Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
59 jours avant le début de la Conférence de Copenhague
8 octobre 2009, par

Lancée en 1971 et inscrite en 1975 dans le Plan immédiat de survie du Parti communiste réunionnais, la stratégie réunionnaise de développement durable a déjà des conséquences qui vont au-delà des frontières de notre île.
« La Réunion a un siècle d’avance », c’est en ces termes que Jean-Louis Borloo, ministre de l’Écologie et du Développement durable, avait défini les projets réunionnais lors de sa visite dans notre île en juillet 2008. Notre île avait en effet été choisie pour être le lieu de la Conférence internationale sur la biodiversité et le changement climatique organisée par l’UICN. L’audience de cet événement était tellement important qu’il a figuré à la première ligne de l’agenda de la présidence française de l’Union européenne cette année-là.
Dans son édition d’hier, "Témoignages" avait indiqué où avait été posée la première pierre des projets qui font que désormais, au plus haut niveau de l’État, un ministre affirme que nous avons un siècle d’avance sur l’Europe. Ces acquis ne sont pas le fruit du hasard, ils sont le résultat de décisions prises voici maintenant près de 40 ans et dont les effets deviennent visibles.
Dans cette lutte de longue haleine, il est important de se rappeler une période décisive. Celle de la diffusion dans le monde de cette manière réunionnaise d’apporter une réponse à un problème de survie. En 1996, en pleine campagne électorale pour une élection législative partielle, Paul Vergès tenait une conférence de presse pour alerter sur les conséquences du réchauffement climatique, et donc sur la nécessité d’atténuer et d’anticiper les effets de ce phénomène. Deux ans plus tard, après le changement de majorité à la Région, c’est la mise en œuvre au niveau régional de cette politique, avec l’annonce d’un objectif : l’autonomie énergétique pour 2025. Sont créés alors plusieurs outils : l’Agence régionale de l’énergie Réunion (ARER) et le PRERURE.
Au Sénat, Paul Vergès dépose une loi qui vise à faire de la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre une priorité pour la Nation, avec notamment la création d’un Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique (ONERC). Cette loi est adoptée à l’unanimité.
Dans moins de deux mois vont commencer les discussions de Copenhague, qui vont fixer les conditions dans lesquelles pourra survivre l’humanité. Depuis bientôt 40 ans, La Réunion mène des actions qui permettent d’espérer une avancée considérable : aller vers une société capable en quelques décennies d’abandonner le charbon et le pétrole tout en créant les emplois nécessaires à son développement durable.
Manuel Marchal
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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