Le cyclone Kenneth menace les Comores et le Nord du Mozambique

Phénomène très inhabituel à la fin de l’été conséquence du changement climatique ?

24 avril 2019

Une tempête tropicale menace l’archipel des Comores et doit se diriger vers la Tanzanie ou le Mozambique. Ce phénomène étonnant pour une dernière semaine d’avril est-il la conséquence d’un début d’année à la chaleur record, avec notamment une température de la mer au-dessus de la normale ?

Actuellement au stade de tempête tropicale modérée, Kenneth a été nommée hier. Ce système est passé au large d’Antsiranana à Madagascar dans l’après-midi et ira en s’intensifiant. Pour cet après-midi, Météo France prévoit une évolution en forte tempête tropicale, puis en cyclone quand Kenneth passera au plus près de l’île de la Grande Comore. Kenneth poursuivra sa trajectoire vers le Mozambique et quand le système touchera la terre sans doute après-demain, ce sera un cyclone. Rappelons que le Mozambique a été durement touché le mois dernier par le cyclone Idai, et que l’ONU peine à recueillir les dons nécessaires pour plus d’un million personnes menacées par l’insécurité alimentaire.

Devant la progression de Kenneth, des mesures de précaution ont été prises dans l’archipel des Comores : aéroports fermés, ainsi que les écoles de Mayotte. D’importantes répercussions sont donc à prévoir, et notamment des conséquences catastrophiques au Mozambique qui subira le passage du centre du cyclone.
Un cyclone à la fin du mois d’avril aux Comores et dans le Nord du Mozambique est un phénomène très inhabituel. Météo France a alerté sur le fait que les trois premiers mois de l’année 2019 ont été les plus chauds jamais mesurés à La Réunion. Avril suit la même tendance, avec l’existence d’une anomalie liée à la température de la mer qui se maintient à 28 degrés, ce qui est plus élevé que la normale. Une telle température permet la formation de cyclones alors que normalement l’été se termine et l’hiver commence.

Kenneth interroge de nouveau sur l’impact du changement climatique dans notre région. C’est un nouvel avertissement. Il impose qu’enfin la priorité soit accordée à la protection de la population et des infrastructures. La Réunion est sur ce point l’exemple à ne pas suivre, avec la concentration des investissements publics dans une seule route de 12 kilomètres construite dans la mer. Sans doute plus de 2 milliards d’euros qui auraient été bien plus utiles pour régler le problème de la sécurisation définitive de l’axe reliant la capitale au port de commerce, avec une solution adaptée au changement climatique.

M.M.

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