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	<title>T&#233;moignages</title>
	<link>https://www.temoignages.re/</link>
	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Mineurs r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s : une demande de justice et de r&#233;paration</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/mineurs-reunionnais-deportes-une-demande-de-justice-et-de-reparation</link>
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		<dc:date>2026-08-10T20:02:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Lettre ouverte au pr&#233;sident de la R&#233;publique&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/enfants-reunionnais-exiles" rel="tag"&gt;Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-12-b30c0.jpg?1787057403' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Un collectif d'anciens mineurs r&#233;unionnais d&#233;plac&#233;s vers la France, de familles, de descendants et d'associations interpelle Emmanuel Macron apr&#232;s la promulgation de la loi du 29 juin 2026. S'il salue une premi&#232;re reconnaissance des pr&#233;judices, le collectif estime que le texte reste insuffisant. Il demande notamment la reconnaissance de la d&#233;portation de mineurs r&#233;unionnais, la reconnaissance pleine de la responsabilit&#233; de l'&#201;tat, une indemnisation individualis&#233;e, l'acc&#232;s aux archives, un accompagnement des victimes et l'organisation &#224; La R&#233;union d'une conf&#233;rence nationale sur la v&#233;rit&#233; et la r&#233;paration.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Monsieur le Pr&#233;sident de la R&#233;publique,&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous, anciens mineurs r&#233;unionnais d&#233;plac&#233;s de force vers l'Hexagone, descendants, familles, associations et collectifs engag&#233;s pour la m&#233;moire des R&#233;unionnais dits &#171; de la Creuse &#187;, vous adressons cette lettre ouverte.&lt;br class='autobr' /&gt;
La loi n&#176; 2026-555 du 29 juin 2026 reconna&#238;t les pr&#233;judices caus&#233;s par le d&#233;placement de mineurs de La R&#233;union entre 1962 et 1984. Elle cr&#233;e une commission pour la m&#233;moire, une journ&#233;e nationale d'hommage le 18 f&#233;vrier et une allocation forfaitaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette reconnaissance constitue une avanc&#233;e, mais elle ne r&#233;pond pas encore &#224; l'ensemble des attentes de v&#233;rit&#233; et de r&#233;paration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Des centaines d'enfants ont &#233;t&#233; &#233;loign&#233;s de leur famille, de leur &#238;le, de leur langue et de leur culture dans le cadre d'une politique organis&#233;e par l'&#201;tat. Des fratries ont &#233;t&#233; s&#233;par&#233;es, des liens de filiation rompus et des parents tromp&#233;s ou priv&#233;s de leurs enfants. Beaucoup ont subi la solitude, les violences, l'exploitation, les placements successifs ou l'effacement de leur histoire personnelle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ces d&#233;placements s'inscrivaient dans une politique plus large d'&#233;loignement et de gestion d&#233;mographique de la population r&#233;unionnaise. Dans le m&#234;me temps, le BUMIDOM a organis&#233; le d&#233;part de milliers de travailleurs r&#233;unionnais vers l'Hexagone, souvent au nom de l'emploi et d'un avenir meilleur. Les parcours ne sont pas identiques, mais ils rel&#232;vent d'une m&#234;me p&#233;riode et d'une m&#234;me logique publique qui a durablement s&#233;par&#233; des R&#233;unionnais de leur terre, de leurs proches et de leurs rep&#232;res.&lt;br class='autobr' /&gt;
Reconna&#238;tre pleinement l'histoire des mineurs d&#233;plac&#233;s contribue aussi &#224; &#233;clairer cette m&#233;moire plus vaste.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nommer les faits avec justesse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous demandons l'abandon du terme &#171; transplantation &#187;, qui att&#233;nue la violence des faits. Nous revendiquons la reconnaissance de la d&#233;portation de mineurs r&#233;unionnais : un d&#233;placement organis&#233;, impos&#233; &#224; des enfants et &#224; leurs familles par une politique d'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette qualification ne vise pas &#224; comparer les histoires, mais &#224; rendre compte de l'arrachement, de la contrainte et de la rupture durable provoqu&#233;s par ces d&#233;placements.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Associer toutes les personnes concern&#233;es&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La mise en &#339;uvre de la loi doit reposer sur une consultation pluraliste. Les anciens mineurs, leurs descendants et leurs familles ont connu des parcours diff&#233;rents. Aucune personne ni aucune structure ne peut parler seule au nom de tous.&lt;br class='autobr' /&gt;
La commission cr&#233;&#233;e par la loi doit repr&#233;senter les personnes concern&#233;es &#224; La R&#233;union comme dans l'Hexagone. Elle doit disposer de moyens, d'un calendrier public, d'un acc&#232;s complet aux archives et d'une capacit&#233; r&#233;elle &#224; recueillir les t&#233;moignages et &#224; suivre les engagements de l'&#201;tat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous demandons &#233;galement que les organisations signataires soient re&#231;ues officiellement et qu'une conf&#233;rence nationale de la v&#233;rit&#233; et de la r&#233;paration soit organis&#233;e &#224; La R&#233;union.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;voir une r&#233;paration adapt&#233;e &#224; chaque parcours.&lt;br class='autobr' /&gt;
Une allocation identique pour tous ne peut refl&#233;ter la diversit&#233; des pr&#233;judices. Elle devrait constituer un socle commun, compl&#233;t&#233; par une &#233;valuation individualis&#233;e selon la dur&#233;e du d&#233;placement, les s&#233;parations familiales, les violences subies, les cons&#233;quences sur la sant&#233;, l'identit&#233;, la scolarit&#233;, la vie professionnelle et familiale, ainsi que les effets transmis aux descendants.&lt;br class='autobr' /&gt;
Les diff&#233;rents pr&#233;judices doivent pouvoir se cumuler. Les situations les plus graves ne doivent pas &#234;tre enferm&#233;es dans un plafond symbolique. Le temps &#233;coul&#233; ne r&#233;duit pas le dommage : il montre au contraire combien ses cons&#233;quences ont pu durer.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Garantir une proc&#233;dure accessible&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La preuve ne peut reposer enti&#232;rement sur les victimes lorsque l'administration a conserv&#233;, alt&#233;r&#233; ou perdu des dossiers. Les t&#233;moignages, les archives familiales, scolaires, sociales, m&#233;dicales et d&#233;partementales doivent &#234;tre recevables. Lorsqu'un d&#233;placement est &#233;tabli ou suffisamment document&#233;, une pr&#233;somption favorable doit s'appliquer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Chaque demandeur doit pouvoir b&#233;n&#233;ficier gratuitement d'un accompagnement juridique, administratif, psychologique, historique et g&#233;n&#233;alogique. Les d&#233;lais de d&#233;p&#244;t doivent rester suffisamment longs et les dossiers pouvoir &#234;tre rouverts lorsqu'un &#233;l&#233;ment nouveau appara&#238;t.&lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;paration doit &#234;tre exon&#233;r&#233;e d'imp&#244;t et de pr&#233;l&#232;vements sociaux, sans diminuer les prestations soumises &#224; condition de ressources. Elle doit &#234;tre transmissible aux h&#233;ritiers lorsque la victime est d&#233;c&#233;d&#233;e avant d'avoir pu faire valoir ses droits, sans emp&#234;cher les descendants de demander r&#233;paration pour leurs propres pr&#233;judices.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nos principales demandes sont de :
&lt;br /&gt;- reconna&#238;tre clairement la responsabilit&#233; de l'&#201;tat et le contexte de politique d&#233;mographique dans lequel ces d&#233;placements ont eu lieu ;
&lt;br /&gt;- remplacer le terme &#171; transplantation &#187; et reconna&#238;tre la d&#233;portation des mineurs r&#233;unionnais ;
&lt;br /&gt;- ouvrir, inventorier et restituer gratuitement les archives aux personnes concern&#233;es et &#224; leurs familles ;
&lt;br /&gt;- faire de l'allocation forfaitaire un socle compl&#233;t&#233; par une indemnisation individualis&#233;e et cumulable ;
&lt;br /&gt;- garantir la transmission des droits aux h&#233;ritiers, ainsi que l'exon&#233;ration fiscale et sociale de toutes les indemnisations ;
&lt;br /&gt;- financer l'accompagnement juridique, m&#233;dical, psychologique, historique et g&#233;n&#233;alogique ;
&lt;br /&gt;- assurer une repr&#233;sentation pluraliste au sein de la commission et publier chaque ann&#233;e un bilan de son activit&#233; ;
&lt;br /&gt;- inscrire cette histoire dans les programmes scolaires et cr&#233;er des lieux de m&#233;moire &#224; La R&#233;union et dans les territoires concern&#233;s ;
&lt;br /&gt;- organiser &#224; La R&#233;union une conf&#233;rence nationale de la v&#233;rit&#233; et de la r&#233;paration.&lt;br class='autobr' /&gt;
Monsieur le Pr&#233;sident, cette histoire demeure pr&#233;sente dans les familles, les silences, les dossiers manquants et la recherche des origines. La m&#233;moire et la r&#233;paration ne peuvent &#234;tre construites sans les personnes concern&#233;es.&lt;br class='autobr' /&gt;
La promulgation de la loi du 29 juin 2026 ne met pas fin &#224; ce combat. Nous vous demandons d'ouvrir un dialogue large et transparent afin que l'&#201;tat reconnaisse pleinement ce qu'il a organis&#233;, les cons&#233;quences qu'il a laiss&#233;es perdurer et ce qu'il doit r&#233;parer.&lt;br class='autobr' /&gt;
Nous vous demandons que la parole des anciens mineurs r&#233;unionnais, de leurs familles et de leurs descendants soit entendue au plus haut niveau de l'&#201;tat et qu'une r&#233;paration juste leur soit enfin accord&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Veuillez recevoir, Monsieur le Pr&#233;sident de la R&#233;publique, l'expression de notre d&#233;termination et de notre attente de justice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Signataires&lt;br class='autobr' /&gt;
Anciens mineurs r&#233;unionnais d&#233;plac&#233;s vers l'Hexagone&lt;br class='autobr' /&gt;
Descendants et familles de R&#233;unionnais de la Creuse&lt;br class='autobr' /&gt;
Severine Laborde&lt;br class='autobr' /&gt;
Jean Charles Pitou&lt;br class='autobr' /&gt;
Thibault Derand&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacky Derand&lt;br class='autobr' /&gt;
Paulette Sery&lt;br class='autobr' /&gt;
Sylvie de Boisvilliers&lt;br class='autobr' /&gt;
Dominique Foucher (Marie Th&#233;r&#232;se Gasp)&lt;br class='autobr' /&gt;
Philippe B&#233;al&lt;br class='autobr' /&gt;
Micka&#235;l Thomas&lt;br class='autobr' /&gt;
Anne Lemoine&lt;br class='autobr' /&gt;
Nadine Bartolozzi&lt;br class='autobr' /&gt;
Fabien Grimaud&lt;br class='autobr' /&gt;
Fabrice Foucher&lt;br class='autobr' /&gt;
Jacky Derand&lt;br class='autobr' /&gt;
S&#233;bastien Phil&#233;as&lt;br class='autobr' /&gt;
Genevi&#232;ve Gosse&lt;br class='autobr' /&gt;
Sandrine Annony&lt;br class='autobr' /&gt;
J&#233;r&#244;me Lamandi&lt;br class='autobr' /&gt;
Joseph Laborde&lt;br class='autobr' /&gt;
Axel Cotch&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Sabine Cotch&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
Associations et collectifs signataires&lt;br class='autobr' /&gt;
Association G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e - Laroque des Alb&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
Collectif Enfant 3 D Ultramarins d'ici et d'ailleurs- Thonon&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Enfants de la Creuse, &#171; privil&#232;ge zor&#232;y &#187; : notre histoire &#233;claire le d&#233;bat, cette loi ne r&#233;pare pas</title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/di-sak-na-pou-di/enfants-de-la-creuse-privilege-zorey-notre-histoire-eclaire-le-debat-cette-loi-ne-repare-pas</link>
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		<dc:date>2026-06-21T20:01:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Jean-Charles Pitou</dc:creator>


		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Avant d'analyser le r&#233;cent vote au S&#233;nat, un retour en arri&#232;re s'impose. Derri&#232;re cette proposition de loi, ses articles et ses commissions administratives, il y a des trajectoires bris&#233;es. Il y a nos vies. &lt;br class='autobr' /&gt; Je m'appelle Jean-Charles Pitou. Je fais partie de ceux qu'on appelle les &#171; Enfants de la Creuse &#187;, et je pr&#233;side aujourd'hui l'association G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e. Mon parcours a commenc&#233; par le placement, d&#232;s l'enfance. D'abord au foyer de Bellepierre &#224; Saint &#8212; Denis, alors que j'avais (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Avant d'analyser le r&#233;cent vote au S&#233;nat, un retour en arri&#232;re s'impose. Derri&#232;re cette proposition de loi, ses articles et ses commissions administratives, il y a des trajectoires bris&#233;es. Il y a nos vies.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Je m'appelle Jean-Charles Pitou. Je fais partie de ceux qu'on appelle les &#171; Enfants de la Creuse &#187;, et je pr&#233;side aujourd'hui l'association G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mon parcours a commenc&#233; par le placement, d&#232;s l'enfance. D'abord au foyer de Bellepierre &#224; Saint &#8212; Denis, alors que j'avais neuf ans, puis &#224; Hell-Bourg. En 1965, on m'a fait monter dans un avion pour l'Hexagone. Destination Qu&#233;zac, dans le Cantal, au sein d'une maison d'enfants. Nous &#233;tions une cinquantaine de petits R&#233;unionnais, catapult&#233;s dans le froid, arrach&#233;s &#224; notre &#238;le, &#224; nos familles et &#224; tout ce qui faisait notre monde.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant des vacances, nous &#233;tions parfois envoy&#233;s chez des paysans. Beaucoup d'entre nous ont &#233;t&#233; mis au travail tr&#232;s jeunes, d&#232;s quatorze ans. Les services sociaux ne venaient gu&#232;re prendre de nos nouvelles ; le suivi &#233;tait inexistant. &#192; l'&#233;poque, la majorit&#233; &#233;tait fix&#233;e &#224; vingt et un ans. Jusqu'&#224; cet &#226;ge, nous d&#233;pendions enti&#232;rement du bon vouloir des adultes. Dans les faits, nous &#233;tions surtout livr&#233;s &#224; nous &#8212; m&#234;mes.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pendant des d&#233;cennies, j'ai ignor&#233; que mon drame personnel s'inscrivait dans une histoire collective.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est en 2002, en &#233;coutant le t&#233;moignage de Jean-Jacques Martial, que le voile s'est lev&#233;. J'ai compris que nous &#233;tions des centaines &#224; avoir &#233;t&#233; d&#233;racin&#233;s dans le cadre d'une politique d'&#201;tat planifi&#233;e.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour rompre le silence et cr&#233;er un pont entre La R&#233;union et l'Hexagone, nous avons fond&#233; l'association G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e avec des camarades de Qu&#233;zac et de la Creuse. Notre but : retrouver les familles, faire reconna&#238;tre notre histoire et porter la m&#233;moire de ceux qui sont partis trop t&#244;t. En 2005, aux c&#244;t&#233;s de Ma&#238;tre Damayantee Goburdhun, nous avons d&#233;pos&#233; dix dossiers au tribunal administratif de Bordeaux. Ils ont &#233;t&#233; rejet&#233;s. Nous n'&#233;tions que deux &#224; faire le d&#233;placement &#224; l'&#233;poque, mais il fallait bien poser une premi&#232;re pierre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Certes, en 2014, l'Assembl&#233;e nationale a reconnu la responsabilit&#233; morale de l'&#201;tat. C'&#233;tait un pas important, mais loin d'&#234;tre suffisant. Aujourd'hui, face au texte vot&#233; par le S&#233;nat, le compte n'y est toujours pas. On nous parle d'avanc&#233;e, mais une avanc&#233;e n'est pas une r&#233;paration. Elle ne garantit ni la justesse des mots, ni l'&#233;coute r&#233;elle des victimes, ni la pleine v&#233;rit&#233; historique. Ce projet de loi reste cruellement incomplet.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je regrette profond&#233;ment la m&#233;thode employ&#233;e. L'association G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e n'a jamais &#233;t&#233; formellement consult&#233;e ni convoqu&#233;e. On l&#233;gif&#232;re sur notre histoire, on r&#233;dige des textes et on vote sans convier autour de la table les structures qui portent cette m&#233;moire depuis des d&#233;cennies. C'est un manque de respect difficile &#224; encaisser.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis des ann&#233;es, nous accompagnons des camarades, recueillons des souffrances et &#233;coutons des vies suspendues. Certains sont morts sans reconnaissance ; d'autres n'ont jamais revu leurs proches, et leurs descendants cherchent encore leurs racines. Quand une loi &#233;merge, notre parole doit &#234;tre entendue en amont, pas pour la forme, une fois que tout est d&#233;j&#224; act&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le texte &#233;voque une &#171; allocation forfaitaire &#187;. Mais sur quels crit&#232;res et pour qui ? Comment peut-on pr&#233;tendre r&#233;parer des existences bris&#233;es par une simple formule administrative ? L'aspect financier importe, car la pr&#233;carit&#233; et l'isolement ont &#233;t&#233; le lot de beaucoup, mais notre dignit&#233; ne s'ach&#232;te pas.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il y a ensuite la question cruciale et douloureuse des mots. Je r&#233;cuse formellement le terme de &#171; transplantation &#187; retenu par le l&#233;gislateur. On transplante une plante, pas un enfant. Nous n'avons pas &#233;t&#233; transplant&#233;s : nous avons &#233;t&#233; arrach&#233;s &#224; notre langue, notre culture et notre terre. Pour nommer la r&#233;alit&#233; de ce que nous avons v&#233;cu, je pr&#233;f&#232;re, et de loin, le terme de D&#201;PORTATION. Je sais que ce mot de d&#233;portation d&#233;range les institutions, mais la violence de ce que l'on nous a fait subir d&#233;range tout autant.&lt;br class='autobr' /&gt;
On ne r&#233;pare pas une injustice en &#233;dulcorant le vocabulaire pour m&#233;nager les consciences coloniales ou administratives. Employer &#171; transplantation &#187;, c'est att&#233;nuer la v&#233;rit&#233;. Nous exigeons que l'&#201;tat utilise le mot juste : nous avons &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce projet de loi occulte &#233;galement le contexte politique de l'&#233;poque. Il omet de rappeler que cette op&#233;ration visait &#224; r&#233;guler la d&#233;mographie r&#233;unionnaise en &#233;loignant les enfants des familles les plus pauvres, plut&#244;t que de leur donner les moyens de vivre dignement sur leur &#238;le. Notre histoire ne commence pas dans les foyers de la Creuse ou du Cantal, elle s'enracine dans la mani&#232;re dont l'&#201;tat a trait&#233; le peuple r&#233;unionnais. On &#233;voque parfois le Bumidom, qui a g&#233;n&#233;r&#233; sa part de souffrance, mais nous, nous &#233;tions des enfants. Nous n'avons rien choisi, rien sign&#233;. On a d&#233;cid&#233; pour nous.&lt;br class='autobr' /&gt;
Face &#224; cela, les questions demeurent : qui a orchestr&#233; ces d&#233;parts ? Qui savait et qui a ferm&#233; les yeux ?&lt;br class='autobr' /&gt;
Pourquoi est-il encore si difficile d'obtenir des r&#233;ponses claires aujourd'hui ?&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est pourquoi je soutiens sans r&#233;serve la tribune de Marie-Th&#233;r&#232;se Gasp. Elle a raison de lier notre drame au d&#233;bat actuel qui secoue La R&#233;union autour du &#171; privil&#232;ge zor&#232;y &#187;. Bien que certains refusent de voir la corr&#233;lation, elle est &#233;vidente.&lt;br class='autobr' /&gt;
Depuis plusieurs semaines, l'&#238;le s'interroge sur la place des R&#233;unionnais dans leur propre pays, qu'il s'agisse de repr&#233;sentativit&#233;, d'appropriation culturelle ou d'acc&#232;s aux postes de responsabilit&#233;. Loin de moi l'id&#233;e de sombrer dans l'invective ou de culpabiliser l'ensemble des personnes originaires de l'Hexagone.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais je comprends l'intensit&#233; de ce d&#233;bat. Quand un peuple a vu ses enfants d&#233;port&#233;s et que, des d&#233;cennies plus tard, ses citoyens doivent encore lutter pour &#234;tre entendus chez eux, on ne peut pas feindre de croire que ces col&#232;res n'ont aucun lien.&lt;br class='autobr' /&gt;
En tant qu'Enfants de la Creuse, nous savons ce que signifie perdre sa place et &#234;tre r&#233;duits &#224; des num&#233;ros de dossiers. Dans l'Hexagone, beaucoup ont affront&#233; le racisme et l'isolement. Et le paradoxe est qu'&#224; notre retour &#224; La R&#233;union, on nous regarde parfois comme des &#233;trangers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette ann&#233;e, alors que je venais pr&#233;senter mon livre et me recueillir sur les tombes des miens, on m'a lanc&#233; : &#171; Tu as beau parler cr&#233;ole, tu ne seras jamais d'ici. &#187; Cette r&#233;flexion est d'une violence inou&#239;e. Elle r&#233;sume toute la trag&#233;die du d&#233;racinement : l'Hexagone vous fait sentir que vous n'&#234;tes pas chez vous, et votre terre natale vous reproche d'&#234;tre parti.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourtant, mon attachement &#224; La R&#233;union, &#224; sa langue et &#224; son peuple reste intact. Mais aimer son &#238;le implique de refuser le silence. Je constate que la gestion de cette loi reproduit les m&#234;mes travers : on parle &#224; notre place, on choisit les mots et les interlocuteurs jug&#233;s &#171; l&#233;gitimes &#187;, en &#233;cartant les voix qui bousculent.&lt;br class='autobr' /&gt;
Je demande solennellement &#224; ce que les associations concern&#233;es, dont G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e, soient pleinement int&#233;gr&#233;es aux travaux futurs. La prochaine commission ne doit pas &#234;tre un c&#233;nacle ferm&#233; o&#249; quelques experts s'expriment au nom de tous. Il faut entendre les victimes, les familles et cette descendance en qu&#234;te d'identit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Enfin, il est temps que notre exigence s&#233;mantique soit entendue. Le terme de d&#233;portation doit &#234;tre admis. Non pour provoquer, mais pour d&#233;signer enfin le crime commis. Ce texte peut constituer un point de d&#233;part, mais il ne saurait clore le sujet. Tant que l'&#201;tat refusera de dire clairement que nous avons &#233;t&#233; d&#233;port&#233;s de La R&#233;union, la r&#233;paration restera illusoire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Jean-Charles Pitou&lt;br class='autobr' /&gt;
R&#233;unionnais de la Creuse, pr&#233;sident de l'association G&#233;n&#233;ration Bris&#233;e, auteur&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Audrey B&#233;lim : &#171; Enfants de la Creuse : le Parlement franchit une nouvelle &#233;tape dans le travail de m&#233;moire et de r&#233;paration &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/audrey-belim-enfants-de-la-creuse-le-parlement-franchit-une-nouvelle-etape-dans-le-travail-de-memoire-et-de-reparation</link>
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		<dc:date>2026-06-19T20:06:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/enfants-reunionnais-exiles" rel="tag"&gt;Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-11-a82ee.jpg?1787499902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite au vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi reconnaissant le droit &#224; la r&#233;paration des victimes de la politique de d&#233;portation d'enfants r&#233;unionnais en France, la s&#233;natrice Audrey B&#233;lim a publi&#233; ce communiqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;12 ans apr&#232;s la reconnaissance par l'&#201;tat de sa responsabilit&#233; morale en 2014, obtenue gr&#226;ce au combat des victimes, des associations et de nombreux &#233;lus, notamment &#201;ricka Bareigts, alors d&#233;put&#233;e, le S&#233;nat a adopt&#233; conforme la proposition de loi port&#233;e par la d&#233;put&#233;e Karine Lebon en faveur des enfants r&#233;unionnais d&#233;plac&#233;s de force vers l'Hexagone entre 1962 et 1984 appel&#233;s commun&#233;ment les &#171; Enfants de la Creuse &#187;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte, dont Viviane Malet &#233;tait rapporteure au S&#233;nat, marque une nouvelle avanc&#233;e majeure de consid&#233;ration et de r&#233;paration envers les victimes. Il pr&#233;voit la cr&#233;ation d'une commission de reconnaissance et de r&#233;conciliation, l'instauration d'une journ&#233;e nationale de comm&#233;moration fix&#233;e au 18 f&#233;vrier, date hautement symbolique pour les victimes, ainsi qu'une allocation d&#233;di&#233;e aux anciens mineurs concern&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette adoption poursuit le travail de v&#233;rit&#233;, de m&#233;moire et de justice attendu depuis des d&#233;cennies par les victimes et leurs familles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#201;velyne Corbi&#232;re Naminzo : &#171; Un vote historique dans le combat pour la justice et la v&#233;rit&#233; &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/evelyne-corbiere-naminzo-un-vote-historique-dans-le-combat-pour-la-justice-et-la-verite</link>
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		<dc:date>2026-06-19T20:05:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-10-78e1c.jpg?1787499902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite au vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi reconnaissant le droit &#224; la r&#233;paration des victimes de la politique de d&#233;portation d'enfants r&#233;unionnais en France, la s&#233;natrice &#201;velyne Corbi&#232;re Naminzo a publi&#233; ce communiqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 16 juin 2026, le S&#233;nat a vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; la Proposition de Loi, adopt&#233;e par l'Assembl&#233;e nationale, visant &#224; r&#233;parer les pr&#233;judices caus&#233;s par la transplantation de mineurs de La R&#233;union en France hexagonale de 1962 &#224; 1984. Je tiens &#224; saluer la pers&#233;v&#233;rance de la d&#233;put&#233;e Karine Lebon qui a port&#233; jusqu'&#224; son aboutissement l'exigence de faire reconna&#238;tre compl&#232;tement les victimes de ces d&#233;placements forc&#233;s, orchestr&#233;s par l'Etat. Pendant 22 ans, 2 015 enfants ont &#233;t&#233; arrach&#233;s &#224; leurs parents, coup&#233;s de leurs racines, envoy&#233;s dans l'Hexagone, parce que des hommes politiques et des fonctionnaires s'inqui&#233;taient d'une d&#233;mographie galopante &#224; La R&#233;union. Un exil que l'on a admis aux pr&#233;textes de pallier le d&#233;clin d&#233;mographique des campagnes fran&#231;aises et de sortir ces enfants de la mis&#232;re. En v&#233;rit&#233;, pour nombre de ces mineurs, en plus de la violence de l'arrachement et des changements d'&#233;tat civil abusifs, l'enfance aura &#233;t&#233; marqu&#233;e par les humiliations et les maltraitances dans leur famille ou leur foyer d'accueil. Pendant longtemps, leur histoire aura &#233;t&#233; pass&#233;e sous silence, tout comme la responsabilit&#233; de l'Etat. Je tiens &#224; saluer le courage, la pers&#233;v&#233;rance et la dignit&#233; de ces victimes qui ont permis que cette sombre page de notre histoire soit reconnue et que s'ouvre le chemin de la r&#233;paration. La loi que nous venons de voter unanimement marque une &#233;tape m&#233;morielle essentielle pour La R&#233;union. Elle mat&#233;rialise le devoir de m&#233;moire que nous devons &#224; ces enfants exil&#233;s, inscrivant ainsi leur histoire dans le r&#233;cit national&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;paration pour les &#171; Enfants de la Creuse &#187; : Karine Lebon salue l'adoption &#224; l'unanimit&#233; par le S&#233;nat de la proposition de loi</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/reparation-pour-les-enfants-de-la-creuse-karine-lebon-salue-l-adoption-a-l-unanimite-par-le-senat-de-la-proposition-de-loi</link>
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		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/enfants-reunionnais-exiles" rel="tag"&gt;Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-9-c8b25.jpg?1787499902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite au vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi reconnaissant le droit &#224; la r&#233;paration des victimes de la politique de d&#233;portation d'enfants r&#233;unionnais en France, la d&#233;put&#233;e Karine Lebon a publi&#233; ce communiqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La d&#233;put&#233;e Karine Lebon salue l'adoption conforme et &#224; l'unanimit&#233; par le S&#233;nat de la proposition de loi relative &#224; la reconnaissance et &#224; la r&#233;paration des pr&#233;judices subis par les enfants dits &#171; de la Creuse &#187;. Ce vote marque l'ach&#232;vement du parcours parlementaire d'un texte pr&#233;par&#233; de longue date et constitue une &#233;tape historique pour La R&#233;union comme pour la R&#233;publique. Cette avanc&#233;e est d'abord le fruit du courage des victimes elles-m&#234;mes. Pendant des d&#233;cennies, malgr&#233; les blessures, l'&#233;loignement, les s&#233;parations et les silences impos&#233;s, elles ont continu&#233; &#224; t&#233;moigner, &#224; rechercher leurs familles, &#224; faire vivre la m&#233;moire de ce drame et &#224; r&#233;clamer justice. &#192; l'occasion de ce vote d&#233;cisif, la d&#233;put&#233;e tient &#224; souligner la port&#233;e profond&#233;ment humaine de ce moment. Pr&#233;sents au S&#233;nat, de nombreuses victimes ainsi que celles et ceux engag&#233;s &#224; leurs c&#244;t&#233;s ont vu reconna&#238;tre, au c&#339;ur des institutions de la R&#233;publique, une histoire trop longtemps ignor&#233;e. &#171; Cette reconnaissance, ils l'ont conquise par leur courage. La R&#233;publique leur devait cette v&#233;rit&#233; &#187;, d&#233;clare-t-elle. &lt;br class='autobr' /&gt;
Karine Lebon rend hommage &#224; toutes les victimes de cette transplantation institutionnalis&#233;e. &#171; Rien n'effacera ce qui a &#233;t&#233; v&#233;cu. Mais aujourd'hui, la R&#233;publique regarde enfin cette histoire en face &#187;, souligne-t-elle. La d&#233;put&#233;e rappelle que ce texte s'inscrit dans une histoire longue de mobilisation collective. &#171; Trop longtemps rel&#233;gu&#233;e au silence, la parole des victimes est aujourd'hui consacr&#233;e par la loi. &lt;br class='autobr' /&gt;
Ce texte vient parachever le travail engag&#233; par Ericka Bareigts dans le prolongement de la r&#233;solution m&#233;morielle adopt&#233;e &#224; l'Assembl&#233;e nationale le 18 f&#233;vrier 2014. Il prolonge aussi le combat men&#233; d&#232;s 1968 par l'Union des Femmes R&#233;unionnaises, qui avait tr&#232;s t&#244;t d&#233;nonc&#233; les effets humains et sociaux de ces politiques de d&#233;racinement &#187;, affirme-t-elle. Elle salue le r&#244;le essentiel jou&#233; par les associations, qui ont men&#233; durant de nombreuses ann&#233;es un travail remarquable de documentation, d'accompagnement, de transmission et de sensibilisation. Elle tient &#224; mentionner en particulier la F&#233;d&#233;ration des Enfants D&#233;racin&#233;s des D&#233;partements et R&#233;gions d'Outre-mer (FEDD), ainsi que l'ensemble des structures et militants qui ont permis de faire &#233;merger la v&#233;rit&#233;. &lt;br class='autobr' /&gt;
Karine Lebon adresse &#233;galement ses remerciements &#224; l'ensemble des chercheurs, historiens, psychologues, juristes, journalistes et citoyens qui ont contribu&#233; &#224; la construction de cette m&#233;moire collective. Elle salue aussi l'apport de Guido Fluri, dont le travail men&#233; en Suisse et &#224; l'&#233;chelle europ&#233;enne a contribu&#233; &#224; &#233;largir la reconnaissance des injustices subies par ces enfants. &lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;put&#233;e exprime enfin sa gratitude &#224; l'ensemble des parlementaires qui ont soutenu ce texte jusqu'&#224; son adoption d&#233;finitive, et tout particuli&#232;rement &#224; Madame Viviane Malet, rapporteure du texte au S&#233;nat, pour son engagement, son &#233;coute et la qualit&#233; du travail men&#233;. Elle souligne que son action a permis d'examiner cette proposition de loi avec le s&#233;rieux, la gravit&#233; et le respect qu'elle m&#233;ritait. Karine Lebon rappelle que cette loi ne pourra jamais effacer les s&#233;parations, les d&#233;racinements, les traumatismes ni les vies boulevers&#233;es. Elle constitue n&#233;anmoins une reconnaissance officielle de la responsabilit&#233; de l'&#201;tat et une &#233;tape majeure dans le processus de r&#233;paration attendu depuis si longtemps. &#192; travers la cr&#233;ation d'une commission pour la m&#233;moire, l'instauration d'une journ&#233;e nationale d'hommage le 18 f&#233;vrier et la mise en place d'une allocation forfaitaire valant r&#233;paration, la R&#233;publique reconna&#238;t enfin la blessure profonde subie par les victimes.&lt;br class='autobr' /&gt;
La d&#233;put&#233;e indique qu'il appartient d&#233;sormais &#224; l'&#201;tat de faire vivre pleinement cette loi par sa promulgation rapide et par la publication des d&#233;crets n&#233;cessaires &#224; son application effective. &#171; Reconna&#238;tre ne suffit pas : il faut r&#233;parer, transmettre et garantir que cela ne se reproduira jamais &#187;, conclut-elle.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Viviane Malet : &#171; Reconnaissance des anciens mineurs transplant&#233;s de La R&#233;union : le S&#233;nat adopte une loi historique &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/viviane-malet-reconnaissance-des-anciens-mineurs-transplantes-de-la-reunion-le-senat-adopte-une-loi-historique</link>
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		<dc:date>2026-06-19T20:03:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/enfants-reunionnais-exiles" rel="tag"&gt;Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-8-ea88a.jpg?1787499902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Suite au vote unanime du S&#233;nat d'une proposition de loi reconnaissant le droit &#224; la r&#233;paration des victimes de la politique de d&#233;portation d'enfants r&#233;unionnais en France, la s&#233;natrice Viviane Malet, rapporteure du texte, a publi&#233; ce communiqu&#233;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;La France vient de franchir une &#233;tape historique dans la reconnaissance d'une page douloureuse de son histoire. Ce 16 juin 2026, le S&#233;nat a adopt&#233; la proposition de loi dont la s&#233;natrice Viviane Malet &#233;tait la rapporteuse, relative au transfert forc&#233;, entre 1962 et 1984, de milliers d'enfants r&#233;unionnais &#171; dits de la Creuse &#187;, arrach&#233;s &#224; leurs familles et &#224; leur terre natale pour &#234;tre d&#233;plac&#233;s vers la France. Gr&#226;ce &#224; ce texte, la France impl&#233;mentera les recommandations de la R&#233;solution 2533 du Conseil de l'Europe adopt&#233;e en janvier 2024. Ses recommandations visent &#224; garantir la mise en place de mesures de r&#233;paration pour les victimes d'abus. Cette adoption marque une nouvelle &#233;tape dans un processus institutionnel engag&#233; depuis plusieurs ann&#233;es. D&#233;pos&#233; par la d&#233;put&#233;e Karine Lebon le 26 mars 2025 &#224; l'Assembl&#233;e nationale, en pr&#233;sence de nombreux survivants r&#233;unionnais et du ministre d'&#201;tat charg&#233; des Outre-mer de l'&#233;poque, Manuel Valls, le texte avait &#233;t&#233; adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; par l'Assembl&#233;e nationale en janvier 2026. Son adoption conforme par le S&#233;nat constitue aujourd'hui une avanc&#233;e majeure vers la reconnaissance et la r&#233;paration de cette blessure historique. Marie-Germaine P&#233;rigogne, survivante, pr&#233;sidente de la F&#233;d&#233;ration des Enfants D&#233;racin&#233;s des DROM (FEDD) et pr&#233;sidente de Justice Initiative France d&#233;clare : &#171; Cette reconnaissance de l'&#201;tat marque une &#233;tape essentielle de notre reconstruction. Enfin reconnus comme victimes, nous avan&#231;ons vers la r&#233;conciliation avec notre histoire, nos familles et nous &#8212; m&#234;mes. &#187;&lt;br class='autobr' /&gt;
La France, un mod&#232;le au sein du Conseil de l'Europe Pour la premi&#232;re fois, les anciens mineurs transplant&#233;s de La R&#233;union pourraient obtenir une v&#233;ritable reconnaissance et des mesures de r&#233;paration pour les abus subis. &#192; travers ce texte, la France mettra en &#339;uvre les recommandations de la R&#233;solution 2533 du Conseil de l'Europe. Cette r&#233;solution fait suite &#224; une campagne internationale de l'ONG &#171; Justice Initiative &#187;, qui a d&#233;j&#224; obtenu une r&#233;paration pour 12'000 victimes d'abus en Suisse. L'ONG avait &#233;galement milit&#233; au Conseil de l'Europe, aux c&#244;t&#233;s des anciens mineurs transplant&#233;s de La R&#233;union, en faveur de la R&#233;solution 2533. Le pr&#233;sident de Justice Initiative Europe, Guido Fluri d&#233;clare : &#171; La France est l'un des premiers pays &#224; adopter, conform&#233;ment aux recommandations du Conseil de l'Europe, une loi qui rend justice &#224; des survivants d'abus du pass&#233;. Cette d&#233;cision marque une avanc&#233;e importante pour les personnes concern&#233;es en France et pour la justice historique en Europe. La France fait ainsi figure de mod&#232;le dans toute l'Europe. Elle honore sa tradition qui place les droits de l'homme au c&#339;ur de l'action politique. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un moment historique au Palais du Luxembourg&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; l'occasion de ce vote, et apr&#232;s avoir &#233;t&#233; accueilli par le Pr&#233;sident du S&#233;nat G&#233;rard Larcher, un rassemblement symbolique ainsi qu'une conf&#233;rence de presse ont &#233;t&#233; organis&#233;s ce 16 juin 2026 au Palais du Luxembourg, &#224; Paris, en pr&#233;sence de nombreux survivants, de repr&#233;sentants institutionnels et d'acteurs engag&#233;s dans la reconnaissance de cette histoire. Boulevers&#233;e par les t&#233;moignages des victimes, la s&#233;natrice Viviane Malet, rapporteur de la proposition de loi, a soulign&#233; l'importance de cette avanc&#233;e : &#171; Aujourd'hui, la R&#233;publique reconna&#238;t enfin la souffrance des enfants r&#233;unionnais dits de la Creuse. Ce vote est un acte de justice, d'apaisement, de v&#233;rit&#233; et de dignit&#233; envers celles et ceux qui ont attendu cette reconnaissance pendant des d&#233;cennies. &#187; La pr&#233;sence de la ministre des Outre-mer, Na&#239;ma Moutchou aux c&#244;t&#233;s des survivants et des repr&#233;sentants institutionnels a soulign&#233; l'importance politique et symbolique de cette journ&#233;e. La membre du gouvernement a salu&#233; une avanc&#233;e historique pour les victimes et leurs familles, soulignant l'engagement de l'&#201;tat en faveur de la reconnaissance de cette histoire et de la r&#233;paration des pr&#233;judices subis.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les survivants saluent une avanc&#233;e historique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#192; la suite de l'adoption de la loi, les survivants et leurs familles ont exprim&#233; leur &#233;motion et salu&#233; une reconnaissance longuement attendue. Leurs t&#233;moignages rappellent l'importance de cette avanc&#233;e pour la m&#233;moire, la justice et le processus de r&#233;paration. Angelin Clain a d&#233;clar&#233; : &#171; Nous ne pouvons que nous r&#233;jouir de ce vote positif, enfin reconnus comme victimes, mais nos blessures ne gu&#233;riront jamais. &#187; Sylvie Arcos, a ajout&#233; : &#171; Je remercie l'&#201;tat fran&#231;ais de nous avoir enfin entendus et reconnus. Je pense &#224; mes parents qui, je l'esp&#232;re, sont enfin en paix. C'&#233;tait ma promesse envers eux et l'un des buts de mon combat. &#187; Yannick Clain a insist&#233; sur la port&#233;e de cette d&#233;cision pour les familles : &#171; Avoir toujours vu et ressenti la souffrance extr&#234;me de mon p&#232;re et me sentir impuissant face au silence de l'&#201;tat. Mais aujourd'hui, avec ce vote, je sais l'injustice subie enfin reconnue par la France ; je sais que dans ses yeux, j'y verrai enfin un peu de paix int&#233;rieure &#224; d&#233;faut de gu&#233;rison. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Politique de transplantation : une blessure historique&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Entre 1962 et 1984, plus de 2015 enfants r&#233;unionnais ont &#233;t&#233; arrach&#233;s &#224; leur famille d'origine et &#224; leur terre natale dans le cadre d'une politique de transfert orchestr&#233;e par l'&#201;tat. Plac&#233;s dans des foyers ou des familles d'accueil, souvent sans suivi ad&#233;quat, ces enfants ont subi d&#233;racinement, ruptures identitaires et, pour certains, des situations de maltraitance et d'abus. Cette politique a profond&#233;ment marqu&#233; des g&#233;n&#233;rations enti&#232;res et demeure aujourd'hui une blessure ouverte dans la m&#233;moire collective.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;paration pour les Enfants de la Creuse : l'unanimit&#233; du Parlement fran&#231;ais reconna&#238;t la responsabilit&#233; de la France dans une d&#233;portation de R&#233;unionnais</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/reparation-pour-les-enfants-de-la-creuse-l-unanimite-du-parlement-francais-reconnait-la-responsabilite-de-la-france-dans-une-deportation-de-reunionnais</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/social/droits-humains/reparation-pour-les-enfants-de-la-creuse-l-unanimite-du-parlement-francais-reconnait-la-responsabilite-de-la-france-dans-une-deportation-de-reunionnais</guid>
		<dc:date>2026-06-17T20:02:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s le vote au S&#233;nat&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-7-a7323.jpg?1787499902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;nat a adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; la loi r&#233;parant les pr&#233;judices subis par les &#171; Enfants de la Creuse &#187;, apr&#232;s un vote &#233;galement unanime de l'Assembl&#233;e nationale. Cette double unanimit&#233; est une d&#233;cision historique : la reconnaissance du droit &#224; la r&#233;paration pour les victimes d'une d&#233;portation vers la France entre 1962 et 1984. Une &#233;tape majeure pour la m&#233;moire, la v&#233;rit&#233; et la justice envers les victimes et leurs familles.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Mardi 16 juin, tard dans la soir&#233;e, le S&#233;nat a adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; la proposition de loi visant &#224; reconna&#238;tre et r&#233;parer les pr&#233;judices subis par les jeunes r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s en France entre 1962 et 1984. Ce vote intervient apr&#232;s celui, &#233;galement unanime, de l'Assembl&#233;e nationale le 28 janvier dernier. Rare dans la vie politique fran&#231;aise, cette double unanimit&#233; des deux chambres du Parlement donne une port&#233;e particuli&#232;re &#224; cette d&#233;cision.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;La R&#233;publique admet qu'une r&#233;paration est n&#233;cessaire&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Par ce vote, les repr&#233;sentants de la France reconnaissent officiellement la gravit&#233; d'une politique qui a boulevers&#233; la vie de centaines d'enfants r&#233;unionnais et de leurs familles. Plus de quarante ans apr&#232;s la fin de ces transferts, la R&#233;publique admet ainsi qu'une r&#233;paration est n&#233;cessaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cette reconnaissance ne concerne pas seulement les cons&#233;quences humaines d'un drame. Elle oblige aussi &#224; s'interroger sur les choix politiques qui l'ont rendu possible. Dans les ann&#233;es 1960, La R&#233;union conna&#238;t une forte croissance d&#233;mographique. Une jeunesse nombreuse arrive sur le march&#233; du travail. Au lieu d'engager les moyens n&#233;cessaires au d&#233;veloppement &#233;conomique du pays afin d'offrir des perspectives &#224; cette nouvelle g&#233;n&#233;ration, l'&#201;tat privil&#233;gie une politique d'&#233;migration massive vers la France.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le BUMIDOM devient alors l'outil principal de cette orientation. Des milliers de R&#233;unionnais sont encourag&#233;s &#224; quitter leur terre natale pour r&#233;pondre aux besoins de main-d'&#339;uvre de l'&#233;conomie fran&#231;aise. Dans ce contexte s'inscrit &#233;galement le transfert de centaines d'enfants vers 83 d&#233;partements fran&#231;ais, principalement ruraux, pr&#233;sent&#233;s comme en manque de population.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces mineurs ont &#233;t&#233; s&#233;par&#233;s de leur famille, de leur environnement, de leur culture et parfois m&#234;me de leur identit&#233;. Ce sont des vies bris&#233;es, des souffrances durables et des liens familiaux d&#233;truits qui apparaissent aujourd'hui au grand jour.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Scandale d&#233;nonc&#233; depuis 1968&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, les victimes ont d&#251; lutter contre l'oubli. D&#232;s 1968, le Parti communiste r&#233;unionnais et le journal T&#233;moignages ont pourtant d&#233;nonc&#233; cette politique et port&#233; la voix de ceux que l'on refusait d'entendre. Leur combat a contribu&#233; &#224; faire &#233;merger la v&#233;rit&#233; et &#224; pr&#233;server la m&#233;moire de cette trag&#233;die.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'unanimit&#233; du S&#233;nat et de l'Assembl&#233;e nationale constitue une &#233;tape historique. Mais la justice ne s'arr&#234;te pas &#224; un vote. Elle implique la transmission de cette m&#233;moire aux nouvelles g&#233;n&#233;rations et la garantie qu'aucune politique semblable ne puisse &#234;tre mise en &#339;uvre &#224; l'avenir. Rendre justice aux Enfants de la Creuse, c'est reconna&#238;tre une souffrance collective et affirmer le droit du peuple r&#233;unionnais &#224; construire son avenir sur sa propre terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les &#171; Enfants de la Creuse &#187; au S&#233;nat</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/les-enfants-de-la-creuse-au-senat</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/social/droits-humains/les-enfants-de-la-creuse-au-senat</guid>
		<dc:date>2026-06-16T20:11:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Parti communiste r&#233;unionnais PCR</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;58 ans apr&#232;s la r&#233;v&#233;lation du scandale par &#171; T&#233;moignages &#187;&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-6-c5baa.jpg?1787055326' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le S&#233;nat examinait hier la loi visant &#224; r&#233;parer les pr&#233;judices subis par les &#171; Enfants de la Creuse &#187;, une d&#233;l&#233;gation de victimes a rencontr&#233; le pr&#233;sident du S&#233;nat. Au-del&#224; de la reconnaissance des victimes et du droit &#224; une r&#233;paration, ce vote rappelle une politique d'&#201;tat qui, dans les ann&#233;es 1960-1980, a favoris&#233; l'exil de R&#233;unionnais et le transfert d'enfants r&#233;unionnais vers la France. Une &#233;tape importante pour la m&#233;moire, la justice et la dignit&#233; du peuple r&#233;unionnais.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Ce 16 juin, le S&#233;nat examinait une proposition de loi destin&#233;e &#224; reconna&#238;tre et r&#233;parer les pr&#233;judices subis par les enfants r&#233;unionnais transf&#233;r&#233;s en France entre 1962 et 1984. Avant l'examen du texte, des victimes de cette d&#233;portation se sont rassembl&#233;s hier pr&#232;s du S&#233;nat avant d'&#234;tre re&#231;us par G&#233;rard Larcher, pr&#233;sident du S&#233;nat. Apr&#232;s son adoption &#224; l'unanimit&#233; par l'Assembl&#233;e nationale le 28 janvier dernier, &#224; l'initiative de la d&#233;put&#233;e r&#233;unionnaise Karine Lebon, ce texte franchissait hier une &#233;tape d&#233;cisive de son parcours parlementaire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Au-del&#224; de la r&#233;paration attendue par les victimes et leurs familles, ce vote invite &#224; regarder en face une page de l'histoire de La R&#233;union. Car le drame des &#171; Enfants de la Creuse &#187; s'inscrit dans une politique pens&#233;e et organis&#233;e par l'&#201;tat fran&#231;ais dans un contexte de profondes mutations d&#233;mographiques et sociales.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;rive du BUMIDOM&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Dans les ann&#233;es 1960, La R&#233;union conna&#238;t une forte croissance de sa population. Une nouvelle g&#233;n&#233;ration arrive &#224; l'&#226;ge d'entrer dans la vie active. Plut&#244;t que de mettre en &#339;uvre les conditions d'un d&#233;veloppement &#233;conomique capable d'offrir un avenir &#224; cette jeunesse sur sa propre terre, les gouvernements de l'&#233;poque privil&#233;gient une autre orientation : encourager massivement le d&#233;part des R&#233;unionnais vers la France pour fragiliser le PCR en &#233;loignant du pays de nombreux militants potentiels.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Bureau pour le d&#233;veloppement des migrations dans les d&#233;partements d'outre-mer (BUMIDOM) devient alors l'instrument principal de cette strat&#233;gie. Chaque ann&#233;e, des milliers de R&#233;unionnais quitt&#232;rent leur pays pour occuper des emplois souvent p&#233;nibles et faiblement r&#233;mun&#233;r&#233;s, refus&#233;s par les autochtones fran&#231;ais mais indispensables au fonctionnement de l'&#233;conomie fran&#231;aise. Cette politique r&#233;pond &#233;galement &#224; une logique politique : &#233;loigner une partie de la jeunesse populaire r&#233;unionnaise dans un contexte de fortes revendications sociales et d&#233;mocratiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est dans cette m&#234;me vision que s'inscrit le transfert de centaines d'enfants r&#233;unionnais vers des d&#233;partements ruraux fran&#231;ais confront&#233;s &#224; l'exode de leur population. Arrach&#233;s &#224; leur famille, ces enfants ont pay&#233; un lourd tribut &#224; une politique de Paris.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#171; T&#233;moignages &#187; a r&#233;v&#233;l&#233; les faits&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Face &#224; ce drame, le silence officiel a longtemps pr&#233;valu. Pourtant, d&#232;s 1968, le Parti communiste r&#233;unionnais et le journal &#171; T&#233;moignages &#187; d&#233;noncent cette situation et alertent l'opinion publique. Malgr&#233; l'indiff&#233;rence et les tentatives d'&#233;touffement, ils contribuent &#224; pr&#233;server la m&#233;moire des victimes et &#224; faire &#233;merger la v&#233;rit&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, la reconnaissance institutionnelle progresse enfin. Mais la r&#233;paration ne saurait se limiter &#224; une reconnaissance symbolique. Elle suppose un travail de m&#233;moire, la transmission de cette histoire aux nouvelles g&#233;n&#233;rations et la garantie que de telles pratiques ne puissent plus jamais se reproduire.&lt;br class='autobr' /&gt;
Rendre justice aux Enfants de la Creuse, c'est reconna&#238;tre la souffrance de centaines de familles r&#233;unionnaises. C'est aussi affirmer le droit d'un peuple &#224; vivre, travailler et construire son avenir sur sa terre, dans le respect de sa dignit&#233; et de son identit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>R&#233;paration pour les enfants r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s en France pour la repeupler</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/reparation-pour-les-enfants-reunionnais-deportes-en-france-pour-la-repeupler</link>
		<guid isPermaLink="true">https://www.temoignages.re/social/droits-humains/reparation-pour-les-enfants-reunionnais-deportes-en-france-pour-la-repeupler</guid>
		<dc:date>2026-05-14T20:07:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Manuel Marchal</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Proposition de loi examin&#233;e au S&#233;nat le 16 juin&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/enfants-reunionnais-exiles" rel="tag"&gt;Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/1-1968-enfants-creuse-5-9cbd3.jpg?1787499902' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le 28 janvier 2026, l'Assembl&#233;e nationale a adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; la proposition de loi de Karine Lebon sur les r&#233;parations pour les anciens mineurs r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s en France. D&#232;s les ann&#233;es 1960, l'&#201;tat a pr&#233;f&#233;r&#233; organiser l'exil de la jeunesse via le BUMIDOM plut&#244;t que d&#233;velopper La R&#233;union. Michel Debr&#233; poussa jusqu'au transfert forc&#233; d'enfants arrach&#233;s &#224; leur famille vers les campagnes fran&#231;aises. Le 16 juin, le S&#233;nat devra confirmer cette avanc&#233;e historique. Pendant des d&#233;cennies, le PCR et &#171; T&#233;moignages &#187; ont d&#233;nonc&#233; ce scandale d'&#201;tat. Reconna&#238;tre cette injustice impose d&#233;sormais r&#233;paration, m&#233;moire et justice pour les &#8220;enfants de la Creuse&#8221;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le 28 janvier 2026 restera comme une date historique pour La R&#233;union. Ce jour-l&#224;, l'Assembl&#233;e nationale a adopt&#233; &#224; l'unanimit&#233; la proposition de loi port&#233;e par la d&#233;put&#233;e r&#233;unionnaise Karine Lebon concernant les r&#233;parations m&#233;morielles et financi&#232;res destin&#233;es aux anciens mineurs r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s vers la France. Le 16 juin prochain, le S&#233;nat devra &#224; son tour prendre ses responsabilit&#233;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce d&#233;bat ne concerne pas seulement une r&#233;paration tardive. Il oblige &#224; revenir sur les causes politiques de ce drame. &#192; partir des ann&#233;es 1960, la transition d&#233;mographique transforme profond&#233;ment La R&#233;union. Une jeunesse nombreuse atteint l'&#226;ge de travailler. Au lieu de d&#233;velopper le pays pour offrir &#224; cette g&#233;n&#233;ration un avenir sur sa terre, les gouvernements fran&#231;ais choisissent une autre voie : organiser l'exil massif des R&#233;unionnais vers la France.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;D&#233;rive extr&#234;me du BUMIDOM&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;C'est dans ce contexte que fut cr&#233;&#233; le BUMIDOM, outil d'une politique visant &#224; faire de milliers de R&#233;unionnais une main-d'&#339;uvre immigr&#233;e pas ch&#232;re destin&#233;e &#224; occuper les emplois indispensables &#224; l'&#233;conomie fran&#231;aise que les Fran&#231;ais ne voulaient pas occuper car mal pay&#233;s et &#224; cause des conditions de travail trop difficiles. Chaque ann&#233;e, des milliers de jeunes quittaient leur pays. Mais cette politique poursuivait aussi un objectif politique : affaiblir le mouvement social r&#233;unionnais en &#233;loignant vers la France une jeunesse populaire et combative susceptible d'&#234;tre gagn&#233;e aux id&#233;es du Parti Communiste R&#233;unionnais.&lt;br class='autobr' /&gt;
Dans cette logique, Michel Debr&#233; voyait &#233;galement dans cette immigration forc&#233;e une r&#233;ponse au d&#233;peuplement des campagnes fran&#231;aises. C'est ainsi qu'est n&#233;e la politique raciste des &#8220;enfants de la Creuse&#8221; : arracher des enfants r&#233;unionnais &#224; leur famille pour les envoyer dans des d&#233;partements ruraux fran&#231;ais.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Scandale r&#233;v&#233;l&#233; par &#171; T&#233;moignages &#187; en 1968&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pendant longtemps, l'&#201;tat a voulu imposer le silence. Mais le PCR et son journal T&#233;moignages ont refus&#233; l'oubli. Ils ont d&#233;nonc&#233; ce scandale d'&#201;tat en 1968, donn&#233; la parole aux victimes et maintenu vivante la m&#233;moire de cette injustice.&lt;br class='autobr' /&gt;
Aujourd'hui, la R&#233;publique reconna&#238;t enfin les d&#233;g&#226;ts humains caus&#233;s par cette politique. Mais reconna&#238;tre ne suffit pas. Il faut r&#233;parer, transmettre cette histoire et garantir qu'aucun peuple ne puisse plus jamais subir une telle violence d'&#201;tat. Rendre justice aux enfants de la Creuse, c'est aussi d&#233;fendre la dignit&#233; du peuple r&#233;unionnais et son droit &#224; d&#233;cider de son avenir sur sa propre terre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;M.M.&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>PCR : &#171; Enfants r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s dans la Creuse : une d&#233;cision attendue, fruit d'un long combat &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/social/droits-humains/pcr-enfants-reunionnais-deportes-dans-la-creuse-une-decision-attendue-fruit-d-un-long-combat</link>
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		<dc:date>2026-01-29T20:07:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Parti Communiste R&#233;unionnais</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Parti communiste r&#233;unionnais PCR</dc:subject>
		<dc:subject>Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Communiqu&#233; du Parti communiste r&#233;unionnais : l'Assembl&#233;e nationale a enfin vot&#233; &#224; l'unanimit&#233; une loi de r&#233;paration&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/social/droits-humains/" rel="directory"&gt;Droits humains&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/parti-communiste-reunionnais-pcr" rel="tag"&gt;Parti communiste r&#233;unionnais PCR&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://www.temoignages.re/enfants-reunionnais-exiles" rel="tag"&gt;Enfants r&#233;unionnais exil&#233;s&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/pcr-logo-4-38-c4081.jpg?1787499903' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le PCR salue le vote unanime d'une loi reconnaissant le pr&#233;judice des enfants r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s en France. Une victoire apr&#232;s des d&#233;cennies de lutte pour la v&#233;rit&#233;. Mais la reconnaissance doit maintenant s'accompagner de r&#233;parations compl&#232;tes et de garanties pour que cela ne se reproduise jamais, souligne un communiqu&#233; publi&#233; le 29 janvier 2026.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; L'Assembl&#233;e nationale vient de voter &#224; l'unanimit&#233; une loi reconnaissant le pr&#233;judice subi par les enfants r&#233;unionnais d&#233;port&#233;s en France, notamment dans le d&#233;partement de la Creuse. Cette loi ouvre droit &#224; une indemnisation ainsi qu'&#224; d'autres formes de r&#233;parations. C'est une &#233;tape majeure dans la reconnaissance officielle d'un drame longtemps ni&#233;, minimis&#233; ou pass&#233; sous silence. Il s'agit de l'arrachement de milliers d'enfants r&#233;unionnais &#224; leur famille, &#224; leur culture et &#224; leur terre pour satisfaire des politiques d'&#201;tat men&#233;es entre les ann&#233;es 1960 et 1980.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nous saluons cette avanc&#233;e importante qui constitue une victoire morale, politique et humaine pour les victimes, leurs familles et pour tout le peuple r&#233;unionnais.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette reconnaissance est l'aboutissement de d&#233;cennies de luttes, de t&#233;moignages courageux et d'un travail opini&#226;tre pour la v&#233;rit&#233;. D&#232;s l'origine, le Parti Communiste R&#233;unionnais, notamment, &#224; travers son journal T&#233;moignages, a d&#233;nonc&#233; ce scandale d'&#201;tat, donnant la parole aux victimes quand beaucoup refusaient d'entendre. Alors que le silence et le d&#233;ni dominaient, ces voix ont maintenu vivante la m&#233;moire de l'injustice.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, la R&#233;publique reconna&#238;t, enfin, les d&#233;g&#226;ts. Mais cette reconnaissance appelle &#224; aller plus loin : r&#233;parer, accompagner, transmettre et garantir que jamais de telles politiques ne puissent se reproduire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rendre justice aux enfants de la Creuse, c'est aussi reconna&#238;tre la dignit&#233; du peuple r&#233;unionnais et affirmer que la v&#233;rit&#233;, m&#234;me tardive, demeure un pilier indispensable de coh&#233;sion sociale. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Bureau de presse du PCR&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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