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	<title>T&#233;moignages</title>
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	<description>Journal fond&#233; le 5 mai 1944 par le Dr Raymond Verg&#232;s</description>
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		<title>T&#233;moignages</title>
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		<title>Actrice du changement</title>
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		<dc:date>2010-02-15T23:00:00Z</dc:date>
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		<dc:subject>A la Une de l'actu</dc:subject>

		<description>
&lt;p&gt;Et dire qu'au CP, elle r&#234;vait pour plus tard d'une boutique avec des fleurs. Changement de scenario&#8230; Claire Dijoux est devenue une femme de terrain, a travaill&#233; avec des enfants d&#233;scolaris&#233;s en Equateur, des r&#233;fugi&#233;s et demandeurs d'asile en France, puis des familles dans des bidonvilles &#224; Pune, une ville du Maharastra &#224; 3h de Bombay. C'est la voie que cette R&#233;unionnaise originaire de Bras-Panon a choisie. Gros plan sur un parcours hors-norme. &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; Soyez le changement que vous voulez voir (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/reunionnais-d-ailleurs/" rel="directory"&gt;R&#233;unionnais D'ailleurs&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://www.temoignages.re/a-la-une-de-l-actu" rel="tag"&gt;A la Une de l'actu&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Et dire qu'au CP, elle r&#234;vait pour plus tard d'une boutique avec des fleurs. Changement de scenario&#8230; Claire Dijoux est devenue une femme de terrain, a travaill&#233; avec des enfants d&#233;scolaris&#233;s en Equateur, des r&#233;fugi&#233;s et demandeurs d'asile en France, puis des familles dans des bidonvilles &#224; Pune, une ville du Maharastra &#224; 3h de Bombay. C'est la voie que cette R&#233;unionnaise originaire de Bras-Panon a choisie. Gros plan sur un parcours hors-norme.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; Soyez le changement que vous voulez voir dans le monde &#187;,&lt;/i&gt; cette phrase c&#233;l&#232;bre de Mahatma Gandhi correspond s&#251;rement au principe de vie que s'est fix&#233; Claire Dijoux. Cette R&#233;unionnaise de 30 ans quitte La R&#233;union en 1997 pour poursuivre des &#233;tudes en Sciences politiques &#224; Aix-en-Provence. Son cursus termin&#233;, apr&#232;s deux stages &#224; New-York et &#224; Melbourne, elle s'oriente vers une exp&#233;rience dans un pays en d&#233;veloppement. C'est le d&#233;clic. L'Equateur la retient un an et demi au lieu des trois mois de b&#233;n&#233;volat initialement pr&#233;vus. L&#224;, elle r&#233;alise ce que signifie &#234;tre pauvre et en marge de la soci&#233;t&#233;. Elle sait dor&#233;navant ce pour quoi elle est faite : un travail social de terrain avec des gens qui ont une histoire de vie diff&#233;rente de la sienne. De retour en France, elle travaille deux ans et demi dans des centres d'accueil pour demandeurs d'asile. Puis changement de continent, direction l'Inde en juin 2007 avec Inter Aide, une organisation humanitaire sp&#233;cialis&#233;e dans la r&#233;alisation de programmes de d&#233;veloppement. Elle occupe le poste de &#8220;Responsable de programme d&#233;veloppement social en milieu urbain&#8221;, pour faire court, Claire aide et guide des familles de bidonvilles vers le changement. Une grande partie de son travail d'accompagnement familial est d'abord de redonner confiance aux familles et les convaincre qu'il n'y a pas de fatalit&#233; dans la pauvret&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt;Au-del&#224; des clich&#233;s&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
La jeune femme d&#233;nigre les id&#233;es toutes faites sur les bidonvilles qui n'abritent pas qu'une &lt;i&gt;&#171; collection de malheureux et de paresseux &#187;&lt;/i&gt;. Elle s'enthousiasme : &lt;i&gt;&#171; Un &#339;il ext&#233;rieur n'arrive pas &#224; se rendre compte de l'&#233;nergie qu'il y a dans les bidonvilles &#187;&lt;/i&gt;. &lt;br&gt;
Autre id&#233;e re&#231;ue, le recours au syst&#232;me des castes pour expliquer la &lt;i&gt;&#171; fatalit&#233; &#187;&lt;/i&gt; du bidonville. Claire refuse cette grille de lecture qui rigidifie l'analyse et n'aide pas forc&#233;ment &#224; comprendre le fonctionnement complexe d'un bidonville. D'ailleurs,&lt;i&gt; &#171; il n'y a pas que des basses castes dans des bidonvilles. Certaines familles habitent dans les bidonvilles depuis trois ou quatre g&#233;n&#233;rations parce que c'est leur maison &#187;,&lt;/i&gt; explique-t-elle. &lt;br&gt;
Enfin, la diversit&#233; d'un bidonville tient aussi &#224; la cohabitation de familles chr&#233;tiennes, musulmanes et bouddhistes.&lt;br&gt;
Inutile d'abreuver Claire de remarques excessivement positives ou admiratives sur son m&#233;tier telles que : &lt;i&gt;&#171; Mais qu'est-ce que t'es courageuse ! &#187;.&lt;/i&gt; Franchement, Claire ne voit pas o&#249; il est question de courage. &lt;i&gt;&#171; Il faut beaucoup de volont&#233;, de patience, de d&#233;termination pour partir &#224; l'&#233;tranger dans ce type de mission, mais pas du courage &#187;,&lt;/i&gt; r&#233;pond-t-elle tranquillement avant de poursuivre : &lt;i&gt;&#171; Je risque quoi ? &#187;.&lt;/i&gt; La liste des risques est pourtant longue dans ces types de m&#233;tiers et de pays, sans parler de sa sant&#233; physique et mentale, expos&#233;e au quotidien. Mais non. Claire est simplement d&#233;mesur&#233;ment humble et naturellement optimiste. &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br&gt;
Devenir une meilleure personne&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Pour peu, elle s'en voudrait de trouver une satisfaction dans le changement auquel elle peut contribuer.&lt;i&gt; &#171; Beaucoup de gens ne l'admettent pas, mais il y a une part d'&#233;go&#239;sme&lt;/i&gt;, soutient-elle&lt;i&gt;, il n'y a pas que de l'altruisme. J'ai gagn&#233; plus que je n'ai apport&#233;, j'ai grandi &#187;&lt;/i&gt;.&lt;br&gt;
Claire est surtout grandement engag&#233;e : &lt;i&gt;&#171; Mon travail est une part importante de ce que je fais. J'y mets des valeurs, ces valeurs me sont retransmises &#187;.&lt;/i&gt; Les valeurs ? Solidarit&#233;, respect, confiance en la capacit&#233; des gens, optimisme. &lt;i&gt;&#171; &#199;a aide d'aider, &#231;a donne du sens, le sentiment d'&#234;tre utile &#224; quelque chose, d'&#234;tre acteur du changement, &lt;/i&gt;constate-elle.&lt;i&gt; Je ne pourrais pas me voir dans un travail o&#249; je n'attends qu'un ch&#232;que &#224; la fin du mois. J'ai besoin que mon m&#233;tier me serve &#224; devenir une meilleure personne &#187;.&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;La R&#233;union lui manque de fa&#231;on irr&#233;guli&#232;re, mais elle s'y retrouve un peu dans chacune de ses expatriations. &lt;i&gt;&#171; En Equateur et en Inde, il y a des choses qui rappellent La R&#233;union, la fa&#231;on d'&#234;tre avec les gens, la famille ; en ce sens, l'Equateur et l'Inde sont plus proches de La R&#233;union que la France &#187;. &lt;/i&gt;Et d'ajouter :&lt;i&gt; &#171; Le fait d'&#234;tre en Inde permet de se rendre compte de l'h&#233;ritage r&#233;unionnais, linguistique, culinaire et musical &#187;. &lt;/i&gt;Mais les d&#233;couvertes ne s'arr&#234;tent pas l&#224;, puisque Claire met les voiles en avril prochain vers de nouveaux horizons, la Jordanie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt; Anne-Line Siegler&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>L'Inde et ses myst&#232;res&#8230; ou comment &#234;tre heureux</title>
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		<description>
&lt;p&gt;Si vous cherchez un rem&#232;de efficace &#224; la routine m&#233;tro-boulot-dodo qui vous p&#232;se, optez comme Rapha&#235;l Tipaka pour un choix peut-&#234;tre extr&#234;me, mais aux effets imm&#233;diats garantis : partez vivre en Inde ! Apr&#232;s avoir pass&#233; plusieurs ann&#233;es en France, ce R&#233;unionnais originaire de Saint-Beno&#238;t d&#233;cide de tout quitter pour se lancer dans l'inconnu. Il nous raconte son exp&#233;rience &#224; Pondich&#233;ry o&#249; il vit depuis un an. &lt;br class='autobr' /&gt; Voil&#224; un gar&#231;on qui n'a pas peur de se remettre en cause. Car quitter son syst&#232;me (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/reunionnais-d-ailleurs/" rel="directory"&gt;R&#233;unionnais D'ailleurs&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Si vous cherchez un rem&#232;de efficace &#224; la routine m&#233;tro-boulot-dodo qui vous p&#232;se, optez comme Rapha&#235;l Tipaka pour un choix peut-&#234;tre extr&#234;me, mais aux effets imm&#233;diats garantis : partez vivre en Inde ! Apr&#232;s avoir pass&#233; plusieurs ann&#233;es en France, ce R&#233;unionnais originaire de Saint-Beno&#238;t d&#233;cide de tout quitter pour se lancer dans l'inconnu. Il nous raconte son exp&#233;rience &#224; Pondich&#233;ry o&#249; il vit depuis un an.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Voil&#224; un gar&#231;on qui n'a pas peur de se remettre en cause. Car quitter son syst&#232;me de valeurs pour aller &#224; la rencontre d'un autre, aux dimensions spatio-temporelle, organisationnelle, totalement diff&#233;rente, demande beaucoup d'humilit&#233; et de patience. On lui en donnerait bien moins, c'est pourtant en alignant ses 37 ans que ce grand Malbar &#224; l'allure d'&#233;ternel &#233;tudiant avance sereinement dans la vie. L&#233;g&#232;rement r&#233;serv&#233;, Rapha&#235;l parle tout doucement, mais s'anime tr&#232;s vite quand il &#233;voque la France qu'il a quitt&#233;e sans regret. &lt;br&gt;
Apr&#232;s avoir travaill&#233; dix ans &#224; La R&#233;union avec l'association culturelle du GRAHTER (Groupe de recherches sur l'arch&#233;ologie et l'histoire de la terre r&#233;unionnaise) dans l'administration et le suivi de projets, Rapha&#235;l a envie de reprendre ses &#233;tudes. &lt;br&gt;
En 2003, il part &#224; Metz o&#249; il obtient un Master professionnel &#8220;Conception de mise en &#339;uvre de projets culturels&#8221;. Il trouve ensuite un emploi &#224; la S&#233;curit&#233; Sociale &#224; Paris qui ne correspond pas tout &#224; fait &#224; ses aspirations. La vie parisienne l'ennuie et depuis plusieurs ann&#233;es d&#233;j&#224;, il songe &#224; aller en Inde &#8212; &lt;i&gt;&#171; mais pas en touriste &#187; &lt;/i&gt;&#8212;, pr&#233;cise-t-il. &lt;br&gt;
Fin 2008, le jeune homme d&#233;missionne, et avec quelques &#233;conomies et contacts en poche, il d&#233;barque en Inde. En janvier 2009, &#224; la demande du GRAHTER, il pr&#233;sente une exposition sur les engag&#233;s indiens &#224; Chennai au Pravasi Baarathia Divas, la r&#233;union annuelle de la diaspora indienne. Avec la d&#233;l&#233;gation r&#233;unionnaise, il descend ensuite dans l'ancien comptoir fran&#231;ais, o&#249; il postule &#224; l'Institut Fran&#231;ais de Pondich&#233;ry. &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; La stabilit&#233; dans l'instabilit&#233; &#187;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;strong&gt;&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;Tout de suite bien accueilli par ses coll&#232;gues, le R&#233;unionnais se pla&#238;t dans son nouveau cadre professionnel ; il entame d'ailleurs sa deuxi&#232;me ann&#233;e en contrat local, statut qui implique un choix courageux. L'adaptation &#224; Pondich&#233;ry a peut-&#234;tre &#233;t&#233; plus simple parce que &lt;i&gt;&#171; moins &#187;&lt;/i&gt; violente que dans une autre grande ville indienne, mais il reste toujours un passage oblig&#233; par une acclimatation. &lt;i&gt;&#171; Il faut s'habituer &#224; la culture,&lt;/i&gt; commente Rapha&#235;l, lucide, &lt;i&gt;pas la belle culture indienne qu'on a &#224; La R&#233;union, id&#233;alis&#233;e, avec Bollywood &#187;. &lt;/i&gt;La confrontation avec la r&#233;alit&#233; n'est certes pas toujours agr&#233;able, &lt;i&gt;&#171; voir la pauvret&#233;, les enfants, les personnes &#226;g&#233;es, les mutil&#233;s et on ne peut pas donner &#224; tout le monde &#187;,&lt;/i&gt; se d&#233;sole-t-il. Ses premiers constats sont ceux qui reviennent souvent lorsque l'on parle de l'Inde : le manque d'organisation g&#233;n&#233;ral, dans la circulation, la construction des maisons, ou encore le syst&#232;me de collecte des ordures. &lt;i&gt;&#171; Marcher dans la rue et rentrer entier chez soi le soir rel&#232;ve de l'exploit quotidien &#187;,&lt;/i&gt; raconte-il en souriant. Mais le chaotique trouve en Inde ses propres fonctionnements. &lt;i&gt;&#171; L'Inde est une anarchie qui fonctionne &#187;, &lt;/i&gt;disait un &#233;conomiste am&#233;ricain des ann&#233;es 60. La contradiction est bien l&#224; : &lt;i&gt;&#171; Bizarrement, on appr&#233;cie, &lt;/i&gt;admet Rapha&#235;l.&lt;i&gt; Je trouve plus de stabilit&#233; dans l'instabilit&#233; &#187;.&lt;/i&gt; &lt;br&gt;
&lt;strong&gt;&lt;br&gt;
En paix avec ses origines&lt;br&gt;
&lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Bien dans sa peau, Rapha&#235;l ne se complique pas la vie. Pourquoi lui pr&#234;ter un &#233;ventuel retour symbolique en Inde ? Il ne ressent pas de vibrant imp&#233;ratif identitaire, il est &lt;i&gt;&#171; en paix avec &#231;a &#187;. &lt;/i&gt;Il est simplement heureux d'&#234;tre l&#224;, il d&#233;couvre la soci&#233;t&#233; indienne &#224; son rythme et se laisse porter au hasard de ses d&#233;couvertes. Du peu des d&#233;marches qu'il a entreprises sur ses origines, il sait que son nom de famille, Tipaka, a une signification en tamoul, d&#233;riv&#233;e du sanskrit &#8220;Deepak&#8221;, qui signifie &#8220;lumi&#232;re&#8221;. &lt;br&gt;
Partir en Inde avait d'ailleurs un int&#233;r&#234;t linguistique pour Rapha&#235;l : parfaire son anglais et apprendre le tamoul.&lt;br&gt;
Loin d'oublier La R&#233;union, Rapha&#235;l est s&#251;r d'y retourner un jour ou l'autre. &lt;i&gt;&#171; Quand on est R&#233;unionnais, on est R&#233;unionnais,&lt;/i&gt; soutient-il. &lt;i&gt;Quand on vit loin, on est plus conscient de la valeur de la soci&#233;t&#233; r&#233;unionnaise &#187;.&lt;/i&gt; Pour lui, La R&#233;union repr&#233;sente un &lt;i&gt;&#171; un joli m&#233;lange des vies fran&#231;aise et indienne &#187;.&lt;/i&gt; Ce qui lui manque le plus de La R&#233;union ? La convivialit&#233; des relations avec les gens, la famille. Et puis aussi &#8212; mais chut ! il ne fallait pas le dire &#8212; le rougail boucan&#233;&#8230;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;Anne-Line Siegler&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Wendy Ramdharry : R&#233;unionnaise et &#233;tudiante en bharathanatyam &#224; Chennai </title>
		<link>https://www.temoignages.re/chroniques/reunionnais-d-ailleurs/wendy-ramdharry-reunionnaise-et-etudiante-en-bharathanatyam-a-chennai,41378</link>
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		<dc:date>2010-01-27T21:45:00Z</dc:date>
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		<description>
&lt;p&gt;Ne pas se fier &#224; sa silhouette fr&#234;le et menue, Wendy Ramdharry cache une jeune fille certes discr&#232;te, mais &#224; plus d'un titre impressionnante. Cette Salazienne de 23 ans termine en juillet prochain une formation de quatre ans en bharathanatyam &#224; Chennai. La danseuse compte ensuite rentrer &#224; La R&#233;union &#8212; non sans un pincement au c&#339;ur &#8212; enseigner et partager sa passion. &lt;br class='autobr' /&gt; Son premier pas sur le sol indien, Wendy s'en souvient tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment ; pour un peu, &#224; l'heure et &#224; la minute pr&#232;s. &#171; (&#8230;)&lt;/p&gt;


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		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Ne pas se fier &#224; sa silhouette fr&#234;le et menue, Wendy Ramdharry cache une jeune fille certes discr&#232;te, mais &#224; plus d'un titre impressionnante. Cette Salazienne de 23 ans termine en juillet prochain une formation de quatre ans en bharathanatyam &#224; Chennai. La danseuse compte ensuite rentrer &#224; La R&#233;union &#8212; non sans un pincement au c&#339;ur &#8212; enseigner et partager sa passion.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Son premier pas sur le sol indien, Wendy s'en souvient tr&#232;s pr&#233;cis&#233;ment ; pour un peu, &#224; l'heure et &#224; la minute pr&#232;s. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait le 3 juillet 2006, &lt;/i&gt;raconte-t-elle en souriant,&lt;i&gt; j'avais 19 ans quand je suis arriv&#233;e &#224; Chennai &#187;.&lt;/i&gt; De quoi vous faire &#233;carquiller les yeux, impressionn&#233;, en pensant &#8220;quel cran !&#8221;. Car &#234;tre une fille de 19 ans, seule, &#233;trang&#232;re, n'est pas facile &#224; assumer en Inde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au d&#233;but, Wendy conna&#238;t des moments difficiles &#224; Chennai, notamment l'exp&#233;rience des r&#232;gles strictes du pensionnat de son &#233;cole. &lt;i&gt;&#171; Le contact avec les familles &#233;tait limit&#233;, et pour sortir du pensionnat le week-end, il fallait demander une autorisation &#187;,&lt;/i&gt; se souvient-elle en &#233;voquant l'absence d'internet et les longues files d'attente devant la cabine t&#233;l&#233;phonique de l'&#233;cole. Elle commence &#224; r&#233;ellement sortir de l'enceinte de l'&#233;cole un an plus tard, dans un r&#233;flexe presque vital : &lt;i&gt;&#171; J'&#233;tais physiquement affaiblie apr&#232;s un an de nourriture v&#233;g&#233;tarienne de l'&#233;cole, je n'en pouvais plus &#187;.&lt;/i&gt; R&#233;gime alimentaire p&#233;rilleux pour un non-v&#233;g&#233;tarien soumis &#224; des efforts physiques continus.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'int&#233;gration avec son entourage indien se passe bien m&#234;me si ce dernier reste souvent perplexe : Wendy s&#232;me la confusion. Ressemblant &#224; une Tamoule, elle ne parle pas la langue, originaire d'une &#238;le fran&#231;aise dans l'oc&#233;an Indien dont personne n'a attendu parler.&lt;br&gt;
&lt;i&gt;&#171; Les gens me demandaient si j'&#233;tais chr&#233;tienne et non pas hindoue puisque je m'appelle Wendy, ils voulaient aussi savoir ma caste &#187;, &lt;/i&gt;commente-t-elle.&lt;i&gt; &lt;/i&gt;Bien que l'abolition des castes remonte officiellement &#224; 1948, dans les faits, la soci&#233;t&#233; indienne tourne toujours au rythme du syst&#232;me de castes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; L'Inde, je ne peux pas m'en passer &#187;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
N&#233;e d'un papa mauricien et d'une maman r&#233;unionnaise, Wendy s'installe d&#233;finitivement &#224; Salazie avec sa famille &#224; 7 ans. Elle commence &#224; danser &#224; l'&#226;ge de 5 ans, encourag&#233;e par sa m&#232;re, et danse en public d&#232;s l'&#226;ge de 15 ans. Apr&#232;s sa formation au Conservatoire de Saint-Denis avec Lila Amourdom, Wendy approfondit ses connaissances du bharathanatyam durant trois ann&#233;es &#224; Chennai, au coll&#232;ge de danse Kalakshetra avec sa professeure Gayathri Balaguranathan. Apr&#232;s cette derni&#232;re ann&#233;e de perfectionnement &#224; l'Ecole des Beaux-Arts de Trichy, Wendy peut revenir &#224; La R&#233;union en juillet prochain et commencer &#224; enseigner sa passion. Mais voil&#224;, une fois pass&#233; le cap de la premi&#232;re ann&#233;e, songer au retour &#224; La R&#233;union apr&#232;s quatre ann&#233;es en Inde s'av&#232;re difficile. &lt;i&gt;&#171; Pour moi, il n'y a plus de diff&#233;rence entre La R&#233;union, Maurice et l'Inde. J'aime bien Chennai,&lt;/i&gt; avoue-t-elle. &lt;i&gt;L'Inde, je ne peux pas m'en passer &#187;.&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;&lt;br&gt;
Wendy esp&#232;re cr&#233;er une &lt;i&gt;&#171; communication entre spectateur et danseur &#187;&lt;/i&gt; &#224; La R&#233;union qui n'existe pas vraiment. C'est que le bharathanatyam est une danse cod&#233;e et qu'il faut &#234;tre un minimum initi&#233; pour l'appr&#233;cier. &lt;i&gt;&#171; Tout a un sens. Les mudras (gestes de la main) renvoient &#224; des symboles de la religion ou du quotidien. En Inde, ils savent ces signes qui appartiennent &#224; l'hindouisme ou &#224; la mythologie hindoue &#187;,&lt;/i&gt; comment-elle.&lt;br&gt;
&#192; nous maintenant d'apprendre &#224; &#233;couter et regarder les l&#233;gendes que Wendy nous raconte en dansant.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;De Pondicherry, Anne-Line Siegler&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Tous les chemins m&#232;nent en Inde</title>
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		<dc:date>2010-01-24T22:30:00Z</dc:date>
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&lt;p&gt;Qu'ils soient R&#233;unionnais ou pas, venus &#224; titres scolaire, universitaire, associatif, professionnel ou encore purement personnel, tous ont chemin&#233; c&#244;te &#224; c&#244;te durant trois jours sur la trace des engag&#233;s indiens &#224; Pondichery. Certains d'entre eux ont livr&#233; leurs impressions et sentiments &#224; vif sur ce p&#233;riple&#8230; &lt;br class='autobr' /&gt; &#171; C'&#233;tait un devoir de m&#233;moire, beaucoup on retrouv&#233; leur nom ou celui d'un membre de leur famille sur une liste des noms appel&#233;s &#187;, commente Isabelle Atchapa, professeur d'&#233;conomie (&#8230;)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://www.temoignages.re/chroniques/reunionnais-d-ailleurs/" rel="directory"&gt;R&#233;unionnais D'ailleurs&lt;/a&gt;


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 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Qu'ils soient R&#233;unionnais ou pas, venus &#224; titres scolaire, universitaire, associatif, professionnel ou encore purement personnel, tous ont chemin&#233; c&#244;te &#224; c&#244;te durant trois jours sur la trace des engag&#233;s indiens &#224; Pondichery. Certains d'entre eux ont livr&#233; leurs impressions et sentiments &#224; vif sur ce p&#233;riple&#8230;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait un devoir de m&#233;moire, beaucoup on retrouv&#233; leur nom ou celui d'un membre de leur famille sur une liste des noms appel&#233;s &#187;, &lt;/i&gt;commente Isabelle Atchapa, professeur d'&#233;conomie et gestion qui a accompagn&#233; les &#233;l&#232;ves du lyc&#233;e Mahatma Gandhi. &lt;i&gt;&#171; C'&#233;tait important, on a fait honneur &#224; nos anc&#234;tres &#187;&lt;/i&gt; affirme l'&#233;l&#232;ve Morgane Paquiry. D'autres &#233;l&#232;ves ont aussi &#233;t&#233; marqu&#233;s par les bidonvilles, la circulation p&#233;nible et &lt;i&gt;&#171; les gens qui sourient m&#234;me s'ils ne sont pas riches &#187;.&lt;br&gt;
&lt;/i&gt;La palme du plus jeune participant revient &#224; Ga&#235;tan M'Roimana du groupe des Tambours Sacr&#233;s, 11 ans. &lt;i&gt;&#171; C'est un voyage que je n'oublierai jamais &#187;,&lt;/i&gt; confie-t-il, &lt;i&gt;&#171; c'&#233;tait bien, on a bien jou&#233; &#187;. &lt;/i&gt;Ce qui l'a le plus impression&#233; ? Les nombreux temples visit&#233;s et les c&#233;r&#233;monies aux anc&#234;tres. &lt;i&gt;&#171; Parfois &#231;a faisait peur quand les esprits montaient sur la personne &#187;,&lt;/i&gt; raconte-t-il, en &#233;carquillant les yeux, surtout que cela s'est produit &lt;i&gt;&#171; plein de fois &#187;, &lt;/i&gt;insiste-t-il.&lt;br&gt;
Sans m&#234;me aucune origine indienne, nombreux sont ceux aussi qui ont r&#233;pondu &#224; l'appel du Comit&#233; Pondichery 2010 et ont suivi le mouvement &#224; titre personnel. C'est le cas de David Law-Ye, chef d'entreprise dans le sud de l'&#238;le, motiv&#233; par ce voyage &#224; diff&#233;rents niveaux. Il tenait tout d'abord &#224; accompagner sa femme Maryline, qui est &lt;i&gt;&#171; m&#233;lang&#233;e Europe-Mada-Inde-Malaisie &#187;&lt;/i&gt;. Ce sont ensuite des points communs &#224; l'Asie, comme l'importance des racines, qui l'ont interpel&#233;. &lt;i&gt;&#171; En Inde, comme en Chine, on trouve le culte des anc&#234;tres &#187; &lt;/i&gt;puis d'ajouter &lt;i&gt;&#171; ce retour aux sources m'int&#233;ressait aussi parce que l'hindouisme est le berceau du boudhisme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;/i&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;&#171; On ne savait pas &#187;&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;br&gt;
Christelle Shriya Gourdine, guadeloup&#233;enne vivant &#224; Paris, est aussi venue d'elle-m&#234;me en Inde. Ses employeurs ont bien accueilli sa demande de cong&#233; de cinq mois pour partir en qu&#234;te de ses origines indiennes. &lt;i&gt;&#171; Le fait que Paul Canaguy ait propos&#233; l'ann&#233;e derni&#232;re d'associer la Guadeloupe et la Martinique&lt;/i&gt; &lt;i&gt;&#224; ce projet nous a beaucoup touch&#233;s &#187;&lt;/i&gt; raconte la jeune femme qui en est &#224; son 11&#232;me voyage en Inde en cinq ans. Christine refuse de se voir classifi&#233;e, cas&#233;e, &#171; cast&#233;e &#187; dans un groupe particulier. &lt;i&gt;&#171; Pour moi, c'est une globalit&#233;, je me sens fran&#231;aise, guadeloup&#233;enne et indienne &#187;&lt;/i&gt;, comparant La R&#233;union, la Martinique et la Guadeloupe &#224; une m&#234;me famille. &lt;br&gt;
L'op&#233;ration Pondichery 2010 a aussi beaucoup apport&#233; &#224; nos amis indiens. Sudhakar Ram Singh, professeur de fran&#231;ais, a servi de traducteur fran&#231;ais-anglais-tamoul aux Tambours Sacr&#233;s durant leur s&#233;jour &#224; Pondichery. S'il connaisait La R&#233;union, il ignorait totalement le pass&#233; qu'elle avait entretenu avec l'esclavagisme et l'engagisme. &lt;i&gt;&#171; J'ai compris que leurs racines &#233;taient indiennes, comment leurs grands-parents ont &#233;t&#233; trait&#233;s, humili&#233;s. C'est choquant. On ne savait pas que &#231;a s'&#233;tait pass&#233; comme &#231;a &#187;,&lt;/i&gt; avoue-t-il, la plupart des Indiens croyant &#224; des &lt;i&gt;&#171; nomades &#187; &lt;/i&gt;partis en qu&#234;te d'une vie meilleure. C'est une donn&#233;e qu'il va d&#233;sormais int&#233;grer dans son enseignement. Ce qu'il a not&#233; chez les Malbars ? &lt;i&gt;&#171; Leur pratique religieuse est la m&#234;me, mais ils ont un c&#244;t&#233; fran&#231;ais aussi. L'&#233;nergie est indienne et la fa&#231;on de penser occidentale &#187;,&lt;/i&gt; r&#233;sume-t-il.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;strong&gt; &lt;i&gt;De Pondichery, Anne-Line Siegler&lt;br&gt;
&lt;/i&gt; &lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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