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Visa
10 septembre 2008
« Vous autres, quand vous venez à Maurice, c’est sans problème. Mais quand nous, nous voulons venir chez vous, il faut montrer pattes blanches, ou les gros sous » déclare systématiquement aux Réunionnais un ami Mauricien. Ouvrir les frontières de la Commission de l’Océan Indien, il en parle comme un défi à relever pour que les échanges entre les pays de la COI soient effectifs. Personne ne peut nier qu’il est difficile pour nos voisins les plus immédiats de venir ici chez nous, trop contraints par les démarches douanières. Un poète anjouanais pourrait en témoigner. Il s’est rendu dans de nombreux pays de la zone, mais n’avait toujours pas pu poser ses pieds à La réunion, à cause de la lourdeur douanière. Un poète globe trotter est amené à se déplacer du jour au lendemain. Combien de temps faut-il à un Comorien pour disposer de toutes les autorisations douanières avant de pouvoir enfin visiter La Réunion ? Un exemple presque sordide indique que l’on est loin d’avoir régler le problème. Une universitaire malgache, une référence en archéologie, avait été contrainte d’annuler une visite d’étude à La Réunion, à cause des difficultés rencontrées pour l’obtention de son visa. Les autorités compétentes se demandaient si elle n’allait pas finir sur le trottoir ! A quand la libre circulation pour les citoyens de la COI ?
Bbj
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