A savoir avant

22 juillet 2008

Le goyavier, naturalisé depuis son introduction, est une menace pour les milieux naturels de La Réunion. En tant qu’exotique envahissante, elle représente le danger n°1 pour les espèces tropicales de nos forêts que nous souhaitons voir classées au patrimoine mondial de l’UNESCO.

Grâce aux travaux scientifiques de M. Donald et de D. Strasberg du labo de biologie végétale de l’Université de La Réunion, le phénomène de l’invasion biologique est davantage pris au sérieux : il passe par une compréhension de l’écologie de la plante, de ses moyens de dissémination, en vue de maîtriser son expansion.

A la Roche Ecrite, l’ONF a testé la lutte chimique (badigeonnage) contre le goyavier sur une surface d’un hectare. Cette lutte s’est avérée inefficace car l’espèce est très résistante, la reprise de souches et le bouturage sont très faciles. Si l’espèce n’est pas contrôlée, la vitesse de propagation est fulgurante par deux modes de reproduction sexuée et végétative - un rameau posé au sol donnera autant de nouveaux plants qu’il compte d’yeux !

Loin de vouloir faire obstruction au développement d’une filière économique et sociale, la SREPEN tire la sonnette d’alarme : l’exploitation du goyavier doit s’envisager à partir d’un protocole scientifique garant de sa non-prolifération comme invasive dangereuse.

La SREPEN


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