Réfugiés aux Comores : les Réunionnais doivent être informés

Fin du silence-censure du service public d’information ?

4 décembre 2017

“FR3-RFO-Réunion-1ère”, théoriquement “service public” d’information en finira-t-elle avec la censure qui interdit aux téléspectateurs de La Réunion de savoir ce qui se passe aux îles comoriennes, à quelques kilomètres de nos rivages ?

Refuser d’informer c’est prendre le parti de ceux qui oppriment, excitent au racisme meurtrier anticomorien. C’est rendre plus difficile, voire empêcher l’expression et l’organisation d’une indispensable solidarité réunionnaise pour interdire que perdure le crime, mettre fin aux maltraitances exercées à l’encontre des Comoriens ayant réussi à aborder à Mayotte.

Ces réfugiés, parce qu’ils n’en peuvent plus de la situation économique et/ou sanitaire de leur île natale cherchent ailleurs un possible salut. C’est un réflexe humain, profondément humain, depuis la nuit des temps, de quitter un territoire qui n’offre aucun avenir à ses jeunes pour aller chercher ailleurs ce qu’ils ne peuvent plus espérer chez eux.

C’est ce réflexe de survie qui a peuplé la Terre entière. Aujourd’hui, on nous dit que cette humanité-là n’a plus cours. Que les frontières barbelées, voire des murs un peu partout édifiés, permettent aux heureux gagnants à la loterie de la naissance, de vivre bien à l’abri de ces murs sans qu’aucun média n’ait l’indécence de les informer réellement sur la façon dont sœurs et frères humains crèvent de l’autre côté du mur.

S’il ne fallait qu’une preuve, une seule, de l’enfermement, la désinformation de La Réunion, organisés par le “service public” d’information, elle réside dans la récurrence de ce propos lapidaire « ils n’avaient qu’à pas demander l’indépendance ! ». Cet “argument” proféré par des êtres imbibés de colonialisme et repris par des ignorants, montre surtout que le droit de connaître l’histoire de nos voisins nous a été confisqué. Que nous enseigne-t-on de la période coloniale française aux Comores ? Rien.

Et, pour couronner le tout, le “service public” d’information ne rend compte du drame de l’exode maritime des Comoriens qu’au compte-goutte, comme un banal fait-divers. Et, jour après jour,”voulue ou inconsciente”, cette déshumanisation du drame Comorien nous déshumanise aussi. Jour après jour, nous sommes incités à accepter comme “normal” de vivre dans un monde intolérable.

Jean

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