Edito

Il n’y a pas d’autres priorités que de nous rencontrer, en urgence

J.B. / 2 septembre 2013

Lundi dernier, l’INSEE a publié des indicateurs sociaux et a conclu par l’expression que La Réunion est « un Département hors norme ». Une semaine après, quelles leçons en ont tirées les différents acteurs de la classe dominante de la société réunionnaise ?

Ces indicateurs ne sont pas une surprise pour la moitié de la société réunionnaise. Ils ne le sont pas non plus pour les organisations sociales qui agissent pour soulager la misère. Ils le sont encore moins pour le PCR qui avait analysé les contradictions de cette société, depuis 1959, et avait conclu à l’inéluctabilité de la fin du régime politique en vigueur. Si on juge par les réactions publiques, une partie dominante de la société a été ébranlée dans leurs convictions. Leur conscience morale a été atteinte. Que vont faire maintenant ces acteurs socio-économiques et politiques ?

Les indicateurs de l’INSEE agissent comme un thermomètre qui apporte la preuve que le corps est bien malade. Car, le degré de fièvre est « hors norme ». En pareilles circonstances, des experts se penchent sur le corps malade, analysent les symptômes pour lui trouver des remèdes immédiats pour arrêter la fièvre, puis s’attaquer à redresser l’ensemble. Après une première réaction, le PCR a tenu à s’exprimer plus longuement sur le sujet.

Lors d’un point presse, le PCR a rappelé le caractère d’urgence de la situation. Il a demandé que toute affaire cessante, il faut se réunir et échanger sur les solutions. Il a rappelé le contenu de ses propositions pour un nouveau contrat social : des mesures d’urgence et des chantiers durables. Il souhaite qu’il n’y ait aucun préalable à cette rencontre.

Une autre urgence vient bousculer le rituel ordinaire qui a conduit La Réunion à devenir un « département hors norme ». Le gouvernement a décidé d’envoyer M. Chérèque en mission, ici, sur la problématique de la pauvreté. Il arrive dans deux semaines. Face à l’envoyé spécial, les Réunionnais vont-ils, enfin, offrir une analyse commune et des mesures concertées qui montrent à la moitié de nos compatriotes en souffrance que nous sommes solidaires avec eux ? L’INSEE a déjà fait une bonne contribution. Il reste la partie des solutions. Sincèrement, il n’y pas d’autres priorités que celles-là.

J.B.


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