Afrique du Sud : projet de prévention du VIH pour les jeunes filles

Lutte contre le SIDA

7 décembre 2017

L’Institut africain de recherche spécialisé en santé reproductive et sexuelle, Wits Reproductive Health and HIV Institute (Wits RHI) et l’organisation internationale qui centralise les achats de traitements médicamenteux, UNITAID, ont lancé mardi en Afrique du Sud, un projet d’offre complète de médicaments pour prévenir la contamination du virus VIH chez les populations à risque de jeunes filles et de jeunes femmes, annonce un communiqué transmis à la PANA.

Ce projet, financé à hauteur de 10,6 millions de dollars américains, cible 6,640 adolescentes et jeunes femmes âgées de 15 à 24 ans dans des zones prioritaires d’Afrique du Sud. La population-cible va bénéficier d’une fourniture du médicament dénommé prophylaxie de pré-exposition (PrEP), une pilule journalière de traitement antirétroviral qui réduit le risque d’infection au VIH de plus de 70 pour cent.

Le Pr Helen Rees, directeur exécutif de Wits RHI a noté que les nouvelles technologies de prévention du VIH peuvent faire une grande différence dans la propagation de l’épidémie du VIH, même si elles ne sont que partiellement efficaces, elles doivent être utilisées à grande échelle pour arrêter de nouvelles infections. Selon le directeur de la mise en application de la science à Wits RHI, Dr Saiqa Mullick, qui va piloter le projet, celui-ci va aider à corriger l’insuffisance de la base de données mondiale sur comment la fourniture de PrEP peut être faite dans un contexte de services de santé complets pour les adolescentes et les jeunes femmes. Pour le directeur exécutif d’UNITAID, Lelio Marmora, l’objectif à long terme est de jeter les bases d’une plus grande adoption de PrEP par les populations les plus vulnérables. A grande échelle, le projet devrait prévenir 3.000 infections à VIH par an. Il devrait permettre de réaliser une économie de 20 millions de dollars qui représentent la différence entre le coût de PrEP et celui d’un traitement anti-rétroviral à vie.

Le projet a une durée de trois ans à partir de son démarrage en janvier 2018. Il sera mis en œuvre en étroite collaboration avec le ministre sud-africain de la Santé et fera partie intégrante de sa campagne « She Conquers » visant à réduire la prévalence du VIH et les grossesses chez les adolescentes et les jeunes femmes.

En Afrique du Sud, on enregistre chaque semaine environ 1.745 nouvelles infections à VIH chez les jeunes filles dès l’âge de 20 ans. Le risque de contracter le VIH est quatre fois plus élevé chez elles que chez les jeunes garçons du même âge. Un tiers des jeunes filles sud-africaines contractent une grossesse avant l’âge de 20 ans. L’Afrique du Sud, qui dispose d’un vaste programme de traitement pour le VIH, n’a pas encore réussi à prévenir de nouvelles infections.

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