien refuser &#224; Jean Perreau-Pradier, Roland Jamin se voit contraint de regagner La Possession.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un message &#224; ne pas oublier&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est &#224; un homme physiquement tr&#232;s diminu&#233; que ses camarades de la municipalit&#233; qu'il pr&#233;sidait entre 1946 et 1957 offrent alors l'hospitalit&#233;. Malgr&#233; son mauvais &#233;tat de sant&#233;, Roland Jamin accepte d'effectuer les travaux qui lui sont propos&#233;s. Ce n'est pas sans une certaine m&#233;lancolie que les concitoyens le voient par exemple balayer les rues de la ville.&lt;br&gt;
Atteint d'une maladie incurable mais d&#233;sireux de mourir debout et dans la dignit&#233;, Roland Jamin finira par accepter de se faire hospitaliser. Il s'&#233;teint le samedi 20 d&#233;cembre 1969 chez une de ses s&#339;urs &#224; La Ravine &#224; Malheur. Le 21 d&#233;cembre 1969, c'est une foule nombreuse et recueillie qui se rassemble au cimeti&#232;re de La Possession pour rendre un ultime hommage au gros propri&#233;taire mort dans le d&#233;nuement, apr&#232;s une vie consacr&#233;e &#224; la lutte contre les in&#233;galit&#233;s et les injustices.&lt;br&gt;
C'est pour que le message qu'il nous a laiss&#233; ne soit pas oubli&#233; que, depuis plus de 30 ans, la municipalit&#233; de La Possession proc&#232;de chaque ann&#233;e &#224; un d&#233;p&#244;t de gerbes sur la tombe de celui qui a pay&#233; tr&#232;s cher sa fid&#233;lit&#233; &#224; ses engagements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(fin)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Daniel Lallemand t&#233;moigne&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Suite &#224; la relation par Eug&#232;ne Rousse de l'odieuse mascarade des &#233;lections municipales du 8 d&#233;cembre 1957 &#224; La Possession parue hier dans &#8220;T&#233;moignages&#8221;, Daniel Lallemand, qui fut un des acteurs de la lutte contre la fraude &#233;lectorale &#224; cette &#233;poque, nous a fait part de son t&#233;moignage sur les &#233;v&#233;n&#233;vements qui se sont d&#233;roul&#233;s dans le cirque de Mafate, plus particuli&#232;rement au Bras de Sainte-Suzanne :&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&#034;&#192; l'ouverture du bureau de Bras de Sainte-Suzanne, le pr&#233;sident, sous divers pr&#233;textes, a refus&#233; les assesseurs et les d&#233;l&#233;gu&#233;s du candidat Raymond Mondon. Voyant cela, les &#233;lecteurs ont refus&#233; de voter car ils n'acceptaient pas que le scrutin se d&#233;roule sans contr&#244;le. &lt;br&gt;
Averti, Raymond Mondon m'a envoy&#233; sur place en tant que d&#233;l&#233;gu&#233; g&#233;n&#233;ral de sa liste pour tenter de r&#233;gler le conflit. J'ai donc propos&#233; au pr&#233;sident de participer au contr&#244;le des op&#233;rations &#233;lectorales, comme cela est pr&#233;vu par le Code, et sur cette base j'ai sugg&#233;r&#233; au pr&#233;sident du bureau d'appeler les &#233;lecteurs &#224; voter. Le pr&#233;sident a refus&#233;, sous pr&#233;texte qu'il &#233;tait trop tard, le vote devant commencer &#224; 8 heures, selon lui. Ce jour-l&#224;, aucun &#233;lecteur du cirque inscrit au bureau de Bras de Sainte-Suzanne n'a pu voter&#034;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le scrutin du 8 d&#233;cembre 1957 : une odieuse mascarade</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/le-scrutin-du-8-decembre-1957-une-odieuse-mascarade,4234</link>
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		<dc:date>2004-07-04T20:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans ce 13&#232;me volet, Eug&#232;ne Rousse nous raconte les conditions dans lesquelles se sont d&#233;roul&#233;es les &#233;lections municipales du 8 d&#233;cembre 1957 &#224; La Possession : des CRS au service de certains candidats, les inscriptions ill&#233;gales de nouveaux &#233;lecteurs... Violences et fraudes &#233;lectorales se multiplient. M&#234;me la presse fait abstraction de cette &#171; odieuse mascarade &#187;, confie l'historien. &lt;br class='autobr' /&gt; Apr&#232;s les scrutins du 15 septembre et du 17 novembre marqu&#233;s par d'incroyables sc&#232;nes de gangst&#233;risme (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans ce 13&#232;me volet, Eug&#232;ne Rousse nous raconte les conditions dans lesquelles se sont d&#233;roul&#233;es les &#233;lections municipales du 8 d&#233;cembre 1957 &#224; La Possession : des CRS au service de certains candidats, les inscriptions ill&#233;gales de nouveaux &#233;lecteurs... Violences et fraudes &#233;lectorales se multiplient. M&#234;me la presse fait abstraction de cette &#171; odieuse mascarade &#187;, confie l'historien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s les scrutins du 15 septembre et du 17 novembre marqu&#233;s par d'incroyables sc&#232;nes de gangst&#233;risme port&#233;es &#224; la connaissance de l'opinion tant en France hexagonale qu'&#224; La R&#233;union, on pensait que le pr&#233;fet ne prendrait pas une nouvelle fois la lourde responsabilit&#233; d'&#233;trangler le suffrage universel. Force est de constater que le scrutin du 8 d&#233;cembre &#224; La Possession n'a &#233;t&#233; qu'une odieuse mascarade.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Des signes pr&#233;curseurs de la fraude&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;1) Des CRS au service des candidats de droite&lt;br&gt;
Alors que les r&#233;unions de Raymond Mondon se tiennent dans le calme, en pr&#233;sence de nombreux &#233;lecteurs et d'un seul repr&#233;sentant de la police, l'Inspecteur Lacoste, les rares r&#233;unions de Morin Dambreville ont lieu avec un public ambulant transport&#233; d'une localit&#233; &#224; l'autre de la commune dans les camions du candidat de droite escort&#233;s par des CRS.&lt;br&gt;
&#192; la r&#233;union tenue au centre ville le samedi 7 d&#233;cembre par Morin Dambreville, les t&#233;moins de cette r&#233;union de cl&#244;ture ont pu voir arriver dans l'ordre un CRS &#224; moto, deux voitures de candidats, une jeep de CRS, deux camions transportant des partisans de Dambreville, une seconde jeep de CRS, un camion de CRS et enfin un CRS &#224; moto.&lt;br&gt;
2) La composition des bureaux de vote :&lt;br&gt;
La pr&#233;sidence des six bureaux de vote de la commune est confi&#233;e &#224; Morin Dambreville et &#224; ses colistiers.&lt;br&gt;
3) Le transfert d'&#233;lecteurs et l'inscription ill&#233;gale de nouveaux &#233;lecteurs :&lt;br&gt;
La cr&#233;ation d'un nouveau bureau de vote &#224; Sainte-Th&#233;r&#232;se, au c&#339;ur de l'immense propri&#233;t&#233; de Morin Dambreville, n'a pu &#234;tre possible que gr&#226;ce au transfert de la majorit&#233; d'&#233;lecteurs inscrits &#224; La Rivi&#232;re des Galets. Ce gros bureau, le second en importance, pr&#233;sid&#233; par Morin Dambreville, ne compte pas moins de 594 inscrits contre seulement 284 &#224; La Rivi&#232;re des Galets, devenu aussi le plus petit bureau de la commune.&lt;br&gt;
Quant au nombre d'&#233;lecteurs inscrits ill&#233;galement dans l'ensemble des bureaux, il se chiffre &#224; 243 ; passant en trois semaines (17 novembre-8 d&#233;cembre) de 2.476 &#224; 2.719, alors que les listes &#233;lectorales sont arr&#234;t&#233;es en commission du 31 mars ; soit huit mois plus t&#244;t.&lt;br&gt;
4) Refus de remettre &#224; leurs titulaires les cartes non distribu&#233;es&lt;br&gt;
En fait, la distribution des cartes est s&#233;lective. Seuls les &#233;lecteurs soup&#231;onn&#233;s de voter communiste ne peuvent se faire remettre ce pr&#233;cieux document en mairie. Les attestations d'inscription n'&#233;tant pas remises le jour du vote, dans les bureaux, ces &#233;lecteurs ne sont pas admis &#224; voter.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Violation du code &#233;lectoral le jour du scrutin&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans trois bureaux sur six, le pr&#233;sident n'accepte pas que la constitution du bureau soit publique.&lt;br&gt;
&#192; Sainte-Th&#233;r&#232;se par exemple, le bureau de vote se trouve &#224; l'&#233;tage de l'&#233;cole. L'escalier qui y m&#232;ne est occup&#233; avant 8 heures par des CRS et des partisans de Dambreville, pendant que les &#233;lecteurs sont maintenus dans la cour par des CRS. Sans une intervention &#233;nergique de Paul Verg&#232;s, ces &#233;lecteurs n'auraient pu assister - comme l'exige la loi - &#224; la constitution du bureau de vote.&lt;br&gt;
Si le pr&#233;sident adopte &#224; l'ouverture du scrutin une attitude conciliante, il ne renonce toutefois pas &#224; son projet de se d&#233;barrasser assez vite des mandataires de la liste Mondon.&lt;br&gt;
En fin de matin&#233;e, une jeune fille mineure vient voter pour la deuxi&#232;me fois. Un des assesseurs de Mondon s'y oppose. Il est aussit&#244;t expuls&#233; et frapp&#233;. Le second assesseur, ayant fait observer qu'il convient de remplacer le membre du bureau exclu par son suppl&#233;ant, est expuls&#233; &#224; son tour ainsi que le d&#233;l&#233;gu&#233; qui proteste. Dans ces conditions, on ne peut s'&#233;tonner que dans ce bureau, on ait enregistr&#233; une &#034;participation&#034; de pr&#232;s de 83% et que Mondon n'ait obtenu que 17% des &#034;suffrages exprim&#233;s&#034;.&lt;br&gt;
Dans le bureau de Ravine &#224; Malheur, tout se passe comme &#224; Sainte-Th&#233;r&#232;se avec un taux voisin de participation de 100% (285 votants sur 289 inscrits). Dans cette localit&#233; o&#249; Roland Jamin, bien connu de toute la population, avait appel&#233; &#224; voter Mondon, ce dernier ne recueille que 5 voix. &lt;br&gt;
Dans les bureaux du centre-ville, du Dos d'ne et de La Rivi&#232;re des Galets o&#249; les mandataires de Mondon ont pu contr&#244;ler tout le scrutin, la liste Mondon arrive en t&#234;te avec un total de 618 voix contre 554 &#224; Dambreville.&lt;br&gt;
Quant au bureau du cirque de Mafate, il n'a pu fonctionner ; les &#233;lecteurs ayant exig&#233; en vain une constitution r&#233;guli&#232;re du bureau, ils se sont oppos&#233;s &#224; ce que le vote ait lieu. C'est donc une urne vide que les huit gendarmes affect&#233;s &#224; ce bureau ont ramen&#233; &#224; 16 heures au bureau centralisateur.&lt;br&gt;
Le bureau centralisateur situ&#233; &#224; la mairie est plac&#233; sous tr&#232;s haute surveillance d&#232;s 17 heures 30. Craignant une riposte populaire, la pr&#233;fecture a pris toute disposition pour que les &#233;lecteurs soient tenus dans l'ignorance de ce qui s'y passe. Dans toutes les rues qui conduisent &#224; la mairie - situ&#233;e &#224; l'&#233;poque rue Evariste de Parny -, gendarmes, CRS et policiers en tenue de combat interdisent la circulation. Pas moins de 23 fourgonnettes, jeeps et v&#233;hicules lourds de la gendarmerie y sont stationn&#233;s, donnant au bureau centralisateur l'allure d'un v&#233;ritable camp retranch&#233;, &#224; l'int&#233;rieur duquel les fraudeurs de La Possession peuvent en toute qui&#233;tude arroser leur victoire en compagnie des repr&#233;sentants de la pr&#233;fecture.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#034;Communistes expuls&#233;s&#034;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est le lendemain seulement, alors que les forces dites de l'ordre ne se sont pas toutes retir&#233;es de La Possession, que les &#233;lecteurs apprendront par les m&#233;dias les r&#233;sultats du scrutin.&lt;br&gt;
Il n'est pas inint&#233;ressant d'indiquer comment la presse a rendu compte de la mascarade &#233;lectorale du 8 d&#233;cembre.&lt;br&gt;
Le journal &#034;le Peuple&#034; se contente de donner les r&#233;sultats de &#034;l'&#233;lection&#034; sans le moindre commentaire : liste Morin Dambreville : 1.190 voix ; liste Raymond Mondon : 729 voix.&lt;br&gt;
Le quotidien &#034;le Progr&#232;s&#034; publie lui aussi les r&#233;sultats mais en les faisant suivre de deux remarques : le scrutin s'est d&#233;roul&#233; dans &lt;i&gt;&#034;le calme&#034;&lt;/i&gt; ; &lt;i&gt;&#034;un impressionnant service d'ordre pr&#233;sidait&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
&#034;Le journal de l'&#238;le de La R&#233;union&#034; apporte une fois de plus sa caution aux fraudeurs en &#233;crivant : &lt;i&gt;&#034;parmi les incidents mineurs survenus au cours de la journ&#233;e d'&#233;lection, signalons encore l'expulsion, &#224; 12 heures 30, des d&#233;l&#233;gu&#233;s et assesseurs communistes du bureau de Sainte-Th&#233;r&#232;se... &#192; La Ravine &#224; Malheur, deux assesseurs communistes qui cherchaient &#224; provoquer des incidents quelques instants avant l'heure du d&#233;pouillement ont &#233;t&#233; expuls&#233;s &#224; 17 heures 45&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Le journal &#034;le Balai&#034;, pour sa part, se d&#233;clare satisfait des expulsions ordonn&#233;es par les pr&#233;sidents :&lt;i&gt; &#034;&#192; Sainte-Th&#233;r&#232;se... assesseurs et d&#233;l&#233;gu&#233;s communistes... se faisaient expulser. Ce qui &#233;tait bien la moindre des choses&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Quant &#224; radio Saint-Denis - qui devait six mois plus tard maquiller l'assassinat de Fran&#231;ois Coupou par les CRS en accident cardiaque -, elle s'en tient aux r&#233;sultats communiqu&#233;s par la pr&#233;fecture, sans informer ses auditeurs des conditions dans lesquelles s'est d&#233;roul&#233;e &#034;l'&#233;lection&#034;.&lt;br&gt;
Voil&#224; succinctement rappel&#233;, comment, au m&#233;pris des dispositions les plus &#233;l&#233;mentaires du code &#233;lectoral, le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier a permis &#224; la droite de s'emparer en 1957 de la mairie de La Possession o&#249; elle devait r&#233;gner sans partage jusqu'en mars 1971.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;
(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Rectificatif&lt;/p&gt;
&lt;/strong&gt;
&lt;p&gt;L&#233;on de L&#233;pervanche a &#233;t&#233; d&#233;put&#233; de La R&#233;union de 1945 &#224; 1951, et non comme il a &#233;t&#233; &#233;crit dans notre &#233;dition de samedi. Veuillez nous en excuser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>1957 : nouvelles &#233;lections municipales &#224; La Possession</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/1957-nouvelles-elections-municipales-a-la-possession,4195</link>
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		<dc:date>2004-07-01T20:55:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la dissolution arbitraire de la municipalit&#233; de La Possession, de nouvelles &#233;lections se pr&#233;parent pour choisir le successeur de Roland Jamin. Pour conduire la liste de droite, Morin Dambreville se pr&#233;sentera sur l'insistance du pr&#233;fet. &#192; gauche, les communistes soutiennent le d&#233;put&#233; Raymond Mondon, Roland Jamin pr&#233;f&#233;rant se retirer de la campagne, par crainte d'&#171; irriter &#187; &#224; nouveau le pr&#233;fet. De nouvelles fraudes se pr&#233;parent... &lt;br class='autobr' /&gt; Chass&#233; de sa mairie o&#249; la quasi-totalit&#233; de ses (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la dissolution arbitraire de la municipalit&#233; de La Possession, de nouvelles &#233;lections se pr&#233;parent pour choisir le successeur de Roland Jamin. Pour conduire la liste de droite, Morin Dambreville se pr&#233;sentera sur l'insistance du pr&#233;fet. &#192; gauche, les communistes soutiennent le d&#233;put&#233; Raymond Mondon, Roland Jamin pr&#233;f&#233;rant se retirer de la campagne, par crainte d'&#171; irriter &#187; &#224; nouveau le pr&#233;fet. De nouvelles fraudes se pr&#233;parent...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Chass&#233; de sa mairie o&#249; la quasi-totalit&#233; de ses revenus avait &#233;t&#233; consacr&#233;e &#224; soulager les mis&#232;res de ses administr&#233;s, victime de son exc&#232;s de confiance dans les co-gestionnaires de ses biens personnels, Roland Jamin ne devait pas tarder &#224; se voir d&#233;pouill&#233; de son patrimoine vendu aux ench&#232;res ; &#224; un prix d&#233;risoire, selon les t&#233;moins de l'&#233;v&#233;nement.&lt;br&gt;
Apr&#232;s l'installation de la d&#233;l&#233;gation sp&#233;ciale, en pr&#233;sence de l'inspecteur des Renseignements g&#233;n&#233;raux Pierre Lacoste - qui se fera appeler plus tard M. le sous-pr&#233;fet, en raison des pouvoirs &#233;normes qui lui sont ill&#233;galement conf&#233;r&#233;s -, on assiste &#224; La Possession &#224; la pr&#233;paration des municipales fix&#233;es au dimanche 8 d&#233;cembre 1957.&lt;br&gt;
Pour cette &#233;lection, la droite ne parvient pas &#224; se trouver un leader. Alert&#233; sans doute par son &#233;missaire Pierre Lacoste constamment pr&#233;sent sur le terrain, le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier rend personnellement visite &#224; Morin Dambreville, gros propri&#233;taire terrien de Sainte-Th&#233;r&#232;se, et le supplie de conduire la liste de droite. Ce que ce dernier refuse, arguant de son mauvais &#233;tat de sant&#233; &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;. Mais Jean Perreau-Pradier - qui sait qu'il ne peut compter sur personne d'autre - insiste fortement, si fortement et avec des arguments tels que Morin Dambreville consent &#224; revenir sur sa d&#233;cision.&lt;br&gt;
Face &#224; Morin Dambreville, les communistes pr&#233;sentent une liste conduite par le d&#233;put&#233; Raymond Mondon. Roland Jamin estimant que l'ancien directeur d'&#233;cole du Port, dont la popularit&#233; est grande &#224; La Possession, est mieux plac&#233; que lui pour infliger un &#233;chec &#224; Jean Perreau-Pradier. Afin de mettre le maximum de chance du c&#244;t&#233; du d&#233;put&#233; &#233;lu le 2 janvier 1956, Roland Jamin accepte m&#234;me de ne pas &#234;tre candidat, persuad&#233; que sa pr&#233;sence sur la liste Mondon risque d'irriter le pr&#233;fet et l'amener &#224; organiser le 8 d&#233;cembre &#224; La Possession la m&#234;me mascarade qu'&#224; Saint-Andr&#233; le 15 septembre 1957, et dans la quasi-totalit&#233; des communes de droite de l'&#238;le le 17 novembre de la m&#234;me ann&#233;e (voir notre &#233;dition d'hier). Mais il s'engage &#224; apporter &#224; la liste Mondon son soutien total.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre) &lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1) &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Morin Dambreville d&#233;c&#232;de le 15 octobre 1964 &#224; l'&#226;ge de 54 ans.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En 1957 : dissolution de la municipalit&#233; de La Possession </title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/en-1957-dissolution-de-la-municipalite-de-la-possession,4172</link>
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		<dc:date>2004-06-30T21:11:43Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition du maire de Saint-Andr&#233;, le Docteur Raymond Verg&#232;s, et du d&#233;put&#233; Rapha&#235;l Babet, le pr&#233;fet de l'&#233;poque Jean Perreau-Pradier s'attaque au maire de La Possession Roland Jamin. Pressions et fraudes ne suffisant pas &#224; intimider le maire possessionnais pour le faire d&#233;missionner, le pr&#233;fet, par une voie tout &#224; fait antid&#233;mocratique, fait dissoudre la municipalit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt; C'est pr&#233;cis&#233;ment pour lui permettre de truquer plus facilement l'&#233;lection du 17 novembre 1957 que Jean (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Apr&#232;s la disparition du maire de Saint-Andr&#233;, le Docteur Raymond Verg&#232;s, et du d&#233;put&#233; Rapha&#235;l Babet, le pr&#233;fet de l'&#233;poque Jean Perreau-Pradier s'attaque au maire de La Possession Roland Jamin. Pressions et fraudes ne suffisant pas &#224; intimider le maire possessionnais pour le faire d&#233;missionner, le pr&#233;fet, par une voie tout &#224; fait antid&#233;mocratique, fait dissoudre la municipalit&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;C'est pr&#233;cis&#233;ment pour lui permettre de truquer plus facilement l'&#233;lection du 17 novembre 1957 que Jean Perreau-Pradier s'attaque &#224; la municipalit&#233; de La Possession, dirig&#233;e depuis d&#233;cembre 1945 par le communiste Roland Jamin.&lt;br&gt;
Le maire de La Possession lui para&#238;t vuln&#233;rable en raison d'un s&#233;rieux contentieux qui l'oppose &#224; la Caisse g&#233;n&#233;rale de s&#233;curit&#233; sociale de La R&#233;union, ainsi qu'&#224; l'un de ses associ&#233;s dans une petite entreprise qu'il a cr&#233;&#233;e &#224; La Possession. On a de bonnes raisons de penser que si ce double contentieux s'est singuli&#232;rement aggrav&#233;, c'est en raison de l'immixtion du pr&#233;fet dans ce qui rel&#232;ve de la vie priv&#233;e de Roland Jamin. Le fait est que Jean Perreau-Pradier n'&#233;prouve aucune g&#234;ne &#224; proposer &#224; ce dernier un odieux march&#233; : sa d&#233;mission de maire contre le r&#232;glement &#224; l'amiable de ses probl&#232;mes personnels.&lt;br&gt;
Le refus cat&#233;gorique de Roland Jamin conduira le chef du d&#233;partement &#224; se tourner vers des conseillers municipaux dont certains ne r&#233;sisteront pas aux pressions pr&#233;fectorales et lui remettront leur d&#233;mission. D&#233;missions qui n'entra&#238;nent &#233;videmment pas l'organisation d'&#233;lections compl&#233;mentaires comme le demande avec force - en application de la loi - le maire de La Possession. Car l'objectif recherch&#233; est de faire le vide autour de Roland Jamin.&lt;br&gt;
Cet objectif n'&#233;tant pas atteint, Jean Perreau-Pradier obtient du ministre de l'Int&#233;rieur, Bourg&#232;s-Manoury, la dissolution de la municipalit&#233; de La Possession, en pr&#233;textant que &lt;i&gt;&#034;les graves dissentiments qui existent au sein du Conseil municipal de La Possession entravent l'administration de la commune&#034;&lt;/i&gt;. C'est le m&#234;me pr&#233;texte qu'il invoquera quatre ans plus tard pour faire dissoudre la municipalit&#233; du Port par le ministre Roger Frey.&lt;br&gt;
Ce qui est choquant dans ces d&#233;cisions minist&#233;rielles, c'est qu'elles se basent sur la seule appr&#233;ciation du pr&#233;fet, sans que les parties concern&#233;es n'aient &#224; fournir la moindre explication. Si les &#034;dissentiments&#034; au sein d'une municipalit&#233; doivent entra&#238;ner la dissolution de celle-ci, toute vie d&#233;mocratique y devient impossible. La voie est alors largement ouverte &#224; l'arbitraire.&lt;br&gt;
S'agissant de la municipalit&#233; dirig&#233;e par Roland Jamin, comment ne pas rappeler que le d&#233;cret de dissolution a &#233;t&#233; sign&#233; le 14 novembre 1957, ins&#233;r&#233; au journal officiel d&#232;s le 15 novembre et appliqu&#233; le samedi 16 novembre, veille d'une importante &#233;lection l&#233;gislative partielle &#224; La R&#233;union. Il est &#233;vident que le but recherch&#233; par le gouvernement et son repr&#233;sentant dans l'&#238;le &#233;tait de priver brutalement de leur mandat de pr&#233;sident(e) de bureaux de vote des hommes et des femmes hostiles &#224; leur politique. Car les membres de la d&#233;l&#233;gation sp&#233;ciale mise en place &#224; moins de 24 heures du scrutin n'avaient rien &#224; refuser au pouvoir de l'&#233;poque.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br&gt;
Eug&#232;ne Rousse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les victimes de l'arbitraire pr&#233;fectoral &#224; Saint-Andr&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/les-victimes-de-l-arbitraire-prefectoral-a-saint-andre,4155</link>
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		<dc:date>2004-06-29T20:35:51Z</dc:date>
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		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour ce 9&#232;me volet, Eug&#232;ne Rousse nous parle des pressions exerc&#233;es par le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier sur des conseillers municipaux de Saint-Andr&#233; en 1956. Le repr&#233;sentant de l'&#201;tat n'h&#233;site pas &#224; commettre des fraudes &#233;lectorales et &#224; user de &#171; plans machiav&#233;liques &#187; &#171; afin d'atteindre son but &#187;, confie l'historien. &lt;br class='autobr' /&gt; Depuis son arriv&#233;e dans l'&#238;le le 13 juin 1956, le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier ne cache pas son irritation de devoir dialoguer avec des &#233;lus communistes. Aussi (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour ce 9&#232;me volet, Eug&#232;ne Rousse nous parle des pressions exerc&#233;es par le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier sur des conseillers municipaux de Saint-Andr&#233; en 1956. Le repr&#233;sentant de l'&#201;tat n'h&#233;site pas &#224; commettre des fraudes &#233;lectorales et &#224; user de &#171; plans machiav&#233;liques &#187; &#171; afin d'atteindre son but &#187;, confie l'historien.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Depuis son arriv&#233;e dans l'&#238;le le 13 juin 1956, le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier ne cache pas son irritation de devoir dialoguer avec des &#233;lus communistes. Aussi s'empresse-t-il d'&#233;laborer un plan visant &#224; &#233;liminer ces derniers de la sc&#232;ne politique.&lt;br&gt;
Afin d'atteindre son but, Jean Perreau-Pradier fera preuve d'un cynisme &#224; peine imaginable aujourd'hui et aura recours &#224; l'arbitraire absolu.&lt;br&gt;
D&#232;s le d&#233;c&#232;s le 2 juillet 1957 du maire communiste de Saint-Andr&#233; le docteur Raymond Verg&#232;s, le chef du d&#233;partement - qui se comportera en tyran jusqu'&#224; son rappel &#224; Paris le 2 mars 1963 - entend se lancer dans la r&#233;alisation d'un plan machiav&#233;lique.&lt;br&gt;
Les pressions qu'il exerce sur les conseillers municipaux de Saint-Andr&#233; conduisent certains d'entre eux &#224; d&#233;missionner de leur mandat. Ce qui lui permet d'obtenir du ministre de l'Int&#233;rieur, Jean Gilbert-Jules, la dissolution le 10 ao&#251;t 1957 de la municipalit&#233; saint-andr&#233;enne, suivi le 15 ao&#251;t de la mise en place d'une d&#233;l&#233;gation sp&#233;ciale compos&#233;e de repr&#233;sentants d'usiniers de la grande commune de l'Est. Il apporte ensuite ouvertement son concours dans le grossier t&#233;moignage du scrutin du 15 septembre qui ouvre les portes de la mairie de Saint-Andr&#233; &#224; l'usinier Henri Morange, ex-p&#233;tainiste notoire. Il ne fait pas de doute qu'il n'est pas &#233;tranger &#224; la scandaleuse d&#233;cision du tribunal administratif de Saint-Denis de valider le 21 octobre 1957 la honteuse mascarade du 15 septembre.&lt;br&gt;
L'&#233;lection l&#233;gislative partielle du 17 novembre 1957, cons&#233;cutive au d&#233;c&#232;s du d&#233;put&#233; Rapha&#235;l Babet survenu le 30 ao&#251;t 1957, fournit &#224; Jean Perreau-Pradier l'occasion de se jeter une nouvelle fois dans l'ar&#232;ne politique et de fausser les r&#233;sultats d'un scrutin que l'Assembl&#233;e nationale refusera de valider le 18 f&#233;vrier 1958.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br&gt;
Eug&#232;ne Rousse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La douloureuse aventure de la Sakay</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/la-douloureuse-aventure-de-la-sakay,4136</link>
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		<dc:date>2004-06-28T20:38:54Z</dc:date>
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		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 50, dans le but de r&#233;gler en partie la forte d&#233;mographie &#224; La R&#233;union, 136 familles r&#233;unionnaises sont exil&#233;es dans l'Ouest de Tananarive. Un projet qui co&#251;tera pr&#232;s de 6.100 euros par famille, alors que les Hauts de La R&#233;union manquent cruellement d'&#233;quipements. Eug&#232;ne Rousse nous &#233;claire sur les conditions de cet injuste exil vers la Grande &#206;le, qui sonnera l'heure de son ind&#233;pendance en 1960. &lt;br class='autobr' /&gt; Un des dossiers sur lequel Roland Jamin et ses camarades du groupe communiste (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 50, dans le but de r&#233;gler en partie la forte d&#233;mographie &#224; La R&#233;union, 136 familles r&#233;unionnaises sont exil&#233;es dans l'Ouest de Tananarive. Un projet qui co&#251;tera pr&#232;s de 6.100 euros par famille, alors que les Hauts de La R&#233;union manquent cruellement d'&#233;quipements. Eug&#232;ne Rousse nous &#233;claire sur les conditions de cet injuste exil vers la Grande &#206;le, qui sonnera l'heure de son ind&#233;pendance en 1960.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des dossiers sur lequel Roland Jamin et ses camarades du groupe communiste et progressiste ont eu &#224; se pencher est relatif &#224; l'exil de quelque 136 familles r&#233;unionnaises &#224; la Sakay.&lt;br&gt;
La Sakay est le nom d'une rivi&#232;re situ&#233;e &#224; l'Ouest de Tananarive. C'est l&#224;, &#224; 170 kilom&#232;tres de la capitale malgache et &#224; 960 m&#232;tres d'altitude, que le Bureau d'&#233;tudes pour le d&#233;veloppement de la production agricole dans les territoires d'Outre-mer (BDPA) obtient, au d&#233;but des ann&#233;es 1950, une concession de 1.200 hectares de terres relativement bonnes, en vue d'y installer des familles r&#233;unionnaises. Le domaine du BDPA - qui s'&#233;tendra dix ans plus tard sur pr&#232;s de 20.000 hectares - am&#233;nag&#233; aux frais de l'&#201;tat fran&#231;ais, devait permettre d'accueillir plusieurs dizaines d'agriculteurs recrut&#233;s essentiellement dans les Hauts de La R&#233;union. Pour le d&#233;put&#233; r&#233;unionnais Rapha&#235;l Babet, la concr&#233;tisation d'un tel projet r&#233;glerait partiellement le probl&#232;me d&#233;mographique de l'&#238;le. Co&#251;t de l'op&#233;ration : au moins 2 millions de francs CFA (soit 40.000 francs ou pr&#232;s de 6.100 euros) pour l'installation de chaque famille.&lt;br&gt;
Lorsque le projet de Rapha&#235;l Babet est soumis au Conseil g&#233;n&#233;ral de La R&#233;union, Henri Lapierre, au nom de l'opposition, s'y oppose cat&#233;goriquement. Il estime que les cr&#233;dits &#233;normes que n&#233;cessite l'installation de R&#233;unionnais dans l'&#238;le rouge seraient infiniment mieux employ&#233;s s'ils &#233;taient utilis&#233;s &#224; doter les Hauts de La R&#233;union d'&#233;quipements qui leur font dramatiquement d&#233;faut. Ce qui permettrait aux agriculteurs de ces r&#233;gions de mettre en valeur des terres inexploit&#233;es. On &#233;viterait ainsi leur expropriation. Par ailleurs, fait-il observer, la nouvelle forme de colonisation propos&#233;e par le d&#233;put&#233; Rapha&#235;l Babet est susceptible de faire courir de gros risques &#224; nos compatriotes.&lt;br&gt;
Malgr&#233; l'opposition du groupe communiste et progressiste, l'envoi d'agriculteurs r&#233;unionnais &#224; la Sakay est d&#233;cid&#233;. Un premier contingent de 16 familles y d&#233;barque en novembre 1952. 6 familles de ce premier contingent demanderont tr&#232;s vite leur rapatriement. Cela n'emp&#234;chera pas le d&#233;part de nouveaux contingents. Lorsque Madagascar devient ind&#233;pendante en 1960, &#224; la Sakay devenue Babetville, 136 familles r&#233;unionnaises se sont install&#233;es et le village compte 1.520 habitants. Pour ces familles, la r&#233;volution de mai 1972 &#224; Madagascar sonne l'heure du retour dans leur &#238;le natale. &lt;br&gt;
En 1977, 20 ans apr&#232;s le d&#233;c&#232;s de son fondateur, Babetville se vidait de ses derniers &#034;occupants&#034; r&#233;unionnais. On imagine ais&#233;ment le drame v&#233;cu alors par des centaines de nos compatriotes, contraints de quitter une terre qu'ils avaient arros&#233;e de leur sueur pendant 25 ans pour les plus anciens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;/p&gt;
&lt;/i&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le scandale de l'Assistance m&#233;dicale gratuite</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/le-scandale-de-l-assistance-medicale-gratuite,4120</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/le-scandale-de-l-assistance-medicale-gratuite,4120</guid>
		<dc:date>2004-06-27T20:33:44Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, Eug&#232;ne Rousse consacre son article au scandale de l'AMG : en 1956, des vols ont &#233;t&#233; commis aux d&#233;pens de l'AMG, poussant le gouvernement &#224; r&#233;duire sa participation &#224; l'aide sociale dans les DOM. La justice avait soi-disant &#171; saisie &#187;. &#192; ce jour, les fraudeurs n'ont toujours pas &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s. &lt;br class='autobr' /&gt; S'il est un autre dossier qui a suscit&#233; l'indignation de Roland Jamin, c'est bien celui du &#034;scandale de l'AMG&#034;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Au milieu des ann&#233;es 1950 &#233;clate &#224; La R&#233;union &#034;le scandale de l'AMG&#034;. &#192; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, Eug&#232;ne Rousse consacre son article au scandale de l'AMG : en 1956, des vols ont &#233;t&#233; commis aux d&#233;pens de l'AMG, poussant le gouvernement &#224; r&#233;duire sa participation &#224; l'aide sociale dans les DOM. La justice avait soi-disant &#171; saisie &#187;. &#192; ce jour, les fraudeurs n'ont toujours pas &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est un autre dossier qui a suscit&#233; l'indignation de Roland Jamin, c'est bien celui du &#034;scandale de l'AMG&#034;.&lt;br&gt;
Au milieu des ann&#233;es 1950 &#233;clate &#224; La R&#233;union &#034;le scandale de l'AMG&#034;. &#192; vrai dire, le pillage des fonds de l'AMG commence d&#232;s l'extension &#224; La R&#233;union de la loi instituant la s&#233;curit&#233; sociale en France (novembre 1945). Mais ce n'est qu'en 1956 que ce pillage est port&#233; tr&#232;s officiellement &#224; la connaissance de l'opinion. &lt;br&gt;
En d&#233;cembre 1956, le gouvernement annonce sa d&#233;cision de r&#233;duire de 12% sa participation aux d&#233;penses de l'AMG et d'aide sociale dans les DOM. Pour La R&#233;union, cette r&#233;duction se chiffre &#224; 390 millions de francs (soit 7 millions 800.000 francs, pr&#232;s de 1 million 200.000 euros) &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; pour l'ann&#233;e 1957. Motif d'une aussi grave d&#233;cision : des m&#233;decins et des pharmaciens tant de La R&#233;union que des Antilles ont commis des vols aux d&#233;pens de l'AMG.&lt;br&gt;
Cette d&#233;cision gouvernementale fait l'objet d'un long d&#233;bat au Conseil g&#233;n&#233;ral le &lt;br&gt;
2 mai 1957. Rapporteur de la Commission des finances, le conseiller g&#233;n&#233;ral de Sainte-Rose, Dominique Sauger, informe ses coll&#232;gues que &lt;i&gt;&#034;la Commission des finances, &#224; l'unanimit&#233;, a reconnu qu'il s'est produit des erreurs, des n&#233;gligences et des abus dans le fonctionnement des services d'aide m&#233;dicale&#034;&lt;/i&gt;. Mais ce conseiller de droite s'abstient de dire que la Commission - au sein de laquelle l'opposition n'est pas repr&#233;sent&#233;e - ne demande aucune sanction contre les auteurs des vols dont l'un si&#232;ge au Conseil g&#233;n&#233;ral.&lt;br&gt;
Intervenant dans le d&#233;bat, le conseiller de droite Marcel Vauthier, dont il faut souligner l'honn&#234;tet&#233;, signale qu'en sa qualit&#233; de membre de la Commission technique de contr&#244;le des comptes de l'AMG, il est en mesure d'affirmer que le m&#233;decin mis r&#233;cemment en cause par le ministre de la Sant&#233; &#224; la tribune du Palais-Bourbon exerce &#224; La R&#233;union et qu'il est d&#233;tenteur d'un mandat public. Marcel Vauthier informe ses coll&#232;gues que le ministre a tenu &#224; pr&#233;ciser que le 12 avril 1955, le m&#233;decin r&#233;unionnais - trait&#233; d'escroc &#224; l'Assembl&#233;e nationale - avait examin&#233; 203 malades et prescrit pendant l'ann&#233;e 1955 pour 49 millions de francs (soit 980.000 francs, pr&#232;s de 150.000 euros) &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt; de m&#233;dicaments.&lt;br&gt;
Au nom du groupe communiste, Paul Verg&#232;s met l'accent sur l'ill&#233;galit&#233; des r&#233;ductions effectu&#233;es par le gouvernement, les d&#233;penses d'assistance &#233;tant des d&#233;penses obligatoires. Il d&#233;nonce l'impunit&#233; et les complicit&#233;s dont b&#233;n&#233;ficient - au sein m&#234;me de l'administration - les auteurs des vols commis &#224; l'AMG ; il insiste sur des cas pr&#233;cis de fraude et demande que des poursuites soient engag&#233;es. Le pr&#233;fet met alors fin &#224; l'implacable r&#233;quisitoire du conseiller de Saint-Paul en d&#233;clarant sur un ton ferme : &lt;i&gt;&#034;La justice est saisie&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
En fait, les fraudeurs de l'AMG n'ont jamais &#233;t&#233; inqui&#233;t&#233;s par la justice. Afin de calmer une opinion l&#233;gitimement inqui&#232;te, le pr&#233;fet s'est engag&#233; devant le Conseil g&#233;n&#233;ral &#224; demander au gouvernement le r&#233;tablissement de 210 millions de cr&#233;dits (au lieu des 390 millions supprim&#233;s) &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;. En raison sans doute de la proximit&#233; des municipales de Saint-Andr&#233; et de La Possession, et de l'&#233;lection l&#233;gislative partielle du 17 novembre 1957, le gouvernement a d&#251; promettre (verbalement) de d&#233;gager un cr&#233;dit de 65 millions (soit 1 million 300.000 francs, pr&#232;s de 200.000 euros) &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;. Promesse qui n'a finalement pas &#233;t&#233; tenue. En cons&#233;quence, l'aide m&#233;dicale et l'aide sociale ont &#233;t&#233; accord&#233;es tr&#232;s parcimonieusement pendant l'ann&#233;e 1957.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1) &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Il s'agit de francs CFA. Nous rappelons que 100 francs CFA valent 2 francs, soit 0,30 euro) &lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La ruineuse route littorale</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/la-ruineuse-route-littorale,4088</link>
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		<dc:date>2004-06-25T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>
		<dc:subject>Route du littoral</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 50, la bataille des conseillers g&#233;n&#233;raux de l'opposition contre la construction de la route littorale au pied de la falaise plut&#244;t qu'en corniche, c'est &#224; dire par le plateau de La Montagne, &#233;choue. Pr&#232;s de 62 millions de francs seront utilis&#233;s pour construire 12 kilom&#232;tres d'une route qui non seulement aura &#233;t&#233; &#171; un v&#233;ritable gouffre financier &#187;, nous confie Eug&#232;ne Rousse, mais qui repr&#233;sente &#233;galement encore aujourd'hui un r&#233;el danger pour les usagers et qu'il faudra (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Au milieu des ann&#233;es 50, la bataille des conseillers g&#233;n&#233;raux de l'opposition contre la construction de la route littorale au pied de la falaise plut&#244;t qu'en corniche, c'est &#224; dire par le plateau de La Montagne, &#233;choue. Pr&#232;s de 62 millions de francs seront utilis&#233;s pour construire 12 kilom&#232;tres d'une route qui non seulement aura &#233;t&#233; &#171; un v&#233;ritable gouffre financier &#187;, nous confie Eug&#232;ne Rousse, mais qui repr&#233;sente &#233;galement encore aujourd'hui un r&#233;el danger pour les usagers et qu'il faudra enti&#232;rement refaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de sa session du 17 juin 1958, le Conseil g&#233;n&#233;ral doit donner son avis sur le mode de financement de la route dite &#8220;en corniche&#8221;, implant&#233;e au pied d'une falaise pourrie et dont la premi&#232;re pierre a &#233;t&#233; pos&#233;e le 7 avril 1956 par le pr&#233;fet Pierre Philip.&lt;br&gt;
Le pr&#233;fet Jean Perreau-Pradier saisit l'occasion qui s'offre &#224; lui pour souligner que &lt;i&gt;&#034;l'ouvrage sera peu vuln&#233;rable aux cyclones et au raz de mar&#233;e&#034;&lt;/i&gt;. Il abonde ainsi dans le m&#234;me sens que son pr&#233;d&#233;cesseur, Pierre Philip, qui avait affirm&#233; le 16 f&#233;vrier 1954 que la route qui doit se substituer &lt;i&gt;&#034;aux 32 kilom&#232;tres et 110 lacets&#034;&lt;/i&gt; de la route de la Montagne sera &lt;i&gt;&#034;une route large et moderne de 11 kilom&#232;tres&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Devant des propos aussi rassurants, les conseillers de droite n'h&#233;sitent pas &#224; affecter la moiti&#233; du fonds routier d&#233;partemental &#224; la construction de la route en corniche dont les 12,400 kilom&#232;tres co&#251;teront 1 milliard 600 millions de francs CFA [soit 32 millions de francs ou plus de 4 millions 800.000 euros] &lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;. Le co&#251;t final s'est chiffr&#233; &#224; 3 milliards 100 millions de francs CFA [soit 62 millions de francs ou plus de 9 millions 400.000 euros].&lt;br&gt;
Au nom du groupe communiste et progressiste, le conseiller g&#233;n&#233;ral Henri Lapierre fait remarquer ceci :&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- contrairement &#224; ce que soutiennent la Pr&#233;fecture et les &#233;lus de la majorit&#233;, la construction de la route en corniche n'aura aucune incidence sur le co&#251;t de la vie. La preuve en a &#233;t&#233; apport&#233;e apr&#232;s la fermeture du tron&#231;on Sud (Saint-Pierre-Le Port) du chemin de fer ;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- sur les 532 kilom&#232;tres de routes d&#233;partementales de l'&#238;le, 276 kilom&#232;tres seulement sont bitum&#233;s. 150 kilom&#232;tres seulement de routes communales sont bitum&#233;s sur un r&#233;seau long de 1.100 kilom&#232;tres ;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- si la moiti&#233; du fonds routier est affect&#233;e &#224; la route en corniche, on se prive des moyens de moderniser l'ensemble du r&#233;seau routier de l'&#238;le ;&lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- le fonds routier &#233;tant aliment&#233; par la taxe sur les carburants, ce sont finalement les R&#233;unionnais les plus pauvres qui devront supporter la plus lourde charge dans le financement d'un projet aussi on&#233;reux que dangereux &lt;strong&gt;(2)&lt;/strong&gt;.&lt;br&gt;
En cons&#233;quence, d&#233;clare Henri Lapierre, le groupe communiste et progressiste &lt;br&gt;
d&#233;sapprouve le mode de financement propos&#233; par la majorit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&lt;br&gt;
Eug&#232;ne Rousse&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;&lt;i&gt; Le franc CFA (Colonies fran&#231;aises d'Afrique) a &#233;t&#233; institu&#233; &#224; La R&#233;union par d&#233;cret du 25 d&#233;cembre 1945. Il valait &#224; sa disparition le 31 d&#233;cembre 1974 0,02 franc)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;(2) &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Comme chacun sait, cette route dite &#8220;en corniche&#8221; a &#233;t&#233; abandonn&#233;e 13 ans apr&#232;s son ouverture pour laisser place &#224; la 4-voies actuelle qui, elle aussi, est un v&#233;ritable gouffre financier.&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La route littorale : la pr&#233;paration d'un 'v&#233;ritable crime' </title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/la-route-littorale-la-preparation-d-un-veritable-crime,4077</link>
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		<dc:date>2004-06-25T00:28:35Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>
		<dc:subject>Route du littoral</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'article d'Eug&#232;ne Rousse &#233;claire les circontances dans lesquelles ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es, en 1954, les diff&#233;rentes &#233;tapes de la suppression du chemin de fer. 'La pr&#233;paration d'un 'v&#233;ritable crime'', fait remarquer l'historien... &lt;br class='autobr' /&gt; Le 21 avril 1954, s'ouvre au Palais Rontaunay &#224; Saint-Denis, si&#232;ge du Conseil g&#233;n&#233;ral, un nouveau &#034;d&#233;bat&#034; sur les diff&#233;rentes &#233;tapes de la suppression du chemin de fer ; un chemin de fer inaugur&#233; avec un faste extraordinaire le 11 f&#233;vrier 1882. Il s'agit (&#8230;)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Aujourd'hui, l'article d'Eug&#232;ne Rousse &#233;claire les circontances dans lesquelles ont &#233;t&#233; d&#233;cid&#233;es, en 1954, les diff&#233;rentes &#233;tapes de la suppression du chemin de fer. 'La pr&#233;paration d'un 'v&#233;ritable crime'', fait remarquer l'historien...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 21 avril 1954, s'ouvre au Palais Rontaunay &#224; Saint-Denis, si&#232;ge du Conseil g&#233;n&#233;ral, un nouveau &#034;d&#233;bat&#034; sur les diff&#233;rentes &#233;tapes de la suppression du chemin de fer ; un chemin de fer inaugur&#233; avec un faste extraordinaire le 11 f&#233;vrier 1882. Il s'agit en fait d'un d&#233;bat truqu&#233;.&lt;br&gt;
Le pr&#233;sident&lt;i&gt; [du Conseil g&#233;n&#233;ral de l'&#233;poque - NDLR] &lt;/i&gt;Roger Payet se contente de donner lecture des d&#233;cisions prises par le pr&#233;fet Pierre Philip. D&#233;cisions relatives aux diff&#233;rentes &#233;tapes de la fermeture du chemin de fer. Apr&#232;s la lecture du rapport pr&#233;fectoral, parfois inaudible, la salle de d&#233;lib&#233;ration n'&#233;tant pas &#233;quip&#233;e de mat&#233;riel de sonorisation et le d&#233;bit du pr&#233;sident tr&#232;s rapide, ce dernier, sans reprendre son souffle, se met &#224; lire le texte d'une motion dont voici un bref extrait : &lt;i&gt;&#034;le Conseil g&#233;n&#233;ral de La R&#233;union prenant acte du rapport pr&#233;sent&#233;... par le pr&#233;fet renvoie la d&#233;cision &#224; l'autorit&#233; de tutelles&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Sans le moindre d&#233;bat, la motion - dont on ignore les noms des r&#233;dacteurs - est mise aux voix.&lt;br&gt;
Au porte-parole du groupe communiste et apparent&#233; qui s'indigne d'une pareille d&#233;sinvolture, le pr&#233;sident r&#233;plique sur un ton ferme : &lt;i&gt;&#034;Vous prendrez la parole apr&#232;s le vote&#034;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Cette r&#233;ponse stup&#233;fiante conduit le conseiller communiste Henri Lapierre &#224; d&#233;clarer notamment : &lt;i&gt;&#034;Vous ne m'emp&#234;cherez pas Monsieur le Pr&#233;sident de dire qu'un vote &lt;/i&gt;(...) &lt;i&gt;&#224; la sauvette est une l&#226;chet&#233;&#034;&lt;/i&gt;. S'en remettre au minist&#232;re, alors qu'il s'agit d'une d&#233;cision aussi importante que la liquidation du chemin de fer, c'est apporter sa caution au &#034;v&#233;ritable crime qui se pr&#233;pare&#034;.&lt;br&gt;
Malgr&#233; les observations du groupe communiste qui s'&#233;tonne par ailleurs que l'ordre du jour ne pr&#233;voyait pas le vote d'une motion, le pr&#233;sident imperturbable met la motion aux voix.&lt;br&gt;
Imm&#233;diatement apr&#232;s l'adoption de la motion par 16 voix contre 10, le pr&#233;sident n'h&#233;site pas &#224; lever la s&#233;ance, sans consultation pr&#233;alable de l'Assembl&#233;e et malgr&#233; les protestations des conseillers de l'opposition.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>En 1953, la bataille contre la suppression du chemin de fer</title>
		<link>https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/en-1953-la-bataille-contre-la-suppression-du-chemin-de-fer,4046</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/culture/culture-et-identite/en-1953-la-bataille-contre-la-suppression-du-chemin-de-fer,4046</guid>
		<dc:date>2004-06-23T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Roland Jamin</dc:subject>
		<dc:subject>Route du littoral</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le quatri&#232;me volet de la s&#233;rie d'articles d'Eug&#232;ne Rousse sur Roland Jamin est consacr&#233; aujourd'hui &#224; la fermeture du chemin de fer et la construction de la route littorale. Ces projets, ne servant que des int&#233;r&#234;ts capitalistes, ont &#233;t&#233; condamn&#233;s par les &#233;lus communistes &#224; l'&#233;poque, pr&#233;disant tous les probl&#232;mes (d'ins&#233;curit&#233;, de financement, de gaspillage...) que ces d&#233;cisions ont caus&#233;s et cause encore aujourd'hui... &lt;br class='autobr' /&gt; Les &#034;d&#233;bats&#034; des conseillers g&#233;n&#233;raux relatifs &#224; la fermeture du chemin (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le quatri&#232;me volet de la s&#233;rie d'articles d'Eug&#232;ne Rousse sur Roland Jamin est consacr&#233; aujourd'hui &#224; la fermeture du chemin de fer et la construction de la route littorale. Ces projets, ne servant que des int&#233;r&#234;ts capitalistes, ont &#233;t&#233; condamn&#233;s par les &#233;lus communistes &#224; l'&#233;poque, pr&#233;disant tous les probl&#232;mes (d'ins&#233;curit&#233;, de financement, de gaspillage...) que ces d&#233;cisions ont caus&#233;s et cause encore aujourd'hui...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Les &#034;d&#233;bats&#034; des conseillers g&#233;n&#233;raux relatifs &#224; la fermeture du chemin de fer et &#224; la construction de la route littorale ont eu lieu au Palais Rontaunay en d&#233;cembre 1953, avril 1954 et juin 1958.&lt;br&gt;
&#192; vrai dire, ce dossier avait d&#233;j&#224; fait l'objet d'un examen par la majorit&#233; communiste et progressiste du Conseil g&#233;n&#233;ral en 1946 et 1947. L'Assembl&#233;e d&#233;partementale s'&#233;tait alors prononc&#233;e pour le maintien en fonctionnement du chemin de fer, en d&#233;pit de l'avis d'une mission d'ing&#233;nieurs g&#233;n&#233;raux et d'ing&#233;nieurs en chef des Ponts et chauss&#233;es qui, au terme de leur s&#233;jour dans la colonie apr&#232;s la Seconde Guerre mondiale, avait conclu &#224; la n&#233;cessit&#233; de fermer la voie ferr&#233;e en raison &lt;i&gt;&#034;du mauvais &#233;tat de conservation des rails et traverses m&#233;talliques&#034; &lt;/i&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;. Ce &#224; quoi, les communistes et progressistes avaient r&#233;pliqu&#233; en soulignant que ce sont les Conseils g&#233;n&#233;raux d'avant guerre qui sont responsables de l'&#233;tat de d&#233;labrement de la voie ferr&#233;e auquel ils n'ont jamais voulu rem&#233;dier. &lt;br&gt;
Abondant dans le m&#234;me sens, le sous-pr&#233;fet Jean Bozzi estimait pour sa part que &lt;i&gt;&#034;pendant trop longtemps, le Conseil g&#233;n&#233;ral avait consid&#233;r&#233; le chemin de fer comme un outil servant uniquement au transport de sucre &#224; bas prix&#034;&lt;/i&gt;. Quant aux usiniers, r&#233;solument hostiles &#224; toute augmentation du co&#251;t du transport du sucre afin de combler le d&#233;ficit croissant du chemin de fer, ils ne souhaitaient qu'une chose : l'abandon d'un outil dont la modernisation risquait d'entra&#238;ner une baisse de leurs fabuleux b&#233;n&#233;fices.&lt;br&gt;
Voil&#224;, tr&#232;s bri&#232;vement rappel&#233;e, la position des principales parties concern&#233;es lorsque le dossier &#034;chemin de fer et route en corniche&#034; est examin&#233; par le Conseil g&#233;n&#233;ral dans sa s&#233;ance du 2 d&#233;cembre 1953.&lt;br&gt;
Ce jour-l&#224;, la majorit&#233; de droite r&#233;affirme sa volont&#233; de construire au pied du cap Bernard une route dite &#8220;en corniche&#8221; (littorale en r&#233;alit&#233;), pr&#233;alablement &#224; la suppression du chemin de fer ; une route qui sera financ&#233;e en grande partie par les travailleurs r&#233;unionnais.&lt;br&gt;
Au nom des conseillers de gauche, Henri Lapierre condamne sans appel ce monstrueux projet. Il fait observer &#224; ses coll&#232;gues et aux repr&#233;sentants de l'&#201;tat pr&#233;sents dans la salle que &lt;i&gt;&#034;cette route sera construite sur plus de la moiti&#233; de son parcours sur de la roche pourrie ; pendant une bonne partie de l'ann&#233;e, cette route sera ab&#238;m&#233;e par les cataractes du Cap Bernard et il faudra des centaines de millions pour la remettre continuellement en &#233;tat &lt;/i&gt;(...).&lt;i&gt; Pour &#233;conomiser quelques millions d'un c&#244;t&#233;, nous allons d&#233;penser bien plus ailleurs. D&#232;s maintenant, tous ici, nous pouvons affirmer que la population de l'&#238;le ne marchera pas dans la combine des grosses soci&#233;t&#233;s capitalistes. La population ne va pas faire les frais pour couvrir la carence de la direction du chemin de fer&#034;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Eug&#232;ne Rousse&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;(1)&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; &lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;i&gt;Cette mission aurait pu ajouter que l'&#233;tat du mat&#233;riel est comparable &#224; celui de la voie ferr&#233;e.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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