Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
27 juillet 2010

Joie, bonheur, tristesse, peur… La gamme des émotions est très large. Et toutes ont un sens et une histoire qui leur sont propres. Selon le Dr Christophe André, psychiatre à l’hôpital Sainte Anne de Paris, « il est essentiel d’être à leur écoute ». Explications.
« Une émotion », précise-t-il, « c’est un ensemble de réponses automatiques à des situations extérieures. Il y a des réponses corporelles bien sûr : le cœur s’accélère, les poils se hérissent, la sueur coule sur le visage… ». Chacun de nous a déjà connu ces expériences, que ce soit lors d’un examen oral, d’une rencontre amoureuse, d’une humiliation ou d’un deuil…
« Toutes les émotions sont utiles et nécessaires. Ce sont de bonnes servantes, mais aussi de mauvaises maîtresses », poursuit notre psy. « C’est bien de ressentir de la peur, de la colère, de la tristesse. Car cela concentre notre attention sur certains problèmes. Pourtant, nous ne devons surtout pas nous laisser écraser ou dominer par ces émotions ». Dans ce cas, en effet, celles-ci ne jouent plus leur rôle de signal d’alarme, mais se transforment en émotions pathologiques.
« Nous savons que de nombreuses maladies viennent de dérèglements émotionnels. La dépression est un dérèglement de la tristesse, les phobies traduisent un dérèglement de la peur, et il y a des troubles de la communication, de la personnalité, liés aux colères pathologiques ». Voilà pourquoi il est utile de réguler nos émotions. Si elles sont comme une force qui nous aide à faire face à l’adversité, elles peuvent aussi être très (trop) violentes. « Parfois il y a de sacrés coups de vent. Et là il faut savoir réduire les voiles, faire ce qu’il faut pour ne pas chavirer », dit joliment Christophe André.
Comment faire ? « Pour commencer, vous devez comprendre ce qui vous arrive. Si vous agissez sous l’emprise d’une émotion sans l’avoir comprise, vous risquez d’en devenir l’esclave. Il est ensuite nécessaire de les calmer. Une fois que l’on a ressenti de la peur, de la colère, de la tristesse, revenir à un état de pacification, de sérénité, c’est extrêmement important ».
Place ensuite à des conseils très simples. « Un des moyens les plus rapides de réguler ses émotions, c’est de travailler avec son corps. De respirer calmement, doucement, d’apprendre les techniques de relaxation pour parvenir à relâcher ses muscles, de faire de l’exercice ». Pour les patients atteints de dépression, Christophe André ne se limite pas aux traitements conventionnels. Il utilise souvent les techniques de méditation et les médecines complémentaires. « Des études cliniques ont montré que la méditation peut jouer un rôle dans l’équilibre émotionnel des personnes vulnérables », assure-t-il. Et aujourd’hui, il estime nécessaire de s’ouvrir aux médecines complémentaires.
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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