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Congrès de l’Union nationale des lycéens Réunion
15 mai 2010, par

Hier, le principal syndicat lycéen, l’UNL, a tenu son congrès annuel à l’Université du Tampon. Durant deux jours, des ateliers sont prévus sur le thème du créole, de la démocratie syndicale, de l’épineux dossier de la réforme des lycées, etc., sans oublier l’élection d’un nouveau Bureau fédéral local.
Une vingtaine de lycéens participent vendredi et samedi au congrès annuel de l’UNL Réunion. « Nous ne nous attendions pas à plus de personnes vu que nous sommes en vacances scolaires et à moins d’un mois du Bac. Les conditions n’étaient donc pas favorables », précise Alain Hoarau, représentant fédéral local du syndicat. « Le nombre des adhérents est passé de 80 l’année dernière à une vingtaine cette année », poursuit-il. La tâche s’annonce donc difficile pour le Bureau nouvellement élu.
Ce congrès était aussi l’occasion de dresser un bilan et de réfléchir sur des problématiques qui touchent la jeunesse réunionnaise et les lycéens particulièrement.
Sans aucun doute, la réforme du lycée, fortement contestée, était au programme. Des professeurs et des représentants de syndicats d’enseignants, notamment le SNES et Sud Education, ont apporté des compléments d’information sur cette réforme.
La mobilisation s’organise et les membres de l’UNL continueront à expliquer et à sensibiliser leurs camarades.
Un nouveau Bureau élu
Ce congrès se place également dans la continuité du 6 mai, « nous préparons l’organisation du syndicat pour l’année prochaine », indique Alain Hoarau. Et pour mener à bien cette mission, un nouveau Bureau a été élu. Alain Hoarau, qui sera étudiant l’année prochaine, passe donc la main à Alexis Chaussalet, lycéen en 1ère au lycée Rolland Garros.
« Nous allons donc ensuite travailler sur ce congrès, dégager des pistes de travail sur la place du créole notamment, nous sommes pour l’affirmation culturelle à l’école. Nous aurons des revendications à apporter à la Région sur un vrai statut lycéen », explique le nouveau représentant fédéral.
L’organisation de l’UNL Réunion a été modifiée : « il y aura un Bureau lycéen dans chaque lycée, qui sera ensuite regroupé dans un Bureau par bassin (un Bureau dans chaque micro-région) et enfin un Bureau fédéral local ».
Mobiliser les lycéens à s’engager syndicalement et à adhérer ne sera pas une tâche facile, mais pour la nouvelle équipe, apporter des informations et des explications sont les conditions sine qua none à l’adhésion des lycéens.
Sophie Périabe
Un collectif de la jeunesse s’organise
Les membres de l’UNL travaillent également avec un ensemble de partenaires sur la création d’un collectif de la jeunesse, « une inter-fédération, un mouvement local de la jeunesse », explique Alain Hoarau. Des organisations syndicales et politiques de jeunes (Jeunes Verts Réunion, UNEF, notamment) se concertent actuellement pour porter un projet commun pour l’avenir de La Réunion, « que ce soit au niveau de l’éducation ou tout autre problème de société ».
SP
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Messages
18 mai 2010, 17:36, par G Gueniffey
intervention sur la langue créole déterminant dans l’échec scolaire de mes élèves en sections professionnelles.
Pourquoi les créoles français des DOM, qui sont, et de très loin, les langues "régionales" … les plus parlées (1,8 million de vrais locuteurs environ) et les plus vivantes (puisque la grande majorité de ces locuteurs les ont comme langues premières ou quasi premières) ne bénéficiaient pas d’un statut qu’on a depuis longtemps reconnu au basque, au catalan, au corse ou à l’occitan Loi du 11 janvier 1951 loi deixone
En fait, l’élément majeur de la reconnaissance effective des créoles comme "langues régionales" et de la création du CAPES, qui en découlait logiquement, tient à la Loi d’orientation des DOM du 15 octobre 2000. A cette ocasion, Jack Lang déclarait : "en développant les langues locales et notre langue nationale, nous favoriserons le bilinguisme, au lieu de cristalliser sur les premières les causes d’un échec scolaire trop important. ” ce fixant l’objectif d’un " bilinguisme équilibré et heureux" .
Les manques de directives du Rectorat, les embrouilles sur la graphie illustrent la distance de cet objectif ici à La Réunion. D’ailleurs voici l’ Etat des lieux, d’après le rectorat
Enseignants habilités : rentrée 2007 : 27, 2008 : 67, 2009 : 110. Postes au Capes créole 8 avec les Antilles !
Classes bilingues créole-français premier degré : 9 ouvertes en 2008, 7 en 2009.
Option LCR –au primaire - au collège et au lycée : 600 élèves, 5o classes, 16 établissements 2008/09 De moins en moins de participant-e-s faute de suivi. Les profs de créole sont abandonné dans leur classe et « complètent » leur service dans une seconde matière.
Dans le monde créole comme dans l’Afrique francophone, enseigner EN français n’est pas la même chose qu’enseigner LE français. Je sais qu’on va m’objecter … que bien des enfants, exclusivement créolophones à six ans, lors de leur entrée à l’école, ont fait par la suite d’excellentes études en français (le cas est exactement identique en Afrique où les problèmes sont encore pires). … Chaudenson répond, … par l’histoire de la piscine. Si l’on jette dans une piscine cent enfants de trois ou quatre ans, cinq vont en sortir par leurs propres moyens et nul doute qu’ils deviendront par la suite d’excellents nageurs. En revanche, les 95 autres vont se noyer. Est-ce la bonne méthode pour apprendre à nager aux enfants ?
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