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Inquiétude des agents de l’association
24 septembre 2009
Quelques agents de l’ARAST ont tenu à exprimer leur inquiétude quant à la continuité des services pour les personnes âgées et handicapées au-delà du sort réservé à l’ARAST. Ces salariées demandent aux élus d’apporter rapidement une réponse pour rassurer les bénéficiaires.
Elles sont salariées de l’ARAST et membres de l’association Agir pou nout tout. Sophie Peribe et Nathalie Sinama, responsables de secteur, Ketty Marand, Fasy Frania, Suzie Maillot, Nadège Ali Soiuhi, auxiliaires de vie, ont tenu hier à exprimer leur inquiétude devant la presse. L’inquiétude pour le maintien de leurs emplois, suspendu à la décision ou non de liquidation judiciaire lundi prochain. Inquiétude aussi pour les personnes âgées et handicapées, lesquelles craignent de se retrouver sans aides à domicile.
« L’ARAST est en danger, chacun à son niveau doit réagir », insistent les salariées. Elles en appellent ainsi à la mobilisation de la population afin de maintenir les services pour les 8.000 bénéficiaires. Elles attendent aussi du Conseil général plus d’information sur la continuité des services. Se fera t-elle avec les salariés de l’ARAST ou sans eux ?
Ces agents de l’ARAST se sont autorisés une journée de grève mercredi dernier avec leurs collègues mais ont repris le travail depuis. Impossible pour elles de laisser pendant plus d’une journée les personnes âgées et handicapées livrées à elles-mêmes. « Nous sommes les yeux, les bras, les oreilles de ces personnes et nous leur apportons un soutien psychologique », déclare une salariée pour décrire le métier d’auxiliaire de vie.
Même si elles ont repris le travail, elles continuent à se battre pour la sauvegarde des emplois. « Nous soutenons le collectif, l’intersyndicale », affirment-elles. Elles seront présentes au tribunal de Champ-Fleuri lundi pour entendre la décision quant à l’avenir de l’ARAST. Mais déjà elles précisent qu’elles n’accepteront pas de travailler à n’importe quel prix en cas de reprise des services par une autre structure : « Nous voulons garder les mêmes avantages, la reconnaissance des diplômes, et garder les liens avec les personnes suivies ».
Edith Poulbassia
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