Droits humains

L’ONU célèbre l’abolition de l’esclavage

Droits humains

Témoignages.re / 3 décembre 2016

Message du Secrétaire Général des Nations-Unies à l’occasion de la Journée Internationale pour l’abolition de l’esclavage :

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Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU.

En cette Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage, rappelons le souvenir de ses victimes dans le monde entier et réfléchissons aux progrès accomplis sur le plan de l’élimination de toutes les formes contemporaines d’esclavage telles que le travail forcé, les pires formes de travail des enfants, le mariage forcé ou servile, le travail servile et la traite d’êtres humains.

La célébration de cette année coïncide avec le quatre-vingt-dixième anniversaire de la Convention relative à l’esclavage de 1926 et le soixantième anniversaire de la Convention supplémentaire relative à l’abolition de l’esclavage, de la traite des esclaves et des institutions et pratiques analogues à l’esclavage de 1956.

Nous pouvons être quelque peu encouragés par la baisse du nombre d’enfants qui exercent les pires formes de travail des enfants, par le renforcement des cadres globaux juridiques et politiques visant à faire face à l’esclavage moderne et à la traite, et par la sensibilisation croissante de l’opinion à la question.

Néanmoins, selon les estimations de l’Organisation internationale du Travail, près de 21 millions de personnes sont encore victimes de travail forcé et se retrouvent prises au piège dans des situations d’exploitation, de sévices et de violence extrêmes, y compris la violence sexiste. Ceux qui souffrent de formes multiples de discrimination, y compris les femmes, les enfants, les peuples autochtones, les minorités et les personnes handicapées, sont trop souvent d’une vulnérabilité extrême, face aux exploitations et aux violences.

Les migrations étant de plus en plus pénalisées de nos jours, des millions de personnes fuyant les conflits, les persécutions, les situations de crise et la pauvreté extrême connaissent une vulnérabilité grandissante et peuvent facilement être la proie des trafiquants qui exploitent leur désespoir.

Dans le Programme de développement durable à l’horizon 2030, la communauté internationale est invitée à « prendre des mesures immédiates et efficaces pour supprimer le travail forcé, mettre fin à l’esclavage moderne et à la traite d’êtres humains, interdire et éliminer les pires formes de travail des enfants, y compris le recrutement et l’utilisation d’enfants soldats et, d’ici à 2025, mettre fin au travail des enfants sous toutes ses formes ». Pour atteindre cet objectif, il faut non seulement interdire l’esclavage en droit dans le monde mais aussi en extirper les racines profondes, aider ses victimes à accéder à la justice et prévoir davantage de dispositions en matière de réadaptation.

Le Fonds de contributions volontaires des Nations Unies pour la lutte contre les formes contemporaines d’esclavage aide à rétablir les droits de l’homme et la dignité de milliers de victimes et de leur famille en accordant des subventions à des projets destinés à fournir des services de réadaptation. J’exhorte les États Membres, les entreprises, les fondations privées et les autres donateurs à accroître leurs contributions.

Ensemble, nous pouvons accélérer nos efforts et débarrasser le monde de cette pratique ignoble !


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