APE : alerte générale sur les emplois à La Réunion, résultat de l’aliénation
9 juin, parRisque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
21 juin 2007

Octobre 1981. Maurice Fleuret est nommé directeur de le Musique et de la Danse à la demande du ministre de la culture Jack Lang. Il est, entre autres, chargé de mener une étude sur la pratique musicale et son évolution. Découvrant que plus de 5 millions de Français jouent d’un instrument de musique, il se met à rêver que tous ces musiciens investissent les rues. La Fête de la musique est née.
21 juin 2007, les musiciens réunionnais répondront présents, jouant dans les bars et restaurants, dans les rues, ou encore les institutions, qui ouvrent leurs portes tous tard dans la nuit, pour faire la Fête à la musique. Pourquoi le 21 juin ? Résolument pour profiter le plus longtemps possible de la musique ; le 21 juin est jour de solstice d’été, nuit païenne se référant à l’ancienne tradition des fêtes de la Saint-Jean.
Pas de chavande (feux de nuit de solstice d’été) à La Réunion pour illuminer cette soirée. Seule la musique est appelée à réchauffer les esprits. En tout cas, certains disent que La France tient depuis le 21 juin 1982 sa fête républicaine de la Saint-Jean. Est-ce vraiment si religieux de pratiquer la musique ? Faire la Fête à la musique, c’est quoi après tout ? Amener sa guitare, son roulèr, son kayanm, son violon, et puis ce que vous voulez, pour fêter la musique, parce qu’elle adoucit les mœurs ? Est-ce, comme toute fête, juste un jour donné pour mieux oublier demain, ce que représente vraiment la vie de musiciens ? Oui, quel rêve, de vouloir faire sortir de leur trou de misère tous les musiciens. Je parle de tous ceux qui gagnent trois « francs » six sous, après avoir sué sur les planches. Encore, Fête de la musique serait jour de reconnaissance nationale ! Tous ces musiciens sont encore appelés à faire acte d’altruisme au nom de la démocratisation des genres. Foutaise ! diront les premiers concernés.
Pour quelle reconnaissance !
Ah oui, tout le monde s’en mêle. Valéry avait à peine sorti son accordéon qu’André l’accordéoniste roulait séga sur les parvis tamponnais. Dans toutes les sphères de nos sociétés, française et réunionnaise, on tire la chansonnette. Mais pour quelle reconnaissance ? Faire sortir de l’oubli le bal musette, quand les jeunes Réunionnais connaissent à peine que leurs parents roulaient les reins dans les bals la poussière ? Qui connaît vraiment la complainte du maloya ? Faire du slam, c’est le trip’. Mais nos jeunes tournent le dos aux plus belles romances, classées aux archives. Granmoun Ramouche, Granmoun Bob, qui les connaît ? Peut-être comme Péters faut-il passer la frontière de la société ventre en l’air pour connaître un peu de renommée ? Il faudrait, tout au long de l’année, faire la Fête à la musique, encourager les jeunes artistes, les programmer. Parce que pour l’heure, seules des initiatives comme la Clameur des Bambous, les scènes tremplin du Bato Fou, sont de réelles opportunités de découverte pour les jeunes formations musicales. Ou allez ! le casting de la Star Ac’...
Babou B’Jalah
Risque d’anéantissement des emplois liés à la production de richesses à La Réunion
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