Edito

Le patrimoine du Parti Communiste Réunionnais

J.B. / 7 février 2012

Dimanche soir, à la permanence de Sainte-Suzanne, il y avait beaucoup de monde. Parmi le public, on ne pouvait échapper à la présence de nombreux camarades du Parti venus partager ce moment exceptionnel. Peu leur importait le résultat final. Ils étaient contents d’être là, entre camarades, se souvenant les combats passés qui font la gloire du PCR qui œuvre en faveur des Réunionnais depuis un demi-siècle. De vieux communistes… et fiers de l’être !

Il y avait 2 camarades âgés de plus d’environ 90 ans, très remarqués. Quelle stupéfaction de voir une telle longévité et une telle fidélité au parti communiste ! Ce sont des anciens travailleurs, aujourd’hui retraités. Ils sont fiers de cette retraite arrachée par la lutte des travailleurs et qui leur permet aujourd’hui de tenir, de se souvenir et d’être solidaires. Avec lucidité, ils précisent que ce ne sont pas des retraites indexées.

La comparaison était facile à faire entre ces zarboutans communistes et ceux qui ont trahi leur parole et manqué de solidarité avec un camarade injustement frappé. Et, comme on dit : « y avait pas photo » ! En effet, qu’y a-t-il de commun entre ceux-là et la coalition des perdants qui continuaient à se proclamer « communistes » ? Probablement, ils escomptaient attirer quelques voix en laissant planer l’amalgame. Au lendemain d’une clarification sans précédent, certains médias parlaient toujours de 3 têtes de liste communistes.

On ne juge pas sur des paroles mais sur des actes. Une tête de liste avait même souligné qu’elle était « toujours communiste » parce que le parti ne lui avait pas signifié son exclusion. L’autre a déclaré qu’il n’a toujours pas reçu de courrier en ce sens. De tels enfantillages font bien rire nos 2 nonagénaires car ce débat a été tranché par le peuple qui a démasqué les pourfendeurs des valeurs communistes : le respect de la parole donnée, la discipline et la solidarité. Ils se sont exclus eux-mêmes. Dès lors, à quoi sert un acte formel d’exclusion quand le peuple a déjà réglé le contentieux ?

Désormais, ce qui hante l’esprit des traîtres, c’est que même après leur mort, ils porteront les stigmates de la trahison. Nous avons rappelé ici le cas de l’esclave Figaro. Personne ne l’a exclu. C’est l’Histoire qui l’a sorti définitivement du cercle vertueux. Dimanche, il y avait une liste communiste, soutenue activement par le PCR. De l’autre côté, il y avait des adversaires de la liste communiste. Ceci est si vrai que d’anciens militants au PCR se sont exprimés à la télé, en s’attaquant aux communistes. Au moins pour eux c’est clair. Pour nos 2 vieux aussi, car ils ont du mal à considérer ces gens-là comme des « camarades ».

Tout compte fait, le secret de leur longévité au parti réside dans 4 mots : travailleur, militant, solidarité et dignité. C’est ça le patrimoine irremplaçable du PCR.

J.B.


Kanalreunion.com