Co-développement

Hamada Madi Boléro, nouveau Secrétaire général de la COI

Passation des pouvoirs mercredi à la Commission de l’océan Indien

Témoignages.re / 16 juillet 2016

La cérémonie de passation des pouvoirs entre Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général sortant de la Commission de l’océan Indien (COI) et son successeur Hamada Madi Boléro a eu lieu mercredi 13 juillet à Maurice.

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Jean Claude de l’Estrac, Secrétaire général sortant ; Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar ; Ameenah Gurib-Fakim, présidente de la République de Maurice ; Azali Assoumani, président de l’Union des Comores ; Hamada Madi Boléro, Secrétaire général entrant

Pour la première fois lors d’une cérémonie de passation à la COI, trois chefs d’Etat étaient réunis : le président de l’Union des Comores, le président de la République de Madagascar et la présidente de la République de Maurice. L’ambassadeur représentant la présidence française du Conseil de la COI, l’ambassadeur représentant le président de la République des Seychelles et le ministre des Affaires étrangères de Maurice faisaient également partie des invités d’honneur. De nombreuses personnalités, dont une dizaine de ministres et de parlementaires des pays membres, assistaient à cette cérémonie.

Dans un discours empreint d’émotion, Jean Claude de l’Estrac a souligné sa fierté d’avoir contribué à l’émergence de l’Indianocéanie et donné un nouvel élan à la coopération régionale. « Ensemble nous avons fait émerger sur la scène mondiale cet espace unique de peuples divers mais solidaires, partageant les valeurs de solidarité, gestionnaires apaisés de leurs diversités, tissant inlassablement des liens de coopération dans une ambition commune devenue une communauté de destin. »

Après avoir réaffirmé le rôle majeur de la COI et les défis qui attendent son successeur, Jean Claude de l’Estrac a remis symboliquement le drapeau de la COI à Hamada Madi Boléro.

« Ce soir, en cette cérémonie de prise de fonctions, il n’a échappé à personne que trois de nos chefs d’Etat sont ici présents, ainsi que trois Hauts représentants, ce qui témoigne, si besoin en était, de l’importance que nos pays accordent à leur organisation régionale », a déclaré le nouveau Secrétaire général. « La COI n’est ni un concurrent, ni un rival de nos Etats. C’est une valeur ajoutée ! Parce qu’il est impossible d’avancer vers nos objectifs sans une réelle implication de tous, je lance ici un appel pressant à nos dirigeants pour qu’ils encouragent leurs administrations à collaborer pleinement avec l’organisation pour notre réussite collective », a-t-il poursuivi. Ce soutien des pays sera nécessaire pour réaliser l’objectif principal que Hamada Madi Boléro s’est assigné : la sécurité sous toutes ses formes, qu’elle soit intérieure, maritime, alimentaire, sanitaire ou encore environnementale. L’élargissement des partenariats de la COI et la diversification de ses financements, notamment l’accès au Fonds Vert, constitue une autre priorité d’action qu’entend mener le nouveau Secrétaire général.

Azali Assoumani, président de l’Union des Comores, qui prononçait le premier discours de son mandat au niveau international, a appelé son compatriote, Hamada Madi Boléro, « à faire du rapprochement de nos Etats et du développement économique de notre région ses priorités ».

« Je suis présent ce soir parmi vous, pour cette cérémonie, car la coopération régionale est la meilleure solution pour répondre aux défis de notre monde en pleine évolution », a déclaré Hery Rajaonarimampianina, président de la République de Madagascar. Il a également souligné les apports de la COI à son pays et salué le nouveau Secrétaire général « à qui appartient maintenant la lourde et belle tâche de tenir le gouvernail du paquebot Indianocéanie ».

La présidente de Maurice, Ameenah Gurib-Fakim, qui a fait part de son passage à la COI, « étape importante dans [son] parcours de scientifique », a déclaré sa foi profonde dans l’intégration régionale qui « permet à nos pays de surmonter les obstacles […] et de remédier aux faiblesses inhérentes aux Etats insulaires ». « Nous n’avons aujourd’hui plus aucun doute sur l’utilité de la Commission de l’océan Indien », a-t-elle insisté.

Le chef de la diplomatie mauricienne et ministre du Conseil de la COI, Vishnu Lutchmeenaraidoo, a rappelé l’importance de la coopération régionale qui est en mesure de soutenir le développement de nos pays. C’est en consolidant ce premier cercle de solidarité, celui des îles de l’océan Indien, que l’intégration régionale aux plus vastes blocs africains sera facilitée, a-t-il estimé.

Luc Hallade, ambassadeur représentant la présidence du Conseil de la COI, a pour sa part rappelé l’attachement de la France à l’organisation régionale et son utilité pour le développement et la stabilité de la région. A cet égard, il s’est réjoui que « la COI ait renoué avec un contenu et une ambition politiques contribuant ainsi à la résolution et l’apaisement de crises internes ». Il a assuré le nouveau Secrétaire général du soutien de son pays.

L’ambassadeur et ancien Secrétaire général de la COI, Callixte d’Offay, représentant James Michel, président de la République des Seychelles, a rendu hommage à Jean Claude de l’Estrac « pour les nobles ambitions qu’il a eues pour la COI et les peuples de l’Indianocéanie ». Il a également souhaité la bienvenue au nouveau Secrétaire général et réaffirmé « l’importance stratégique que les Seychelles accordent à leur appartenance à la COI. […] Nos hommes font face à des défis communs et des enjeux croisés : ceux du développement durable comme ceux de la sécurité collective auxquels nous ne pourrons apporter de réponses pérennes et efficaces que dans la conjugaison des efforts de tous ».

Hamada Madi Boléro, nouveau Secrétaire général de la COI a pris officiellement ses fonctions le 16 juillet.


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