Le sens des responsabilités
10 juin, parNote de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
Destination santé
9 septembre 2008

En France, le réflexe “générique” n’est pas encore automatique. Du côté des patients en tout cas. Certes d’après une récente enquête issue de l’Observatoire patients Biogaran et réalisée par BVA sur “Les freins à l’utilisation des médicaments génériques”, 88% des Français déclarent accepter ces médicaments. Mais ce plébiscite n’est qu’apparent...
A y regarder de plus près en effet, seul un Français sur deux (52%) accepte les génériques « sans problème ». Et surtout sans idées reçues. Neuf ans après le décret du 11 juin 1999 et l’entrée en vigueur du droit de substitution pour les pharmaciens, le générique est encore en butte à de nombreux préjugés.
Près de quatre personnes interrogées sur dix sont « d’accord » pour considérer qu’un générique conviendrait surtout « aux traitements de courte durée ». La confiance des Français paraît aussi fonction des... populations à qui le traitement est destiné. Si 85% sont « d’accord » pour estimer que les génériques conviennent aussi bien qu’un médicament de marque lorsqu’ils sont destinés à un adulte, cette proportion chute curieusement à 62% lorsqu’il s’agit d’un nourrisson.
Ces idées fausses montrent que le médicament générique ne se voit pas spontanément accorder le crédit de l’excellence. Au point d’être tout bonnement refusé par une catégorie de Français. Ces réfractaires mettent en doute l’efficacité de ces médicaments - ils ont tendance à les considérer de moindre qualité - mais aussi leur processus de fabrication. Ce dernier recourrait par exemple à des « composants nocifs » ou serait « moins élaboré » !
Une acceptation passive ?
Si une majorité de Français dit accepter les médicaments génériques, la réalité est plus nuancée. Car elle met en évidence une sorte d’acceptation passive. Près de sept personnes sur dix avouent en effet n’avoir jamais demandé à leur médecin de leur prescrire des médicaments génériques. Quant aux plus réticents, ils se recruteraient parmi les « patients seniors qui ont sans doute du mal à changer leurs habitudes ».
Voilà une bonne occasion de rappeler qu’« un médicament générique est identique au médicament existant ou d’origine dont le brevet de fabrication est versé dans le domaine public ». Si son prix est moins élevé, c’est tout simplement parce que le fabricant ne supporte pas les coûts de recherche de nouvelles molécules, les investissements pour le développement du médicament restant quant à eux importants. Et certainement pas parce qu’il serait de moindre qualité !
Note de la Rédaction au sujet d’une tribune intitulée « Nommer le privilège zorey pour construire l’égalité à La Réunion »
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