10 janvier 2007
Lors de sa récente visite en Corse, Nicolas Sarkozy a annoncé en sa qualité de Ministre de l’Intérieur que le gouvernement accordait « 1,02 milliard d’euros » à la Corse sur 7 ans. « J’ai obtenu qu’un mandat de négociation soit donné au Préfet de Corse pour une nouvelle convention cadre de 7 années pour un montant de travaux de 1,02 milliard d’euros », devait-il déclarer. Cette nouvelle convention confirme la poursuite du Plan exceptionnel d’investissement (PEI) pour la Corse par une seconde phase dont les crédits serviront à la réalisation de grands chantiers d’infrastructures.
Une manne qui tombe à pic pour une île qui en a grand besoin pour son développement. Voilà qui ne peut que réjouir les socio-professionnels et les habitants de cette île. Certes, il y a bien eu quelques-uns pour dénoncer « un excessif mélange des genres entre des fonctions gouvernementales et la campagne d’un candidat à l’élection présidentielle ». Mais, on ne les a pas vus repousser avec « dédain » - comme dit “Le Quotidien”* - cette offre du gouvernement. En tant qu’îliens, on sait ce que dignité veut dire pour pouvoir affirmer tranquillement que ne se font “récupérer” que ceux qui veulent bien l’être !
Cela dit, la Corse, pour une population d’un peu moins de 300.000 habitants, a reçu 1 milliard 200 millions d’euros au titre de son développement. La Réunion, qui souffre de retards considérables en matière d’équipement, a une population 3 fois plus nombreuse. Elle serait donc en droit de réclamer au moins 3 fois plus. Surtout que les projets de développement ne manquent pas !
J.M.
* « Nous serons donc d’accord (...) pour accueillir la proposition présidentielle de “mettre en place un véritable droit au logement opposable” avec tout le dédain qu’elle mérite ». (“Quotidien” du 03/01/07)
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