<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>T&#233;moignages</title>
	<link>https://www.temoignages.re/</link>
	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://www.temoignages.re/spip.php?id_mot=110&amp;page=backend" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>T&#233;moignages</title>
		<url>https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L144xH28/siteon0-61897.png?1780745084</url>
		<link>https://www.temoignages.re/</link>
		<height>28</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>Jatropha curcas : un agrocarburant d'avenir pour le Sud ? </title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/jatropha-curcas-un-agrocarburant-d-avenir-pour-le-sud,35637</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/energies/jatropha-curcas-un-agrocarburant-d-avenir-pour-le-sud,35637</guid>
		<dc:date>2009-03-12T23:10:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; Plante-miracle &#187;, &#171; or vert du d&#233;sert &#187;, le Jatropha fait la Une ! Cet arbuste originaire d'Am&#233;rique du Sud produit en effet une huile aux propri&#233;t&#233;s proches de celles du gazole. Et ses graines ne sont pas comestibles : son utilisation n'entre donc pas en comp&#233;tition avec les plantes alimentaires. Son exploitation industrielle a toutefois quelques limites et pr&#233;sente le risque de conflits d'usage sur des terres aujourd'hui &#224; vocation vivri&#232;re. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; C'est le dernier choc p&#233;trolier qui a (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&#171; Plante-miracle &#187;, &#171; or vert du d&#233;sert &#187;, le Jatropha fait la Une ! Cet arbuste originaire d'Am&#233;rique du Sud produit en effet une huile aux propri&#233;t&#233;s proches de celles du gazole. Et ses graines ne sont pas comestibles : son utilisation n'entre donc pas en comp&#233;tition avec les plantes alimentaires. Son exploitation industrielle a toutefois quelques limites et pr&#233;sente le risque de conflits d'usage sur des terres aujourd'hui &#224; vocation vivri&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'est le dernier choc p&#233;trolier qui a cr&#233;&#233; cet engouement international pour le Jatropha. Depuis, l'int&#233;r&#234;t est un peu retomb&#233; &#187;,&lt;/i&gt; d&#233;clare d'embl&#233;e Roland Pirot*, chercheur au Cirad. Dans les ann&#233;es 40 d&#233;j&#224;, la plante &#233;tait utilis&#233;e comme carburant en Afrique. L&#224;-bas, on l'appelle &lt;i&gt;&#171; pourgh&#232;re &#187;&lt;/i&gt; et on lui pr&#234;te traditionnellement bien des vertus&#8230; Son latex contient des agents coagulants et cicatrisants pour soigner les blessures. Son huile est purgative. On l'utilise aussi pour fabriquer du savon. Son tourteau peut &#234;tre utilis&#233; en engrais. Son syst&#232;me racinaire profond permet de lutter contre l'&#233;rosion des sols. Et les haies vives de Jatropha entourent traditionnellement les jardins mara&#238;chers pour les prot&#233;ger des animaux. &lt;br&gt;
L'Inde est en fait l'un des premiers pays &#224; s'&#234;tre int&#233;ress&#233; de pr&#232;s au Jatropha &#224; la fin des ann&#233;es 1990, pour produire du carburant. Ceci dit, le rappelle Gilles Vaitilingom**&lt;i&gt; &#171; des projets de d&#233;veloppement furent mont&#233;s en Afrique dans les ann&#233;es 80, mais ils s'av&#233;r&#232;rent sans suite &#187;.&lt;/i&gt; Si le Jatropha est une plante r&#233;sistante qui pousse sur tous les terrains arides, elle n'en demande pas moins un minimum d'eau et de fertilisants pour &lt;i&gt;&#171; une production exploitable seulement au bout de quatre &#224; cinq ans &#187;, &lt;/i&gt;pr&#233;cisent les chercheurs, d'autant que la r&#233;colte (tout comme le coton ou le caf&#233;) doit se faire manuellement &#224; cause de sa floraison &#233;chelonn&#233;e.&lt;strong&gt; &lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Une production en circuit court au Mali &lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
En 2007, le Cirad, en partenariat avec une entreprise fran&#231;aise Agrofuel, lan&#231;ait un projet de recherche et d&#233;veloppement sur l'huile de Jatropha utilisable soit pure pour les moteurs, soit en ester ou biodiesel. Une &#233;tude bibliographique sur la production de Jatropha &#233;tait r&#233;alis&#233;e ainsi que la mise en place d'une station exp&#233;rimentale au Mali. En 2009, avec un financement de la Fondation Tuck obtenu jusqu'&#224; fin 2010, le projet continue avec le partenaire malien, l'Association d'Entraide pour le D&#233;veloppement Rural. L'objectif est de rendre autonome la station d'Ecotourisme de Teriya Bugu d'un point de vue &#233;nerg&#233;tique, en utilisant dans les groupes &#233;lectrog&#232;nes l'huile de Jatropha produite par les agriculteurs de la r&#233;gion.&lt;br&gt;
Associ&#233;s au fonctionnement de la station, les agriculteurs maliens ont d&#233;j&#224; mis en place l'&#233;quivalent de 50 hectares de Jatropha sur de petites parcelles ou des haies r&#233;parties sur leurs exploitations.&lt;br&gt;
Ce nouveau projet vise &#224; permettre le d&#233;veloppement d'un v&#233;ritable &lt;i&gt;&#171; tissu &#233;conomique local &#187;&lt;/i&gt;, la cr&#233;ation de fili&#232;res de productions locales et d'activit&#233;s rurales r&#233;mun&#233;ratrices. Soit une exp&#233;rience d'agriculture familiale malienne en circuit court qu'&#233;valuent les chercheurs du Cirad.&lt;br&gt;
C'est aussi le savoir-faire du Cirad en exp&#233;rimentation de terrain qui a &#233;t&#233; requis par l'&lt;a href=&#034;http://www.wur.nl/UK/&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Universit&#233; de Wageningen&lt;/a&gt; (Pays-Bas), pour le volet agronomique du projet europ&#233;en JATROP dont le lancement est attendu pour 2009 et qui r&#233;unit des institutions de recherche du Nord et du Sud ainsi que des entreprises priv&#233;es.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Delta Petroli investit dans le Jatropha pour plus de 50 millions d'euros</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/madagascar-grande-ile/delta-petroli-investit-dans-le-jatropha-pour-plus-de-50-millions-d-euros,32411</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/international/madagascar-grande-ile/delta-petroli-investit-dans-le-jatropha-pour-plus-de-50-millions-d-euros,32411</guid>
		<dc:date>2008-09-16T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Dans le cadre du projet Jatropha initi&#233; par la soci&#233;t&#233; italienne Delta Petroli, Umberto Morpurgo, 'pr&#233;sidente' de ladite soci&#233;t&#233;, a effectu&#233; une premi&#232;re visite sur place pour constater de visu, d'une part, l'avancement du projet, et d'autre part, les efforts &#224; apporter pour le bon d&#233;veloppement du projet. L'un des points forts du projet est qu'il b&#233;n&#233;ficie de la pr&#233;sence et du soutien sur place de l'Ecar Fr&#232;res Capucins. &lt;br class='autobr' /&gt; La production sera export&#233;e vers l'Italie pour les besoins (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/madagascar-grande-ile/" rel="directory"&gt;Madagascar-Grande Ile&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Dans le cadre du projet Jatropha initi&#233; par la soci&#233;t&#233; italienne Delta Petroli, Umberto Morpurgo, 'pr&#233;sidente' de ladite soci&#233;t&#233;, a effectu&#233; une premi&#232;re visite sur place pour constater de visu, d'une part, l'avancement du projet, et d'autre part, les efforts &#224; apporter pour le bon d&#233;veloppement du projet. L'un des points forts du projet est qu'il b&#233;n&#233;ficie de la pr&#233;sence et du soutien sur place de l'Ecar Fr&#232;res Capucins.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La production sera export&#233;e vers l'Italie pour les besoins &#233;nerg&#233;tiques de l'h&#244;pital &#034;Casa Sollievo della sofferenza&#034; &#224; San Giovanni Rotondo (Foggia-Italia) cr&#233;&#233; par le Padre Pio. Toutefois, une partie (environ 10%) sera gard&#233;e sur place (quoique cette quantit&#233; soit modifiable selon les besoins locaux).&lt;br class='autobr' /&gt;
Si la production de graines de Jatropha marche comme pr&#233;vu, l'usine d'extraction d'huile fonctionnera dans 3 ans. Cependant, le lieu d'installation de l'usine est encore en &#233;tudes : compte tenu de l'&#233;tat lamentable des infrastructures routi&#232;res existantes, la question est de savoir ce qui convient le mieux.&lt;br class='autobr' /&gt;
Faut-il installer l'usine pr&#232;s des centres de production de grains de Jatropha (ce qui n&#233;cessitera la mise en place de plusieurs dizaines de kilom&#232;tres de pipelines pour acheminer l'huile jusqu'au port d'embarquement du produit final) ou bien faut-il installer l'usine sur le port pour faciliter le chargement des navires ? Quoi qu'il en soit, d'importants investissements sont requis dans les deux cas pour remettre les routes en &#233;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si l'objectif est de couvrir, &#224; terme, 30.000 Ha (avec une extension possible selon le d&#233;veloppement du projet), les plaines de Samimanavaka, de Bekofafa et de Befandrama fournissent d&#233;j&#224; plus de 15.000 Ha. Ce sont des terrains domaniaux marginaux fr&#233;quemment expos&#233;s aux feux de brousse. On esp&#232;re y r&#233;colter entre 40.000 &#224; 70.000 tonnes/an de graines de Jatropha.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;S&#233;curisation de la r&#233;gion&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le projet est situ&#233; dans une contr&#233;e o&#249; le vol de b&#339;ufs s&#233;vit encore. Les villages nouvellement cr&#233;&#233;s dans le cadre du projet sont install&#233;s dans les points de passage des voleurs de b&#233;tails. Si pour l'administration d&#233;centralis&#233;e, la cr&#233;ation de nouveaux villages contribue &#224; la s&#233;curisation de la localit&#233;, il faut savoir que les gens qui vivent dans ces villages subissent des pressions de la part de ces voleurs qui les d&#233;couragent de s'y installer : feux de brousse volontaires &#224; proximit&#233; des villages...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est pourquoi la s&#233;curit&#233; est renforc&#233;e dans les villages avec la mise en place permanente de vigiles. Une quinzaine de personnes sont affect&#233;es sp&#233;cifiquement pour assurer &#224; la fois la s&#233;curit&#233; de chaque village ainsi que celle des plantations.&lt;br&gt;
&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;Sp&#233;cificit&#233;s de la culture de Jatropha&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Lala Marie Brigitte, ing&#233;nieur agronome, responsable technique du Projet Jatropha de Delta Petroli, on peut faire pousser le Jatropha de deux mani&#232;res : &#224; partir des graines (en semis direct ou en p&#233;pini&#232;re) ou bien avec des boutures.&lt;br class='autobr' /&gt;
Si les plants de Jatropha en bouture donnent des graines apr&#232;s la premi&#232;re ann&#233;e de leur plantation, le semis direct ou la p&#233;pini&#232;re n'en donne qu'apr&#232;s la seconde ann&#233;e. Par contre, le rendement est bien meilleur &#224; partir de ces derniers proc&#233;d&#233;s. Les boutures produisent moins compar&#233;es aux plants issus des graines (environ moins du 1/4 &#224; 1/3).&lt;br class='autobr' /&gt;
Les jeunes pousses de Jatropha sont fragiles du fait que si elles demandent beaucoup d'eau dans les p&#233;pini&#232;res, elles ne supportent pas l'inondation. Toutefois, l'un de leurs avantages est que, m&#234;me les ch&#232;vres n'en mangent pas les feuilles.&lt;br class='autobr' /&gt;
A partir de sa troisi&#232;me ann&#233;e, un pied de Jatropha donne entre 1,5 et 3 kg de graines.&lt;br class='autobr' /&gt;
5 kilos de grains de Jatropha donnent 1 litre d'huile. Et un pied de Jatropha a une dur&#233;e de vie de 50 ans.&lt;br class='autobr' /&gt;
Outre l'obtention du bio-carburant, il faut savoir que la population rurale locale utilisait d&#233;j&#224; le Jatropha pour de multiples usages : il fournissait de l'&#233;clairage en remplacement des bougies, il est &#233;galement utilis&#233; par les femmes en tant que produit cosm&#233;tique et pour le traitement de la chevelure...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;De nombreux avantages&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le lieutenant-colonel Andr&#233; Randriamandresy, chef de r&#233;gion de la Sofia, a bien appr&#233;ci&#233; &#224; leur juste valeur, les avantages que la r&#233;gion peut tirer de cet investissement agro-industriel. Avec les 10.000 Ha qui seront cultiv&#233;s &#224; la prochaine campagne culturale d'octobre, 1.200 personnes seront mobilis&#233;es. C'est autant d'emplois qui seront cr&#233;&#233;es dans la r&#233;gion.&lt;br class='autobr' /&gt;
La culture de Jatropha participe aussi &#224; la protection des sols par le biais de leur nouvelle fertilisation gr&#226;ce &#224; la couverture fournie par les plantes. Ce qui contribue &#233;galement au recyclage du dioxyde de carbone.&lt;br class='autobr' /&gt;
Avec l'extraction d'huile de Jatropha qui sera faite sur place, les d&#233;chets obtenus (la biomasse) peuvent &#234;tre utilis&#233;s comme engrais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais les plus grands avantages qu'apportera le projet Jatropha de Delta Petroli se situeront au niveau des infrastructures qui seront forc&#233;ment construites (h&#244;pital, &#233;coles, routes, port...), sans compter les investissements qui seront faits pour doter les villages avoisinants d'eau potable. En d'autre terme, le projet entra&#238;nera un v&#233;ritable changement du monde rural.
&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;T&#233;moignage &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour de nombreuses personnes qui vivent dans les villages environnants, le projet offre une opportunit&#233; en termes d'emploi, donc, pour avoir des sources de revenus stables.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon Germaine (une des femmes employ&#233;es par le Projet dans le village de Samimanavaka) : &lt;i&gt;&#171; Je viens du village d'Ambohimanaga situ&#233; &#224; environ 4 km d'ici, mais je vis ici actuellement, et cela depuis huit mois. Je travaille pour le projet comme les hommes. Je fais ce travail pour faire vivre mes six enfants et pour pouvoir r&#233;habiliter ma maison qui se trouve dans mon village d'origine. J'esp&#232;re y arriver avec mon salaire mensuel (elle est pay&#233;e &#224; 2.000 ariary journali&#232;rement)&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les nouveaux carburants et la R&#233;union</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/les-nouveaux-carburants-et-la-reunion,31308</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/energies/les-nouveaux-carburants-et-la-reunion,31308</guid>
		<dc:date>2008-07-27T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Il existe deux grandes familles de biocarburants : les biocarburants en substitution au gasoil : il s'agit des huiles v&#233;g&#233;tales et leurs d&#233;riv&#233;s, produits par exemple &#224; partir du Colza, du Tournesol, du Jatropha (&#224; Madagascar) les biocarburants en substitution &#224; l'essence : ce sont le bio&#233;thanol et ses d&#233;riv&#233;s produits par exemple &#224; partir de la canne &#224; sucre. &lt;br class='autobr' /&gt; Les pr&#233;conisations fran&#231;aises et europ&#233;ennes sont les suivantes en terme de d&#233;veloppement des fili&#232;res Biocarburants : L'Europe (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Il existe deux grandes familles de biocarburants :
&lt;br /&gt;- les biocarburants en substitution au gasoil : il s'agit des huiles v&#233;g&#233;tales et leurs d&#233;riv&#233;s, produits par exemple &#224; partir du Colza, du Tournesol, du Jatropha (&#224; Madagascar)
&lt;br /&gt;- les biocarburants en substitution &#224; l'essence : ce sont le bio&#233;thanol et ses d&#233;riv&#233;s produits par exemple &#224; partir de la canne &#224; sucre.
&lt;br&gt;
Les pr&#233;conisations fran&#231;aises et europ&#233;ennes sont les suivantes en terme de d&#233;veloppement des fili&#232;res Biocarburants :&lt;br class='autobr' /&gt;
L'Europe pr&#233;conise d'atteindre un taux de 5,75% de biocarburant avant 2010. En r&#233;ponse &#224; cela, le Plan gouvernemental Fran&#231;ais pr&#233;voit &#224; l'Horizon 2010 la production de 700.000 t/an de diester et de 250.000 t/an d'&#233;thanol.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;4500 ha de canne &#224; sucre permettraient de produire environ 90 m3/j d'&#233;thanol soit environ 27 millions de litres d'&#233;thanol par an. L'investissement pour une telle usine serait d'environ 14 millions de dollars. Une telle quantit&#233; d'&#233;thanol permettrait d'alimenter un parc de 30000 v&#233;hicules essence &#224; E85 (c'est-&#224;-dire 85% de biocarburant dans le r&#233;servoir).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;N&#233;anmoins, la crise mondiale actuelle sur les prix va plut&#244;t dans le sens d'une utilisation des terres &#224; des fins alimentaires plut&#244;t que &#233;nerg&#233;tiques. Un autre argument est la valeur &#233;nerg&#233;tique intrins&#232;que d'un hectare de terre : la quantit&#233; &#233;nerg&#233;tique primaire pouvant &#234;tre extraite de la biomasse (m&#234;me via les &#233;volutions technologiques 2e ou 3 e g&#233;n&#233;ration de fili&#232;res biocarburant) est environ 5 &#224; 10 fois moindre de l'&#233;nergie &#233;lectrique pouvant &#234;tre extraite par exemple d'une m&#234;me surface couverte en panneaux photovolta&#239;ques. R&#233;ussir &#224; coupler sur les m&#234;mes surfaces productions agricoles et production photovolta&#239;que sur serres et ombri&#232;res est un v&#233;ritable enjeu pour La R&#233;union : coupler autosuffisance alimentaire et &#233;nerg&#233;tique &#224; grande &#233;chelle. D'autant que le transport &#233;lectrique est une voie de d&#233;veloppement &#034;&#233;vidente&#034;pour les &#238;les dont les tailles sont coh&#233;rentes des capacit&#233;s d'autonomie de 200 &#224; 250 km offertes par les technologies de batteries.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En terme de fili&#232;res nouveaux carburants &#224; La R&#233;union, avant de penser valoriser la canne &#224; sucre, il semble prioritaire de regarder avant tout ce qui peut &#234;tre fait &#224; partir des &#034;&lt;i&gt;d&#233;chets&lt;/i&gt;&#034; : par exemple les r&#233;sidus de l'industrie sucri&#232;re et la valorisation de tous les d&#233;chets, effluents divers g&#233;n&#233;rateurs de biogaz. Des bus fonctionnant au m&#233;thane circulent &#224; Lille. Pourquoi pas &#224; La R&#233;union ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le seul projet &#034;&lt;i&gt;Biocarburants&lt;/i&gt;&#034; actuellement en cours de montage &#224; La R&#233;union est pilot&#233; par le groupe Quartier Fran&#231;ais et consiste &#224; convertir en bio&#233;thanol les r&#233;sidus (flegmes) de l'exploitation de la canne &#224; sucre. Leur ressource s'&#233;l&#232;ve &#224; environ 5000 t/an, pouvant permettre d'alimenter le parc de v&#233;hicules essence de La R&#233;union &#224; un taux d'environ 3% de bio&#233;thanol (environ 4 &#224; 5 millions de litres par an). &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A moyen terme nous verrons une transition progressive des v&#233;hicules r&#233;unionnais vers : d'abord des v&#233;hicules hybrides fossile &#233;lectrique ; puis dans un deuxi&#232;me temps vers des v&#233;hicules tout &#233;lectriques. Cependant, ce d&#233;veloppement &#224; grande &#233;chelle des v&#233;hicules &#233;lectriques n&#233;cessitera que plus de 50% &#224; 70% de l'&#233;lectricit&#233; r&#233;unionnaise soit propre, au risque de voir fleurir les centrales charbon. Le photovolta&#239;que ne suffira pas &#224; ce besoin, il faudra trouver des sources &#224; grande &#233;chelle de productibles &#233;lectriques renouvelables pouvant produire jour et nuit toute l'ann&#233;e. Seules deux pistes sont actuellement envisageables &#224; La R&#233;union : la G&#233;othermie et l'Oc&#233;anothermie, c'est-&#224;-dire la ressource &#034;&lt;i&gt;infinie&lt;/i&gt;&#034; d'&#233;nergie contenue dans le fond de notre Oc&#233;an.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Agence R&#233;gionale de l'Energie R&#233;union&lt;br&gt;
Pour le D&#233;veloppement durable, l'Adaptation au Changement climatique, les Energies renouvelables et la Ma&#238;trise de l'Energie pour la construction, l'am&#233;nagement et le transport durable&lt;br&gt;
arer@arer.org , Conseils pratiques et gratuits au 0262 257 257et sur &lt;a href=&#034;http://www.arer.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;www.arer.org&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Madagascar : Cr&#233;er une dynamique &#233;conomique avec les &#233;nergies renouvelables</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/madagascar-creer-une-dynamique-economique-avec-les-energies-renouvelables,30968</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/energies/madagascar-creer-une-dynamique-economique-avec-les-energies-renouvelables,30968</guid>
		<dc:date>2008-07-08T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>Lutter contre la vie ch&#232;re</dc:subject>
		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Luttes pour l'emploi</dc:subject>
		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Climat et biodiversit&#233;</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Capables de contribuer &#224; la diminution de la facture p&#233;troli&#232;re du pays, les &#233;nergies renouvelables sont aussi un moyen d'assurer de nouveaux revenus aux travailleurs. &lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; Les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien ont des richesses inestimables en termes de biodiversit&#233;. Avec le changement climatique, ces ressources sont menac&#233;es. &lt;br class='autobr' /&gt;
Seuls, ces pays ne peuvent pas s'en sortir. Une bonne solidarit&#233; au niveau des &#238;les est donc primordiale. Mais cette solidarit&#233; se doit d'&#234;tre &#233;largie. &lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, l'origine du (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/lutter-contre-la-vie-chere" rel="tag"&gt;Lutter contre la vie ch&#232;re&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/luttes-pour-l-emploi" rel="tag"&gt;Luttes pour l'emploi&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/climat-et-biodiversite" rel="tag"&gt;Climat et biodiversit&#233;&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Capables de contribuer &#224; la diminution de la facture p&#233;troli&#232;re du pays, les &#233;nergies renouvelables sont aussi un moyen d'assurer de nouveaux revenus aux travailleurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_5652 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;260&#034; data-legende-lenx=&#034;xxxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L400xH267/ministre_environt_madagasca-61e87.jpg?1781826422' width='400' height='267' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Harison Randriarimanana, ministre de l'Environnement, indique que son pays prospecte plusieurs &#233;nergies renouvelables. Parmi elles, le jatropha, source d'un biocarburant capable de produrer de nouveaux revenus &#224; des r&#233;gions essentiellement rurales.(photo MM)
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;&#171; Les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien ont des richesses inestimables en termes de biodiversit&#233;. Avec le changement climatique, ces ressources sont menac&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Seuls, ces pays ne peuvent pas s'en sortir. Une bonne solidarit&#233; au niveau des &#238;les est donc primordiale. Mais cette solidarit&#233; se doit d'&#234;tre &#233;largie.&lt;br&gt;
En effet, l'origine du changement climatique est due en partie aux activit&#233;s humaines dans les pays d&#233;velopp&#233;s. Nous devons donc travailler tous ensemble pour apporter des solutions t&#244;t ou tard. Car les cons&#233;quences sont d&#233;j&#224; graves, ces pertes non n&#233;gligeables de biodiversit&#233; doivent cesser.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Madagascar coop&#232;re avec les autres &#238;les dans le cadre de la COI, et avec l'Union europ&#233;enne en tant que pays ACP. Nous souhaitons que l'Union europ&#233;enne examine l'environnement dans ses m&#233;canismes de financement, au m&#234;me titre que le d&#233;veloppement (FED).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;nergie, le probl&#232;me de Madagascar est sa d&#233;pendance aux hydrocarbures. Lorsque la politique &#233;nerg&#233;tique a &#233;t&#233; lanc&#233;e dans les ann&#233;es 60, le p&#233;trole ne co&#251;tait pas cher, et le choix a &#233;t&#233; de construire des centrales thermiques. Nous sommes donc tributaires du p&#233;trole, unique source d'&#233;nergie de toutes les grandes villes par exemple.&lt;br&gt;
Mais la hausse du prix du baril remet tout en cause. La facture &#233;nerg&#233;tique pay&#233;e par le pays ne cesse d'augmenter, ce qui a des r&#233;percussions pour l'&#233;conomie toute enti&#232;re.&lt;br&gt;
Aujourd'hui, nous misons sur le d&#233;veloppement de notre potentiel hydro&#233;lectrique, ainsi que sur le soleil et le vent.&lt;br&gt;
Dans la r&#233;gion de Di&#233;go Suarez, nous coop&#233;rons avec La R&#233;union sur un projet d'&#233;oliennes.&lt;br&gt;
Nous voulons aussi d&#233;velopper les biocarburants. Etant donn&#233; que nous avons de grandes surfaces cultiv&#233;es, les biocarburants n'entreront pas en concurrence avec les plantes vivri&#232;res. Le jatropha et la canne &#224; sucre sont deux moyens de produire cette nouvelle source d'&#233;nergie.&lt;br&gt;
Le d&#233;veloppement de ce nouveau type d'&#233;nergie va aussi procurer de nouveaux revenus &#224; des populations essentiellement rurales. Nous comptons sur cet effet d'entra&#238;nement, car c'est un d&#233;bouch&#233; potentiel qui existe. C'est une fili&#232;re industrielle qui reste &#224; cr&#233;er. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Remettre les politiques agricoles au c&#339;ur du d&#233;veloppement</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/remettre-les-politiques-agricoles-au-coeur-du-developpement,30208</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/international/monde/remettre-les-politiques-agricoles-au-coeur-du-developpement,30208</guid>
		<dc:date>2008-06-03T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Emeutes de la faim</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement et plus de 2.000 d&#233;l&#233;gu&#233;s de 162 pays se r&#233;unissent depuis hier &#224; Rome, au si&#232;ge de la FAO, l'agence de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation, pour tenter de trouver des rem&#232;des &#224; la crise alimentaire mondiale et &#224; la flamb&#233;e des prix. Pendant trois jours, les participants vont tenter de produire &#171; un plan d'action global &#187;. Mais cherchent-ils tous &#224; atteindre le m&#234;me r&#233;sultat ? &lt;br class='autobr' /&gt; Lors de la session d'ouverture de la Conf&#233;rence de (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/monde/" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/emeutes-de-la-faim" rel="tag"&gt;Emeutes de la faim&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Une cinquantaine de chefs d'Etat et de gouvernement et plus de 2.000 d&#233;l&#233;gu&#233;s de 162 pays se r&#233;unissent depuis hier &#224; Rome, au si&#232;ge de la FAO, l'agence de l'ONU pour l'agriculture et l'alimentation, pour tenter de trouver des rem&#232;des &#224; la crise alimentaire mondiale et &#224; la flamb&#233;e des prix. Pendant trois jours, les participants vont tenter de produire &#171; un plan d'action global &#187;. Mais cherchent-ils tous &#224; atteindre le m&#234;me r&#233;sultat ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lors de la session d'ouverture de la Conf&#233;rence de haut niveau pour la S&#233;curit&#233; alimentaire, le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU, Ban Ki-moon, a appel&#233; les participants &#224; parvenir &#224; un consensus sur les biocarburants et &#224; rejeter des politiques alimentaires &lt;i&gt;&#171; qui appauvrissent les voisins &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ban Ki-moon a souhait&#233; que soient prises &lt;i&gt;&#171; des mesures &#224; long terme pour &lt;br class='autobr' /&gt;
renforcer la s&#233;curit&#233; alimentaire mondiale &#187;&lt;/i&gt; et que les pays aboutissent &lt;i&gt;&#171; &#224; un &lt;br class='autobr' /&gt;
plus grand consensus international sur les biocarburants &#187;&lt;/i&gt;, accus&#233;s d'&#234;tre un &lt;br class='autobr' /&gt;
facteur de la flamb&#233;e des prix des denr&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;i&gt;&#171; Nous avons une opportunit&#233; historique de revitaliser l'agriculture &#187;&lt;/i&gt;, a ajout&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral des Nations Unies, en exposant les principes du cadre &lt;br class='autobr' /&gt;
global d'action mis au point par la cellule de crise cr&#233;&#233;e il y a un mois. Cette &lt;br class='autobr' /&gt;
cellule rassemble les chefs des agences onusiennes et des institutions &#233;conomiques internationales.&lt;br&gt;
Le secr&#233;taire g&#233;n&#233;ral de l'ONU a donn&#233; pour objectif que &#171; la production alimentaire devrait doubler d'ici 2030 &#187; pour faire face &#224; la faim dans le monde et a appel&#233; &lt;i&gt;&#171; &#224; des engagements fermes pour aller de l'avant &#187;&lt;/i&gt; passant par une augmentation des appuis financiers et non par des pr&#234;ts.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un moratoire sur les biocarburants ?&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Selon le FMI, la conversion de terres agricoles &#224; des fins &#233;nerg&#233;tiques explique &lt;i&gt;&#171; entre 20 et 30% &#187;&lt;/i&gt; de la flamb&#233;e des prix des denr&#233;es alimentaires. Le rapporteur de l'ONU sur le droit &#224; l'alimentation, Olivier de Schutter a r&#233;cemment d&#233;clar&#233; qu'il jugeait&lt;i&gt; &#171; irresponsables &#187;&lt;/i&gt; les objectifs que se sont fix&#233;s les Etats-Unis et l'Europe en mati&#232;re de production de biocarburants. &lt;i&gt;&#171; En abandonnant ces objectifs&lt;/i&gt; - a-t-il d&#233;clar&#233; - &lt;i&gt;nous enverrions un signal fort aux march&#233;s, que le prix des r&#233;coltes de denr&#233;es alimentaires ne va pas monter ind&#233;finiment, d&#233;courageant ainsi la sp&#233;culation &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
Mais il admet aussi qu'il faut reconna&#238;tre &lt;i&gt;&#171; le droit des pays &#224; se d&#233;velopper &#187;&lt;/i&gt; et que le poids des bio&#233;thanols au Br&#233;sil est tel qu'un retour en arri&#232;re para&#238;t inimaginable. &lt;i&gt;&#171; Certains agrocarburants de la premi&#232;re g&#233;n&#233;ration sont peut-&#234;tre prometteurs : des plantes comme le jatropha, ou certaines vari&#233;t&#233;s de sorgho, poussent sur des terres peu fertiles &#187;&lt;/i&gt; a ajout&#233; Olivier de Schutter, dans une interview donn&#233; au Monde (2 mai 2008). Cette position ne devrait pas s'opposer &#224; l'adoption d'un moratoire, de m&#234;me que s'est impos&#233; le moratoire sur les OGM : pour permettre de poursuivre les recherches et des essais sur des superficies limit&#233;es, tout en mettant un frein aux d&#233;forestations (comme en Indon&#233;sie) ou au d&#233;tournement d'une part de la r&#233;colte de ma&#239;s (aux Etats-Unis) pour le seul profit d'un minuscule lobby, entretenu sur l'argent des contribuables am&#233;ricains. Il est des secteurs entiers de l'investissement en ce domaine dont le rapporteur de l'ONU sur le droit &#224; l'alimentation a estim&#233; qu'ils pouvaient &#234;tre &lt;i&gt;&#171; gel&#233;s &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
Plusieurs dizaines d'ONG appellent &#224; ce moratoire (&lt;a href=&#034;http://www.moratoire-agro-carburants.com/index.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;www.moratoire-agro-carburants.com/index.html&lt;/a&gt;) lanc&#233; par un collectif d'associations et, &#224; l'instar d'Oxfam international, demandent &#224; l'Union europ&#233;enne d'abandonner son objectif de 10% de carburants verts d'ici &#224; 2020. L'aide &#224; la production des biocarburants est estim&#233;e entre 13 et 15 milliards de dollars, alors que ces cultures accentuent la destruction d'&#233;cosyst&#232;mes et ont un impact n&#233;gatif sur les changements climatiques, selon diverses &#233;tudes scientifiques (cit&#233;es par Oxfam).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Principe de souverainet&#233; alimentaire&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;Pendant au moins les vingt derni&#232;res ann&#233;es, les institutions financi&#232;res internationales ont sous-estim&#233; l'importance des investissements dans l'agriculture. La Banque mondiale a publiquement reconnu son erreur fin 2007, mais de nombreux pays du Sud paient cher aujourd'hui d'avoir &#233;t&#233; fourvoy&#233;s. Les plans d'ajustements structurel du FMI ont pouss&#233; les pays les plus endett&#233;s - notamment en Afrique subsaharienne - &#224; d&#233;velopper des cultures d'exportation et &#224; importer ce qu'ils consomment. La Mauritanie, par exemple, importe 70% de ce qu'elle consomme. Le Lib&#233;ria importe environ les deux tiers de la consommation annuelle de riz de sa population. (A noter que La R&#233;union, apr&#232;s soixante ans &#8220;d'int&#233;gration d&#233;partementaliste&#8221;, n'est pas mieux lotie).&lt;br&gt;
Aujourd'hui, une autre voie de r&#233;flexion porte sur l'instauration de protections tarifaires ou douani&#232;res ou la r&#233;habilitation de syst&#232;me d'aides - comme les caisses de p&#233;r&#233;quation - &#224; l'appui des petits paysans, pour permettre aux pays en d&#233;veloppement de financer, dans leur budget, l'achat de semences, l'acc&#232;s aux terres ou &#224; l'eau, et de prot&#233;ger leur production agricole. &lt;br&gt;
Une des conclusions de ce Sommet de trois jours devrait &#234;tre d'appeler &#224; r&#233;investir dans l'agriculture de fa&#231;on massive. &lt;br&gt;
Entre 1980 et 2005, l'aide au d&#233;veloppement agricole des pays du Sud a baiss&#233; de moiti&#233; et la France ne consacre aux projets agricoles que 10% de son aide. Selon Jacques Diouf, le directeur de la FAO, il faudrait abonder ce secteur de 20 milliards d'euros par an - non pas en aide alimentaire, mais en fonds d'investissement pour l'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Fonds mondial de lutte contre la Faim et la Malnutrition&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Lors d'un point presse tenu quelques jours avant le Sommet de Rome, les dirigeants de l'AICF (action internationale contre la Faim), ont estim&#233; que &lt;i&gt;&#171; l'agriculture est un levier incontournable mais non suffisant pour enrayer la faim &#187;&lt;/i&gt; et l'organisation humanitaire appelle &#224; la cr&#233;ation d'un &lt;i&gt;&#171; Fonds mondial de lutte contre la Faim et la Malnutrition &#187;&lt;/i&gt;. A l'appui de cette proposition, des analyses r&#233;centes (FAO, PAM...) soulignent l'insuffisance des moyens financiers mobilis&#233;s tant contre les effets les plus urgents de la crise alimentaire (distributions de vivres) que contre ses effets les plus durables (d&#233;structuration des politiques agricoles et soutien aux producteurs des pays du Sud). De tr&#232;s nombreux acteurs interviennent au plan mondial dans la lutte contre la faim, chacun dans son domaine d'expertise. &lt;i&gt;&#171; Il manque aujourd'hui un organisme international capable de coordonner des financements additionnels qui permettraient de r&#233;duire fortement la malnutrition et de traiter en profondeur les causes de la faim &#187;&lt;/i&gt; estiment les responsables d'AICF. Un des principes d'intervention de ce Fonds serait de venir en appui &#224; des projets en coh&#233;rence avec les priorit&#233;s des Etats, particuli&#232;rement en ce qui concerne la relance des politiques agricoles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Synth&#232;se de P. David&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Br&#233;sil vert - 3 - </title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/environnement/le-bresil-vert-3,28840</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/environnement/le-bresil-vert-3,28840</guid>
		<dc:date>2008-03-30T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Le Br&#233;sil est un pays pionnier dans le d&#233;veloppement des biocarburants. Suite au premier choc p&#233;trolier dans les ann&#233;es 1970, le gouvernement de la dictature militaire de l'&#233;poque avait mis en place un plan nomm&#233; Proalcool qui promouvait l'utilisation d'&#233;thanol afin de r&#233;duire la d&#233;pendance de l'&#233;conomie du pays aux hydrocarbures, et notamment au p&#233;trole qui constituait le premier poste d'importation. &lt;br class='autobr' /&gt; Les biocarburants &lt;br class='autobr' /&gt;
Avec 17 milliards de litres en 2007, le Br&#233;sil est aujourd'hui le (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/environnement/" rel="directory"&gt;Environnement&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le Br&#233;sil est un pays pionnier dans le d&#233;veloppement des biocarburants. Suite au premier choc p&#233;trolier dans les ann&#233;es 1970, le gouvernement de la dictature militaire de l'&#233;poque avait mis en place un plan nomm&#233; Proalcool qui promouvait l'utilisation d'&#233;thanol afin de r&#233;duire la d&#233;pendance de l'&#233;conomie du pays aux hydrocarbures, et notamment au p&#233;trole qui constituait le premier poste d'importation.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les biocarburants&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Avec 17 milliards de litres en 2007, le Br&#233;sil est aujourd'hui le deuxi&#232;me producteur mondial d'&#233;thanol, derri&#232;re les Etats-Unis.&lt;br&gt;
Souhaitant renforcer cette position sur le march&#233; mondial, les autorit&#233;s br&#233;siliennes se sont fix&#233;es un objectif de production de 25 milliards de litres &#224; l'horizon 2010 et de 38 milliards en 2015, ce qui ferait &lt;i&gt;de facto &lt;/i&gt;du Br&#233;sil le leader mondial de ce secteur. Plus r&#233;cemment, le gouvernement br&#233;silien a d&#233;fini et lanc&#233; un plan de promotion du biodiesel, dont les finalit&#233;s r&#233;pondent &#224; des imp&#233;ratifs non seulement &#233;nerg&#233;tiques et environnementaux, mais aussi sociaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des conditions environnementales favorables&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La production br&#233;silienne d'&#233;thanol repose sur la culture de la canne &#224; sucre. Les conditions agraires et climatiques sont particuli&#232;rement propices &#224; cette culture au Br&#233;sil : les surfaces sont grandes et faciles &#224; exploiter, l'eau est abondante et la canne n'est replant&#233;e que tous les six ans. Aujourd'hui, 75.000 planteurs de canne &#224; sucre emploient plus d'un million de personnes, auxquelles s'ajoutent 2,5 millions de travailleurs saisonniers, notamment pour la coupe de la canne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La d&#233;l&#233;gation souhaite souligner qu'elle a &#233;t&#233; alert&#233;e au cours de sa mission sur l'impact &#233;cologique des techniques actuelles de r&#233;colte de la canne &#224; sucre. Bien souvent, les plantations font l'objet d'un br&#251;lage au moment des r&#233;coltes, ce qui permet d'&#233;liminer les feuilles et d'en faciliter le ramassage. Or, cette technique, tr&#232;s r&#233;pandue au Br&#233;sil, est tr&#232;s nocive d'une part pour l'environnement, car elle &#233;met dans l'atmosph&#232;re environ 4.500 kilos de CO2 par hectare, et d'autre part, pour la sant&#233; humaine, les populations environnantes souffrant fr&#233;quemment de maladies respiratoires.&lt;br&gt;
Mais il semblerait que cette pratique soit en voie de r&#233;duction gr&#226;ce aux efforts de m&#233;canisation des exploitations agricoles. La disparition progressive du br&#251;lage tendrait &#233;galement &#224; r&#233;duire les conflits d'usage de la terre entre cultures vivri&#232;res et culture de la canne. En effet, il est plus ais&#233; de replanter provisoirement des cultures vivri&#232;res sur les feuilles s&#233;ch&#233;es de la canne -si celles-ci n'ont pas &#233;t&#233; br&#251;l&#233;es-, qui jouent alors un r&#244;le d'engrais naturel.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;D&#233;veloppement d'un appareil productif massif&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La production intensive de biocarburants requiert un outil de production capable de r&#233;pondre tant &#224; la demande int&#233;rieure qu'aux exportations. Actuellement, le Br&#233;sil compte 369 usines de sucre/&#233;thanol en activit&#233; dans tout le pays. 40 nouvelles usines seraient en cours de construction et 60 en phase d'approbation.&lt;br&gt;
L'appareil productif br&#233;silien est particuli&#232;rement performant en raison d'une main d'&#339;uvre abondante et bon march&#233;, ainsi que d'investissements massifs pour la construction d'usines modernes de grande capacit&#233;. &lt;br&gt;
L'augmentation de la demande issue du secteur national des transports routiers a favoris&#233; cette production massive de biocarburants.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;thanol peut en effet &#234;tre consomm&#233; pur dans les v&#233;hicules flex-fuel dont les premiers mod&#232;les ont &#233;t&#233; lanc&#233;s en 2003 et qui repr&#233;sentent d&#233;sormais la quasi-totalit&#233; des ventes de v&#233;hicules neufs. Il est &#233;galement consomm&#233; sous forme &#8220;anhydre&#8221;, c'est-&#224;-dire m&#233;lang&#233; &#224; l'essence, avec obligatoirement une proportion de 20 &#224; 25% d'&#233;thanol. En 2005, l'&#233;thanol repr&#233;sentait 17% du total des carburants consomm&#233;s au Br&#233;sil (8,7% sous forme anhydre et 8,3% sous forme hydrat&#233;) contre 26,2% pour l'essence et 53,9% pour le diesel. Cette r&#233;ussite nationale s'appuie &#233;galement sur un r&#233;seau de distribution important : le pays dispose de plus de 32.000 stations services offrant aux automobilistes la possibilit&#233; de s'approvisionner en &#233;thanol, ce qui repr&#233;sente 92% du nombre total de stations services.&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;strong&gt;Un &#233;thanol br&#233;silien tr&#232;s comp&#233;titif&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;i&gt;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;Sur le march&#233; mondial, l'&#233;thanol br&#233;silien est devenu une marchandise incontournable. M. Guy Dupire, sp&#233;cialiste en biocarburants, a d&#233;montr&#233; que, sans protection douani&#232;re, l'&#233;thanol produit au sein des pays de l'Union europ&#233;enne ne pourrait supporter la concurrence avec l'&#233;thanol br&#233;silien. En effet, la production d'un m&#232;tre cube d'alcool en Europe s'&#233;l&#232;ve &#224; 365 euros. Au Br&#233;sil, ce co&#251;t n'atteint que 220 euros, auxquels il convient d'ajouter les frais de transport vers l'Europe, soit environ 70 euros par m&#232;tre cube. Par cons&#233;quent, le prix br&#233;silien reste inf&#233;rieur de 75 euros au prix europ&#233;en. Ce n'est que gr&#226;ce &#224; l'existence d'un droit de douane de 192 euros par m&#232;tre cube, qui a pour cons&#233;quence de porter le prix total de l'&#233;thanol br&#233;silien &#224; plus de 480 euros, que l'&#233;thanol europ&#233;en reste comp&#233;titif.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Le biodiesel&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Le programme national en faveur du biodiesel, lanc&#233; en septembre 2004 par les autorit&#233;s br&#233;siliennes, constitue le second pilier de la strat&#233;gie nationale de d&#233;veloppement des biocarburants. Ce plan pr&#233;sente des enjeux tant &#233;nerg&#233;tiques qu'environnementaux et sociaux.&lt;br&gt;
Le biodiesel peut &#234;tre produit &#224; partir de soja, de palme (dend&#234;), de ricin (mamona), de jatropha (esp&#232;ce v&#233;g&#233;tale originaire d'Am&#233;rique du Sud), de tournesol et d'arachide, mais aussi &#224; partir d'huiles usag&#233;es ou de graisses animales. Ces diff&#233;rentes mati&#232;res premi&#232;res rev&#234;tent toutefois des caract&#233;ristiques agro-&#233;nerg&#233;tiques tr&#232;s diff&#233;rentes. Un litre de diesel ordinaire co&#251;tant un peu moins de 1,5 real par litre, la seule plante offrant un co&#251;t comp&#233;titif reste aujourd'hui le soja, pour un prix au litre l&#233;g&#232;rement inf&#233;rieur.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au-del&#224; de cette question de co&#251;ts, la d&#233;l&#233;gation a pleinement per&#231;u le fait que le programme biodiesel poursuit une forte finalit&#233; sociale. Revendiquant la vocation sociale de cette politique, le s&#233;nateur Her&#225;clito Fortes, pr&#233;sident de la commission des relations ext&#233;rieures et de la d&#233;fense nationale du S&#233;nat f&#233;d&#233;ral, explique que les autorit&#233;s du Br&#233;sil ont mis en &#339;uvre le plan &#171; biodiesel &#187; avec pour ambition de sortir de la mis&#232;re plusieurs centaines de milliers de familles br&#233;siliennes, souvent de petits agriculteurs vivant de la culture de plantes ol&#233;agineuses.&lt;br&gt;
Selon le pr&#233;sident Lula da Silva, la mise en &#339;uvre du programme aurait ainsi d&#233;j&#224; permis de donner du travail &#224; 250.000 personnes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les biocarburants, qui ne repr&#233;sentent aujourd'hui que 1% de l'essence consomm&#233;e dans le monde, n'ont pas vocation &#224; se substituer massivement au p&#233;trole en raison des difficult&#233;s &#224; les produire dans un contexte de tension sur les march&#233;s des produits agricoles et d'incertitudes sur leur bilan &#233;nerg&#233;tique et environnemental.&lt;br&gt;
M&#234;me dans un sc&#233;nario d'augmentation des terres consacr&#233;es &#224; la culture de la canne &#224; sucre, il semblerait selon la d&#233;l&#233;gation que le Br&#233;sil n'ait pas les moyens de devenir un exportateur massif de biocarburants dans la mesure o&#249; la tr&#232;s grande majorit&#233; de la production nationale reste consomm&#233;e sur son territoire.&lt;br&gt;
Et m&#234;me si la recherche br&#233;silienne, fortement mobilis&#233;e sur ce dossier, se concentre sur l'&#233;laboration de biocarburants &#224; partir de la biomasse de la canne &#224; sucre et du bois, il est douteux que cette nouvelle g&#233;n&#233;ration ne soit disponible sur le plan industriel avant plusieurs ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;Fin&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Rebecca Pleignet&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Une destruction de la for&#234;t amazonienne ?&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La n&#233;cessit&#233; de consacrer des surfaces toujours plus &#233;tendues &#224; la culture de la canne &#224; sucre a favoris&#233; un report des autres activit&#233;s agricoles vers les terres amazoniennes. &lt;br&gt;
D'apr&#232;s certains membres du gouvernement br&#233;silien, le d&#233;veloppement des surfaces consacr&#233;es &#224; l'&#233;levage et &#224; la culture du soja serait pour partie responsable de la reprise des activit&#233;s de d&#233;forestation. D'autres observateurs y voient &#233;galement un effet indirect de l'expansion de la culture de la canne &#224; sucre puisque l'usage de la terre pour planter des cannaies a repouss&#233; l'&#233;levage vers le nord, c'est-&#224;-dire vers l'Amazonie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La reprise de la destruction du biome amazonien a contraint le gouvernement &#224; d&#233;finir de nouvelles mesures de protection, avec l'interdiction de la destruction des arbres dans les 36 localit&#233;s les plus touch&#233;es. Les parcelles devront d&#233;sormais &#234;tre cadastr&#233;es, les produits issus des zones d&#233;frich&#233;es ne pourront plus &#234;tre commercialis&#233;s et les banques publiques seront tenues de suspendre leurs financements &#224; toute personne contrevenant &#224; ces r&#232;gles. Enfin, le gouvernement a annonc&#233; sa volont&#233; de renforcer les effectifs des fonctionnaires charg&#233;s de la surveillance des zones prot&#233;g&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bilan environnemental - Impacts sur la biodiversit&#233;, la ressource eau et les sols&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La production de biocarburant demande les moyens de la production agricole intensive, en termes d'engrais et de produits phytosanitaires. Dans une &#233;tude parue dans &lt;i&gt;Bioscience&lt;/i&gt;, les chercheurs Marcelo Dias de Oliveira et al, (Universit&#233; d'&#201;tat de Washington) concluent que la fili&#232;re &#233;thanol &#224; partir de canne &#224; sucre r&#233;duit la biodiversit&#233; et augmente l'&#233;rosion du sol.&lt;br&gt;
La production d'&#233;thanol au Br&#233;sil, se base notamment sur l'exploitation de nouvelles terres d&#233;frich&#233;es pour cela.&lt;br&gt;
Dukes estime que le remplacement des carburants fossiles par une combustion de v&#233;g&#233;taux actuels correspondrait au moins &#224; 22% de la production v&#233;g&#233;tale terrestre (y compris des v&#233;g&#233;taux marins), augmentant ainsi de 50% l'appropriation de cette ressource par l'homme, et compromettant la survie des autres esp&#232;ces qui en d&#233;pendent.&lt;br&gt;
Tyler Volk, professeur du &lt;i&gt;Earth Systems Group&lt;/i&gt; du d&#233;partement de biologie de l'universit&#233; de New York, estime que &#171; &lt;i&gt;la production massive d'&#233;thanol pourrait augmenter la pression sur les terres cultivables, faire monter les prix de la nourriture et acc&#233;l&#233;rer la d&#233;forestation&lt;/i&gt; &#187;.&lt;br&gt;
Le caract&#232;re durable de la production de biocarburants peut &#234;tre mis &#224; mal si elle est r&#233;alis&#233;e de mani&#232;re non durable : &#233;puisement des sols, pollution des eaux et destruction de milieux naturels pour cette production. Selon les estimations de &lt;i&gt;Les amis de la Terre&lt;/i&gt;, la plantation de palmiers &#224; huile a &#233;t&#233; responsable de 87% de la d&#233;forestation en Malaisie entre 1985 et 2000. 4 millions d'hectares de for&#234;ts ont ainsi &#233;t&#233; d&#233;truites &#224; Sumatra et Born&#233;o. 6 millions d'hectares en Malaisie et 16,5 millions en Indon&#233;sie sont programm&#233;s pour dispara&#238;tre. La menace est s&#233;rieuse. &lt;i&gt;&#171; M&#234;me le fameux Parc National de Tanjung Puting au Kalimantan a &#233;t&#233; mis en pi&#232;ce par des planteurs. Les orangs-outans en libert&#233; sont vou&#233;s &#224; dispara&#238;tre. Les rhinoc&#233;ros de Sumatra, les tigres, les gibbons, les tapirs, les nasiques et des milliers d'autres esp&#232;ces pourraient prendre la suite. &#187;&lt;/i&gt; Plusieurs &#233;tudes dont un rapport du Department for Transport britannique sur les biocarburants notent l'urgence de stopper la d&#233;forestation en zone tropicale. Cette d&#233;forestation, li&#233;e en grande partie ou non au biocarburants concerne notamment le Br&#233;sil (destruction de la for&#234;t amazonienne pour r&#233;aliser des monocultures de canne &#224; sucre), la Malaisie, l'Indon&#233;sie, le Kenya, le Congo, le Nigeria, le Lib&#233;ria, la Colombie, ou encore le Mexique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Source : &lt;a href=&#034;http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant&#034; class=&#034;spip_url spip_out auto&#034; rel=&#034;nofollow external&#034;&gt;http://fr.wikipedia.org/wiki/Biocarburant&lt;/a&gt;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Des in&#233;galit&#233;s sociales &#224; l'origine d'une forte criminalit&#233;&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La soci&#233;t&#233; br&#233;silienne est l'une des plus in&#233;galitaires au monde en mati&#232;re de r&#233;partition des revenus et du patrimoine.&lt;br&gt;
Ces in&#233;galit&#233;s sociales se conjuguent &#224; des d&#233;s&#233;quilibres r&#233;gionaux eux aussi tr&#232;s importants, quel que soit l'indicateur socio-&#233;conomique retenu.&lt;br&gt;
Les grandes cit&#233;s exercent un puissant effet d'attraction sur les travailleurs des zones rurales &#224; la recherche d'un emploi qui se regroupent bien souvent dans les bidonvilles (&#8220;&lt;i&gt;favelas&#8221;&lt;/i&gt;).&lt;br&gt;
Cette concentration de la pauvret&#233; dans de v&#233;ritables ghettos urbains, qui sont mal desservis en transports et dont les habitations sont souvent d&#233;pourvues des &#233;l&#233;ments de confort de base, a par ailleurs aggrav&#233; les ph&#233;nom&#232;nes de criminalit&#233; (trafic de drogue) et de violence (trafic d'armes). Ainsi, le Br&#233;sil est l'un des pays d'Am&#233;rique latine o&#249; le taux d'homicide est le plus &#233;lev&#233; (vingt fois sup&#233;rieur &#224; celui de la France).&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Commentaire&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Ce rapport d&#233;montre bien que le d&#233;veloppement &#233;conomique br&#233;silien, impuls&#233; par le mod&#232;le nord-am&#233;ricain, s'articule autour d'une logique d'ultra-lib&#233;ralisme qui n'est pas sans cons&#233;quence sur les conditions de vie de la majorit&#233; des Br&#233;siliens et de leur environnement. Qu'ils s'agissent de l'agro-business ou de l'industrie, on rel&#232;ve de fa&#231;on &#233;vidente le creusement des in&#233;galit&#233;s entre une soci&#233;t&#233; majoritairement pauvre et un petit groupe d'investisseurs, bien souvent &#233;trangers, d&#233;tenteurs de la majorit&#233; des richesses du pays. Le Br&#233;sil, dont l'instabilit&#233; politique ne permet pas d'avoir une assise sociale solide, conna&#238;t donc ce d&#233;veloppement extr&#234;mement in&#233;galitaire bas&#233; sur une main d'&#339;uvre nombreuse et bon march&#233;, qui ne b&#233;n&#233;ficie nullement des retomb&#233;es &#233;conomiques quel que soit le secteur. En effet, malgr&#233; l'enrichissement du pays dont le PIB a doubl&#233; en 5 ans, aucune mesure d'am&#233;lioration du cadre de vie, &#224; travers la construction de routes ou d'habitats salubres au profit des classes populaires, n'est prise par le gouvernement, favorisant ainsi davantage la criminalit&#233; aux abords des m&#233;gapoles br&#233;siliennes. Et comme si cela ne suffisait pas, l'accroissement des terres cultiv&#233;es pour l'agro-business ou les biocarburants menace de fa&#231;on &#233;vidente les &#233;cosyst&#232;mes br&#233;siliens, o&#249; la d&#233;forestation et l'usage intensif de pesticides fragilisent consid&#233;rablement les ressources naturelles riches et diversifi&#233;es de ce territoire sud-am&#233;ricain. Il appara&#238;t donc &#233;vident que la machinerie capitaliste, qui consiste &#224; enrichir les plus riches aux d&#233;triments des plus pauvres, pr&#233;vaut ici sur la s&#233;curit&#233; sociale, environnementale et sanitaire de tout un peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;RP&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#233;nergies renouvelables &#224; Rodrigues </title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/les-energies-renouvelables-a-rodrigues,25066</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/energies/les-energies-renouvelables-a-rodrigues,25066</guid>
		<dc:date>2007-09-28T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;C'est une &#238;le &#171; Nature &#187; et les habitants ont une grande affinit&#233; avec les &#233;nergies renouvelables. Pourtant Rodrigues d&#233;pend &#224; 99% des importations de fossiles, et les extensions de power station (actuellement 9,8 MW Diesel install&#233;s &#224; Port Mathurin) envisag&#233;es, sont essentiellement bas&#233;es sur le fossile. L'importation de v&#233;hicules et de moteurs de bateaux ont consid&#233;rablement cru ces derni&#232;res ann&#233;es. Aucun observatoire structur&#233; n'existe en mati&#232;re d'&#233;nergie, mais des statistiques sont (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;C'est une &#238;le &#171; Nature &#187; et les habitants ont une grande affinit&#233; avec les &#233;nergies renouvelables. Pourtant Rodrigues d&#233;pend &#224; 99% des importations de fossiles, et les extensions de power station (actuellement 9,8 MW Diesel install&#233;s &#224; Port Mathurin) envisag&#233;es, sont essentiellement bas&#233;es sur le fossile. L'importation de v&#233;hicules et de moteurs de bateaux ont consid&#233;rablement cru ces derni&#232;res ann&#233;es. Aucun observatoire structur&#233; n'existe en mati&#232;re d'&#233;nergie, mais des statistiques sont r&#233;guli&#232;rement enregistr&#233;es. L'&#238;le poss&#232;de une station m&#233;t&#233;o. Des ressources en &#233;nergies renouvelables existent, non encore cartographi&#233;e ni &#233;valu&#233;e globalement.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Source : 'Document support de travail aux rencontres &#224; l'&#238;le Rodrigues Octobre 2007 : Autonomie &#233;nerg&#233;tiques, s&#233;curit&#233; d'approvisionnement, Gaz &#224; effet de serre, D&#233;veloppement Durable et Changement climatique'&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie de l'Eau : (hydraulique, Houle, Courant)&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La ressource en &#233;nergie hydraulique n'existe pas en tant que telle. Mais le relief de l'&#238;le autorise l'implantation de petits syst&#232;mes hydrauliques r&#233;partis de stockage et d&#233;stockage de l'&#233;nergie intermittente, d'origine &#233;olienne, solaire et plus g&#233;n&#233;ralement renouvelable. Ces syst&#232;mes, avec r&#233;servoir haut et r&#233;servoir bas, exploitent des d&#233;nivel&#233;s de 300 &#224; 700 m&#232;tres en zone de relief. Ils fonctionnent en circuit quasi ferm&#233;, et requiert une ressource en eau minime. Enfouis sous terre pour des questions d'int&#233;gration au paysage, ils assurent la r&#233;gulation du r&#233;seau &#233;lectrique de l'&#238;le et la production des &#233;nergies intermittentes stock&#233;es comme des unit&#233;s de base, type power station, ou des unit&#233;s de pointe, selon les besoins. &lt;br&gt;
Une cartographie fine de l'ensemble des sites potentiels doit &#234;tre r&#233;alis&#233;e.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ressource en &#233;nergie de la houle existe. Une section de littoral en particulier pr&#233;sente des conditions d'exploitation potentielle favorable : entre Pointe Coton et Port Sud-est, le lagon est absent et la bathym&#233;trie&lt;br&gt;
de 50 &#224; 100, puis 200 m&#232;tres de fond non loin de la c&#244;te est favorable et autorise un raccordement ais&#233; du productible sur le r&#233;seau CEB.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ressource en &#233;nergie des courants existe au moins en un point important : la grande passe de Port Sud- est d'une largeur de 50 m&#232;tres et d'une profondeur &#233;quivalente est un lieu propice &#224; l'int&#233;gration d'hydroliennes. D'autres passes de moindre taille, mais avec des vitesses de courant significatives de plusieurs n&#339;uds existent, qu'il faut &#233;valuer et mod&#233;liser, exemple la passe de Saint-Fran&#231;ois.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La ressource en &#233;nergie thermique de la mer existe elle aussi. Elle est susceptible de nombreuses applications, dans des domaines diversifi&#233;s. Maurice organise une proposition strat&#233;gique dont Rodrigues pourrait b&#233;n&#233;ficier. La R&#233;union elle m&#234;me examine de pr&#232;s cette technologie.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie du Vent&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/strong&gt;L'&#238;le Rodrigue est une &#238;le de vent. Les plantes se sont progressivement adapt&#233;es &#224; des r&#233;gimes de vents soutenus. Les Rodriguais sont des experts du vent et naviguent depuis tout temps &#224; la Voile. La planche &#224; voile et le kite-surf ont investi le grand lagon rodriguais. Depuis quelques ann&#233;es, les moteurs de bateaux se r&#233;pandent.&lt;br&gt;
Un premier projet de trois &#233;oliennes a &#233;t&#233; d&#233;velopp&#233; &#224; Tr&#232;fles, dans les ann&#233;es 1990, par une soci&#233;t&#233; allemande. Ce projet, par manque d'&#233;quipe sur site et de mat&#233;riel de maintenance a peu fonctionn&#233;. L'absence de prise en consid&#233;ration des conditions cycloniques leur a ensuite &#233;t&#233; fatale. Ce site n'avait pas non plus &#233;t&#233; consid&#233;r&#233; en regard de proximit&#233; des habitations de Tr&#232;fles. &lt;br&gt;
Dans les ann&#233;es 2000, une &#233;olienne &#224; axe vertical a &#233;t&#233; implant&#233; par un inventeur au dessus de Port Sud-Est, mais n'a jamais fonctionn&#233;.&lt;br&gt;
Autant dire que les technologies du vent laissaient les Rodriguais sceptiques.&lt;br&gt;
Mais depuis 2005, trois &#233;oliennes VERGNET de 60 kW ont &#233;t&#233; install&#233;es pour des raisons d'infrastructures existantes de raccordement au r&#233;seau, sur l'ancien site des machines allemandes. Les &#233;oliennes VERGNET ont travers&#233; plusieurs cyclones sans dommage. Elles ont fait leurs preuves dans de nombreuses &#238;les du monde et la preuve est aussi faite que cela marche &#224; Rodrigues. &lt;br&gt;
Ces mod&#232;les d'&#233;oliennes rustiques et adapt&#233;es au contexte insulaire &#233;loign&#233; n&#233;cessitent peu de maintenance et r&#233;sistent bien. Elles sont plut&#244;t bien int&#233;gr&#233;es dans le paysage g&#233;n&#233;ral, mais sont aussi tr&#232;s proches d'un quartier d'habitations, avec des maisons &#224; proximit&#233; imm&#233;diates. Comme toute machine &#233;olienne, elles sont bruyantes &#224; imm&#233;diate proximit&#233; et d&#233;rangent les habitants de Tr&#232;fles. Heureusement, de nombreux sites potentiels existent &#224; Rodrigues loin de toutes habitations. Et dans un temps ult&#233;rieur, il peut s'av&#233;rer judicieux de les d&#233;placer.&lt;br&gt;
Un autre projet est en cours d'&#233;tude par le CEB.&lt;br&gt;
La ressource en vent est l'une des meilleures de toutes les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien. Le potentiel est important. La technologie VERGNET est av&#233;r&#233;e op&#233;rationnelle et adapt&#233;e. L'atlas de l'&#233;olien pourrait &#234;tre &#233;tabli, recensant les sites propices, &#233;loign&#233;s des habitations, et potentiellement en couplage technique possible avec le r&#233;seau du CEB ou avec les stations hydrauliques de stockages des &#233;nergies intermittentes, atlas destin&#233; &#224; garantir un d&#233;veloppement rationnel de l'&#233;olien et respectueux du paysage.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie du Soleil&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La ressource solaire est tr&#232;s pr&#233;sente. Les quelques chauffe-eau solaires install&#233;s sont de mauvaise qualit&#233; et induisent une image plut&#244;t n&#233;gative de cette technologie. Quelques installations PV alimentent des bornes de signalisations maritimes. Les h&#244;tels sont &#233;quip&#233;s en chauffe-eau &#233;lectriques et climatiseurs, souvent anciens, de base qualit&#233; et de forte consommation.&lt;br&gt;
Un plan &#233;conomique du solaire pourrait &#234;tre b&#226;ti, bas&#233; sur une analyse des besoins et sur des choix de technologies efficaces et de qualit&#233;. Par exemple, la Power Station du CEB, les &#233;coles, coll&#232;ges et b&#226;timents du gouvernement pourraient &#234;tre &#233;quip&#233;s en solaire photovolta&#239;que. Les h&#244;tels, pensions et restaurants, et l'h&#244;pital pourraient syst&#233;matiquement utiliser l'eau chaude solaire.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie de la Biomasse &lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
L'&#238;le a connu une s&#233;v&#232;re d&#233;forestation dans le pass&#233;. Divers efforts de replantation ont &#233;t&#233; tent&#233;s et sont en cours avec des r&#233;sultats in&#233;gaux selon les programmes et les &#233;poques, du fait notamment d'une d&#233;gradation des jeunes plants par le b&#233;tail, ou des besoins en eau non couverts. Il pourrait &#234;tre n&#233;goci&#233;es dans le cadre des MDP, des campagnes de plantation d'essences end&#233;miques et adapt&#233;es, en vue de procurer du bois &#233;nergie, divers mat&#233;riaux et produits issus de la biomasse utiles, et de reconstituer la couverture v&#233;g&#233;tale s&#233;v&#232;rement atteinte. Cela favoriserait le retour de micro climats plus humides et favorisera la lutte contre la s&#233;cheresse et l'&#233;rosion des sols.&lt;br&gt;
Un projet de replantation de 100.000 arbres end&#233;miques, actuellement en cours, dans le cadre d'un parc naturel et de r&#233;introduction de la tortue terrestre &#224; Rodrigues, dont 15 000 d&#233;j&#224; plant&#233;s, peut servir en termes de m&#233;thode et d'exemple. (Esp&#232;ce end&#233;miques, absence de besoin en eau et protection contre le b&#233;tail, puit de carbone) Les &#233;levages de volailles produisent une importante quantit&#233; de lisiers pouvant &#234;tre valoris&#233;s sous forme diverses. La biomasse peut aussi subvenir aux besoins en mat&#233;riaux de construction et d'isolation. On note aussi la pr&#233;sence de plants de Jatropha sur toute l'&#238;le, ayant probablement certains caract&#232;res end&#233;miques. Avec l'huile des graines, on peut produire un carburant vert pour les tracteurs, les groupes diesels. C'est en outre une plante &#224; valeur m&#233;dicinale certaine ...&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie non consomm&#233;e : la Ma&#238;trise De l'Energie&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Un potentiel important d'&#233;conomie d'&#233;nergie existe dans de nombreux secteurs. Une exploration soign&#233;e de ce potentiel pourrait &#234;tre entrepris. Par exemple, une campagne de diffusion de 44 000 Lampes Low Energy pourrait &#234;tre n&#233;goci&#233;e dans le cadre des MDP et &#233;viter une future extension de puissance de la Power Station.&lt;br&gt;
D'autres actions telles que la climatisation performante, la conduite &#233;conomique, le positionnement d'une nouvelle station d'essence sur l'&#238;le... sont susceptibles de g&#233;n&#233;rer de nombreuses &#233;conomies.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;(&#224; suivre)&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les pistes malgaches pour la diversification</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/les-pistes-malgaches-pour-la-diversification,23792</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/energies/les-pistes-malgaches-pour-la-diversification,23792</guid>
		<dc:date>2007-07-30T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;La R&#233;union est explicitement prise comme r&#233;f&#233;rence par nos voisins lorsqu'ils cherchent les voies d'une diversification &#233;nerg&#233;tique. C'est le cas de Madagascar qui pr&#233;voit, &#224; l'horizon 2012, que les &#233;nergies autres qu'hydrauliques contribuent pour 3% &#224; la consommation totale en &#233;nergie. &lt;br class='autobr' /&gt; &#192; Madagascar, l'essentiel de l'&#233;nergie provient de sources fossiles et des combustibles issus du bois. Ces derniers satisfont &#224; plus de 80% de la consommation d'&#233;nergie de la Grande Ile, o&#249; 90% de la (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La R&#233;union est explicitement prise comme r&#233;f&#233;rence par nos voisins lorsqu'ils cherchent les voies d'une diversification &#233;nerg&#233;tique. C'est le cas de Madagascar qui pr&#233;voit, &#224; l'horizon 2012, que les &#233;nergies autres qu'hydrauliques contribuent pour 3% &#224; la consommation totale en &#233;nergie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#192; Madagascar, l'essentiel de l'&#233;nergie provient de sources fossiles et des combustibles issus du bois. Ces derniers satisfont &#224; plus de 80% de la consommation d'&#233;nergie de la Grande Ile, o&#249; 90% de la population les utilisent comme combustible principal pour la cuisson. &lt;br&gt;
Les produits p&#233;troliers connaissent des hausses de prix r&#233;guli&#232;res, telle celle de 2,5% que l'Office Malgache des Hydrocarbures (OMH) vient de r&#233;percuter en cette fin de mois de juillet. Comme cons&#233;quences de ces hausses de prix, les Malgaches connaissent des d&#233;lestages fr&#233;quents par mesures d'&#233;conomie et de ma&#238;trise de la consommation d'&#233;nergie, de sorte que les &#233;nergies alternatives deviennent une voie moins &#8220;optionnelle&#8221; qu'absolument indispensable. &lt;br&gt;
L'ensemble de ces questions a donn&#233; lieu r&#233;cemment, au Centre culturel allemand de Madagascar, &#224; un atelier qui a r&#233;uni plusieurs dizaines de sp&#233;cialistes de la technologie et de la politique &#233;nerg&#233;tique. Organis&#233; &#224; l'initiative d'anciens boursiers et stagiaires d'Allemagne - de l'association Inwent Madagascar - cet atelier sur les &lt;i&gt;&#171; perspectives des &#233;nergies renouvelables &#224; Madagascar &#187;&lt;/i&gt; a tent&#233; d'explorer les pistes r&#233;alistes en mati&#232;re d'&#233;nergies renouvelables dans la Grande Ile, avec le concours d'un expert allemand, Otfried Ischebeck. L'Allemagne, en effet, produit 1/3 de la production mondiale d'&#233;nergie &#233;olienne.&lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br&gt;
Quelles perspectives&lt;/strong&gt; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les observateurs &#224; Madagascar s'accordent &#224; dire que sous r&#233;serve de sortir des conditions actuelles d'exploitation - non durable - du bois de chauffe et du charbon de bois, les disponibilit&#233;s et r&#233;partitions des surfaces pour les plantations de bois, de jatropha et de canne &#224; sucre destin&#233;es &#224; la bio-&#233;nergie permettraient d'assurer une autonomie d'&#233;nergie durable. &lt;br&gt;
&#192; condition, toutefois, de ne pas l&#233;ser l'exploitation des terrains disponibles &#224; l'agriculture et de pr&#233;senter un revenu ad&#233;quat aux paysans. &lt;br&gt;
Les formes d'&#233;nergies alternatives - autres que l'&#233;nergie hydraulique - comme l'&#233;nergie solaire photovolta&#239;que et thermique, la bio&#233;nergie (biodiesel, biogaz, bio&#233;thanol) ou encore l'&#233;nergie &#233;olienne peuvent &#234;tre exploit&#233;es &#224; Madagascar. Le biodiesel peut &#234;tre produit &#224; partir de toute huile v&#233;g&#233;tale, et la plante malgache la plus appropri&#233;e &#224; cette fin semble &#234;tre le jatropha, aussi peu gourmande en terre qu'en eau. Les deux raffineries existant &#224; Madagascar, sur la base des plantations actuelles, produisent : pour 10.000 ha de jatropha, 15.000 tonnes d'huile brute et autant de tonnes de biodiesel.&lt;br&gt;
D'autres op&#233;rateurs se sont positionn&#233;s et les perspectives pour 2010 portent sur 100.000 ha de plantation, pour une production de 150.000 tonnes de biodiesel, alors que les besoins en gasoil sont estim&#233;s &#224; 362.000 tonnes &#224; cette &#233;ch&#233;ance (base 2005). &lt;br&gt;
Il existe aussi &#224; Madagascar des usines de production d'&#233;thanol, mais qui tournent &#224; bas r&#233;gime, pour un usage industriel (pharmacies, laboratoires...). Jason world Energy produit 90.000 litres/jour &#224; partir de m&#233;lasse import&#233;e, en attendant qu'elle soit produite localement. &lt;br&gt;
Dans le m&#234;me temps, la production artisanale d'&#233;thanol est, elle, en forte augmentation... mais ill&#233;gale.&lt;br&gt;
&#192; l'issue de l'atelier Energie tenu avec les Allemands, il apparaissait que, quelles que soient les pistes retenues, il reste beaucoup &#224; faire pour diversifier les sources d'&#233;nergie et produire en quantit&#233; suffisante.&lt;br&gt;
Mais la conscience exprim&#233;e par l'opinion est que Madagascar peut et doit relever &lt;i&gt;&#171; le m&#234;me d&#233;fi que La R&#233;union &#187;&lt;/i&gt; : &#234;tre autonome en &#233;nergie en 2025, si elle veut pouvoir approvisionner la population malgache en &#233;nergie ad&#233;quate, &lt;i&gt;&#171; &#224; un co&#251;t abordable et comp&#233;titif &#187; &lt;/i&gt;comme le recommande le Malagasy Action Plan (MAP).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;P. David &lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un essai informatif sur les &#233;nergies renouvelables</title>
		<link>https://www.temoignages.re/developpement/energies/un-essai-informatif-sur-les-energies-renouvelables,23110</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/developpement/energies/un-essai-informatif-sur-les-energies-renouvelables,23110</guid>
		<dc:date>2007-06-28T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Energies renouvelables</dc:subject>
		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Robert Bell a publi&#233; r&#233;cemment un livre intitul&#233; &#8220;La bulle verte. La ru&#233;e vers l'or des Energies renouvelables&#8221;, aux &#233;ditions Scali. Il y livre une analyse int&#233;ressante sur la p&#233;nurie de p&#233;trole et les co&#251;ts exorbitants, ignor&#233;s des consommateurs. &lt;br class='autobr' /&gt; Un des grands th&#232;mes de cet ouvrage consiste &#224; montrer que l'augmentation des investissements dans les &#233;nergies renouvelables culminera dans quelques ann&#233;es. Selon l'auteur, les investissements seront d&#233;connect&#233;s de leur valeur r&#233;elle : il (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/developpement/energies/" rel="directory"&gt;Energies&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/energies-renouvelables" rel="tag"&gt;Energies renouvelables&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Robert Bell a publi&#233; r&#233;cemment un livre intitul&#233; &#8220;La bulle verte. La ru&#233;e vers l'or des Energies renouvelables&#8221;, aux &#233;ditions Scali. Il y livre une analyse int&#233;ressante sur la p&#233;nurie de p&#233;trole et les co&#251;ts exorbitants, ignor&#233;s des consommateurs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Un des grands th&#232;mes de cet ouvrage consiste &#224; montrer que l'augmentation des investissements dans les &#233;nergies renouvelables culminera dans quelques ann&#233;es&lt;i&gt;.&lt;/i&gt; Selon l'auteur, les investissements seront d&#233;connect&#233;s de leur valeur r&#233;elle : il s'agira donc d'une &#233;norme bulle boursi&#232;re, comparable &#224; celle qui a explos&#233;, en 2000, dans le secteur d'Internet. N&#233;anmoins, cet aspect du livre est assez d&#233;cevant puisque l'auteur est peu convaincant dans son argumentation. C'est pourquoi, cette note est consacr&#233;e au diagnostic sur la fin du p&#233;trole et sur les &#233;l&#233;ments concernant les &#233;nergies renouvelables avanc&#233;s par l'auteur, Pr&#233;sident du D&#233;partement des sciences &#233;conomiques de Brooklyn College &#224; New York.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;La fin rapide du p&#233;trole &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon l'auteur : &lt;i&gt;&#171; Le changement risque d'&#234;tre brutal car quatre probl&#232;mes surgissent au m&#234;me moment : le pic p&#233;trolier, les ruptures de stock, l'augmentation de la demande et le r&#233;chauffement de la plan&#232;te. Tout cela ne m&#232;ne qu'&#224; une seule et m&#234;me cons&#233;quence : la fin rapide de l'&#232;re du p&#233;trole. &#187;&lt;/i&gt; (p15). L'essayiste est tout &#224; fait pertinent en rappelant &#224; quel point le p&#233;trole est plus cher que le prix du baril. En effet, au-del&#224; du prix du p&#233;trole en tant que tel, Robert Bell souligne qu'il faut ajouter toutes les baisses d'imp&#244;t dont b&#233;n&#233;ficient les compagnies p&#233;troli&#232;res qui constituent autant d'argent qui n'alimente pas les caisses de l'&#201;tat. Or, selon le principe pollueur-payeur, ces derni&#232;res devraient payer pour le rejet de gaz carbonique qu'elles provoquent. &#192; cet &#233;gard, l'auteur met en &#233;vidence que des collectivit&#233;s commencent &#224; attaquer des gros &#233;metteurs de pollution pour leur r&#244;le dans l'apparition fr&#233;quente de catastrophes naturelles. Il indique qu'&#224; l'avenir, &lt;i&gt;&#171; les compagnies d'assurance pourraient rejoindre ou intenter un proc&#232;s contre un gros &#233;metteur de CO2, afin de r&#233;cup&#233;rer l'argent perdu en d&#233;dommageant un client ayant contribu&#233; au r&#233;chauffement. &#187;&lt;/i&gt; (pp.42-43).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Int&#233;r&#234;t des entreprises : faire monter les prix&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Il critique &#233;galement les grandes entreprises p&#233;troli&#232;res qui, au lieu d'investir dans de nouveaux forages pour baisser le prix du p&#233;trole, rach&#232;tent leurs propres actions afin de faire monter leur prix et ainsi augmenter le dividende pour l'actionnaire. &lt;br&gt;
Enfin, Robert Bell stigmatise le prix militaire que repr&#233;sente le p&#233;trole. Pour assurer les approvisionnements, les &#201;tats-Unis se sont impliqu&#233;s dans la guerre en Irak. Actuellement, ils ne peuvent en sortir, &#224; moins de laisser l'Iran occuper une place tr&#232;s importante dans ce pays. Au Nigeria, il faut payer la s&#233;curit&#233; des travailleurs. En Arabie Saoudite, on paie un p&#233;trole qui finance un pays antid&#233;mocratique dont l'argent alimente des groupes qui ne favorisent pas la paix, etc. En gros, l'auteur montre donc les externalit&#233;s du co&#251;t de l'or noir. Si le contribuable connaissait non seulement son prix &#224; la pompe, mais &#233;galement ce qu'il paie comme imp&#244;t pour assurer la pollution et la s&#233;curit&#233; de son approvisionnement, il se rendrait compte qu'il faut absolument se tourner vers d'autres sources d'&#233;nergie. Ce co&#251;t est tellement important que le pr&#233;sident Bush lui-m&#234;me a d&#233;clar&#233;, dans son discours de l'&#201;tat de l'Union, le 31 janvier 2006 : &lt;i&gt;&#171; L'Am&#233;rique est accro au p&#233;trole, qui est souvent import&#233; de r&#233;gions instables du monde. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Matthieu Damian&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;La sortie du p&#233;trole&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les lenteurs de la premi&#232;re puissance mondiale&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les grands constructeurs am&#233;ricains de voiture que sont General Motors ou Ford ont largement mis&#233;, depuis de nombreuses ann&#233;es, sur les ventes de 4X4, gros consommateurs de carburants. Or, avec la hausse du prix du p&#233;trole et la prise de conscience progressive des d&#233;g&#226;ts caus&#233;s &#224; l'environnement par ce liquide, les Am&#233;ricains ach&#232;tent nettement moins de v&#233;hicules de ce type et privil&#233;gient notamment Toyota. En effet, cette marque poss&#232;de la meilleure voiture, et de loin, pour la r&#233;duction de gaz &#224; effet de serre, au niveau rapport qualit&#233;/prix : la Prius. Selon les mots de l'auteur, celle-ci &lt;i&gt;&#171; peut marcher au tout &#233;lectrique (ou &#224; l'essence, ou au m&#233;lange des deux). C'est ce qu'on appelle un v&#233;hicule hybride parall&#232;le &#187;&lt;/i&gt; (p64). Cependant, l'auteur stigmatise les nombreux cadeaux fiscaux octroy&#233;s par une mesure vot&#233;e par le Congr&#232;s pendant l'&#233;t&#233; 2005 afin de prot&#233;ger les marques am&#233;ricaines qui &lt;i&gt;&#171; aurait d&#251; &#234;tre appel&#233; l'accord anti-Toyota 2005. C'est clairement une subvention &#224; General Motors, Ford et Chrysler qui n'ont vendu pratiquement aucun hybride &#187;&lt;/i&gt; (p99).&lt;br&gt;
On remarquera que le documentaire &lt;i&gt;Who killed the electric car ? (Qui a tu&#233; la voiture &#233;lectrique ?) &lt;/i&gt;n'est pas cit&#233; alors que son propos consiste &#224; montrer comment les lobbies de l'automobile ont d&#233;lib&#233;r&#233;ment renonc&#233; &#224; des &#233;nergies propres au profit du p&#233;trole. &lt;br&gt;
Robert Bell rend compte du changement qui se produit actuellement au sein de la &#8220;soci&#233;t&#233; civile&#8221; am&#233;ricaine concernant le r&#233;chauffement climatique. A cet &#233;gard, il cite le succ&#232;s rencontr&#233; par le film d'Al Gore intitul&#233; &#8220;Une v&#233;rit&#233; qui d&#233;range&#8221;, les actions de certaines associations telles que &#8220;Set America Free&#8221; ou encore les sermons du R&#233;v&#233;rend Jim Ball. N&#233;anmoins, l'auteur critique vertement l'administration Bush pour le peu de mesures pro-environnementales. Il d&#233;nonce aussi bien la non-ratification du protocole de Kyoto, que les d&#233;penses faibles r&#233;alis&#233;es dans le secteur de l'&#233;olien ou des voitures hybrides.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;M. D.&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Les &#233;nergies renouvelables&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Un secteur qui attire les investisseurs&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Robert Bell montre &#224; quel point les investisseurs s'int&#233;ressent de plus en plus aux entreprises qui op&#232;rent dans le secteur &#8220;vert&#8221;. Par exemple, British Petroleum a d&#233;cid&#233; d'investir beaucoup plus dans les &#233;nergies renouvelables depuis 2005. N&#233;anmoins, l'auteur souligne avec raison que les montants consacr&#233;s &#224; ce secteur demeurent tr&#232;s faibles en comparaison du chiffre d'affaires total de l'entreprise. Jeff Immelt, le PDG de General Electric, la deuxi&#232;me entreprise am&#233;ricaine par sa capitalisation boursi&#232;re, a d&#233;crit le march&#233; des &#233;nergies renouvelables par ces mots : &#8220;vert, c'est vert&#8221;, mettant ainsi en &#233;vidence que les produits &#233;cologiques font gagner de l'argent. Robert Bell montre aussi comment une politique fiscale incitative joue un grand r&#244;le dans le d&#233;veloppement de ces firmes. A cet &#233;gard, il &#233;voque comment une mesure prise en Allemagne en 2004, a contribu&#233; &#224; faire de ce pays le leader mondial dans les cellules photovolta&#239;ques. &lt;br&gt;
Sur les biocarburants, on trouvera l'auteur assez l&#233;ger. Il passe trop vite (p121) sur la consommation d'&#233;nergie que repr&#233;sente la production de ces r&#233;coltes. Or, les engrais azot&#233;s proviennent du gaz naturel dont le prix a grandement augment&#233;. Les phosphates utilis&#233;s sont issus pour leur part du p&#233;trole. La demande en ma&#239;s ou en sucre devrait tirer les prix de ces deux mati&#232;res &#224; la hausse, d&#233;favorisant les pays pauvres. Ce n'est pas pour rien que George Monbiot, l'&#233;ditorialiste du &#8220;Guardian&#8221;, journal anglais r&#233;put&#233;, a propos&#233; qu'un moratoire de cinq ans soit r&#233;alis&#233; sur les biocarburants. N&#233;anmoins, il cite aussi l'exemple de l'Inde qui souhaite valoriser le jatropha, une plante qui pousse dans des sols peu favorables et sans beaucoup d'entretiens et dont l'huile pourrait diminuer la d&#233;pendance de ce &#8220;sous-continent&#8221; au p&#233;trole. &lt;br&gt;
Au final, cet essai nous en apprend beaucoup, m&#234;me si on peut regretter les redites, le manque de structure de l'ouvrage ou encore le refus ou l'oubli de pr&#233;senter des technologies qui sont en cours de d&#233;veloppement telles que les hydroliennes ou l'&#233;nergie thermique des mers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;M. D.&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Rencontre sur les &#201;nergies renouvelables &#224; la FIM</title>
		<link>https://www.temoignages.re/politique/co-developpement/rencontre-sur-les-energies-renouvelables-a-la-fim,22885</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/politique/co-developpement/rencontre-sur-les-energies-renouvelables-a-la-fim,22885</guid>
		<dc:date>2007-06-18T20:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Jatropha</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Pour encourager le d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables dans les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien, et la coop&#233;ration r&#233;gionale dans ce domaine, l'ARER a particip&#233; &#224; une rencontre organis&#233;e le 12 mai &#224; la Foire Internationale de Madagascar (FMI). Avec La R&#233;union, la Grande Ile est le territoire qui rec&#232;le le plus fort potentiel en &#233;nergies renouvelables. Des &#233;changes de comp&#233;tences et de moyens, un travail commun, peuvent &#234;tre envisag&#233;s. C'est du moins ce que l'ARER a propos&#233; aux Malgaches. Un (&#8230;)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/politique/co-developpement/" rel="directory"&gt;Co-d&#233;veloppement &lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/jatropha" rel="tag"&gt;Jatropha&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Pour encourager le d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables dans les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien, et la coop&#233;ration r&#233;gionale dans ce domaine, l'ARER a particip&#233; &#224; une rencontre organis&#233;e le 12 mai &#224; la Foire Internationale de Madagascar (FMI). Avec La R&#233;union, la Grande Ile est le territoire qui rec&#232;le le plus fort potentiel en &#233;nergies renouvelables. Des &#233;changes de comp&#233;tences et de moyens, un travail commun, peuvent &#234;tre envisag&#233;s. C'est du moins ce que l'ARER a propos&#233; aux Malgaches. Un accord-cadre de coop&#233;ration bilat&#233;rale entre la R&#233;gion R&#233;union et Madagascar devrait &#234;tre conclu ce mois-ci.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Lutter contre l'effet de serre, acqu&#233;rir une ind&#233;pendance &#233;nerg&#233;tique, les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien en sont capables, tant les &#233;nergies renouvelables sont accessibles &#224; chacune. Les Seychelles disposent du solaire, de la biomasse, de l'&#233;nergie de la mer ; les Comores peuvent d&#233;velopper la g&#233;othermie &#224; la place de la biomasse, l'Ile Maurice et ses &#238;les &#233;parses b&#233;n&#233;ficient de l'hydraulique et de l'&#233;olien en plus de la biomasse, du solaire et de la mer. La palme revient cependant &#224; La R&#233;union et &#224; Madagascar, avec de &lt;i&gt;&#171; gigantesques ressources potentielles &#187;,&lt;/i&gt; affirme Christophe Rat, Directeur de l'ARER : l'hydraulique, la biomasse, la g&#233;othermie, le solaire, l'&#233;olien, l'&#233;nergie de la mer, tout est permis &#224; ces deux &#238;les. Pourtant, comme l'explique Christophe Rat&lt;i&gt;, &#171; la plupart des &#238;les de l'Oc&#233;an Indien ne disposent actuellement d'aucune strat&#233;gie op&#233;rationnelle d'adaptation et r&#233;duction des &#233;missions de gaz &#224; effet de serre, alors m&#234;me que ces &#238;les poss&#232;dent des ressources d'&#233;nergies renouvelables consid&#233;rables &#187;.&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Autonomie &#233;nerg&#233;tique d'ici 2050&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En participant &#224; une conf&#233;rence &lt;i&gt;sur &#171; le potentiel &#233;nerg&#233;tique des &#238;les de l'Oc&#233;an Indien &#187; &lt;/i&gt;&#224; la FIM, l'ARER a souhait&#233; souligner le partenariat possible entre les &#238;les pour le d&#233;veloppement des &#233;nergies renouvelables. Car l'utilisation de ces ressources ne fait pas encore l'unanimit&#233;. Certes, le gouvernement malgache a baptis&#233; l'ann&#233;e 2007 &#8220;ann&#233;e des &#233;nergies alternatives&#8221;, mais pour l'instant, l'&#238;le utilise encore le charbon de bois, qui appauvrit la population, et l'exploitation du p&#233;trole et du minerai de charbon sont &#224; venir. Les &#238;les de l'Oc&#233;an Indien ont plut&#244;t tendance &#224; augmenter leur consommation de combustibles fossiles. &lt;br&gt;
Christophe Rat a donc plaid&#233; pour la mise en place d'une politique r&#233;gionale de l'&#233;nergie, certes tr&#232;s ambitieuse, mais essentielle pour att&#233;nuer les changements climatiques et assurer le d&#233;veloppement &#233;conomique des &#238;les. &lt;i&gt;&#171; Nous pouvons, &lt;/i&gt;affirme-t-il&lt;i&gt;, organiser des strat&#233;gies pour chaque &#238;le et se rassembler &#224; l'&#233;chelle r&#233;gionale pour une plate-forme commune d'actions sur les &#233;nergies renouvelables et la ma&#238;trise de l'&#233;nergie &#187;. &lt;/i&gt;Seules les &#233;nergies renouvelables peuvent garantir une autonomie &#233;nerg&#233;tique et permettre &#224; long terme aux &#238;les de g&#233;rer l'implantation d'entreprises, la construction d'infrastructures, les besoins de la population, et le d&#233;veloppement du tourisme, secteur &#233;conomique primordial pour la plupart des &#238;les. Elles ne partent d'ailleurs pas les mains vides : &lt;i&gt;&#171; Madagascar, les Archipels des Comores, des Seychelles et les &#238;les &#233;parses ont capitalis&#233;, avec le concours de nombreux acteurs internationaux, certaines exp&#233;riences qui peuvent &#234;tre utiles &#224; tous, mais il faut encore b&#226;tir des cadres l&#233;gislatifs adapt&#233;s et les soutiens politiques officiels forts et permanents dans le temps, &lt;/i&gt;souligne Christophe Rat.&lt;i&gt; L'Ile Maurice d&#233;ploie un ambitieux programme pour l'&#233;thanol, l'&#233;nergie thermique des oc&#233;ans, et un r&#233;seau d'acteurs comp&#233;tents peut apporter son exp&#233;rience. Elle organise actuellement des &#233;tudes structur&#233;es pour d&#233;velopper son potentiel &#233;nerg&#233;tique. La R&#233;union s'est dot&#233;e en 2000 d'une Agence R&#233;gionale de l'Energie, l'ARER, et en 2002, d'un programme d'autonomie &#233;nerg&#233;tique &#224; l'horizon 2025, bas&#233; enti&#232;rement sur les &#233;nergies renouvelables et les fili&#232;res de stockage des &#233;nergies intermittentes. On assiste actuellement &#224; un d&#233;veloppement &#224; grande &#233;chelle des &#233;nergies renouvelables gr&#226;ce &#224; un cadre l&#233;gislatif adapt&#233; et une part sans pr&#233;c&#233;dent de tous les acteurs r&#233;unionnais &#187;.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Accord R&#233;union-Madagascar&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des savoir-faire et des moyens ont &#233;t&#233; acquis, il ne reste plus qu'&#224; d&#233;gager une volont&#233; de travailler ensemble. Le 26 juin, le Conseil r&#233;gional de La R&#233;union et la R&#233;publique de Madagascar devraient signer un accord-cadre de coop&#233;ration. L'ARER pourrait ainsi proposer de former des acteurs malgaches pour &#233;tablir la strat&#233;gie d'autonomie &#233;nerg&#233;tique d'ici 2050. Le financement de cette autonomie reste l'une des interrogations. &lt;i&gt;&#171; Il y a moyen de n&#233;gocier &#224; l'international les financements n&#233;cessaires pour ces plans et de mobiliser les grandes multinationales, d&#232;s lors que nos &#238;les affichent des objectifs de long terme ambitieux pour assurer ces transitions &#233;nerg&#233;tiques &#187;,&lt;/i&gt; pr&#233;cise Christophe Rat. Depuis 2005, le r&#233;seau Island-News (Natural Energy Ways Toward Self Sufficiency), cr&#233;&#233; lors des rencontres Energies R&#233;union et h&#233;berg&#233; par l'ARER, s'attache &#224; d&#233;velopper la coop&#233;ration inter-&#238;les, tant en r&#233;fl&#233;chissant &#224; des strat&#233;gies qu'en menant des actions d'&#233;ducation et de sensibilisation des populations. Et des discussions sont en cours pour des accords entre les &#238;les de la COI. L'objectif est de faire de la zone Oc&#233;an Indien un exemple de transition &#233;nerg&#233;tique r&#233;ussi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Edith Poulbassia&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;i&gt;An plis ke sa&lt;/i&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;L'&#233;nergie en chiffres&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;- L'&#233;nergie &#224; La R&#233;union, c'est environ 1 milliard d'euros d&#233;pens&#233;s par les R&#233;unionnais pour acheter de l'&#233;nergie en 2005. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- 1 million 212.587 tonnes de combustibles import&#233;s en 2005 contre 997.000 tonnes en 2000. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- A l'&#233;chelle plan&#233;taire, la consommation d'&#233;nergie fossile, c'est une &#8220;bougie&#8221; de 100 m&#232;tres par 100 m&#232;tres d'une hauteur approximative de 3.000 kilom&#232;tres que l'on br&#251;le chaque ann&#233;e. &lt;br&gt;
&lt;br /&gt;- Les &#233;missions globales de gaz &#224; effet de serre (GES) ont cr&#251; depuis l'&#233;poque pr&#233;industrielle, avec une augmentation de 70% entre 1970 et 2004 sur notre plan&#232;te. &lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Madagascar, quelques exemples d'&#233;nergies alternatives&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La Grande Ile a un potentiel hydro&#233;lectrique&lt;i&gt; &#171; techniquement r&#233;alisable &#187;&lt;/i&gt; de 180.000 Gwh/an, mais seul 0,3% sont actuellement utilis&#233;s ! 660 sites sont r&#233;pertori&#233;s et n&#233;cessiteraient des &#233;tudes hydrauliques. Cinq projets sont en cours de r&#233;alisation (Tsiazompaniry, Sahanivotry, Lily, Ambodiroka, et Lokoho), une quinzaine attendent des &#233;tudes de faisabilit&#233; ou des investisseurs. &lt;br&gt;
Avec de grands espaces disponibles pour l'agriculture et un climat favorable, Madagascar peut d&#233;velopper la biomasse, notamment l'&#233;thanol (avec la canne &#224; sucre) et le jatropha. Pour l'instant, 7.000 hectares de cannes produisent de l'&#233;thanol, mais le potentiel est de 42.000 hectares. Des projets de petite taille existent, mais ils sont pour l'instant bas&#233;s sur l'importation de m&#233;lasse. &lt;br&gt;
Concernant l'&#233;nergie solaire, Madagascar est l'un des pays les mieux lotis. Toutes les r&#233;gions ont plus de 2.800 heures d'ensoleillement par an, soit un potentiel de 2.000 kWh/m2/an. Cette &#233;nergie peut &#234;tre exploit&#233;e pour l'&#233;clairage, le chauffage de l'eau et le pompage, les t&#233;l&#233;communications, etc...&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
