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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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<item xml:lang="fr">
		<title>Syriza remporte les &#233;lections en Gr&#232;ce</title>
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		<dc:date>2015-09-21T01:28:25Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Nette avance pour le parti d'Alexis Tsipras&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton83901-82259.jpg?1781138404' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Syriza est confirm&#233; &#224; la t&#234;te du gouvernement grec. Les d&#233;put&#233;s frondeurs n'ont pas r&#233;ussi &#224; percer et perdent leurs si&#232;ges. Pr&#232;s de la moiti&#233; de la population a choisi de rejeter les &#233;lections.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_50284 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center'&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/4-syriza-2-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH332/4-syriza-2-2-ab8a6.jpg?1781138404' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;C'&#233;tait le troisi&#232;me scrutin g&#233;n&#233;ral en Gr&#232;ce cette ann&#233;e. Les &#233;lecteurs &#233;taient appel&#233;s hier aux urnes pour &#233;lire leurs d&#233;put&#233;s. Ces l&#233;gislatives anticip&#233;es &#233;taient la cons&#233;quence de l'adoption par le Parlement d'un plan d'aide de l'Union europ&#233;enne. Un tiers des d&#233;put&#233;s de la coalition gouvernementale n'avaient pas vot&#233; pour ce texte. La cons&#233;quence avait &#233;t&#233; la d&#233;mission du Premier ministre, Alexis Tsipras, le 20 ao&#251;t, et la convocation des &#233;lecteurs pour le 20 septembre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Comme lors des deux pr&#233;c&#233;dents scrutins, c'est une victoire pour Syriza. Mais le taux de participation est en baisse et l'extr&#234;me droite progresse.&lt;br class='autobr' /&gt;
En effet, selon les projections du minist&#232;re de l'Int&#233;rieur, la participation a &#233;t&#233; de 54,7 %, contre 63,6 % aux l&#233;gislatives de janvier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec deux tiers des bulletins d&#233;pouill&#233;s, Syriza &#233;tait cr&#233;dit&#233; de 35,43 % des voix contre 28,30 % au parti de droite Nouvelle D&#233;mocratie (ND). L'extr&#234;me droite arrive en 3e position, avec 7 % des suffrages. Une surprise est le score d'Unit&#233; populaire, parti cr&#233;&#233; par d'anciens d&#233;put&#233;s de Syriza en d&#233;saccord avec le choix du gouvernement d'accepter les conditions de l'Union europ&#233;enne. Il est en dessous du seuil requis pour obtenir le droit de si&#233;ger au Parlement.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La grande majorit&#233; du peuple grec trahie</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/la-grande-majorite-du-peuple-grec-trahie,83587</link>
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		<dc:date>2015-08-21T20:22:37Z</dc:date>
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		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Yanis Varoufakis est l'ancien ministre des Finances de la Gr&#232;ce. Entre janvier et juillet, il a conduit les n&#233;gociations avec l'Union europ&#233;enne, la Banque mondiale et le FMI au sujet de la dette de la Gr&#232;ce. Il a choisi de d&#233;missionner au lendemain du succ&#232;s du &#171; non &#187; au r&#233;f&#233;rendum sur un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; impos&#233; &#224; la Gr&#232;ce, car il ne voulait pas appliquer une politique qui allait &#224; l'encontre de la volont&#233; populaire clairement exprim&#233;e. Au lendemain de la d&#233;mission du Premier (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Yanis Varoufakis est l'ancien ministre des Finances de la Gr&#232;ce. Entre janvier et juillet, il a conduit les n&#233;gociations avec l'Union europ&#233;enne, la Banque mondiale et le FMI au sujet de la dette de la Gr&#232;ce. Il a choisi de d&#233;missionner au lendemain du succ&#232;s du &#171; non &#187; au r&#233;f&#233;rendum sur un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; impos&#233; &#224; la Gr&#232;ce, car il ne voulait pas appliquer une politique qui allait &#224; l'encontre de la volont&#233; populaire clairement exprim&#233;e. Au lendemain de la d&#233;mission du Premier ministre et du gouvernement, alors que la Gr&#232;ce se dirige vers des &#233;lections l&#233;gislatives, le d&#233;put&#233; de Syriza rappelle &#224; l'Obs quelques &#233;l&#233;ments importants pour comprendre la crise. Voici des extraits de l'interview paru chez notre confr&#232;re, avec des inter-titres de T&#233;moignages.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; Si les &#233;lections anticip&#233;es d&#233;bouchent sur un gouvernement et un parti qui auront re&#231;u un mandat populaire pour appliquer l'accord du 13 juillet, je ne pourrai &#233;videmment pas en faire partie. Alexis Tsipras est rentr&#233; du sommet europ&#233;en du 12 juillet, o&#249; nous avons assist&#233; de fait &#224; la capitulation du pays, en expliquant son positionnement. Celui-ci reposait, selon lui, sur un grave dilemme : soit on acceptait ce programme non viable, soit le plan Sch&#228;uble [le ministre allemand des Finances, NDLR] de &#034;d&#233;fenestration&#034; de la Gr&#232;ce de la zone euro &#233;tait mis en action. C'est l&#224; que commence ma principale objection : je ne crois pas que le dilemme soit l&#224;. Je crois que le &#034;plan Sch&#228;uble&#034; est en train de se r&#233;aliser. C'est en votant &#034;non&#034; au r&#233;f&#233;rendum que je reste fid&#232;le au programme de Syriza. Si je suis d'accord avec Alexis Tsipras pour dire que le Grexit doit &#234;tre &#233;vit&#233;, selon moi, le maintien de la Gr&#232;ce dans la zone euro passait justement par le rejet de ce nouveau et troisi&#232;me m&#233;morandum. C'est l&#224; que nos opinions divergent. Alexis [Tsipras] consid&#232;re que cet accord est l'alternative au &#034;Grexit&#034; de Sch&#228;uble, moi je consid&#232;re que ce m&#233;morandum fait partie du plan de Sch&#228;uble [de sortie de la Gr&#232;ce de la zone euro]. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur le r&#233;f&#233;rendum du 12 juillet&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; La semaine qui a pr&#233;c&#233;d&#233; la fermeture des banques, je consid&#233;rais &#8211; et je consid&#232;re toujours &#8211; que nous aurions d&#251; nous opposer &#224; cette d&#233;cision scandaleuse de l'Eurogroupe. Mais comme nous &#233;tions dans la ligne droite qui menait au r&#233;f&#233;rendum, il &#233;tait de notre devoir de rester unis et de travailler pour la victoire du &#034;Non&#034;. Et le &#034;Non&#034; l'a emport&#233;. &#192; ce moment-l&#224;, j'ai ressenti une immense responsabilit&#233; face &#224; ces gens qui ont su s'opposer &#224; toutes les attaques m&#233;diatiques contre les partisans du &#034;Non&#034;, au moment m&#234;me o&#249; les banques avaient &#233;t&#233; ferm&#233;es pour leur faire peur. J'ai consid&#233;r&#233; alors que notre r&#244;le &#233;tait d'honorer ce courage. Je suis rentr&#233; &#224; Maximou [r&#233;sidence officielle du premier ministre grec, NDLR] impr&#233;gn&#233; et motiv&#233; par l'&#233;nergie de notre tr&#232;s courageuse population et je me suis trouv&#233; confront&#233; &#224; la volont&#233; de capitulation de la part des autres membres de notre groupe politique responsables des n&#233;gociations. Ma position ayant toujours &#233;t&#233; de dire : &#034;Je pr&#233;f&#232;re que l'on me coupe la main plut&#244;t que de signer un nouveau m&#233;morandum&#034;, mon d&#233;part &#224; ce moment s'est impos&#233; &#224; tout le monde comme une &#233;vidence. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sur l'apr&#232;s-r&#233;f&#233;rendum&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;&#171; Je crois que nous avons trahi la grande majorit&#233; (62%) du peuple grec. En m&#234;me temps, il est &#233;vident que ce r&#233;sultat n'&#233;tait pas un mandat de sortie de la zone euro. Comme Alexis Tsipras, j'ai toujours &#233;t&#233; oppos&#233; &#224; ce sc&#233;nario, m&#234;me si je critique avec virulence l'architecture de l'eurozone. C'est d'ailleurs la raison principale pour laquelle j'ai &#233;t&#233; nomm&#233; ministre des Finances. Mais &#224; travers ce r&#233;f&#233;rendum, le peuple nous a clairement dit : &#034;Battez-vous pour un meilleur accord, et si l'on vous menace de Grexit ou de tout autre catastrophe, n'ayez pas peur.&#034; (...)&lt;br class='autobr' /&gt;
Laissez-moi plut&#244;t poser une autre question, que j'ai soumise aux membres de l'Eurogroupe en poussant leur raisonnement jusqu'au bout : &#034;Ne serait-il pas mieux d'abolir les &#233;lections pour les pays se trouvant dans un programme d'aide ? Cela aurait le m&#233;rite d'&#234;tre clair. Nous pourrions d&#233;clarer par la suite que nous avons cr&#233;&#233; une union mon&#233;taire en Europe qui abolit la d&#233;mocratie pour les pays ayant une dette qu'ils ne peuvent pas rembourser&#034;. Comme vous l'aurez compris, la discussion s'est arr&#234;t&#233;e l&#224;... Par ailleurs, mes opposants les plus farouches, au-del&#224; de Sch&#228;uble, ont &#233;t&#233; les pays ayant impos&#233; &#224; leurs populations des cures d'aust&#233;rit&#233; tr&#232;s dures. Quand on sait, par exemple, qu'en Lettonie la moiti&#233; de la population a d&#251; s'expatrier &#224; cause de la cure d'aust&#233;rit&#233; impos&#233;e au pays, il est pr&#233;visible que les dirigeants lettons ne veuillent pas s'exposer &#224; la vindicte populaire en laissant le gouvernement grec d&#233;montrer qu'une autre voie existe. &#187;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Unit&#233; populaire : 25 d&#233;put&#233;s de Syriza cr&#233;ent leur propre parti</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/unite-populaire-25-deputes-de-syriza-creent-leur-propre-parti,83588</link>
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		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Au lendemain de la d&#233;mission du gouvernement, 25 d&#233;put&#233;s de Syriza ont choisi de cr&#233;er leur propre parti : Unit&#233; populaire. En nombre, elle devient la 3e force du Parlement. Comme le Parlement a de grandes chances d'&#234;tre renouvel&#233; d'ici un mois, les &#233;lus de ce nouveau parti remettent donc de fait leur mandat en jeu. &lt;br class='autobr' /&gt;
S'ils se pr&#233;sentent aux &#233;lections anticip&#233;es, ils pourront donc mesurer si leur choix est soutenu par ceux qui les ont fait d&#233;put&#233;s en janvier dernier.&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Au lendemain de la d&#233;mission du gouvernement, 25 d&#233;put&#233;s de Syriza ont choisi de cr&#233;er leur propre parti : Unit&#233; populaire. En nombre, elle devient la 3e force du Parlement. Comme le Parlement a de grandes chances d'&#234;tre renouvel&#233; d'ici un mois, les &#233;lus de ce nouveau parti remettent donc de fait leur mandat en jeu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;S'ils se pr&#233;sentent aux &#233;lections anticip&#233;es, ils pourront donc mesurer si leur choix est soutenu par ceux qui les ont fait d&#233;put&#233;s en janvier dernier.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>D&#233;mission du gouvernement Tsipras et probables &#233;lections anticip&#233;es en Gr&#232;ce</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/demission-du-gouvernement-tsipras-et-probables-elections-anticipees-en-grece,83578</link>
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		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;8 mois apr&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir, le gouvernement conduit par Syriza n'a plus de majorit&#233; parlementaire suffisante pour le soutenir.&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton83578-c81ce.jpg?1781138404' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;8 mois apr&#232;s son arriv&#233;e au pouvoir, le gouvernement conduit par Syriza n'a plus de majorit&#233; parlementaire suffisante pour le soutenir. Alexis Tsipras a donc annonc&#233; hier soir sa d&#233;mission du poste de Premier ministre. &#192; moins qu'un autre parti arrive &#224; r&#233;unir une nouvelle majorit&#233;, de nouvelles &#233;lections anticip&#233;es vont donc avoir lieu en Gr&#232;ce. Syriza part favori.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_49499 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;47&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/7a-alexis_tsipras_syriza.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH332/7a-alexis_tsipras_syriza-b4b7c.jpg?1781138404' width='500' height='332' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Alexis Tsipras, Premier ministre de la Gr&#232;ce.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Le 25 janvier dernier, l'arriv&#233;e au pouvoir de Syriza en Gr&#232;ce avait suscit&#233; l'espoir dans toute l'Europe. Pour la premi&#232;re fois, un parti clairement contre la politique d'aust&#233;rit&#233; &#233;tait appel&#233; &#224; diriger un pays utilisant l'euro comme monnaie. Syriza avait un mandat clair : remettre en cause l'aust&#233;rit&#233; et faire progresser l'int&#233;r&#234;t du peuple grec avant celui des cr&#233;anciers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Mais au bout de 8 mois, le gouvernement a &#233;t&#233; d&#233;savou&#233; par des d&#233;put&#233;s de sa propre majorit&#233;. C'est la difficile adoption d'un nouveau plan d'aide &#224; la Gr&#232;ce par le Parlement qui a provoqu&#233; la chute du gouvernement pr&#233;sid&#233; par Alexis Tsipras. Il a fallu des voix de l'opposition pour valider les mesures propos&#233;es par le gouvernement. Le vote de ce texte n'est pas suffisant pour assurer le maintien du gouvernement. Ce dernier aurait d&#251; en effet obtenir le soutien de 120 d&#233;put&#233;s de sa majorit&#233;, il n'en a eu que 118. Une trentaine de d&#233;put&#233;s de Syriza ont refus&#233; de voter pour ce plan, qui comprend des mesures d'aust&#233;rit&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Yanis Varoufakis, ex-ministre des Finances du gouvernement Tsipras, fait partie des contestataires. Rappelons que ce dernier est un &#233;conomiste r&#233;put&#233;, n&#233;gociateur perspicace qui symbolisait la r&#233;sistance des Grecs aux politiques d'aust&#233;rit&#233; que la Commission europ&#233;enne, la Banque centrale europ&#233;enne et le Fonds mon&#233;taire international veulent imposer. Yanis Varoufakis avait d&#233;missionn&#233; au lendemain du refus des Grecs d'un &#233;ni&#232;me plan d'aust&#233;rit&#233; concoct&#233; par la tro&#239;ka Commission-BCE-FMI. Ce sont pourtant une grande partie de ces mesures que le gouvernement grec a fait voter par le Parlement, ce qui a entra&#238;n&#233; une fronde au sein des d&#233;put&#233;s de Syriza.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux voix ont manqu&#233; au gouvernement, elles entra&#238;nent la d&#233;mission du Premier ministre. Comme il appara&#238;t tr&#232;s improbable qu'un autre parti puisse constituer une nouvelle majorit&#233;, la proc&#233;dure pr&#233;voit la convocation d'&#233;lections anticip&#233;es. Elles se tiendront le 20 septembre, et Syriza part favori.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Les Grecs auront essay&#233;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/les-grecs-auront-essaye,83224</link>
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		<dc:date>2015-07-21T21:17:46Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>@celinetabou</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Accord de Bruxelles&lt;/p&gt;

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 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH98/arton83224-72dad.jpg?1781138404' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='98' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Depuis plus de cinq ans, la Gr&#232;ce subit les effets de la crise &#233;conomique et financi&#232;re, partie des Etats-Unis. Cette crise s'est ajout&#233;e &#224; une &#233;conomie d&#233;j&#224; fragilis&#233;e par des probl&#232;mes structurels internes. Mais, face &#224; l'ampleur de la situation, la solidarit&#233; europ&#233;enne a &#233;t&#233; invoqu&#233;e pour pouvoir sortir de la crise.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_50391 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;102&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/5-manif-grece.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH325/5-manif-grece-83750.jpg?1781138404' width='500' height='325' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Manifestation de Grecs contre l'aust&#233;rit&#233;. C'&#233;tait avant l'arriv&#233;e de Syriza &#224; la direction du pays.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Cependant, en d&#233;pit de huit plans d'aust&#233;rit&#233;, l'&#233;conomie grecque ne se rel&#232;ve pas. D'ailleurs, le FMI, lui-m&#234;me, reconna&#238;tra que les plans impos&#233;s n'ont pas fonctionn&#233;. La Gr&#232;ce reste encore aujourd'hui, avec son 9&#232;me plan en perspective, le laboratoire des politiques ultralib&#233;rales. Des politiques visant &#224; tester la capacit&#233; de r&#233;sistance d'un pays, &#224; la fois sur le plan social, politique et &#233;conomique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd'hui, le gouvernement grec souhaite finaliser l'accord avec les cr&#233;anciers sur le nouveau pr&#234;t au pays d'ici le 20 ao&#251;t, a indiqu&#233; ce mardi 21 juillet la porte-parole du gouvernement Olga Gerovassili. Une volont&#233; d'aller vite, apr&#232;s les trois semaines d'angoisse, dues &#224; la fermeture des banques et aux menaces des Allemands et dirigeants europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'espoir d'un peuple, d'une Europe&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, apr&#232;s des ann&#233;es de contestation et de manifestation contre l'aust&#233;rit&#233;, impos&#233;e par la tro&#239;ka (FMI, BCE, UE), les Grecs disent stop et mettent au pouvoir un parti d'extr&#234;me gauche, Syriza. En d&#233;pit, d'une victoire propre (149 si&#232;ges sur 300), le parti d'Alexis Tsipras, Premier ministre, a du se plier aux directives de ces voisins europ&#233;ens.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est alors que la dette des banques grecques est devenue une dette publique, pay&#233;e par l'ensemble des contribuables, non pas pour sauver leur syst&#232;me bancaire, mais pour sauver celles de la France et de l'Allemagne. En effet, comme l'a expliqu&#233;, Paulo Batista, &#233;lu du conseil d'administration du FMI, interview&#233; par la cha&#238;ne grecque Alpha Tv, cit&#233; par Marianne : &#171; L'argent a &#233;t&#233; donn&#233; pour sauver les banques fran&#231;aises et allemandes, pas la Gr&#232;ce. &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette r&#233;alit&#233;, le contexte social et &#233;conomique reste drastique, aust&#232;re et tendu. Mais, alors apparait une nouvelle formation politique sur la sc&#232;ne politique grecque, puis europ&#233;enne. Syriza. Cr&#233;&#233; en 2004, ce parti r&#233;unit les partis de gauche et d'extr&#234;me gauche, rassemblant 13 formations politiques, des &#233;conomistes et politiciens ind&#233;pendants, mais aussi des communistes pro-europ&#233;ens, des &#233;cologistes, des socialistes et des eurosceptiques. En 2009, appara&#238;t Alexis Ts&#237;pras, charismatique homme politique qui porte la voix de la Gauche dans toute l'Union, devient pr&#233;sident de cette coalition en 2009. Il fonde le parti Syriza, en 2013.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce parti anti aust&#233;rit&#233; fait alors peur &#224; la tro&#239;ka, pour ses positions nette sur le remboursement de la dette, consid&#233;r&#233; &#8220;ill&#233;gitime&#8221;. D'ailleurs, avant les &#233;lections de janvier 2015, Panos Skourletis, porte-parole de Syriza, expliquait sur Euronews que &#171; l'Europe ne devrait pas avoir peur de partis comme Syriza, si elle doit avoir peur de quelque chose, c'est d'elle-m&#234;me. Je me r&#233;f&#232;re aux politiques strat&#233;giques dominantes d'extr&#234;me aust&#233;rit&#233;, qui ont &#233;t&#233; impos&#233;es principalement par la principale puissance : l'Allemagne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De son c&#244;t&#233;, Alexis Charitsis, membre du secr&#233;tariat de Syriza, expliquait au magazine Regards que &#171; le programme de la Tro&#239;ka et du gouvernement grec ont &#233;t&#233; un &#233;chec budg&#233;taire total avec des cons&#233;quences sociales d&#233;vastatrices. Eux-m&#234;mes ont d&#251; l'admettre dans les &#233;valuations p&#233;riodiques qu'ils ont effectu&#233;es &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le parti avait alors le souhait d'annuler le m&#233;morandum impos&#233; par la tro&#239;ka, visant &#224; faire des &#233;conomies et r&#233;formes pour obtenir un plan d'aide. Le parti radical de gauche assurait une ren&#233;gociation de la dette et l'instauration de nouvelles n&#233;gociations pour un moratoire sur le remboursement de la dette.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plusieurs propositions &#233;taient &#233;voqu&#233;es : un audit de la dette, ren&#233;gocier les pr&#234;ts contract&#233;s et indexer les taux d'int&#233;r&#234;ts de la dette sur le taux de croissance, nationaliser les banques, cr&#233;er un m&#233;canisme de contr&#244;le des d&#233;penses publiques, geler les r&#233;ductions des d&#233;penses sociales et mettre fin aux mesures prises &#224; l'encontre des int&#233;r&#234;ts des travailleurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'autres propositions, sur la fiscalit&#233; et la relance de la production sont mises en avant, comme la r&#233;duction de la TVA pour les produits de premi&#232;re n&#233;cessit&#233;, annulation des taxes sp&#233;ciales, particuli&#232;rement pour les personnes sans emploi et les retrait&#233;s, l'&#233;tablissement d'une liste des Grecs pla&#231;ant leur argent &#224; l'&#233;tranger pour les taxer, mais aussi exploiter les ressources naturelles et mini&#232;res, r&#233;duire la TVA sur les activit&#233;s touristiques, soutenir la production agricole par des pr&#234;ts &#224; taux faibles et enfin, lutter contre la corruption dans le secteur public et entre les m&#233;dias et l'Etat.&lt;br class='autobr' /&gt;
En d&#233;pit d'un programme politique, clair et efficace. La situation ne parvient pas &#224; s'inverser.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un accord difficile &#224; encaisser&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Les semaines de tension entre le gouvernement grec et les repr&#233;sentants europ&#233;ens n'auront pas servi &#224; faire peser la balance dans le camp grec. Vendredi 10 juillet, les 28 pays de l'Union europ&#233;enne ont accord&#233; un financement d'urgence de 7 milliards d'euros &#224; la Gr&#232;ce, sous la forme d'un pr&#234;t, afin de rembourser une &#233;ch&#233;ance de 4,2 milliards d'euros, lundi 13 &#224; la Banque centrale europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce pr&#234;t durera trois mois, afin que la Gr&#232;ce puise faire face &#224; ses besoins de financement pendant les n&#233;gociations qui vont s'ouvrir sur un 3e plan d'aide internationale. Le montant de ce plan se situe entre 82 &#224; 86 milliards d'euros sur trois ans, via le fonds de secours de la zone euro, le M&#233;canisme europ&#233;en de stabilit&#233; (MES).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour assurer ce pr&#234;t financier, les 28 pays ont fait appel au fonds communautaire, le FESM, relevant de la responsabilit&#233; de l'ensemble des Etats membres de l'UE, et pas seulement des pays de la zone euro.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En contrepartie, la Gr&#232;ce a augment&#233; la TVA sur toute une s&#233;rie de biens et de services. Pour les denr&#233;es p&#233;rissables, la restauration, les courses de taxi, les pr&#233;servatifs ou encore les enterrements, la TVA a augment&#233; de 10 points, passant de 13 % &#224; 23 %. &#192; cela s'ajoute une hausse des cotisations sociales, depuis hier.&lt;br class='autobr' /&gt;
Le pays doit se doter d'un code de proc&#233;dure civile, afin de simplifier et acc&#233;l&#233;rer le fonctionnement de la justice, et d'en r&#233;duire les co&#251;ts. Ensuite, l'application de la directive europ&#233;enne de 2013, adopt&#233;e lors de la crise &#224; Chypre. Il s'agit de renflouer les banques en difficult&#233; (&#8220;BRRD&#8221;), via l'intervention des autorit&#233;s nationales.&lt;br class='autobr' /&gt;
Petit b&#233;mol, la porte-parole, Olga Gerovassili, a expliqu&#233; qu'un accord avait &#233;t&#233; conclu avec les institutions pour reporter &#224; plus tard la mesure concernant la suppression graduelle des pr&#233;-retraites, qui aurait d&#251; &#234;tre adopt&#233;e mercredi 15 juillet.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour l'&#233;conomiste de chez Barclays, Fran&#231;ois Cabau, cit&#233; par Le Figaro, les mesures pr&#233;vues par l'accord grec co&#251;teront plus cher &#224; l'&#233;conomie. D'autant plus que la consommation des m&#233;nages &#171; &#233;tait d&#233;j&#224; faible avant le plan &#187;. Ce dernier a expliqu&#233; que &#171; les mesures du plan (principalement les hausses de TVA et les diminutions de certaines pensions de retraite) ne peuvent qu'aggraver les choses &#187;. D'autant que &#171; la chute de la croissance, entam&#233;e fin 2014, devrait donc s'acc&#233;l&#233;rer &#187;, a expliqu&#233; l'&#233;conomiste, qui a pari&#233; sur un recul de l'activit&#233; de 6 % &#224; 8 % en rythme annuel.&lt;br class='autobr' /&gt;
De son c&#244;t&#233;, Alexis Tsipras, avait d&#233;clar&#233; avant le vote du Parlement, validant l'accord sign&#233; avec Bruxelles : &#171; J'assume mes responsabilit&#233;s pour toute erreur que j'ai pu commettre, j'assume la responsabilit&#233; pour un texte auquel je ne crois pas, mais je le signe pour &#233;viter tout d&#233;sastre au pays &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce dernier a expliqu&#233; que &#171; le message envoy&#233; c'est que la d&#233;mocratie ne compte pas pour des pays endett&#233;s. Il est &#233;vident que les conservateurs europ&#233;ens sont mal &#224; l'aise avec un gouvernement &#8211; comme le n&#244;tre &#8211; qui est diff&#233;rent. &#187; Conscient d'avoir c&#233;d&#233;, il a indiqu&#233; : &#171; Je suis s&#251;r que certains auraient &#233;t&#233; contents si ce gouvernement &#233;tait une parenth&#232;se (politique, Ndlr). C'est une grande responsabilit&#233; de ne pas plier &#187;, ajoutant que &#171; la position des Europ&#233;ens &#233;tait dure et vindicative &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alexis Tsipras a &#233;galement d&#233;nonc&#233; la position du ministre allemand des Finances Wolfgang Sch&#228;uble qui &#233;tait en faveur &#171; d'un plan B &#187; pour la Gr&#232;ce, c'est-&#224;-dire la sortie du pays de l'euro. Une attaque justifi&#233;e et relev&#233;e par de nombreux politiques et &#233;conomistes.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Un ex-ministre grec devenu ic&#244;ne de la lutte&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, malgr&#233; les tentatives de Yanis Varoufakis, ministre embl&#233;matique des Finances, d'&#233;viter de nouvelles r&#233;formes drastiques, le Premier ministre, Alexis Tsipras a d&#251; c&#233;der aux pressions et surtout aux menaces d'un Grexit, qui pourrait se traduire par une expulsion de la zone euro, d&#233;cid&#233;e par les Allemands.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les nombreux appels &#224; la &#8220;r&#233;sistance&#8221; lanc&#233;s en mai 2014 auront &#233;t&#233; vains. Tout comme, la volont&#233; farouche de d&#233;fier jusqu'au bout la tro&#239;ka. Syriza a courb&#233; l'&#233;chine face &#224; des dirigeants europ&#233;ens intransigeants. &#192; peine d&#233;barqu&#233; de son poste, l'ancien ministre des finances, Yanis Varoufakis reconna&#238;t ses erreurs et explique les dessous des n&#233;gociations au sein de l'Euro-groupe : omnipr&#233;sence des Allemands, manque de d&#233;mocratie, ignorance des ministres de l'&#201;conomie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des d&#233;boires qui montrent bien que ce sont les politiques qui m&#232;nent les politiques &#233;conomiques, sans connaissance du sujet. L'&#233;conomiste explique alors que dans les discussions avec les partenaires europ&#233;ens, &#171; il y avait un refus pur et simple de livrer des arguments &#233;conomiques. (&#8230;) Vous mettez en avant un argument que vous avez vraiment travaill&#233; &#8212; pour vous assurer qu'il est logique et coh&#233;rent &#8212; et vous &#234;tes juste face &#224; des regards vides &#187; (Marianne).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fait le plus marquant pour ce dernier, le r&#244;le central de Wolfgang Scha&#252;ble, ministre des Finances allemand. Ainsi, Yanis Varoufakis explique que l'Euro-groupe &#171; est comme un orchestre tr&#232;s bien r&#233;gl&#233; et [Scha&#252;ble] est le directeur. (&#8230;) Il y aura des moments o&#249; l'orchestre est d&#233;saccord&#233;, mais il l'organise alors et le remet dans la ligne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Des Allemands, qui faute d'avoir des territoires insulaires, souhaitaient r&#233;duire de mani&#232;re drastique les aides aux R&#233;gions Ultrap&#233;riph&#233;riques, dont La R&#233;union fait partie. Des Allemands qui n'ont d'ailleurs pas h&#233;sit&#233; &#224; menacer le Fonds d'aides aux plus d&#233;munis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'attitude de l'Allemagne en aura choqu&#233; plus d'un. Notamment, l'ancien directeur du FMI, Dominique Strauss-Kahn qui n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; point&#233; du doigt la responsabilit&#233; des Allemands, dans la signature de l'accord conclu avec la Gr&#232;ce. Ainsi, ce dernier a d&#233;nonc&#233; le &#8220;diktat&#8221; allemand, qualifi&#233; d'&#034;insuffisant, effrayant, n&#233;faste, mortif&#232;re, humiliant, ill&#233;gitime, inefficace, inadapt&#233; &#187;. Les mots n'auront pas &#233;t&#233; assez dur pour protester contre la mise sous tutelle de la Gr&#232;ce par l'Allemagne, via l'Union europ&#233;enne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;conomie grecque ne devrait pas se relever d'aussi t&#244;t. Car d&#233;sormais, l'UE et surtout l'Allemagne se traduit par &#171; une victoire id&#233;ologique sur un gouvernement d'extr&#234;me gauche, au prix d'une fragmentation de l'Union &#187;. Ces derniers ont pr&#233;f&#233;r&#233;, selon DSK, &#171; humilier un peuple parce qu'il est incapable de se r&#233;former (&#8230;) &#187; plut&#244;t que de pr&#233;parer un accord consensuel.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chaque Grec a per&#231;u 36 millions d'euros !</title>
		<link>https://www.temoignages.re/politique/edito/chaque-grec-a-percu-36-millions-d-euros,83186</link>
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		<dc:date>2015-07-18T04:14:30Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J.B.</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Plusieurs fois, nous mettons en garde avec le trafic de statistique, sans nuance, pour soutenir un argument &#224; l'attention de l'opinion. En voici 2 exemples significatifs. &lt;br class='autobr' /&gt;
Marisol Touraine fait le bilan de la canicule qui a frapp&#233; les Fran&#231;ais entre le 29 juin et le 5 juillet. Elle annonce 700 d&#233;c&#232;s, soit 7 % par rapport &#224; la moyenne de mortalit&#233; ordinaire. Elle n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; faire la comparaison avec le bilan de la saison 2013 o&#249; on a d&#233;nombr&#233; 15 000 morts. Elle explique ce bon r&#233;sultat (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Plusieurs fois, nous mettons en garde avec le trafic de statistique, sans nuance, pour soutenir un argument &#224; l'attention de l'opinion. En voici 2 exemples significatifs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Marisol Touraine fait le bilan de la canicule qui a frapp&#233; les Fran&#231;ais entre le 29 juin et le 5 juillet. Elle annonce 700 d&#233;c&#232;s, soit 7 % par rapport &#224; la moyenne de mortalit&#233; ordinaire. Elle n'a pas h&#233;sit&#233; &#224; faire la comparaison avec le bilan de la saison 2013 o&#249; on a d&#233;nombr&#233; 15 000 morts. Elle explique ce bon r&#233;sultat par tout un travail &#171; d'anticipation, d'information et de mobilisation &#187;. La France, pays d&#233;velopp&#233; en a les moyens. Parall&#232;lement, les m&#233;dias reprennent en boucle 750 d&#233;c&#232;s au Pakistan dus &#224; la canicule. Ces chiffres rapport&#233;s &#224; leur population respective font appara&#238;tre deux fois plus de morts pour la France que pour le Pakistan, qui n'a pas les moyens de la France, puissance du G7. Le temps n'est plus &#224; s'attribuer des satisf&#233;cits mais au contraire de responsabiliser, d'&#233;lever les consciences, car le ph&#233;nom&#232;ne est mondial et nous devons penser &#224; cette &#233;chelle. Tous nos rep&#232;res frontaliers s'effondrent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'autre annonce m&#233;diatique concerne la Gr&#232;ce. Le courant d'opinion dominant se donne bonne conscience en annon&#231;ant qu' au final on a aid&#233; les Grecs &#224; hauteur de 400 milliards d'euros. L'image d'une Europe riche et g&#233;n&#233;reuse ! Le chiffre claque &#224; la figure du peuple meurtri qui retourne ses poches vides. Car, si vraiment les financiers ont d&#251; sortir cette somme, celle-ci ne se trouve pas dans les revenus des masses populaires qui se sont appauvries et qui continueront &#224; supporter les cons&#233;quences pendant plusieurs g&#233;n&#233;rations. Or, la Gr&#232;ce n'a que 11 millions d'habitants, chacun d'eux devrait donc dormir sur l'or. Cela fait 36 millions d'euros par personne en moyenne ! L'image de ce retrait&#233; ruin&#233; qui pleurait sur le trottoir n'avait aucun impact pour les pillards-donateurs.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En fait, cette somme a &#233;t&#233; attribu&#233;e pour emp&#234;cher que le ph&#233;nom&#232;ne financier mondial ne s'effondre. On parle de la Gr&#232;ce comme une enclave alors que, comme la canicule, nous sommes soumis &#224; un ph&#233;nom&#232;ne sans fronti&#232;re. De temps en temps, telle ou telle partie &#233;clate comme une hernie. Rafistoler le syst&#232;me pourri co&#251;te de plus en plus cher. Sauf, si on est pr&#233;par&#233; au pire et donc au changement radical.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Islande, le gouvernement a laiss&#233; les banques &#224; leur responsabilit&#233;, et elles se sont effondr&#233;es. Le pays a seulement garanti l'argent des &#233;pargnants (l'argent r&#233;el). Il a traduit des banquiers en justice. Le gouvernement a refus&#233; d'emprunter pour combler leur passif. Le peuple a compris qu'il fallait mettre fin au processus d'adh&#233;sion &#224; l'Union europ&#233;enne entam&#233; depuis 2009. Ce fut fait par r&#233;f&#233;rendum le 12 mars dernier. Voil&#224; comment les repr&#233;sentants d'une population de 300 000 habitants se font respecter, car ils sont responsables. A La R&#233;union, trois fois plus peupl&#233;e que l'Islande, la classe politique, en g&#233;n&#233;ral, et les m&#233;dias, en particulier, vendent des illusions au peuple R&#233;unionnais. Non, les 400 milliards ne vont pas enrichir les Grecs.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>La Gr&#232;ce peut-elle payer sa dette ?</title>
		<link>https://www.temoignages.re/politique/edito/la-grece-peut-elle-payer-sa-dette,83174</link>
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		<dc:date>2015-07-16T21:30:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>J.B.</dc:creator>


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Tout le monde avait bien compris qu'en tapant sur la Gr&#232;ce, l'Allemagne visait la France. Au point qu'on parle maintenant de la fin du couple franco-allemand. En clair, l'Europe est sous domination allemande. Apr&#232;s les premiers votes des parlements nationaux pour la ratification de l'accord impos&#233; &#224; la Gr&#232;ce, des voix s'&#233;l&#232;vent pour r&#233;clamer &#224; l'Allemagne un peu plus de modestie. Surtout en France. &lt;br class='autobr' /&gt;
En faisant r&#233;f&#233;rence &#224; l'histoire, Romano Prodi, ancien pr&#233;sident de la Commission (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Tout le monde avait bien compris qu'en tapant sur la Gr&#232;ce, l'Allemagne visait la France. Au point qu'on parle maintenant de la fin du couple franco-allemand. En clair, l'Europe est sous domination allemande. Apr&#232;s les premiers votes des parlements nationaux pour la ratification de l'accord impos&#233; &#224; la Gr&#232;ce, des voix s'&#233;l&#232;vent pour r&#233;clamer &#224; l'Allemagne un peu plus de modestie. Surtout en France.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En faisant r&#233;f&#233;rence &#224; l'histoire, Romano Prodi, ancien pr&#233;sident de la Commission europ&#233;enne, demande &#224; l'Union europ&#233;enne de se montrer g&#233;n&#233;reuse avec la Gr&#232;ce, sur le mod&#232;le de l'accord qui a permis l'effacement de la dette allemande en 1953, notamment la dette de guerre. M. Prodi, qui sait de quoi il parle, agissait plus en Italien car il fut &#233;galement Premier ministre de l'Italie, en pleine crise. Il conna&#238;t l'intransigeance allemande. Cambad&#233;lis, le patron du PS, rappelle que si l'Allemagne est &#224; ce stade &#233;conomique, c'est qu'elle a b&#233;n&#233;fici&#233; d'une remise de dette par l'Europe et la France. Il d&#233;nonce l'Allemagne qui joue au &#8220;petit p&#232;re la rigueur&#8221;. Avant eux, M&#233;lenchon avait attaqu&#233; l'Allemagne sur le m&#234;me th&#232;me. Il n'est pas loin de la position de Varoufakis qui avait soulev&#233; la question de la dette allemande &#224; l'&#233;gard de la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour eux tous, la Gr&#232;ce ne peut pas rembourser la dette qui p&#232;se sur elle. M&#234;me la BCE le reconnait.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; As-tu autrefois particip&#233; ? &#187;</title>
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		<dc:date>2015-07-16T15:59:50Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Courrier des lecteurs de T&#233;moignages</dc:creator>


		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;&#171; As-tu autrefois particip&#233; ? &#187;, une telle question, lourde de sens au lendemain de la seconde guerre mondiale et des atrocit&#233;s commises au nom d'une id&#233;ologie totalitaire, risque de retrouver du sens, trois g&#233;n&#233;rations plus tard, &#224; l'heure o&#249; toute une jeunesse allemande, pourtant enfin d&#233;barrass&#233;e des oripeaux d'un pass&#233; qui finissait, bon an mal an, par passer, d&#233;couvre la brutalit&#233; avec laquelle son gouvernement impose, en accord avec la Tro&#239;ka (BCE, FMI, gouvernements europ&#233;ens), un &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&#171; As-tu autrefois particip&#233; ? &#187;, une telle question, lourde de sens au lendemain de la seconde guerre mondiale et des atrocit&#233;s commises au nom d'une id&#233;ologie totalitaire, risque de retrouver du sens, trois g&#233;n&#233;rations plus tard, &#224; l'heure o&#249; toute une jeunesse allemande, pourtant enfin d&#233;barrass&#233;e des oripeaux d'un pass&#233; qui finissait, bon an mal an, par passer, d&#233;couvre la brutalit&#233; avec laquelle son gouvernement impose, en accord avec la Tro&#239;ka (BCE, FMI, gouvernements europ&#233;ens), un &#171; diktat &#187; inacceptable pour le peuple grec, le pr&#233;cipitant encore plus, &#224; coups d'aust&#233;rit&#233; renforc&#233;e et de mesures ultralib&#233;rales, dans la r&#233;cession, l'appauvrissement, voire le chaos.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour autant, imaginer un peuple allemand unanime et align&#233; derri&#232;re sa chanceli&#232;re et son ministre des finances, ne serait que pure vue de l'esprit : la r&#233;alit&#233; est bien plus complexe. Le simple fait que le gouvernement d'Angela Merkel n'ait pas, &#224; l'instar de nombre d'autres pays membres de la zone euro, invit&#233; son parlement &#224; se prononcer sur l'accord impos&#233; aux Grecs, est r&#233;v&#233;lateur de la crainte de ne point y trouver de soutien, pour des raisons diverses et vari&#233;es d'ailleurs, qu'il serait bien trop long et fastidieux de d&#233;velopper ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Car les voix sont nombreuses en Allemagne &#224; qualifier l'accord de &#171; diktat &#187; impos&#233; &#224; un peuple contraint et humili&#233;, &#224; une punition collective pouvant servir de le&#231;on &#224; tout pays tent&#233; par autre chose pour son peuple que l'aust&#233;rit&#233; et le ch&#244;mage et la paup&#233;risation qu'ils g&#233;n&#232;rent (l'Italie, l'Espagne, le Portugal, mais aussi la France sont pr&#233;venus, il n'y aura pas d'alternative). Der Spiegel, journal peu connu pour ses positions radicales, &#233;voque &#171; la destruction par le gouvernement allemand de plusieurs d&#233;cennies de diplomatie &#187;, d&#233;crit les r&#233;formes impos&#233;es comme &#171; un catalogue des horreurs (&#8230;) destin&#233; &#224; humilier la Gr&#232;ce &#187;. Plus centre-gauche, le S&#252;ddeutsche Zeitung souligne que &#171; Merkel a r&#233;ussi &#224; raviver l'image d'une Allemagne laide, avare et au c&#339;ur sec, qui commen&#231;ait seulement &#224; s'estomper &#187;. M&#234;me le tr&#232;s conservateur Frankfurter Algemeine Zeitung reconnait que &#171; la ligne est mince entre sauver et punir la Gr&#232;ce, et qu'elle a &#233;t&#233; franchie &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Certes, les m&#233;dias qui font, d&#233;font, refont l'opinion ne refl&#232;tent pas forcement le sentiment du pays r&#233;el. Que pense r&#233;ellement le peuple allemand ? Les sondages, commandit&#233;s par des officines proches du gouvernement &#224; des instituts dirig&#233;s par la m&#234;me oligarchie que celle qui occupe le pouvoir et les grands m&#233;dias, nous laissent dubitatifs. La pouss&#233;e exponentielle de la paup&#233;risation/pr&#233;carisation dans ce pays depuis la crise et l'application du dogme de l'aust&#233;rit&#233; n'aurait aucun impact sur le ressenti d'un peuple qui n'avait connu jusque-l&#224; qu'un demi-si&#232;cle de progr&#232;s social ininterrompu ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les chemins de traverse de l'internet nous livrent pourtant une autre photographie de l'opinion publique germanique. Un sketch intitul&#233; Nos pr&#233;cieux euros allemands, parodiant l'&#233;go&#239;sme national, circule depuis quelques semaines sur You Tube et a &#233;t&#233; visionn&#233; plus d'un million de fois. La vid&#233;o conclue sur un message fort et clair : ?&#171; cet &#233;t&#233;, nous les Allemands, avons une occasion historique de ne pas nous comporter comme des connards, pour une fois ! &#187; Vaste programme aurait dit le G&#233;n&#233;ral. Pour autant les lignes de fracture se sont creus&#233;es au sein des partis, et surtout &#224; gauche, &#224; la faveur du d&#233;bat sur le sauvetage de la Gr&#232;ce.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En Allemagne, berceau et longtemps boussole du mouvement ouvrier, le rapprochement op&#233;r&#233; par Die Linke en direction du SPD et des Verts, dans la perspective d'alliances pour les &#233;lections f&#233;d&#233;rales de 2017, ce qui explique son acceptation de compromissions sur le dossier grec, lib&#232;re des forces centrifuges : autour de AKL (Antikapitalistiche Linke, aile gauche de Die Linke) de NaO (Neue Antikapitalistische Organization), des associations et des citoyens qui les rejoignent, se jouent les conditions du rassemblement autour d'une autre id&#233;e de l'Allemagne et de l'Europe, celles de peuples solidaires et lib&#233;r&#233;s de l'emprise des oligarchies politiques, m&#233;diatiques et financi&#232;res, celle d'une Europe respectueuse du droit des peuples &#224; disposer d'eux-m&#234;mes. Quel meilleur soutien &#224; Tsipras et aux Grecs, que de refuser de participer &#224; la farce qui se joue aux d&#233;pens de ce peuple contraint et forc&#233; par des institutions non &#233;lues &#224; accepter la peste pour &#233;chapper au cholera, et de la d&#233;noncer ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Pascal Basse, porte-parole du Parti de Gauche&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Un nouvel avatar du colonialisme &#224; l'&#339;uvre contre la Gr&#232;ce</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/un-nouvel-avatar-du-colonialisme-a-l-oeuvre-contre-la-grece,83142</link>
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		<dc:date>2015-07-14T20:18:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>
		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Ce que r&#233;v&#232;le l'accord entre la Gr&#232;ce et ses cr&#233;anciers&lt;/p&gt;

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		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH100/arton83142-a5ce2.jpg?1781138404' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='100' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;De nombreux m&#233;dias disent &#224; leurs lecteurs qu'il faut pousser un ouf de soulagement apr&#232;s la signature d'un accord entre la Gr&#232;ce et ses cr&#233;anciers. Mais quel soulagement existe-t-il quand un pays perd son ind&#233;pendance ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_50338 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;199&#034; data-legende-lenx=&#034;xxx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/6-manif-grece-2.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH333/6-manif-grece-2-40bdb.jpg?1781138404' width='500' height='333' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Depuis plusieurs ann&#233;es, les Grecs manifestent contre l'aust&#233;rit&#233;. L'Europe continue d'imposer cette politique, ses dirigeants estiment que c'est le prix &#224; payer pour utiliser l'euro comme monnaie.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Tout ce qui vient de se passer en Gr&#232;ce et continue de se passer a d&#233;j&#224; eu lieu en 2013 &#224; Chypre.&lt;br class='autobr' /&gt;
Mais, tout le monde (nous &#233;galement) n'y avait alors attach&#233; qu'un int&#233;r&#234;t tr&#232;s tr&#232;s limit&#233;. Cela ne concernait qu'un &#171; &#201;tat timbre-poste &#187; comme l'&#233;crivait alors Anne Sinclair, lundi 25 mars 2013 (Huffington Post).&lt;br class='autobr' /&gt;
Rappelons, m&#234;me si comparaison n'est pas raison, que la dette d'un pays a souvent &#8220;justifi&#233;&#8221; la colonisation de ce pays par plus puissant que lui. La colonisation de l'Alg&#233;rie eut pour pr&#233;texte le fait que le Dey d'Alger r&#233;clamait assid&#251;ment le remboursement de la 2e moiti&#233; d'une importante dette contract&#233;e par la France envers l'Alg&#233;rie. La conqu&#234;te de l'Alg&#233;rie va &#233;galement entra&#238;ner une d&#233;stabilisation du Maroc voisin, attaqu&#233; par la France pour le soutien accord&#233; &#224; l'&#233;mir Abdel Kader. De 1830 &#224; 1912, les menaces, bombardements, intrigues Europ&#233;ennes (France, Allemagne, Grande-Bretagne, etc.), les efforts de guerre consentis pour faire face &#224; ces agressions et aux complots foment&#233;s, les pr&#234;ts consentis &#224; un pouvoir politique toujours plus affaibli, vont sceller le sort du Maroc. Cet endettement vis-&#224;-vis des banques d'Europe, fut mis en avant d&#232;s 1906 pour aboutir, en 1912, &#224; priver le Maroc de sa souverainet&#233; en le pla&#231;ant sous le double protectorat de la France et de l'Espagne. D'un c&#244;t&#233;, la France envahit l'Alg&#233;rie pour ne pas lui rembourser la dette qu'elle doit &#224; l'Alg&#233;rie, de l'autre, on asservit le Maroc parce qu'il ne peut plus rembourser sa dette vis-&#224;-vis de la France notamment.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En 2013, Chypre puis, ces jours-ci, la Gr&#232;ce, se trouvent priv&#233;es des outils de leur souverainet&#233;. Le &#8220;raisonnement&#8221; &#233;tant toujours le m&#234;me : paye tes dettes ! L'Allemagne &#233;tant intransigeante sur ce point.&lt;br class='autobr' /&gt;
Sauf que l'Allemagne a &#233;t&#233; condamn&#233;e, par les accords de Paris (14 janvier 1946) &#224; payer 7 milliards de dollars (1946) &#224; la Gr&#232;ce pour r&#233;paration des dommages et crimes de guerre commis (pr&#232;s de 900 massacres type &#8220;Oradour sur Glanes&#8221;, populations an&#233;anties, villages ras&#233;s, etc.). Ces dommages de guerre n'ont pourtant jamais &#233;t&#233; pay&#233;s par l'Allemagne.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'effort de guerre consenti par la Gr&#232;ce pour lutter contre l'occupant nazi lui a co&#251;t&#233; 600.000 morts (8 % de sa population d'alors) dont 300.000 des suites d'une famine, du fait des destructions syst&#233;matiques auxquelles se livraient les nazis. Enfin, en 1942, le pouvoir allemand a fait main basse sur le stock d'or de la Banque Centrale de Gr&#232;ce (3,5 milliards de dollars [1942]) et n'en a jamais rembours&#233; le moindre dollar.&lt;br class='autobr' /&gt;
Cela illustre, mieux que tout discours, le scandale des journ&#233;es que nous venons de vivre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette spoliation perp&#233;tuelle de la Gr&#232;ce se d&#233;roule dans le silence des &#8220;autorit&#233;s morales&#8221; europ&#233;ennes et c'est &#224; un Pape, Fran&#231;ois, que revient le m&#233;rite de d&#233;noncer ce qui se passe en le nommant pour ce qu'il est r&#233;ellement : un nouveau colonialisme.&lt;br class='autobr' /&gt;
Et lorsqu'on sait ce que ces attitudes inhumaines finissent toujours par engendrer, force est de constater que nous sommes loin, tr&#232;s loin vraiment, des id&#233;aux proclam&#233;s de paix et de solidarit&#233; entre les peuples d'Europe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Aim&#233; Habib&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>&#171; La d&#233;faite de la Gr&#232;ce, la d&#233;faite de l'Europe &#187;</title>
		<link>https://www.temoignages.re/international/monde/la-defaite-de-la-grece-la-defaite-de-l-europe,83141</link>
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		<dc:date>2015-07-14T20:15:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		


		<dc:subject>Union europ&#233;enne</dc:subject>
		<dc:subject>Syriza</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Apr&#232;s l'accord entre la Gr&#232;ce et ses cr&#233;anciers&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/international/monde/" rel="directory"&gt;Monde&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/syriza" rel="tag"&gt;Syriza&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L150xH97/arton83141-717de.jpg?1781138404' class='spip_logo spip_logo_right' width='150' height='97' alt=&#034;&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Le refus d'abandonner l'euro a &#233;t&#233; le point faible de la strat&#233;gie du gouvernement grec, estime notre confr&#232;re de &#171; la Tribune &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;div class='spip_document_50337 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;73&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://www.temoignages.re/IMG/jpg/7-euro.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://www.temoignages.re/local/cache-vignettes/L500xH324/7-euro-89e70.jpg?1781138405' width='500' height='324' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le gouvernement grec veut garder l'euro, il a d&#251; faire des concessions.
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Selon &#171; la Tribune &#187;, &#171; jamais, dans le jargon europ&#233;en, le terme de &#171; compromis &#187; n'aura sembl&#233; si peu adapt&#233;. &#171; L'accord &#187; atteint au petit matin du 13 juillet entre la Gr&#232;ce et le reste de la zone euro a d&#233;sormais des allures de d&#233;route pour le gouvernement grec. Une d&#233;route qui a un sens pour le reste de l'avenir de la zone euro &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Selon notre confr&#232;re, l'accord sign&#233; entre la Gr&#232;ce et ses cr&#233;anciers a permis &#224; ces derniers d'en tirer avantage, car le gouvernement grec craignait de sortir de l'euro. &#171; D&#232;s lors, la position grecque &#233;tait extr&#234;mement fragile. En effet, pour un petit pays aussi affaibli et endett&#233; que la Gr&#232;ce, la seule force dans les n&#233;gociations &#233;tait la menace de la sortie de la zone euro. Menace que, sans doute, il fallait &#233;viter de mettre en &#339;uvre si c'&#233;tait possible, mais qu'il fallait brandir assez s&#233;rieusement pour faire douter le camp d'en face. D&#232;s lors que cette menace &#233;tait lev&#233;e, Ath&#232;nes n'avait aucun moyen de pression &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Quelle autre politique &#233;conomique ?&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Le gouvernement grec voulait obtenir la restructuration de la dette. Il n'a pas vraiment r&#233;ussi et en &#233;change Ath&#232;nes doit conc&#233;der des abandons de souverainet&#233;. Un fonds servira &#224; recueillir l'argent gagn&#233; dans les privatisations, la moiti&#233; sera r&#233;serv&#233;e aux banques, le quart aux cr&#233;anciers et le quart pour des investissements en Gr&#232;ce.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour &#171; la Tribune &#187;, cet accord confirme ce qu'avait montr&#233; voici 2 ans la crise de Chypre : &#171; on a appris que l'euro n'&#233;tait pas qu'une monnaie, mais aussi une politique &#233;conomique particuli&#232;re, fond&#233;e sur l'aust&#233;rit&#233;. Le Premier ministre grec avait fait le pari que l'on pouvait modifier la zone euro de l'int&#233;rieur et r&#233;aliser en son sein une autre politique &#233;conomique. Preuve est d&#233;sormais faite de l'impossibilit&#233; d'une telle ambition. Les cr&#233;anciers ont clairement refus&#233; une r&#233;orientation de la politique d'aust&#233;rit&#233; budg&#233;taire qui, pour un pays comme la Gr&#232;ce, n'a r&#233;ellement plus aucun sens aujourd'hui et l'emp&#234;che de se redresser &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;L'euro est un moyen de pression&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;La gouvernance &#233;conomique existe bien, &#171; qui veut la remettre en cause devient un adversaire de l'euro. La diabolisation de Syriza pendant six mois l'a prouv&#233;. Ce parti n'a jamais voulu renverser l'ordre europ&#233;en, le gouvernement grec a rapidement fait de larges concessions (que l'on songe &#224; l'accord du 20 f&#233;vrier). Mais sa demande d'une approche plus pragmatique dans le traitement du cas grec conduisait &#224; une remise en cause de la v&#233;rit&#233; absolue de la logique &#8220;aust&#233;ritaire&#8221; d&#233;crite plus haut. Il fallait donc frapper fort pour faire cesser &#224; l'avenir toute vell&#233;it&#233; de remise en cause de l'ordre europ&#233;en &#233;tabli. Il y a dans cette Europe un air de &#171; Sainte-Alliance &#187; de 1815, r&#233;v&#233;l&#233; d&#233;sormais au grand jour. Comment autrement expliquer cet acharnement face &#224; Ath&#232;nes ce week-end, cette volont&#233; de &#171; vengeance &#187; ? Alexis Tsipras avait c&#233;d&#233; sur presque tout, mais ce n'&#233;tait pas assez, il fallait frapper les esprits par une humiliation suppl&#233;mentaire &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Conclusion : &#171; l'euro devait &#234;tre une monnaie qui rapprochait les peuples. Ce devait &#234;tre la monnaie de tous les Europ&#233;ens. Or, cette crise a prouv&#233; qu'il n'en est rien. On sait que, d&#233;sormais, on peut priver certains habitants de la zone euro de l'acc&#232;s &#224; leur propre monnaie. Et que cette privation est un moyen de pression sur eux. Il sera donc bien difficile de dire encore &#171; l'euro, notre monnaie &#187; : l'euro est la monnaie de la BCE qui la distribue sur des crit&#232;res qui ne prennent pas en compte le bien-&#234;tre des populations, mais sur des crit&#232;res financiers dissimulant mal des objectifs politiques &#187;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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