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Rétablissement de la légalité
2 avril 2008
Six jours après l’entrée de l’armée comorienne et des forces de l’Union africaine dans l’île d’Anjouan le 25 mars dernier, et après la fuite du colonel Mohamed Bacar, Laïlizamane Abdou Cheikh a prêté serment pour devenir président par intérim d’Anjouan, en vue d’organiser l’élection du président de l’île, a appris la PANA lundi à Moroni. Pour le président intérimaire anjouanais, la mission est difficile « car, a-t-il dit, il faut tout refaire pour restaurer la démocratie et appliquer le droit à Anjouan ».
« Je ne m’attendais pas à la désignation d’un président par intérim aujourd’hui à Anjouan », a confié à la PANA, sous le couvert de l’anonymat, un député de l’Union des Comores, réagissant à la nomination de M. Abou Cheikh à la tête de l’île d’Anjouan.
A son avis, la situation d’Anjouan est particulière, « le président Sambi ayant toute la latitude de décréter les pouvoirs exceptionnels dans l’île pour mettre les choses sur les rails ».
Laïlizamane Abdou Cheikh, 40 ans, magistrat de formation, avait été juge, vice-président puis président du Tribunal de Première Instance de Mutsamudu (Anjouan), avant de devenir président de la Cour d’Appel en 2006.
Il serait entré en dissidence et aurait rompu ses liens avec Mohamed Bacar quand ce dernier s’est mis à bafouer les droits de l’Homme et les libertés civiles.
Le "ministre de l’Intérieur" de Bacar fait prisonnier
Djaffar Salim, alias Sarko, bras droit du chef de la rébellion anjouanaise, a été arrêté à Mutsamudu, lundi, par les forces de la coalition.
Influent “Ministre de l’Intérieur”, il avait la gestion des milices et des sinistres geôles de la rébellion et, avec Mjamawe, assurait la communication du régime illégal.
Avec lui et l’arrestation la veille de Réhéma Boinali, de Caabi, Mjamawé, Halidi, Sourette, le premier cercle des acolytes du colonel rebelle se trouve désormais sous les verrous.
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