APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
26 juin 2008, par

Les 60 familles de la Plaine des Palmistes et de Saint-François menacées d’expulsion continuent à se battre. Face à eux, un Emmanuel De Balman qui s’obstine à se réclamer unique propriétaire des terrains. Ces terrains appartenaient, selon lui, à André Crémazy, dont il a épousé la veuve âgée de 84 ans, Marguerite Giloux. Lorsque celle-ci décède 6 mois après son mariage, Emmanuel De Balman demande à récupérer les terrains. Or, certaines de ces familles y sont installées depuis des générations, et disposent d’actes de propriété.
Malgré tout, les dernières décisions de justice lui donnent raison. Mais un élément décisif redonne un peu d’espoir aux familles. Emmanuel De Balman ne peut être l’unique propriétaire des biens. Georges Crémazy, descendant direct de la famille Crémazy, prend connaissance de ce conflit dans la presse, et décide d’apporter son soutien aux familles. Il se rend à La Réunion en novembre dernier pour les rencontrer. Depuis, il se bat pour que ses droits d’héritier soient reconnus. Son grand-père Séraphin Crémazy a en effet été déclaré sans descendance dans les actes de succession, alors qu’il a eu quatre enfants. Et même si Georges Crémazy dispose des actes d’état civil prouvant sa filiation, le notaire en charge du dossier lui demande aujourd’hui d’autres preuves. Il est contraint de faire appel à un cabinet de généalogistes.
Les recherches sont en cours. Mais les informations disponibles confirment déjà que l’existence des enfants de Séraphin Crémazy ne pouvait être ignorée. Séraphin Crémazy reconnaît quatre enfants qu’il a eus avec une Cambodgienne. Il décède en 1916. Les enfants vivent quelques années avec leur mère, et lorsque celle-ci décède, ils sont placés au lycée pensionnat de Chasseloup-Laubat à Phnom-Penh, établissement dirigé par le réunionnais Raphaël Barquiseau de 1926 à 1937. Les recherches généalogiques ont révélé qu’Emile Crémazy, qui s’est octroyé tous les biens de la famille, était en 1926 le témoin de mariage d’Yvonne Crémazy, sa nièce et fille aînée de Séraphin Crémazy. Comment Emile Crémazy a-t-il pu transmettre tous les biens de la famille à son fils André, le mari de Marguerite Giloux, alors qu’il connaissait l’existence de ces neveux ? Le Collectif des familles de Saint-François et de la Plaine des Palmistes a la preuve que Georges Crémazy et sa famille ont été volontairement exclu de la succession. Un élément de plus que les familles pourront faire valoir face à la justice, avec le soutien de Georges Crémazy. Et pour le collectif des familles, d’autres éléments seront dévoilés le moment venu. « Nous allons de surprise et surprise », affirme-t-il.
Dans le procès intenté au Préfet de la Réunion il y a quelques mois pour ne pas avoir donné l’ordre d’expulser la famille Marianne à la Plaine des Palmistes, Emmanuel De Balman a été débouté. Pour les 19 familles de Saint-François, la décision d’expulsion a été confirmée en avril dernier.
Edith Poulbassia
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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