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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>R&#233;union Express : d&#233;bat public pour d&#233;cider de l'avenir des mobilit&#233;s</title>
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		<dc:date>2026-08-19T20:02:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Faut-il un train &#224; La R&#233;union ?&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/" rel="directory"&gt;Mobilit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/cndp-reunion_express-42bcc.jpg?1787169764' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat public sur R&#233;union Express s'est ouvert hier &#224; Saint-Denis. Il se tiendra jusqu'au 26 novembre avec d'autres d&#233;bats organis&#233;s le 20 ao&#251;t &#224; Saint-Beno&#238;t, le 25 &#224; Saint-Pierre, le 26 au Port, le 27 au Tampon et le 1er septembre &#224; Sainte-Marie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Organis&#233; par la CNDP, ce d&#233;bat public doit permettre de discuter de l'opportunit&#233; de R&#233;union Express, cette ligne ferroviaire de 140 km entre Saint-Beno&#238;t et Saint-Joseph, via les villes littorales de l'&#238;le. Co&#251;t estim&#233; : 4 &#224; 6 milliards d'euros, pour une mise en service envisag&#233;e en 2035. Alternatives, impacts environnementaux, financement, am&#233;nagement du territoire, tarifs et usages seront au c&#339;ur des &#233;changes. Un d&#233;bat organis&#233; pour d&#233;cider de l'avenir des mobilit&#233;s &#224; La R&#233;union.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le d&#233;bat public sur le projet R&#233;union Express s'est ouvert ce 19 ao&#251;t et se poursuivra jusqu'au 26 novembre 2026. Organis&#233; par la Commission nationale du d&#233;bat public (CNDP), il doit permettre aux R&#233;unionnaises et aux R&#233;unionnais de s'informer, de poser leurs questions et surtout de se prononcer sur l'opportunit&#233; d'un projet qui pourrait profond&#233;ment transformer les d&#233;placements et l'am&#233;nagement de l'&#238;le.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Investissement annonc&#233; : entre 4 et 6 milliards d'euros&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Port&#233; par la R&#233;gion R&#233;union, R&#233;union Express pr&#233;voit une ligne ferroviaire interurbaine d'environ 140 kilom&#232;tres reliant Saint-Beno&#238;t &#224; Saint-Joseph, via Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre. Avec une vitesse maximale de 100 &#224; 110 km/h, le train aurait vocation &#224; transporter jusqu'&#224; 100 000 voyageurs par jour, mais aussi du fret. Le co&#251;t est actuellement estim&#233; entre 4 et 6 milliards d'euros, pour une mise en service envisag&#233;e &#224; l'horizon 2035.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; l'ampleur de l'investissement, la CNDP pose une question essentielle : faut-il vraiment un train &#224; La R&#233;union ? Le d&#233;bat ne porte donc pas seulement sur le trac&#233; ou la technologie. Les alternatives doivent &#233;galement &#234;tre examin&#233;es : bus &#224; haut niveau de service, t&#233;l&#233;ph&#233;riques urbains, am&#233;lioration du r&#233;seau routier, d&#233;veloppement du t&#233;l&#233;travail ou combinaison de plusieurs solutions.&lt;br class='autobr' /&gt;
La question environnementale sera &#233;galement centrale. Quel sera l'impact du chantier sur les espaces naturels, les paysages et la biodiversit&#233; ? Quel bilan carbone sur l'ensemble du cycle de vie du train ? Dans une &#238;le particuli&#232;rement vuln&#233;rable au changement climatique, la r&#233;ponse ne peut se limiter &#224; pr&#233;senter le ferroviaire comme une solution automatiquement &#233;cologique.&lt;br class='autobr' /&gt;
Autre enjeu majeur : le financement. Qui paiera les milliards n&#233;cessaires ? Quels partenaires seront sollicit&#233;s ? Quelles cons&#233;quences pour les autres priorit&#233;s publiques, du logement &#224; la sant&#233;, de l'&#233;ducation &#224; la pr&#233;vention des risques ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;bat devra aussi d&#233;terminer quel territoire le train contribuera &#224; construire. Renforcera-t-il la concentration des activit&#233;s autour de Saint-Denis et Saint-Pierre ou permettra-t-il au contraire de mieux relier les Hauts, les diff&#233;rentes micror&#233;gions et les bassins de vie ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, une question concr&#232;te demeure : qui prendra le train ? Tarifs, horaires, correspondances avec les r&#233;seaux urbains et Car Jaune, acc&#232;s aux gares et desserte des zones &#233;loign&#233;es seront d&#233;terminants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les premi&#232;res r&#233;unions auront lieu le 20 ao&#251;t &#224; Saint-Beno&#238;t, le 25 &#224; Saint-Pierre, le 26 au Port, le 27 au Tampon et le 1er septembre &#224; Sainte-Marie.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec plus de 900 000 habitants et un r&#233;seau routier satur&#233;, La R&#233;union doit effectivement repenser ses mobilit&#233;s. Mais le d&#233;bat public offre surtout une occasion de discuter collectivement du mod&#232;le de d&#233;veloppement de l'&#238;le avant que les d&#233;cisions ne soient d&#233;finitivement arr&#234;t&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;table class=&#034;table spip&#034;&gt;
&lt;tbody&gt;
&lt;tr class='row_odd odd'&gt;
&lt;td&gt;&lt;strong&gt;Dates et lieux des prochaines rencontres&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt; &lt;br /&gt;20 ao&#251;t &#8211; Saint-Beno&#238;t : r&#233;union publique CIREST, de 18h &#224; 20h &#224; la M&#233;diath&#232;que Antoine Louis Roussin&lt;br class='autobr' /&gt;
25 ao&#251;t &#8211; Saint-Pierre : r&#233;union publique CIVIS, de 18h &#224; 20h au Campus Pro de l'Oc&#233;an Indien&lt;br class='autobr' /&gt;
26 ao&#251;t &#8211; Le Port : r&#233;union publique Territoire de l'Ouest, de 18h &#224; 20h&lt;br class='autobr' /&gt;
27 ao&#251;t &#8211; Le Tampon : r&#233;union publique CASUD, de 18h &#224; 20h&lt;br class='autobr' /&gt;
1er septembre &#8211; Sainte-Marie : r&#233;union publique CINOR, de 18h &#224; 20h&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;/tbody&gt;
&lt;/table&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le g&#233;nie du relief et de la mer : b&#226;tir sur le rocher</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/le-genie-du-relief-et-de-la-mer-batir-sur-le-rocher</link>
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		<dc:date>2026-08-18T20:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Gauvin</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Route des Tamarins</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Chroniques du g&#233;nie r&#233;unionnais (2/5)&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/route-tamarins-mise-en-service-nouvel-ouest-2-19363.jpg?1787083391' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Tunnels taill&#233;s &#224; la main, Basculement des eaux et ouvrages d'art d'exception : l'&#233;pop&#233;e d'une ing&#233;nierie locale qui a dompt&#233; l'impossible.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;S'il est une constante qui fa&#231;onne l'existence r&#233;unionnaise, c'est la violence de notre g&#233;ographie. Un c&#244;ne volcanique surgi de l'ab&#238;me, entaill&#233; de ravines vertigineuses, bord&#233; de falaises instables et ceintur&#233; par un oc&#233;an furieux. Pour quiconque observe cette &#238;le avec des yeux du continent, le verdict initial semblait sans appel : un territoire ingouvernable, fragment&#233; en micro-r&#233;gions &#233;tanches, condamn&#233; &#224; l'enclavement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait sans compter sur l'audace des hommes et des femmes de ce pays. L'histoire des infrastructures &#224; La R&#233;union n'est pas une simple succession de chantiers de BTP : c'est l'&#233;pop&#233;e d'un peuple qui a refus&#233; d'&#234;tre prisonnier de son relief.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'audace des pionniers : Creuser le rocher et ouvrir l'oc&#233;an&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;D&#232;s le XIXe si&#232;cle, face au d&#233;fi du d&#233;senclavement, les R&#233;unionnais accomplissent des prouesses d'ing&#233;nierie &#224; une &#233;poque o&#249; la force humaine et la dynamite rudimentaire &#233;taient les seuls outils disponibles.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Chemin de fer et la Route de la Montagne (1854-1882) : Pour relier Saint-Denis au reste de l'&#238;le sans d&#233;pendre de travers&#233;es maritimes p&#233;rilleuses, les ouvriers locaux ont taill&#233; &#224; m&#234;me la falaise les lacets de la Montagne, puis perc&#233; les tunnels rocheux du Chemin de Fer de La R&#233;union (CPR). Un d&#233;fi technique colossal sur des pentes friables sujettes aux &#233;boulis.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le creusement du Port de la Pointe des Galets (1886) : Construire un port en eau profonde sur une c&#244;te basaltique rectiligne, battue par la houle australe et d&#233;pourvue d'abri naturel, relevait du pari insens&#233;. En creusant artificiellement le plateau de la Pointe des Galets, La R&#233;union s'est dot&#233;e du poumon maritime qui allait connecter son &#233;conomie au reste du monde.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Percer la montagne : le basculement des eaux&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'une des manifestations les plus saisissantes de ce g&#233;nie du relief reste le chantier du Basculement des Eaux. Comment r&#233;soudre le paradoxe historique d'une &#238;le gorg&#233;e d'eau dans l'Est arros&#233;, mais assoiff&#233;e dans les plaines fertiles de l'Ouest ?&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;ponse fut d'une ambition pharaonique : percer la cha&#238;ne des montagnes du massif central par plus de 30 kilom&#232;tres de galeries et de tunnels souterrains. En captant les eaux des cirques de Salazie et de Mafate pour les acheminer sous le c&#339;ur du volcan jusqu'aux p&#233;rim&#232;tres hydro-agricoles de l'Ouest, les ing&#233;nieurs et techniciens locaux ont r&#233;alis&#233; l'un des plus grands ouvrages d'art hydrauliques du monde tropical.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'ing&#233;nierie moderne : du viaduc de la Grande Ravine &#224; la route en mer&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette tradition d'excellence technique s'est hiss&#233;e au sommet des standards mondiaux lors de la construction des grands axes modernes :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Viaduc de la Grande Ravine : Pour franchir une br&#232;che de 300 m&#232;tres de large et de 170 m&#232;tres de profondeur sans planter une seule pile au fond du canyon &#8212; afin de prot&#233;ger un &#233;cosyst&#232;me naturel unique &#8212;, les concepteurs ont imagin&#233; un pont &#224; b&#233;quilles en acier braconn&#233; d'une finesse spectaculaire, pouss&#233; depuis les deux rives au-dessus du vide.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La route en mer dite Nouvelle Route du Littoral (NRL) : Quels que soient les d&#233;bats qui l'ont entour&#233;e, la r&#233;alisation du viaduc en mer demeure un exploit d'ing&#233;nierie maritime absolu. Concevoir un ouvrage pos&#233; sur l'oc&#233;an, capable de r&#233;sister aux houles cycloniques centennales et aux chocs de brames de falaise, a exig&#233; la cr&#233;ation de m&#233;ga-structures et de barges d'implantations con&#231;ues sur-mesure &#224; La R&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'architecture bioclimatique : Habiter le climat&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le g&#233;nie du relief n'est pas seulement l'art des ponts et des routes : c'est aussi l'art de b&#226;tir l'habitat. &#192; travers la r&#233;glementation thermique sp&#233;cifique aux Outre-mer (RTAA-DOM), initi&#233;e gr&#226;ce &#224; l'expertise des architectes et bureaux d'&#233;tudes r&#233;unionnais, l'&#238;le a d&#233;velopp&#233; une doctrine pionni&#232;re de la construction bioclimatique : orienter les b&#226;timents, utiliser la ventilation naturelle aliz&#233;e, cr&#233;er des ombrages efficaces et r&#233;duire drastiquement l'usage de la climatisation.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La le&#231;on du relief&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Du pic des piqueurs de roche de 1882 aux tunneliers du basculement des eaux, la le&#231;on est limpide : face &#224; la montagne et &#224; l'oc&#233;an, le peuple r&#233;unionnais n'a jamais recul&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Nous n'avons pas h&#233;rit&#233; d'un territoire facile : nous l'avons sculpt&#233;. Et chaque pont jet&#233; au-dessus de nos ravines est la preuve que nulle contrainte ne r&#233;siste &#224; l'ing&#233;niosit&#233; r&#233;unionnaise. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Gauvin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Sacrifice du Rail (1950-1976) : L'erreur du tout-automobile</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/le-sacrifice-du-rail-1950-1976-l-erreur-du-tout-automobile</link>
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		<dc:date>2026-08-04T20:02:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Gauvin</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'&#238;le-fracture : l'am&#233;nagement en question (2/5)&lt;/p&gt;

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/ 
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&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/impasse-du-modele" rel="tag"&gt;Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/embouteillage-5-12-cf6ac.jpg?1787062747' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1950, La R&#233;union poss&#233;dait un r&#233;seau ferr&#233; moderne traversant l'&#238;le et transportant voyageurs et marchandises. Sa liquidation progressive au profit du p&#233;trole et de l'asphalte import&#233;s est l'un des plus grands scandales d'am&#233;nagement du XXe si&#232;cle insulaire.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; Un pays d&#233;velopp&#233; n'est pas un endroit o&#249; les pauvres ont des voitures, c'est un endroit o&#249; les riches utilisent les transports en commun. &#187;
&lt;br /&gt;&#8212; Enrique Pe&#241;alosa, Urbaniste et homme politique&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque matin, bloqu&#233;s dans le serpent d'acier des embouteillages du littoral, les R&#233;unionnais observent les vestiges effac&#233;s d'un monde disparu : ici un vieux viaduc recouvert par la v&#233;g&#233;tation, l&#224; une ancienne gare reconvertie en bureau administratif. Ce sont les fant&#244;mes du Chemin de Fer de La R&#233;union (CPR).&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, de 1882 &#224; sa fermeture d&#233;finitive dans les ann&#233;es 1970, le train reliant Saint-Beno&#238;t &#224; Saint-Pierre en passant par Saint-Denis et Le Port a &#233;t&#233; la colonne vert&#233;brale du territoire. Il franchissait le cap Bernard par des tunnels taill&#233;s dans la roche, transportait les tonnes de canne vers les usines et acheminait des millions de voyageurs sans jamais cr&#233;er un seul embouteillage.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comment la puissance publique a-t-elle pu d&#233;truire un tel outil de souverainet&#233; et d'&#233;quit&#233; spatiale ?&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'illusion du progr&#232;s et la pression du p&#233;trole import&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Au lendemain de l'abolition du statut colonial de 1946, la France entre dans les &#171; Trente Glorieuses &#187;. L'&#201;tat jacobin importe &#224; La R&#233;union le dogme continental de l'&#233;poque : la modernit&#233; s'incarne dans le moteur &#224; explosion, la voiture individuelle et le camion de livraison.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sous couvert de moderniser l'&#238;le, les d&#233;cisions budg&#233;taires des ann&#233;es 1950 et 1960 condamnent sciemment le rail r&#233;unionnais :&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;sinvestissement organis&#233; : Plut&#244;t que de moderniser les voies et le mat&#233;riel roulant du CPR, les cr&#233;dits publics sont massivement r&#233;orient&#233;s vers la perc&#233;e des premi&#232;res routes nationales littorales.&lt;br class='autobr' /&gt;
La victoire des lobbies de la route : Le basculement vers le transport routier ravit les importateurs de carburant, de v&#233;hicules et de pneumatiques. On remplace une infrastructure collective durable par un mod&#232;le de consommation import&#233;e d&#233;pendante &#224; 100 % des devises ext&#233;rieures.&lt;br class='autobr' /&gt;
La liquidation progressive : Le tron&#231;on Saint-Denis / Saint-Beno&#238;t ferme en 1957, suivi par la section Saint-Denis / Le Port, jusqu'&#224; l'arr&#234;t complet des circulations commerciales dans les ann&#233;es 1970. Les rails sont arrach&#233;s, le foncier ferroviaire est brad&#233; ou b&#233;tonn&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les trois cicatrices de la liquidation du rail&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La disparition du train n'a pas seulement effac&#233; un moyen de transport ; elle a irr&#233;m&#233;diablement d&#233;grad&#233; le mod&#232;le &#233;conomique et social r&#233;unionnais.&lt;br class='autobr' /&gt;
1. La d&#233;pendance forc&#233;e au march&#233; automobile. En tuant le rail sans alternative lourde, l'&#201;tat et les collectivit&#233;s ont contraint chaque m&#233;nage r&#233;unionnais &#224; s'&#233;quiper d'un, voire deux v&#233;hicules individuels pour pouvoir travailler. Ce choix a pr&#233;lev&#233; une taxe invisible mais d&#233;vastatrice sur le pouvoir d'achat des familles populaires et moyennes, contraintes de s'endetter pour acheter, assurer et alimenter du mat&#233;riel roulant import&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
2. L'asphyxie programm&#233;e des entr&#233;es de villes. Un seul train du CPR transportait l'&#233;quivalent de 300 voitures individuelles. En injectant ces centaines de milliers de trajets quotidiens sur un ruban d'asphalte unique, la disparition du rail a math&#233;matiquement engendr&#233; le chaos routier contemporain.&lt;br class='autobr' /&gt;
3. Le renoncement &#224; la souverainet&#233; &#233;cologique. Alors que La R&#233;union disposait d'une avance historique de plusieurs d&#233;cennies sur l'intermodalit&#233; ferroviaire, le sacrifice du CPR a verrouill&#233; le bilan carbone de l'&#238;le dans le p&#233;trole import&#233;, en contradiction totale avec les imp&#233;ratifs de transition et de durabilit&#233; de l'Agenda 2030.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Reconnecter avec le bon sens&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Soixante ans apr&#232;s cette erreur historique, toutes les tentatives de corriger le tir (projet de tram-train annul&#233;s, voies r&#233;serv&#233;es aux bus souvent satur&#233;es) se heurtent au surco&#251;t astronomique de la r&#233;appropriation du foncier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le sacrifice du rail r&#233;unionnais n'&#233;tait pas une fatalit&#233; technique : c'&#233;tait une faute de vision politique. Retrouver la libert&#233; de se d&#233;placer &#224; La R&#233;union exigera le courage d'inverser ce dogme du tout-automobile pour redonner au transport guid&#233; en site propre la place centrale qu'il n'aurait jamais d&#251; perdre.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;
&lt;strong&gt;&#171; Ceux qui ne se souviennent pas du pass&#233; sont condamn&#233;s &#224; le r&#233;p&#233;ter sous forme de paralysie. &#187;
&lt;br /&gt;&#8212; Georges Santayana, Philosophe&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Gauvin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Inde rejoint le cercle tr&#232;s ferm&#233; des pays dot&#233;s d'un train &#224; hydrog&#232;ne</title>
		<link>https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/l-inde-rejoint-le-cercle-tres-ferme-des-pays-dotes-d-un-train-a-hydrogene</link>
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		<dc:date>2026-07-20T20:05:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Risham Badroudine</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Inde</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipa&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/" rel="directory"&gt;Mobilit&#233;s&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/namo_green_rail-56761.jpg?1787055836' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'Inde vient de franchir une nouvelle &#233;tape dans sa transition &#233;nerg&#233;tique en inaugurant son premier train &#224; hydrog&#232;ne, baptis&#233; NaMo Green Rail, sur la ligne Jind-Sonipat, dans l'&#201;tat de l'Haryana. Cette mise en service marque l'entr&#233;e du pays dans un club tr&#232;s restreint de nations ayant d&#233;ploy&#233; cette technologie ferroviaire de pointe. L'inauguration du train &#224; hydrog&#232;ne en Inde peut trouver un &#233;cho &#224; La R&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Photo Kshitij08 &#8212; Own work, CC0, &lt;a href=&#034;https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=195771866&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=195771866&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Jusqu'&#224; pr&#233;sent, seuls l'Allemagne, pionni&#232;re avec la mise en circulation commerciale des premiers trains &#224; hydrog&#232;ne en 2018, ainsi que les &#201;tats-Unis, le Japon et la Chine, disposaient de trains utilisant cette technologie. Avec cette inauguration, l'Inde devient ainsi le cinqui&#232;me pays au monde &#224; exploiter des trains &#224; piles &#224; combustible aliment&#233;es par l'hydrog&#232;ne.&lt;br class='autobr' /&gt;
Contrairement aux locomotives diesel, le train &#224; hydrog&#232;ne produit son &#233;lectricit&#233; &#224; bord gr&#226;ce &#224; une r&#233;action chimique entre l'hydrog&#232;ne et l'oxyg&#232;ne. Son seul rejet est de la vapeur d'eau, ce qui en fait une solution particuli&#232;rement int&#233;ressante pour les lignes ferroviaires qui ne sont pas &#233;lectrifi&#233;es. Si cette technologie reste encore co&#251;teuse, elle constitue un levier strat&#233;gique pour d&#233;carboner certains usages difficiles &#224; &#233;lectrifier.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Source d'inspiration pour La R&#233;union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'inauguration du train &#224; hydrog&#232;ne en Inde peut trouver un &#233;cho particulier &#224; La R&#233;union. Bien avant que les questions climatiques ne deviennent une priorit&#233; mondiale, Paul Verg&#232;s avait fait de la transition &#233;cologique et de l'autonomie &#233;nerg&#233;tique des axes majeurs du d&#233;veloppement de l'&#238;le. Il fut le premier responsable politique &#224; alerter sur les cons&#233;quences du r&#233;chauffement climatique, &#224; promouvoir les &#233;nergies renouvelables et &#224; d&#233;fendre l'id&#233;e que les territoires insulaires pouvaient devenir des laboratoires de l'innovation environnementale.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exemple indien rappelle que l'hydrog&#232;ne pourrait, &#224; terme, trouver sa place dans les territoires insulaires. Au-del&#224; du transport ferroviaire, cette &#233;nergie pourrait aussi alimenter des bus, des poids lourds, des navires ou encore servir de solution de stockage pour valoriser l'&#233;lectricit&#233; produite par le solaire ou l'&#233;olien, deux fili&#232;res en d&#233;veloppement &#224; La R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour une &#238;le confront&#233;e &#224; des enjeux de souverainet&#233; &#233;nerg&#233;tique et de r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, l'hydrog&#232;ne repr&#233;sente une piste d'innovation compl&#233;mentaire qui m&#233;rite d'&#234;tre observ&#233;e de pr&#232;s. L'exp&#233;rience indienne d&#233;montre que cette technologie, longtemps cantonn&#233;e aux projets exp&#233;rimentaux, commence progressivement &#224; entrer dans une phase de d&#233;ploiement &#224; l'&#233;chelle mondiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Risham Badroudine&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Retour du train &#224; La R&#233;union : les R&#233;unionnais invit&#233;s &#224; donner leur avis &#224; partir du 19 ao&#251;t</title>
		<link>https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/retour-du-train-a-la-reunion-les-reunionnais-invites-a-donner-leur-avis-a-partir-du-19-aout</link>
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		<dc:date>2026-07-08T20:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;D&#233;bat public annonc&#233;&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/6-tram-train-3-2-7e728.jpg?1787055836' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un d&#233;bat public sur le projet de train &#171; R&#233;union Express &#187; est organis&#233; par la CNDP du 19 ao&#251;t au 26 novembre 2026. Les R&#233;unionnais pourront s'informer et donner leur avis sur ce projet ferroviaire reliant Saint-Beno&#238;t &#224; Saint-Joseph, ses alternatives et ses impacts. R&#233;unions physiques et plateforme num&#233;rique sont pr&#233;vues. &#192; l'issue, la CNDP publiera un bilan et des recommandations.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le projet de train express r&#233;gional &#171; R&#233;union Express &#187; va entrer dans une phase concr&#232;te. &#192; compter du 19 ao&#251;t et jusqu'au 26 novembre 2026, la Commission nationale du d&#233;bat public (CNDP) organisera un d&#233;bat public permettant &#224; l'ensemble des R&#233;unionnaises et des R&#233;unionnais de s'informer, de d&#233;battre et de faire entendre leur voix sur ce projet d'ampleur.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;140 kilom&#232;tres et 25 gares&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Port&#233; par la R&#233;gion de La R&#233;union, ce projet de ligne ferroviaire de 140 kilom&#232;tres ambitionne de relier, par le nord, Saint-Beno&#238;t &#224; l'Est et Saint-Joseph au Sud. Il est pens&#233; comme une colonne vert&#233;brale des transports de l'&#238;le, avec un potentiel estim&#233; &#224; 100 000 voyageurs par jour, et devrait &#233;galement assurer du transport de fret. L'investissement global est &#233;valu&#233; &#224; 3 milliards d'euros, avec un d&#233;but des travaux esp&#233;r&#233; en 2030 et une mise en service du premier tron&#231;on envisag&#233;e pour 2035.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; des embouteillages devenus chroniques, ce train interurbain, dont la vitesse atteindrait 110 km/h avec un passage toutes les 15 minutes, est pr&#233;sent&#233; comme une alternative cr&#233;dible &#224; la voiture individuelle. Il desservirait environ 25 gares, soit une tous les 5 &#224; 6 kilom&#232;tres, connect&#233;es aux autres r&#233;seaux de transport collectif. Les temps de trajet seraient consid&#233;rablement r&#233;duits : 35 minutes pour rejoindre Saint-Denis depuis Saint-Beno&#238;t, et 40 minutes depuis Saint-Pierre.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un d&#233;bat public pour &#233;clairer la d&#233;cision&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Saisie fin 2025 par la R&#233;gion R&#233;union, la CNDP a d&#233;cid&#233; d'organiser ce d&#233;bat public en raison de l'ampleur du projet et de ses impacts potentiels sur l'environnement, l'am&#233;nagement du territoire, l'&#233;conomie et le quotidien des populations. Sa mission est de garantir une information pluraliste et des conditions de participation transparentes et &#233;quilibr&#233;es. Elle ne d&#233;fend ni le projet ni une position oppos&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le d&#233;bat portera non seulement sur les objectifs et les caract&#233;ristiques du projet, mais aussi sur son opportunit&#233;, les alternatives envisageables, son insertion dans les territoires et ses conditions de r&#233;alisation. De nombreuses modalit&#233;s de participation seront propos&#233;es, m&#234;lant rencontres physiques (r&#233;unions publiques, ateliers, d&#233;bats mobiles) et outils num&#233;riques (plateforme participative, cahiers d'acteurs). Toutes les informations seront disponibles sur le site d&#233;di&#233; : &lt;a href=&#034;https://www.debatpublic.fr/projet-train-reunion-express&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;https://www.debatpublic.fr/projet-train-reunion-express&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un processus de concertation continue&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'issue du d&#233;bat, la CNDP publiera un bilan et un compte-rendu, et formulera des recommandations. Le responsable de projet devra indiquer les suites qu'il entend donner, en pr&#233;cisant comment il prend en compte les enseignements du d&#233;bat. Si le projet est poursuivi, une proc&#233;dure de &#171; concertation continue &#187;, garantie par la CNDP, permettra d'assurer un suivi de l'information et de la participation du public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce d&#233;bat public intervient 16 ans apr&#232;s l'arr&#234;t du chantier du tram-train. Cette large consultation permettra de recueillir l'adh&#233;sion des citoyens.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'effet de ciseaux de l'Insee : Briser le mythe de la fatalit&#233; pour imposer la Responsabilit&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/l-effet-de-ciseaux-de-l-insee-briser-le-mythe-de-la-fatalite-pour-imposer-la-responsabilite</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/l-effet-de-ciseaux-de-l-insee-briser-le-mythe-de-la-fatalite-pour-imposer-la-responsabilite</guid>
		<dc:date>2026-07-02T20:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Gauvin</dc:creator>


		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Les chiffres du premier trimestre 2026 livr&#233;s par l'Insee ne souffrent aucune ambigu&#239;t&#233; textuelle, mais ils souffrent un contresens politique majeur qu'il convient de briser. D'un c&#244;t&#233;, une stabilit&#233; absolue : La R&#233;union compte 294 700 emplois salari&#233;s, soit une variation de 0,0 % sur les trois premiers mois de l'ann&#233;e. De l'autre, une explosion : le taux de ch&#244;mage bondit &#224; nouveau pour atteindre la barre des 18 %. Face &#224; ce paradoxe, le discours dominant s'appr&#234;te d&#233;j&#224; &#224; d&#233;rouler sa (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/" rel="directory"&gt;Nou artrouv'&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/6-tram-train-3-3ba7d.jpg?1787281429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les chiffres du premier trimestre 2026 livr&#233;s par l'Insee ne souffrent aucune ambigu&#239;t&#233; textuelle, mais ils souffrent un contresens politique majeur qu'il convient de briser. D'un c&#244;t&#233;, une stabilit&#233; absolue : La R&#233;union compte 294 700 emplois salari&#233;s, soit une variation de 0,0 % sur les trois premiers mois de l'ann&#233;e. De l'autre, une explosion : le taux de ch&#244;mage bondit &#224; nouveau pour atteindre la barre des 18 %. Face &#224; ce paradoxe, le discours dominant s'appr&#234;te d&#233;j&#224; &#224; d&#233;rouler sa rengaine habituelle, faite de fatalisme g&#233;ographique, de d&#233;plorations sur l'&#233;troitesse du march&#233; et de d&#233;pendance envers de futurs dispositifs d'aide nationale.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce diagnostic officiel est une erreur d'analyse profonde. Ce que l'Insee documente avec une pr&#233;cision clinique, ce n'est pas un accident de parcours conjoncturel, c'est une formule math&#233;matique implacable : l'effet de ciseaux entre la d&#233;mographie et le syst&#232;me &#233;conomique actuel. Une &#233;conomie qui maintient son stock d'emplois mais voit son ch&#244;mage s'envoler est une &#233;conomie o&#249; la population active disponible augmente plus vite que la capacit&#233; de cr&#233;ation de postes du mod&#232;le en place. Le syst&#232;me tourne &#224; plein r&#233;gime pour sanctuariser l'existant, mais il est structurellement incapable d'absorber le flux de sa jeunesse. La stagnation de l'emploi dans une d&#233;mographie positive &#233;quivaut, par simple m&#233;canique comptable, &#224; une fabrique de l'exclusion et des travailleurs pauvres.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le mythe de la fatalit&#233; insulaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il faut en finir avec l'id&#233;e que ce ch&#244;mage &#224; 18 % serait une caract&#233;ristique intrins&#232;que, presque culturelle, de l'insularit&#233; r&#233;unionnaise. La fatalit&#233; est le refuge de ceux qui refusent de questionner les structures. Si notre march&#233; du travail sature, c'est parce qu'il applique les r&#232;gles d'un logiciel pens&#233; &#224; 10 000 kilom&#232;tres d'ici. Nous subissons de plein fouet les contrecoups de politiques de l'offre nationales con&#231;ues pour un march&#233; fran&#231;aisen situation de bas ch&#244;mage, o&#249; le grand coup de rabot sur les contrats aid&#233;s (-2 000 contrats PEC en un an &#224; La R&#233;union) est pr&#233;sent&#233; comme une mesure de r&#233;gulation saine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ici, ce copier-coller budg&#233;taire est un d&#233;sastre. En privant le tissu associatif et l'&#233;conomie sociale et solidaire de ces leviers de proximit&#233;, on ne rationalise rien : on bascule m&#233;caniquement des milliers de R&#233;unionnais de l'activit&#233; vers l'inactivit&#233; totale. On d&#233;truit des services essentiels dans les micro-r&#233;gions pour gonfler les lignes comptables de P&#244;le Emploi. L'impasse est totale, pr&#233;visible, et mesur&#233;e par les statistiques de l'&#201;tat lui-m&#234;me.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les r&#233;ponses structurelles du Plan de survie&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; cette d&#233;monstration par les chiffres, la seule voie de sortie n'est pas de qu&#233;mander un &#233;ni&#232;me correctif r&#233;glementaire &#224; Paris, mais d'imposer les ruptures de fond port&#233;es par le Plan de survie. La hausse m&#233;canique de la population active exige une planification globale que l'&#233;conomie de comptoir actuelle ne peut pas offrir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour inverser l'effet de ciseaux de l'Insee, trois axes doivent &#234;tre traduits en chantiers imm&#233;diats :&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La production contre l'&#233;conomie de transfert : On ne r&#233;soudra pas le ch&#244;mage des jeunes par des primes &#224; l'apprentissage &#224; court terme qui saturent d&#233;j&#224; le tissu des TPE (-6 % d'apprentis ce trimestre). La cr&#233;ation d'emplois durables d&#233;pend du d&#233;veloppement de fili&#232;res endog&#232;nes non d&#233;localisables : la recherche de l'autonomie alimentaire r&#233;elle, la structuration de circuits courts de transformation et la transition &#233;nerg&#233;tique &#224; 100 %. Ce sont les forces productives de la terre et de l'&#233;conomie circulaire qui doivent g&#233;n&#233;rer les volumes d'emplois n&#233;cessaires, et non la seule distribution de biens import&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La refondation des grands chantiers publics : La stagnation sectorielle de l'emploi appelle une relance par de grandes infrastructures structurantes hors du littoral imm&#233;diat, &#224; l'image du projet historique de transport guid&#233; ferr&#233;. C'est par des investissements majeurs, planifications sur le long terme pour r&#233;pondre aux d&#233;fis climatiques et d&#233;mographiques, que l'on sortira le b&#226;timent de sa frilosit&#233; actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'Assembl&#233;e Unique comme outil de pilotage : Pour orchestrer ce basculement, le mod&#232;le d&#233;partemental et r&#233;gional en silo a d&#233;montr&#233; son inefficacit&#233;. La gestion des politiques d'insertion, des fonds de compensation et de la formation professionnelle doit &#234;tre unifi&#233;e sous l'autorit&#233; d'une collectivit&#233; territoriale unique dot&#233;e d'une comp&#233;tence l&#233;gislative adapt&#233;e. Nous devons disposer du pouvoir juridique de b&#226;tir nos proprios outils de protection et de redistribution, cal&#233;s sur les r&#233;alit&#233;s du bassin de l'oc&#233;an Indien.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le constat de l'Insee en ce milieu d'ann&#233;e 2026 ne doit pas nourrir le renoncement, mais aiguiser la lutte politique. Les chiffres ne font que traduire en statistiques ce que le Plan de survie d&#233;montrait par la m&#233;thode. L'immobilisme n'est plus tenable face &#224; la r&#233;alit&#233; math&#233;matique du march&#233; du travail. Comme le rappelait si sagement Paul Verg&#232;s devant l'urgence de nos responsabilit&#233;s : &#171; On peut tricher avec les hommes, on peut tricher avec les lois, on ne triche pas avec la g&#233;ographie et le climat. &#187; Il est temps d'ajouter qu'on ne triche pas non plus avec les lois de la d&#233;mographie. La solution est entre nos mains : il est temps de substituer la planification r&#233;unionnaise &#224; la fatalit&#233; coloniale.&lt;/p&gt;
&lt;blockquote class=&#034;spip&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&#171; La d&#233;mographie n'est pas une menace, elle est notre force vive. Mais si nous refusons de lui donner les outils de sa responsabilit&#233; en l'enfermant dans les structures de l'assistance, nous transformons une richesse humaine en un drame social. La planification n'est plus un choix politique, c'est le devoir absolu de notre g&#233;n&#233;ration face &#224; l'histoire. &#187; &#8212; Paul Verg&#232;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;/blockquote&gt;
&lt;p&gt;Nou artrouv'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Gauvin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>90 % de l'&#233;nergie de La R&#233;union est import&#233;e : les pauvres doivent payer et rester pauvres</title>
		<link>https://www.temoignages.re/politique/actualites-politiques/90-de-l-energie-de-la-reunion-est-importee-les-pauvres-doivent-payer-et-rester-pauvres</link>
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		<dc:date>2026-06-30T20:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial</dc:subject>
		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Route du littoral</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>Lutter contre la vie ch&#232;re</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le sabotage de l'autonomie &#233;nerg&#233;tique pr&#233;vue en 2025 : une politique de classe&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/politique/actualites-politiques/" rel="directory"&gt;Actualit&#233;s politiques&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
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&lt;a href="https://www.temoignages.re/route-du-littoral" rel="tag"&gt;Route du littoral&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/lutter-contre-la-vie-chere" rel="tag"&gt;Lutter contre la vie ch&#232;re&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-tx_pauvrete_logement_insalubre-3-7-f9a25.jpg?1787257910' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La baisse des carburants au 1er juillet ne doit pas faire oublier la hausse d'environ 60 centimes subie il y a deux mois. &#192; La R&#233;union, o&#249; 90 % de l'&#233;nergie est import&#233;e, chaque augmentation se r&#233;percute sur les prix des produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;. Les familles pauvres, classe majoritaire majoritaires dans un pays sous-d&#233;velopp&#233;, en sont les premi&#232;res victimes. Cette d&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique nourrit le d&#233;bat sur l'autonomie &#233;nerg&#233;tique de l'&#238;le.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; La R&#233;union, o&#249; pr&#232;s de 90 % de l'&#233;nergie primaire est import&#233;e, chaque hausse des prix de l'&#233;nergie se r&#233;percute rapidement sur l'ensemble de l'&#233;conomie. Le transport des marchandises, la production, la distribution et les services co&#251;tent plus cher. Les entreprises et les interm&#233;diaires r&#233;percutent ces surco&#251;ts sur les prix afin de pr&#233;server leurs marges. Au final, ce sont les consommateurs qui paient davantage leur alimentation, leurs d&#233;placements et les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette d&#233;pendance n'est pas sans cons&#233;quences sociales. Chaque hausse des carburants ou de l'&#233;lectricit&#233; se r&#233;percute sur le transport, la production, la distribution et les services. Les entreprises et les interm&#233;diaires r&#233;percutent ces surco&#251;ts afin de pr&#233;server leurs marges. Au bout de la cha&#238;ne, ce sont les consommateurs qui paient plus cher leur alimentation, leurs d&#233;placements et les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Maintien des pauvres dans la pr&#233;carit&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les premiers touch&#233;s sont les pauvres. Dans un pays o&#249; la pauvret&#233; touche la part la plus importante de la population, l'&#233;nergie absorbe une fraction croissante des revenus. Pour des milliers de familles, chaque augmentation signifie moins de pouvoir d'achat, moins de consommation et parfois des renoncements &#224; des d&#233;penses essentielles. &#192; l'inverse, les membres de la classe privil&#233;gi&#233;e disposent de revenus qui leur permettent d'absorber plus facilement ces hausses. L'abandon de l'objectif d'autonomie &#233;nerg&#233;tique fix&#233; pour 2025 constitue un choix de classe. En maintenant La R&#233;union dans une d&#233;pendance aux &#233;nergies import&#233;es, cette d&#233;cision pr&#233;serve un mod&#232;le &#233;conomique d&#233;coulant du maintien de la structure de classes de la soci&#233;t&#233; coloniale. Les cat&#233;gories les plus favoris&#233;es, notamment celles b&#233;n&#233;ficiant de revenus &#233;lev&#233;s ou de r&#233;mun&#233;rations major&#233;es financ&#233;es par l'&#201;tat, continuent de consommer selon des standards que la majorit&#233; de la population ne peut plus suivre. Ce niveau de consommation devient pourtant la r&#233;f&#233;rence des prix pratiqu&#233;s &#224; La R&#233;union, impos&#233; aux pauvres, classe la plus nombreuse.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'autonomie &#233;nerg&#233;tique remet en cause la structure de classes h&#233;rit&#233;e de la colonisation&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'autonomie &#233;nerg&#233;tique fond&#233;e sur les ressources renouvelables locales n'est pas seulement un objectif environnemental. Elle repr&#233;sente aussi un instrument de justice sociale, remettant en cause la vieille structure coloniale. Produire davantage d'&#233;nergie sur place permet de cr&#233;er des emplois productifs durables, de r&#233;duire la d&#233;pendance aux importations, de mieux ma&#238;triser les co&#251;ts et de prot&#233;ger en priorit&#233; la majorit&#233; de la population contre les hausses r&#233;p&#233;t&#233;es des prix d&#233;cid&#233;es par les soci&#233;t&#233;s &#233;trang&#232;res qui contr&#244;lent notre &#233;nergie. Le renoncement &#224; cette ambition appara&#238;t ainsi comme le maintien d'un syst&#232;me &#233;conomique dont les principaux b&#233;n&#233;ficiaires ne sont pas les plus pauvres, alors m&#234;me que ce sont eux qui en supportent le co&#251;t le plus lourd.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;union Express : retour du train dans 10 ans</title>
		<link>https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/reunion-express-retour-du-train-dans-10-ans</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/reunion-express-retour-du-train-dans-10-ans</guid>
		<dc:date>2026-06-25T20:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Relance du projet ferroviaire&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/" rel="directory"&gt;Mobilit&#233;s&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/2-tram-train-8-063ef.jpg?1787055837' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;15 ans apr&#232;s l'arr&#234;t du chantier du tram-train, la R&#233;gion relance un projet ferroviaire similaire avec R&#233;union Express. Pr&#233;vu entre Saint-Beno&#238;t et Saint-Joseph, ce r&#233;seau ferroviaire &#233;lectrique pourrait voir sa premi&#232;re tranche entrer en service en 2035. Son retour confirme la pertinence des choix abandonn&#233;s en 2010 au profit du tout-automobile, au prix d'un important retard pour La R&#233;union.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Hier, lors de son assembl&#233;e pl&#233;ni&#232;re, la R&#233;gion a pr&#233;sent&#233; le projet &#171; R&#233;union Express &#187;, un r&#233;seau ferroviaire de 140 kilom&#232;tres reliant Saint-Beno&#238;t &#224; Saint-Joseph via Saint-Denis, Saint-Paul et Saint-Pierre. Les premi&#232;res circulations sont annonc&#233;es pour 2035 et l'ach&#232;vement du r&#233;seau est envisag&#233; &#224; l'horizon 2050. Cette annonce marque un tournant important : plus de quinze ans apr&#232;s l'arr&#234;t brutal du chantier du tram-train, la n&#233;cessit&#233; du retour du rail &#224; La R&#233;union finit par s'imposer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le train aurait d&#251; circuler depuis plus de 10 ans&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Car ce projet reprend l'essentiel des orientations du projet sabot&#233; en 2010. Comme le tram-train, R&#233;union Express circulera sur une infrastructure ind&#233;pendante du r&#233;seau routier, fonctionnera &#224; l'&#233;lectricit&#233;, desservira les principaux bassins de population et sera connect&#233; aux transports urbains par des p&#244;les d'&#233;changes multimodaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourtant, cette avanc&#233;e arrive avec un retard consid&#233;rable. En 2010, une nouvelle majorit&#233; r&#233;gionale d&#233;cidait d'interrompre le chantier du tram-train. Cette premi&#232;re tranche, entre Sainte-Marie et Saint-Paul, &#233;tait pourtant financ&#233;e dans le cadre du protocole de transfert des routes nationales &#224; la R&#233;gion. Sa mise en service &#233;tait pr&#233;vue d&#232;s 2013. Les maires avaient obtenu l'ajout de nombreuses stations en centre-ville afin de compenser un d&#233;ficit de transport public local, transformant le projet initial en tram-train.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;2010 : le choix du sous-d&#233;veloppement pour satisfaire des int&#233;r&#234;ts particuliers&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;L'arr&#234;t du chantier n'&#233;tait pas dict&#233; par l'int&#233;r&#234;t g&#233;n&#233;ral. Il r&#233;pondait avant tout aux exigences du lobby du tout-automobile et des &#233;nergies fossiles. Le tram-train repr&#233;sentait en effet bien davantage qu'un simple moyen de transport. Il constituait l'un des piliers du projet d'autonomie &#233;nerg&#233;tique de La R&#233;union &#224; l'horizon 2025. En privil&#233;giant l'&#233;lectricit&#233; plut&#244;t que les carburants import&#233;s, il ouvrait la voie &#224; une r&#233;duction de notre d&#233;pendance ext&#233;rieure et &#224; une meilleure ma&#238;trise de notre d&#233;veloppement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les cons&#233;quences de cette d&#233;cision sont aujourd'hui visibles. Les embouteillages n'ont cess&#233; de s'aggraver. La d&#233;pendance &#224; l'automobile s'est renforc&#233;e. Les sommes pr&#233;vues pour le tram-train ont &#233;t&#233; gaspill&#233;es vers la construction d'une hypoth&#233;tique route en mer dont seule la moiti&#233; a pu &#234;tre r&#233;alis&#233;e, faute de mat&#233;riaux et de financements suffisants.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;20 ans de retard sur Maurice et Madagascar&lt;/h2&gt;&lt;div class='spip_document_109670 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;21&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/train-madagascar.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/train-madagascar-f3d05.jpg?1787055837' width='500' height='333' alt='Train &#224; Madagascar.' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Train &#224; Madagascar.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Surtout, l'abandon du tram-train a bris&#233; une dynamique de modernisation permettant &#224; La R&#233;union de sortir progressivement du sous-d&#233;veloppement. Pendant que notre &#238;le renon&#231;ait au rail, d'autres pays de notre r&#233;gion avan&#231;aient. Maurice et Madagascar ont relanc&#233; leurs r&#233;seaux ferroviaires ou leurs projets structurants de transport collectif. Aujourd'hui, ils disposent d'une avance d'au moins vingt ans sur La R&#233;union dans ce domaine.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Mobiliser plusieurs milliards d'euros&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La pr&#233;sentation de R&#233;union Express constitue donc un aveu : les besoins identifi&#233;s il y a plus de quinze ans &#233;taient r&#233;els. La croissance d&#233;mographique, la saturation du r&#233;seau routier, les exigences de la transition &#233;nerg&#233;tique et la n&#233;cessit&#233; de transporter &#233;galement des marchandises rendent le retour du train incontournable.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reste d&#233;sormais la question essentielle du financement. Le co&#251;t du projet est estim&#233; entre 5,2 et 6 milliards d'euros, tandis que les modalit&#233;s de sa prise en charge demeurent &#224; d&#233;finir. Mais une chose est d&#233;j&#224; certaine : chaque ann&#233;e perdue depuis 2010 a rendu ce projet plus co&#251;teux et plus difficile &#224; r&#233;aliser. La R&#233;union paie aujourd'hui le prix d'une d&#233;cision politique qui a retard&#233; de 20 ans son entr&#233;e dans l'&#232;re du transport ferroviaire moderne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'a&#233;rien dans les anciennes colonies devenues d&#233;partements fran&#231;ais : l'imp&#244;t sur l'&#233;loignement et la double peine ferroviaire</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/l-aerien-dans-les-anciennes-colonies-devenues-departements-francais-l-impot-sur-l-eloignement-et-la-double-peine-ferroviaire</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/l-aerien-dans-les-anciennes-colonies-devenues-departements-francais-l-impot-sur-l-eloignement-et-la-double-peine-ferroviaire</guid>
		<dc:date>2026-05-17T20:04:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Gauvin</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une R&#233;publique peut-elle s'accomplir lorsqu'elle transforme la mobilit&#233; de ses citoyens insulaires en une variable d'ajustement budg&#233;taire ? &lt;br class='autobr' /&gt; Le constat vient de tomber sous la plume de la d&#233;l&#233;gation aux &#171; Outre-mer &#187; de l'Assembl&#233;e nationale : le prix de nos billets d'avion n'est plus seulement le reflet d'un co&#251;t de transport, il est devenu un &#171; maquis fiscal &#187;, un empilement opaque de taxes et de redevances. Pour les anciennes colonies devenues collectivit&#233;s fran&#231;aises, et pour La (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/nou-artrouv/" rel="directory"&gt;Nou artrouv'&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/impasse-du-modele" rel="tag"&gt;Impasse du syst&#232;me n&#233;ocolonial&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une R&#233;publique peut-elle s'accomplir lorsqu'elle transforme la mobilit&#233; de ses citoyens insulaires en une variable d'ajustement budg&#233;taire ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le constat vient de tomber sous la plume de la d&#233;l&#233;gation aux &#171; Outre-mer &#187; de l'Assembl&#233;e nationale : le prix de nos billets d'avion n'est plus seulement le reflet d'un co&#251;t de transport, il est devenu un &#171; maquis fiscal &#187;, un empilement opaque de taxes et de redevances. Pour les anciennes colonies devenues collectivit&#233;s fran&#231;aises, et pour La R&#233;union en particulier, cette r&#233;alit&#233; n'est pas une simple formule administrative. C'est une ponction directe sur le pouvoir d'achat, un frein &#224; la continuit&#233; familiale et une entrave au d&#233;veloppement &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au-del&#224; de la lourdeur du syst&#232;me, c'est sa logique politique qui s'av&#232;re profond&#233;ment injuste.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le financement de la France par la continuit&#233; insulaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Il y a d'abord l'absurdit&#233; des circuits financiers. Une part majeure des taxes acquitt&#233;es par les passagers r&#233;unionnais abonde l'Agence de financement des infrastructures de transport de France (AFITF). En clair : l'argent des familles des anciens colonis&#233;s, qui n'ont d'autre choix que de prendre l'avion pour maintenir le lien avec d'autres pays, sert &#224; financer les lignes ferroviaires et les trains &#224; grande vitesse en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce m&#233;canisme est ind&#233;fendable. Demander &#224; des citoyens captifs d'un mode de transport unique de subventionner des infrastructures ferroviaires fran&#231;aises dont ils ne verront jamais la couleur, c'est rompre le principe &#233;l&#233;mentaire d'&#233;quit&#233; territoriale. L'avion, dans nos espaces insulaires, n'est ni un luxe, ni un confort. Il repr&#233;sente notre seule route.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le cynisme de la double peine : pas de train chez nous, mais payez pour celui des autres&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est ici que le syst&#232;me bascule dans le cynisme absolu. Tandis que l'imp&#244;t des R&#233;unionnais finance les rails de la France, l'&#201;tat refuse obstin&#233;ment d'accorder &#224; notre &#238;le une dotation ferroviaire &#233;quivalente pour structurer nos propres transports en commun guid&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On nous oppose des logiques de rentabilit&#233; comptable d&#232;s qu'il s'agit de financer un r&#233;seau ferr&#233; moderne ou un transport guid&#233; d'envergure pour d&#233;senclaver nos micro-r&#233;gions et soulager nos routes satur&#233;es. Le message est d'une violence symbolique inou&#239;e : La R&#233;union est jug&#233;e trop co&#251;teuse pour m&#233;riter le rail r&#233;publicain, mais ses usagers de l'a&#233;rien sont assez solvables pour payer celui des usagers fran&#231;ais. C'est le principe de la double peine : priv&#233;s de dotation ferroviaire chez nous, mais contributeurs forc&#233;s du r&#233;seau fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le grand paradoxe de la coop&#233;ration r&#233;gionale&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce double discours se fracasse &#233;galement sur les r&#233;alit&#233;s de la coop&#233;ration r&#233;gionale. Par le biais des fonds de d&#233;veloppement et des accords bilat&#233;raux, la puissance publique n'h&#233;site pas &#224; injecter des millions d'euros pour moderniser des a&#233;roports ou des infrastructures de transport chez nos voisins.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comment expliquer &#224; la population r&#233;unionnaise que l'argent public soit disponible pour d&#233;senclaver et &#233;quiper les pays environnants &#8212; au nom de l'insertion r&#233;gionale &#8212; mais que ce m&#234;me argent vienne &#224; manquer lorsqu'il s'agit de garantir la continuit&#233; territoriale avec la France de nos propres citoyens ou de b&#226;tir un r&#233;seau de transport int&#233;rieur digne de ce nom ? L'altruisme diplomatique ne peut pas se construire sur le sacrifice de l'&#233;quit&#233; locale.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Pierrefonds : symbole du renoncement strat&#233;gique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ce traitement de courte vue trouve son illustration parfaite dans le sort r&#233;serv&#233; &#224; l'a&#233;roport de Pierrefonds. Con&#231;u initialement comme un outil de r&#233;&#233;quilibrage territorial indispensable pour le Sud et l'Ouest, ce second outil a&#233;roportuaire a &#233;t&#233; progressivement, mais syst&#233;matiquement, asphyxi&#233; et abandonn&#233; par les choix strat&#233;giques globaux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au lieu de faire de Pierrefonds un v&#233;ritable p&#244;le de d&#233;centralisation &#233;conomique et un levier de connectivit&#233; r&#233;gionale directe pour d&#233;sengorger Gillot, on a pr&#233;f&#233;r&#233; centraliser, rationaliser et, finalement, renoncer. L'abandon de Pierrefonds n'est pas un accident industriel ; c'est le r&#233;sultat d'une vision comptable qui refuse de voir La R&#233;union dans sa globalit&#233; et sa complexit&#233; territoriale. En tuant cet outil, on a renforc&#233; les monopoles, r&#233;duit l'offre et enferm&#233; un peu plus le Sud dans l'isolement.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sortir de la logique du comptoir&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette crise du transport a&#233;rien et du d&#233;s&#233;quilibre des infrastructures illustre de mani&#232;re spectaculaire ce que nous d&#233;non&#231;ons r&#233;guli&#232;rement : une gouvernance qui traite le territoire comme une variable &#233;conomique d'ajustement.&lt;br class='autobr' /&gt;
La comparaison des chiffres avanc&#233;s par le rapport parlementaire est, &#224; cet &#233;gard, une d&#233;monstration par l'absurde : la dotation publique de continuit&#233; territoriale s'&#233;l&#232;ve &#224; environ 17 euros par habitant dans les anciennes colonies devenues collectivit&#233;s fran&#231;aises, quand elle d&#233;passe les 700 euros pour la Corse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme le rappelait l'&#233;conomiste Albert Hirschman dans ses travaux sur le d&#233;veloppement, une politique publique devient inique lorsqu'elle supprime toute possibilit&#233; d'alternative tout en p&#233;nalisant ceux qui n'ont d'autre choix que d'ob&#233;ir au syst&#232;me. C'est exactement le pi&#232;ge dans lequel on enferme les anciens colonis&#233;s devenus citoyens de la R&#233;publique fran&#231;aise : captifs du ciel, exclus du rail, mais mis &#224; contribution pour les deux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si La R&#233;union veut devenir ce laboratoire de la r&#233;silience et du monde de demain, elle doit exiger des r&#232;gles du jeu &#233;quitables. On ne peut pas b&#226;tir l'autonomie, la transition &#233;cologique et la responsabilit&#233; sur un mod&#232;le qui asphyxie la mobilit&#233; des hommes tout en lui refusant les moyens de sa propre transition. Le XXIe si&#232;cle exige de la maturit&#233; dans l'exercice de la puissance publique. Prot&#233;ger nos populations, c'est d'abord cesser de les p&#233;naliser pour le simple fait d'habiter leur territoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pour reprendre la formule de Pierre Mend&#232;s France : &#171; Gouverner, c'est choisir, si difficiles que soient les choix. Mais choisir, ce n'est pas sacrifier les uns au profit des autres. &#187;&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nou artrouv'&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;David Gauvin&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Investissement pour r&#233;habiliter le chemin de fer Antananarivo-Toamasina</title>
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		<dc:date>2026-04-29T20:01:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Train</dc:subject>
		<dc:subject>Madagascar</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Transports : au moins 20 ans de retard de La R&#233;union sur Madagascar&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/mobilites-transport/mobilites/" rel="directory"&gt;Mobilit&#233;s&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/tram-train" rel="tag"&gt;Train&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/madagascar-madagasikara" rel="tag"&gt;Madagascar&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/train-madagascar-5-8225c.jpg?1787281429' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pendant que Madagascar relance le rail, La R&#233;union reste bloqu&#233;e dans le tout-automobile. Avec 200 millions de dollars de la Banque mondiale notamment pour r&#233;habiliter 371 km de voie ferr&#233;e vers Toamasina, Madagascar investit dans l'avenir. &#192; La R&#233;union, l'abandon du tram-train continue de peser. Ce contraste montre que le sous-d&#233;veloppement de La R&#233;union est politique. Sans relance des transports collectifs structurants, l'&#233;cart avec nos voisins de l'oc&#233;an Indien risque encore de se creuser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Avec l'approbation par la Banque mondiale d'un financement de 200 millions de dollars pour un projet multimodal de transport et de logistique, Madagascar franchit une &#233;tape strat&#233;gique. Ce plan comprend notamment la r&#233;habilitation de 371 kilom&#232;tres de voie ferr&#233;e entre Antananarivo et le port de Toamasina, axe vital pour le transport des marchandises et des voyageurs remis en service en juin 2023 sous la pr&#233;sidence d'Andry Rajoelina, avec le train Dia Tsara. L'objectif est clair : moderniser les infrastructures, r&#233;duire les co&#251;ts logistiques, renforcer les &#233;changes &#233;conomiques et pr&#233;parer le pays aux d&#233;fis climatiques.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Gaspillage d'argent public &#224; La R&#233;union&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, &#224; La R&#233;union, le constat est accablant. Alors que notre &#238;le dispose de moyens financiers largement sup&#233;rieurs, gr&#226;ce aux fonds publics fran&#231;ais et europ&#233;ens, elle continue d'accumuler du retard en mati&#232;re de transports collectifs structurants. Le contraste est saisissant : un Madagascar relance son chemin de fer quand, &#224; La R&#233;union, le train a &#233;t&#233; abandonn&#233; avant m&#234;me d'exister.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette annonce venue de Madagascar rappelle avec force une r&#233;alit&#233; trop souvent occult&#233;e : le retard r&#233;unionnais n'est pas une fatalit&#233; g&#233;ographique, mais le r&#233;sultat de choix politiques. Le projet de tram-train, qui aurait pu transformer durablement les d&#233;placements dans l'&#238;le, a &#233;t&#233; sacrifi&#233; au profit des int&#233;r&#234;ts du lobby du tout-automobile et de soci&#233;t&#233;s fran&#231;aises. Depuis, les politiques routi&#232;res dominent, avec leur cort&#232;ge d'embouteillages, de pollution, de d&#233;pendance automobile et de gaspillage d'argent public.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le retard de La R&#233;union risque de s'aggraver&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le projet malgache montre pourtant qu'une autre voie est possible. Miser sur l'intermodalit&#233;, articuler rail, route et logistique portuaire, penser le transport comme outil de d&#233;veloppement : voil&#224; une orientation coh&#233;rente. &#192; La R&#233;union, o&#249; la saturation routi&#232;re freine l'&#233;conomie et p&#232;se sur la qualit&#233; de vie, une telle vision manque cruellement.&lt;br class='autobr' /&gt;
Plus grave encore, ce retard risque de s'aggraver. Si Madagascar am&#233;liore son efficacit&#233; logistique et ses connexions int&#233;rieures pendant que La R&#233;union reste enferm&#233;e dans le tout-automobile, l'&#233;cart en mati&#232;re de comp&#233;titivit&#233; r&#233;gionale se creusera. Dans l'oc&#233;an Indien, les dynamiques &#233;voluent. Ceux qui investissent aujourd'hui dans les infrastructures durables prennent de l'avance.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le progr&#232;s d&#233;pend d'abord d'une volont&#233; politique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Cette d&#233;cision de la Banque mondiale doit donc interpeller les responsables r&#233;unionnais. Comment accepter qu'un territoire dot&#233; de davantage de moyens reste en retrait sur un enjeu aussi central ? Comment justifier l'absence de r&#233;seau ferr&#233;, quand les urgences sociales, &#233;cologiques et &#233;conomiques imposent des alternatives ?&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exemple malgache remet une v&#233;rit&#233; au centre du d&#233;bat : le progr&#232;s n'est pas r&#233;serv&#233; &#224; ceux qui se disent Fran&#231;ais, il d&#233;pend d'abord d'une volont&#233; politique. &#192; La R&#233;union, il est temps de sortir du renoncement et de remettre &#224; l'ordre du jour une politique ambitieuse de transports collectifs. Sinon, le retard sur Madagascar, d&#233;j&#224; consid&#233;rable, sera irrattrapable illustrant le sous-d&#233;veloppement de La R&#233;union.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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