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Le Conseil général met tout en œuvre pour éviter la casse sociale
1er décembre 2009
La situation s’est apaisée hier au Conseil général. Nassimah Dindar a réaffirmé que la collectivité met tout en œuvre pour faire face aux conséquences sociales de la décision de liquidation judiciaire prononcée à l’encontre de l’ARAST.

Malgré l’ampleur de la crise et la tension, la présidente du Conseil général est allée à la rencontre des manifestants. Elle a réaffirmé la volonté de la collectivité réunionnaise de mettre tout en œuvre pour préserver des Réunionnais de la casse sociale. (photo Imaz Press Réunion)
Hier matin au Conseil général, des dizaines d’anciens travailleurs de l’ARAST, association liquidée par la justice vendredi dernier, sont venus manifester au siège du Conseil général. Manifestement, des opposants politiques à la majorité du Conseil général ont tenté de faire monter la tension. Patricia Hoarau, ex-conseillère générale battue aux élections de mars 2008, s’est mêlée aux manifestants avant de monter sur une chaise pour exciter une foule de travailleurs forcément vulnérables, puisque sous le coup de la faillite des gestionnaires de l’association qui leur procurait un travail.
Son discours était très clair : elle a appelé les travailleurs à refuser la proposition de la présidence du Conseil général, à savoir signer dans l’immédiat un contrat de six mois qui débouchera sur une pérennisation. Autrement dit, la proposition de Patricia Hoarau signifiait demander aux travailleurs d’aller directement pointer à Pôle Emploi.
Après l’offensive de Didier Robert contre le tram-train, projet de la Région, c’est donc Patricia Hoarau qui est entrée en piste pour faire campagne contre une présidente de Conseil général qu’elle avait pourtant soutenue lorsqu’elle était élue ! Voilà donc un autre visage d’Objectif Réunion : lancer la campagne des élections cantonales en exploitant sans scrupule le licenciement de 1.200 personnes.
Il n’était guère étonnant ensuite d’assister à quelques râlés poussés. Mais fort heureusement, la situation n’a pas dégénéré, ce qui est un cinglant désaveu pour ceux qui sont venus tenter de semer le trouble par pur calcul politicien.
Mais cette stratégie de la tension n’a pas marché puisque les salariés ont participé à une rencontre avec la présidente du Conseil général, après quelques râlés poussés.
Nassimah Dindar a en effet reçu une délégation de 11 représentants des travailleurs de l’ARAST accompagnés par des dirigeants de l’intersyndicale FO, CFDT, CGTR, Solidaires et UNSA. La Présidente du Département leur a rappelé que 800 aides à domicile devraient pouvoir bénéficier de CDD de six mois et elle a annoncé qu’elle soumettrait l’ouverture de 1.000 postes au vote des élus lors de l’Assemblée Plénière du Conseil général le 16 décembre prochain. Le sort des salariés autres que les aides à domicile demeure incertain. Les TISF (Techniciens de l’intervention sociale et familiale) n’ont pas été reçus.
Nassimah Dindar est ensuite venue en personne annoncer aux manifestants ce qu’elle avait expliqué quelques heures auparavant sur les ondes de Radio-Réunion, et quelques instants auparavant aux représentants de l’intersyndicale : une assemblée d’élus réunionnais fait tout son possible pour sauver des travailleurs réunionnais sous le coup d’un licenciement pour cause de faillite.
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