Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
L’indigence d’une proposition patronale
13 mars 2009, par

50 euros des entreprises et 100 euros pris aux pauvres : voilà l’accord que l’on demande aux Réunionnais de valider !
En pleine crise du pouvoir d’achat, alors que s’est créé un collectif pour faire entendre l’urgence sociale et après le succès de deux grandes journées d’action à l’appel du COSPAR, le MEDEF ne propose que 50 euros. Devant la demande sociale, le patronat se rend compte que sa proposition n’est pas tenable, il se tourne alors vers les pouvoirs publics pour tenter de satisfaire la revendication de 200 euros. L’État propose alors de prendre l’argent du RSA pour verser 100 euros à la place des entreprises, et les collectivités sont sollicitées pour renflouer les caisses du patronat en versant 50 euros.
Cette tentative du patronat d’essayer d’utiliser l’argent des collectivités apparaît clairement. Hier, la presse a fait valoir l’idée que les collectivités n’étaient pas dans les discussions, ce qui laisserait à penser que ce serait la faute des collectivités si les négociations n’aboutissaient pas.
Or, jeudi, dans la foulée de la rencontre à la préfecture entre le COSPAR, l’État et le patronat, le COSPAR a rencontré les collectivités à la Région. Conseil général et conseil régional ne veulent pas se mettre au service du MEDEF. C’est tout à l’honneur des élus de ces collectivités de défendre un principe : dans une économie capitaliste, ce n’est pas aux pouvoirs publics de payer à la place du patronat.
Que penser alors de la proposition du MEDEF sinon qu’elle frise l’indigence.
Rappelons que ce projet d’accord prévoit de retarder pendant trois ans l’application du RSA à La Réunion afin de prendre l’argent réservé aux pauvres pour le distribuer aux entreprises afin de financer des augmentations de salaires à la place du patronat. Ce qui veut dire que ce projet d’accord ne prévoit rien pour les jeunes, rien pour les chômeurs, rien pour les retraités, bref, rien pour 52% de la population réunionnaise, ceux qui sont obligés de vivre sous le seuil de pauvreté.
Le Collectif d’organisations syndicales, politiques et associatives de La Réunion lutte également pour faire baisser les prix. Derrière la vie chère se cache des profits considérables. Mais pour ceux qui vivent bien de ce système, l’effort maximal qu’il est possible de consentir est une hausse des salaires de deux euros par jour.
Manuel Marchal
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
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Messages
13 mars 2009, 10:28
Question simple pourquoi aux antilles les collectivités participent ?bien sur que ce n’est pas normal mais aprés tout si c’est valable pour les collectivités des antilles, c’est valable pour réunion dont les budgets sont supérieurs...
13 mars 2009, 19:21, par lawson
Il n’est pas encore sur que les collectivités aux Antilles paient. D’une part l’accord a peu de chance d’être étendu, ensuite le Conseil général de Martinique veut d’abord régler la question des salaires au sein de son personnel et ensuite alors peut être...
Si les budgets à La Réunion sont supérieurs, la population aussi. C’est dû aussi au fait que les Réunionnais ont présenté davantage de projets d’investissement à l’Union européenne, car à la différence des Antilles, la population réunionnaise augmentera de 25% en 20 ans.
La question est sans doute plutôt de savoir pourquoi ce qui est valable à La Réunion (pas de subvention des collectivités pour régler un accord salarial) ne l’est pas aux Antilles. Je pense qu’en France, aucune Région ou aucun Département n’intervient pour amener sa contribution financière à un accord salarial dans le privé.