Un vestige de la société esclavagiste est en train de tomber
11 juin, parCourrier des lecteurs
2 juillet 2011, par

C’est dans une ambiance insurrectionnelle que les parlementaires du PASOK (socialiste) au pouvoir ont approuvé un nouveau plan d’austérité.
La place Syntagma au centre d’Athènes, noyée de fumées rouges et blanches. Des jeunes et des femmes battus jusqu’au sang par la police anti-émeute. Des barricades enflammées en travers des grandes artères de la capitale : c’est dans ce tableau que le Parlement grec (Vouli Ton Ellinon) a adopté avant-hier les mesures présentées par le Premier ministre Giorgios Papandréou, mis en demeure par les ministres de la zone Euro et le FMI d’adopter un nouveau plan de rigueur avant le 30 juin, en échange de l’accès à une nouvelle tranche d’aide internationale. De l’avis général, et de l’aveu même du ministre de l’Économie Evangelos Venizelos, ce dispositif « injuste » frappera d’abord les plus faibles.
Déclassement accéléré
À l’évidence, la discipline de fer imposée par l’Europe et les bailleurs de fonds internationaux aura des conséquences proprement catastrophiques sur une population dont le niveau de vie s’est effondré après l’année de restrictions qui a suivi l’éclatement de la crise de la dette. La presse grecque rapporte désormais quotidiennement les faits qui illustrent la misère croissante des classes populaires, mais aussi le déclassement accéléré des couches moyennes. Parmi celles-ci, la pauvreté et l’impossibilité de trouver emplois et logements poussent de plus en plus de Grecs à s’exiler à l’étranger, ou à s’établir à la campagne dans des conditions qui frisent le dénuement. L’accès à l’enseignement supérieur n’est désormais plus une protection contre le chômage : selon la Croix-Rouge et les ONG, le profil type des sans-logis a changé en une année d’austérité, de plus en plus de diplômés et même des étudiants issus de l’Université Gréco-Américaine d’Athènes ont rejoint les rangs des sans domicile fixe. Les femmes, comme toujours, sont les plus touchées. Hier, un journal d’Athènes relatait l’histoire d’une mère de famille contrainte de vendre ses dents en or pour nourrir son foyer…
Geoffroy Géraud-Legros
Courrier des lecteurs
Mézami , néna par-la dë somenn in sèrtin prézidan zétazini la di dann in konféranss de press li lé dakor pou ashté bannzil chagos mé sa sé in (…)
In kozman pou la rout
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